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Stan Getz…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la botanique à deux balles et du pot au feu réunis, bonjour !

Or donc nous voici le 2 février, 14 de pluviôse jour de l’avelinier, ou si vous préférez, le noisetier_mb1007coudrier qui est l’ancien nom du noisetier…C’est la Chandeleurar goulou vras , la grande lumière, comme disent les brittophones.

A la Chandeleur, Quéré fait des crêpes jusqu’à pas d’heure, se plaisait à nous dire mon aïeule, sûre qu’elle était de nous épater. Savez vous que le noisetier se prète tout à fait à la culture du bonsaï comme le montre cette photo.

Tout à fait autre chose.

Voici une version de « The girl from Ipanema » que l’on doit au célèbrissime Vinicius da Moraès et que vous allez reconnaître dès les premières notes. La chanteuse c’est Astrud Joao, la propre femme de Gilberto Joao le roi de la Bossa. Le sax c’est celui de STAN GETZ.

Stan Getz, né le 2 février 1927 à Philadelphie, fait ses débuts au saxophone ténor chez Dick Rogers en 1942, alors qu’il avait 15 ans. Installé en Californie, il s’associe avec Butch Jones, dirige un trio, et est engagé par Woody Herman (1947-1949). Au sein de cette formation, il participe aux travaux des « Brothers », surnom de la section des saxophonistes.

En 1962,il découvre le Brésil et la bossa nova. Il enregistre à images-1New York en 1963 le fameux album Getz/Gilberto avec le « père » de la bossa nova, João Gilberto et aussi la participation de son épouse Astrud notamment dans une version du standard d’Tom Jobim et Vinícius de Moraes : A Garota de Ipanema qui deviendra en anglais The Girl from Ipanema et sera la version de ce morceau la plus connue et la plus jouée sur les radios.

Il dirige de petits groupes, parmi lesquels figurent Gary Burton, la chanteuse Astrud Gilberto, le guitariste Charlie Byrd et se produit dans de nombreuses salles, dont le Go-Go de New York, ou il enregistre, avec Astrud, l’album Getz au Go-Go qui contient notamment une version très personnelle d’unDownloadedFile-1 autre standard de Jazz : Summertime. Mon ancien directeur, grand amateur de jazz, avait l’habitude de me dire: « c’est le plus grand saxophoniste de jazz…Blanc ! » Chef de file de l’école cool, il combine une sonorité douce au découpage rythmique de Lester Young, sa musique s’oppose à la rudesse des disciples de Coleman Hawkins, à la crudité du blues et aux excentricités du bebop. Elle eut une influence prépondérante sur l’évolution du jazz par son emprise sur les conceptions de Miles Davis. Vers le milieu des années 1950, au moment où le hard bop supplante le cool, Stan Getz évolue à l’intérieur même de son style, vers une expression plus virile. Il mêle douceur et punch, devient un artiste complet, improvisateur toujours en verve, véhément et raffiné, assumant les tâches les plus ambitieuses comme les plus routinières, à l’aise aussi bien avec Dizzy Gillespie ou Chet Baker qu’avec des orchestres à cordes ou des rythmes brésiliens. Sources: Dictionnaire du Jazz de Franck Tenot.

Et voilà un petit billet sans prétention pour accueillir le 100 000è visiteur des cénobites tranquilles. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Batterie…De cuisine.

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du ragtime et du p’tit salé aux lentilles réunis, bonjour!

Nous somme le lundi 02 avril,13è jour de germinal dédié à la morille. Ah, le filet de bœuf et sa sauce aux morilles…Un vrai péché surtout si vous avez les moyens de l’accompagner d’un Margaux. Sinon, un Corbières fera parfaitement l’affaire. La cuisine et le jazz ont ceci de commun, la batterie…

Contrairement au Rock peut-être, on délaisse souvent les batteurs et les percussionnistes du Jazz au profit des joueurs de saxo et autres clarinettes. Chacun connait ou a entendu parler de Charlie Parker ou de Stan Getz mais peu peuvent citer le nom d’un batteur. Écoutez et observez « Buddy » dans ses œuvres…

Bernard « Buddy » Rich est né à Brooklin, USA, et est décédé un 2 avril en 1987. C’était un batteur de jazz et, je prends le risque de dire que c’était le plus grand batteur qu’on ait jamais connu. Cet autodidacte était connu pour sa technique, sa puissance, sa vitesse et son habileté à improviser.

Il est né dans une famille juive de New York. Son père découvrit que Buddy était familier avec le rythme, car il était capable de battre de façon rythmée à l’âge d’un an. Sa plus grande qualité était son habileté et sa rapidité sur des doigtés frisés comme disent ceux qui connaissent la musique. (alternance : un coup main gauche, un coup main droite)

En 1937, il commence à jouer du jazz avec Joe Marsala, puis avec Bunny Berigan (1938), Artie Shaw, Tommy Dorsey, Benny Carter (1942), Harry James (1953-1956), Les Brown, Charlie Ventura, Jazz at the Philharmonic, tout comme dans son propre groupe, tout en accompagnant de célèbres groupes de musique.

Il assiste aux débuts de Frank Sinatra, avec qui il fait un temps partie du Tommy Dorsey Orchestra.

Il va aussi jouer avec Art Tatum, au début des années 1950.

À partir de 1966 jusqu’à sa mort, il menait un big band, alors que leur popularité était déclinante depuis les années 1930. Sa pièce la plus connue est l’arrangement de West Side Story.

Sur son lit de mort, une infirmière lui aurait demandé s’il était allergique à quoi que ce soit. Il aurait répondu : « Oui, à la musique country ! » Il est enterré au Westwood Village Memorial Park Cemetery à Los Angeles, Californie.

Avant sa mort Buddy Rich légua sa batterie à Armand Zildjian le directeur de la célébre marque de cymbales Zildjian. M.Zildjian vient rendre visite a Buddy sur son lit de mort et il lui dit : « j’ai ta batterie Buddy. » Buddy lui répondit : « Tu en prendras soins Zildj’. » Il mourut le lendemain. Amen!

Tout à fait autre chose. Le billet que j’ai consacré à Lise LONDON au mois de février ne lui a pas porté chance; elle vient de mourir samedi.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

ANARCHIST MOUNTAIN.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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ANARCHIST MOUNTAIN.

Qui a dit que l’anarchisme ne laissait derrière lui que poudres et cendres… Voici une anecdote des plus amusantes.

Le 6 juin 1922, la montagne qui domine la ville d’Osoyoos en Colombie-Britannique (Canada), prend officiellement le nom « d’Anarchist Mountain« .

Cette appellation est due à un colon d’origine irlandaise du nom de Richard G. Sidley qui est venu s’installer dans la région vers 1889. Receveur du premier bureau de Poste en 1895, il deviendra ensuite juge de paix puis douanier. Mais les opinions politiques qu’il exprime lui vaudront d’être qualifié d’anarchiste et d’être relevé de ses fonctions.
Le plateau (qui culmine à 1491 mètres – Photo -) où il résidait sera alors désigné comme « La montagne de l’anarchiste » appellation qui deviendra ensuite officielle.

Et pour que cela soit complet, voici le logo officiel des pompiers du comté.

C‘est pas beautiful ça mes body boys, c’est pas fantastique ? On croit rêver… Mais bon, on va pas en faire une montagne non plus.



Et puisque nous sommes aux Amériques, restons-y. L’homme du jour s’appelle STAN GETZ, décédé un 6 juin en 1991 à Malibu en Californie.

Sans doute le plus grand saxophoniste blanc ayant jamais existé. A tel point qu’on le surnommait « the sound ».


Il a débuté comme saxo ténor dans les orchestres de Philadelphie dès l’age de 15 ans avant de jouer avec Benny Goodman et Herbie Fields.

Dans les années cinquante il se produit beaucoup en Europe à la tête d’un petit groupe. C’est au cours de la décennie suivante qu’il va intégrer la Bossa dans son jeu et collaborer avec de nombreux artistes Brésiliens comme Joao Gilberto et Vinicius de Moraès. C’est à eux que l’on doit notamment cette célèbre interprétation de « A garota de Ipanema » mais, je vous en ai déjà parlé (billet du 02 février). En fin de billet, une petite vidéo pour vous faire goûter le velouté de ce saxophoniste hors du commun.


Le 6 juin c’est bien sûr la commémoration du jour « J » et le début de l’opération « Overlord » et c’est donc, le débarquement de milliers d’américains sur le sol de la vieille Europe avec dans leurs besaces le business, le chewing-gum et surtout…Le Jazz ! Beaucoup ont gardé le chewing-gum, d’autres ont choisi le business, moi, j’ai opté pour le Jazz.

Allez, voilà pour ce dimanche quasi ensoleillé; la semaine qui vient sera marquée par le début du Mondial de fouteballe et, les pronostics sont ouverts. Je dois vous avouer que cet événement me mobilise tout autant que le tour de France, Rolland Garros ou le Mondial de Boulou Pok à Guerlesquin; comme disait un ancien Président à nous qu’on avait: « Ca m’en touche une sans faire bouger l’autre. » Portez vous bien et à demain peut-être.