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A la St Sieu, le cénobite va mieux…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis du soufisme éclairé et du soufflé au fromage réunis,     bonjour ! Puisque aussi bien nous sommes le mardi 26 mai avoine2015 et que ce jour était le 7è de Prairial dans le calendrier républicain, autant vous le dire tout de suite, il était dédié au fromental encore nommé, l’avoine élevée. Et quand bien même vous contesteriez ceci, ce ne serait pas une raison suffisante pour élever l’avoine. Oui, bon, d’accord…

Le calendrier des brittophones lui, consacre les Sieu ou, si vous préférez Sieg; de l’ancien Seuuoc, formé sur la racine sew, à rapprocher du gallois moderne syw, « beau, excellent ; sage ; prudent ». Ce saint est l’éponyme de Lancieux (22). La tradition locale rapporte qu’il aurait débarqué sur un rocher connu sous le nom de « Berceau de saint Sieu ». Sa statue le représente en moine, une crosse à la main. Une croix, 22_Lancieux_Plagedéplacée depuis pour cause d’érosion de la côte, rappelait l’endroit où il aurait été assassiné. C’était un disciple de saint Brieuc. C’est par la mer que, de l’embouchure du Gouët, il s’était rendu à l’estuaire du ruisseau du Lastier pour établir son monastère.A cette époque là, il suffisait de suivre les poteaux Michelin…

La veille du jour de la mort de saint Brieuc, il vit en songe celui-ci gravir les degrés d’une échelle qui touchait le ciel. Il prit en toute hâte le chemin du Champ du Rouvre et arriva pour recueillir le dernier souffle de son maître. Cette mort lui causa un profond chagrin et quand il revint à son monastère, p'tit moineen mémoire de celui qu’il ne cessait de regretter, il fit jaillir une fontaine du rocher. Cette source n’assèche jamais. Elle coule goutte à goutte, comme des larmes qui tombent. Saint Sieu avait bâti une église et, quand il mourut, ses paroissiens l’ensevelirent dans cette église ( A cette époque là, les saints étaient tous maçons; alors qu’aujourd’hui, les maçons sont loin d’être tous des saints…). Le lendemain de son inhumation on trouva le corps au bord de la mer. Il en fut de même à plusieurs reprises. Les Lancieutins comprirent alors que leur saint patron voulait qu’une église fût édifiée à l’endroit même choisi par lui pour mourir. Quand on l’eut mis dans l’église neuve, il ne la quitta plus.

Et puisque vous êtes les meilleurs lecteurs qu’un blogue n’ai jamais eu, voici pour vous une véritable pépite dénichée sous les plis de la toile (c’est joli ça), le premier disque de blues de l’histoire, gravé en 1920.

C‘est Mamie SMITH qui est la chanteuse, elle est née le 26 mai 1883 à Cincinnati, et décèdera en septembre 1946 à Harlem.Grazy Blues Très populaire dès 1914, elle est engagée par Perry Bradford qui réussi à convaincre la compagnie Okeh de l’enregistrer. Crazy blues, c’est le titre du morceau, obtient un succès considérable dès sa parution. On dit que le disque s’est vendu à 75000 exemplaires la première semaine. Par la suite, drogue et alcool venant, elle sombre dans la misère et l’oubli. Ah, la vie est dure madame Michu.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Critique de la raison…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la raison pure et du miel d’acacia réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 20 novembre 2012, 30è jour de Brumaire dédié au rouleau (l’engin agricole).

Je cherchais une opportunité pour évoquer devant vous ce philosophe cher à mon coeur et à mon esprit: Georges Palante. Profitons du 150è  anniversaire de sa naissance, 20 novembre 1862, pour en dire quelques mots. Philosophe et libertaire, prônant un individualisme aristocratique, il découvre dès l’adolescence quil est atteint d’une maladie rare et invalidante, l’acromégalie, dérèglement hormonal, provoquant l’allongement des membres qui l’incite à s’isoler. Après des études à Arras, Paris et Douai (licence en 1883), il obtient en 1885 un premier poste à Aurillac comme professeur de philosophie. Influencé par l’oeuvre de Schopenhauer, de Nietzsche et de Stirner, il développe une philosophie individualiste radicale et « une morale désespérée, mais élégante, de la résistance ». En 1911, il entame pour le « Mercure de France » une chronique philosophique. En 1916, à St-Brieuc où il exercera jusqu’à sa retraite, il fait la connaissance de l’écrivain Louis Guilloux. Celui-ci s’inspirera de la vie de Georges Palante dans son roman « Le sang noir » 1935.

J’ai eu le bonheur de rencontrer Louis Guilloux quelques années avant sa mort par l’intermédiaire d’un ami historien de Saint Brieuc. Il avait encore pour Palante une immense affection et un profond respect. Son personnage de Cripure, c’est Georges Palante, son professeur de philosophie au lycée de St Brieuc. Il était un fanatique de la Critique de la raison pure de Kant, d’où la contrepèterie : Cripure de la raison tique… En 1925, le pessimisme prenant le pas sur la lutte, Palante met fin à ses jours en se tirant une balle dans la tempe. Palante fait le constat quil existe des antinomies entre l’individu et la société, et que ces dernières ne peuvent en aucun cas être résolues. Pour autant, Palante ne condamne pas l’idée même de société, et il préfère opposer à cette dernière un combat que mènera chaque individu, afin d’éviter pour ces derniers de tomber dans les pièges que tend la société. Ainsi, sa vision de l’individualisme se veut constructiviste : il faut construire lindividu, afin de lui permettre de vivre au sein de la société, tout en évitant que cette dernière ne le broie. Ainsi, Palante se déclare « athée social », condamnant l’esprit grégaire qu’il n’aura de cesse de pourfendre tout au long de sa vie.. .Voila qui me plait bien et qui ne va pas déparer aux cimaises de notre galerie de portraits.

Allez, vous revenez quand vous voulez, la clé est sur la porte ! En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Philosophe prônant un individualisme aristocratique et libertaire, adolescent, il découvre qu’il est atteint d’une maladie rare et invalidante, l’acromégalie (dérèglement hormonal, provoquant l’allongement des membres) qui l’incite à s’isoler. Après des études à Arras, Paris et Douai (licence en 1883), il obtient en 1885 un premier poste à Aurillac comme professeur de philosophie. Influencé par l’oeuvre de Schopenhauer, de Nietzsche et de Stirner, il développe une philosophie individualiste radicale et « une morale désespérée, mais élégante, de la résistance ».

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la raison pure et du miel d’acacia réunis, bonjour !

Je
cherchais une opportunité pour évoquer devant vous ce philosophe
cher à mon coeur et à mon esprit: Georges Palante. Profitons de ce
jour anniversaire de sa naissance, 20 novembre 1862, pour en dire
quelques mots.

Philosophe
prônant un individualisme aristocratique et libertaire, adolescent,
il mais élégante, de la résistance".">découvre qu’il est atteint d’une maladie rare et invalidante,
l’acromégalie (dérèglement hormonal, provoquant l’allongement des
membres) qui l’incite à s’isoler. Après des études à Arras, Paris
et Douai (licence en 1883), il obtient en 1885 un premier poste à
Aurillac comme professeur de philosophie. Influencé par l’oeuvre de
Schopenhauer, de Nietzsche et de Stirner, il développe une
philosophie individualiste radicale et « une morale désespérée,
mais élégante, de la résistance
« .

En
1911, il entame pour le « Mercure de France » une chronique
philosophique. En 1916, à St-Brieuc (où il exercera jusqu’à sa
retraite), il fait la connaissance de l’écrivain Louis Guilloux.
Celui-ci s’inspirera de la vie de Georges Palante dans son roman « Le
sang noir
« (1935). J’ai eu le bonheur de rencontrer Louis
Guilloux quelques années avant sa mort par l’intermédiaire d’un ami
historien de Saint Brieuc. Il avait encore pour Palante une immense
affection et un profond respect. Son personnage de Cripure, c’est
Georges Palante, son professeur de philosophie au lycée de St
Brieuc. Il était un fanatique de la mais élégante, de la résistance".">Critique de la raison pure de
Kant, d’où la contrepèterie :
Cripure
de la raison tique…

En
1925, le pessimisme prenant le pas sur la lutte, Palante met fin à ses
jours en se tirant une balle dans la tempe.

Palante
part du constat qu’il existe des antinomies entre l’individu et la
société, et que ces dernières ne peuvent en aucun cas être
résolues. Pour autant, Palante ne condamne pas l’idée même de
société, et il préfère opposer à cette dernière un combat que
mènera chaque individu, afin d’éviter pour ces derniers de tomber
dans les pièges que tend la société. Ainsi, sa vision de
l’individualisme se veut constructiviste : il faut construire
l’individu, afin de lui permettre de vivre au sein de la société,
tout en évitant que cette dernière ne le broie. Ainsi, Palante se
déclare « athée social », condamnant l’esprit grégaire
qu’il n’aura de cesse de pourfendre tout au long de sa vie…

Voila qui me plait bien et qui ne va pas déparer aux cimaises de notre galerie de portraits. Allez, vous revenez quand vous voulez, la clé est sur la porte ! En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.