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Jouez hautbois, résonnez bombardes…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis du petit patrimoine et du riz au lait réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 18 juillet 2020 c’est à dire le 30 de messidor tri yannet c’est le jour de la chalemie.La chalemie est un instrument à vent et anche double de la famille du hautbois, très répandu au Moyen-Age et à la Renaissance, originaire de l’Espagne musulmane et cousin des Gaïtas. C’est un instrument à tonalité haute, que l’on utilisait le plus souvent en plein-air, parfois accompagné d’une cornemuse, à l’image d’un couple bombarde et biniou. La chalemie a été utilisé par les Tri Yann.

Tiens, en Bretagne c’est la saint Tivizio, qui a laissé son nom à Landivisiau. Si vous passez dans le coin, vous pourrez admirer une très jolie fontaine qui lui est dédié. A 50 m de l’église, la ruelle Saint-Thivisiau, à droite de la place, débouche sur la fontaine de dévotion. A la tête de la fontaine 10 panneaux sculptés en lavoir-fontaine-1024x658kersanton de style gothique sont encastrés dans le mur et on peut les admirer de près. Mais ils gardent le secret de leur origine. L’un représente un ange tenant un écusson pour la moitié Tournemine et l’hypothèse que l’on rencontre le plus couramment est celle de fragments provenant du tombeau de François de Tournemine, seigneur de Coatmeur et de sa femme Renée de Saint-Amadour et datant du XVIème. Sur les autres on y voit des moines et des nonnes en prière. La source alimente aujourd’hui trois grands bassins servant d’ornement à une place coquette, et un lavoir public. Les mères recommandaient leurs bébés au saint patron réputé agir contre le rachitisme: Elles déposaient quelques vêtements de l’enfant ou alors, elles revêtaient la statue d’habits neufs. Les jeunes gens venaient consulter saint Thivisiau pour leur mariage: une épingle en bois retirée discrètement du corsage de la jeune fille et jetée dans la fontaine indiquait si la fiancée était vertueuse. (on jetait l’épingle bien évidemment; pas la fiancée…)

Allez, bel été, portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

SAINT EMILION ETAIT BRETON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la liberté de conscience et de l’entrecôte marchand de vin réunies, bonjour !

Le 26 brumaire est le jour de la pistache ce qui, vous en conviendrez, nous fait une belle jambe. Mais c’est aussi le jour de la Saint Emilion et là, je voudrais en profiter pour rétablir une vérité trop longtemps ignorée…Saint Emilion était Breton !
Emilianus naquit à Vannes au début du VIII ème siècle. Laïc, il se signala dès sa jeunesse par sa charité et son attention envers les pauvres. Le Comte de Vannes l’engagea comme intendant de sa maison. Il fut très vite en butte aux lazzis comme dit Brassens et se décida à l’exil. Sur son chemin vers St Jacques de Compostelle il est accueilli par Martin, un abbé bénédictin du Saintonge qui l’engagea à devenir moine. A nouveau il fut la cible des envieux, c’est Don Mabillon, lui même Bénédictin et historien au 17è siècle qui le raconte. Emilianus décida dès lors de se retirer pour vivre une vie d’anachorète. Que n’a t-il choisit les cénobites ! Il s’arrêta dans la forêt de Combes et cet ermitage est aujourd’hui devenu la ville de Saint Emilion. L’ermite s’installa dans une des grottes et y fixa son oratoire. Mais, la sainteté attire et une fois de plus le saint se vit recherché. On venait le voir, lui poser des questions, l’entendre et se convertir. Enfin, il se résolut à fonder un monastère et il y mourut en 767. L’église de Saint Emilion, monolithe, creusée dans la pierre est peut-être ce qu’il en reste. Vous connaissez la suite, quand il y a des moines, il y a des vignes, fussent celles du seigneur, elles donnent aujourd’hui quelques grands crus à faire pâlir un saint homme.


En bonus voici une version de « Gwin ar Challaoued » par les Tri Yann. On dit que cette chanson était entonnée par les Bretons qui s’en allaient piller les caves françaises pour leurs vins réputés.
Allez, à la vôtre, portez vous bien et à demain peut-être.

ANNE, MA SOEUR ANNE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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ANNE, MA SOEUR ANNE NAS TU RIEN VU VENIR ?

Le 8 janvier 1499 la Duchesse Anne de Bretagne, notre Duchesse à nous qu’on avaient, épouse le roi de France Louis XII devenant par là même, Reine de France. Sa fille Claude épousera plus tard le Duc d’Angoulême, futur François 1er et ce sera le début de la fin pour ce qui aurait pu devenir un État Breton et qui ne le sera jamais. A la mort de la Duchesse, un anonyme rédigea un poème que, cinq siècles plus tard, les « Tri Yann » mirent en musique: « SI MORT A MORS », en voici un extrait.

Si les matins de grisaille se teintent
S’ils ont couleur en la nuit qui s’éteint
Viendront d’opales lendemains
Reviendront des siècles d’or
Cent fois mille et mille aurores encore.

Si mort a mors Duchesse Noble Dame
S’il n’en sera plus que poudre de corps
Dorme son cœur bordé d’or
Reviendront les siècles d’or
Cent fois mille et mille aurores encore.

Si moribonds sont les rois en ripaille
Si leurs prisons sont des cages sans fond
Vienne l’heure des évasions
Reviennent des siècles d’or
Cent fois mille et mille aurores encore.

 

HUMOUR.

C’est l’histoire d’une photographie qui a déjà fait le tour du monde sur internet. Il s’agit d’une photo de vacances prise par Melissa Brandts, au bord du lac Minnewanka, au Canada.Le couple souhaitait s’immortaliser sur fond de paysage lacustre et sur pellicule, pour ce faire, ils ont posé leur appareil sur un rocher et se sont assis sur un autre. Puis, ils ont mis en marche le retardateur, laissant la technique faire le reste.C’était sans compter sur le hasard et dame nature qui se sont invités sur la photo au moment du clic. Sous la forme de ce sciuridé frondeur légèrement interdit et interrogatif devant l’objectif.

Allez, portez vous bien, n’oubliez pas les vitamines (ça ne se réchauffe pas) et, à demain peut-être.