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17 septembre 1982: Sabra & Chatila…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du calendrier des postes et de la terrine de maquereau réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 17 septembre 2013. Comme vous le savez, vous qui suivez ce blog depuis un moment, le calendrier Sade_1républicain comportait 12 mois de trente jours, c’est à dire 360 jours. Il a donc fallu trouver cinq jours supplémentaires que nos amis avaient nommé les sans-culottides. Le 17 septembre fait partie de ceux là et porte le joli nom de : jour de la vertu… Relisez Justine ou les malheurs de la vertu qui fut le premier roman commis par le divin marquis. Force est de constater (en vérité, je déteste cette expression) que deux siècles plus tard, la vertu républicaine s’est un peu égarée en cours de chemin. Il est vrai, comme le disait Napoléon Bonaparte que le mot de « vertu politique » est un non-sens… Il en connaissait un rayon.

Tiens, à ce propos, J’aurais aimé trouver quelque chose dans les médias pour que chacun se souvienne du massacre perpétré par les milices chrétiennes du Liban, sous le regard pudiquement détourné de 57063508_pl’armée israélienne, dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila les 16 et 17 septembre 1982. Trente ans plus tard, les Palestiniens sont toujours contraints de vivre dans une prison à ciel ouvert sur une terre illégalement occupée par une puissance étrangère. Malgré cela, 30 ans plus tard, aucune condamnation pénale n’a été prononcée contre les responsables du massacre. Le camp de Sabra n’existe plus aujourd’hui mais celui de Chatila héberge toujours près de 20 000 réfugiés palestiniens qui vivent depuis plusieurs générations en marge de la société libanaise. Une zone de non-droit où même l’espoir de retourner un jour en Palestine leur semble totalement interdit. Les ronds de jambes actuels entre Nethanayou, Abbas et Kerry, je le crains, ne changerons rien aux souffrances de ce peuple.

Allez, merci à vous d’être passé par ici; ça fait chaud au coeur. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

L’ANTI-JUSTINE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la théorie des probabilités discrètes et du chinchard en papillote réunis, bonjour !

Comme le disait mon aïeule, adepte de la ceinture Gibaud: A la saint Séverin, chauffe tes reins. Nous sommes le 23 octobre c’est à dire le deuxième jour de brumaire qui est, qui l’eut cru, dédié au céleri.

A propos des Golden Blog Awards, ça buzz sur le Net. Tous les blogs qui avaient l’outrecuidance de se mêler de ce qui les regarde se sont fait éjecter sans autre forme de procès. J’ai pour ma part adresser un mail aux organisateurs pour m’étonner de leur décision mais force est de constater que non seulement ils ne sont guère fréquentables mais au demeurant, ce sont des malotrus qui n’ont pas daigné répondre à mes demandes d’explications. Dans son excellent billet de son excellent blogue, Madame Dansmacuizine, nous explique que cela tient au fait que des vilains extrémistes, xénophobes et tout et tout se seraient inscrits. Qu’à cela ne tienne, si les organisateurs ne sont pas capables de séparer le bon grain de l’ivraie, je ne vois pas ce qui les autorise ni les légitime pour décerner un quelconque award…
Il est vrai que « seulement » 8000 internautes ont eu la bonne idée de visiter « les cénobites tranquilles », cela ne doit pas peser lourd comparé au blog de Madame Michu et de son dernier gilet d’hiver en polyglute de molygraillon…

Aujourd’hui nous célébrons (ou pas) le jour anniversaire de la naissance de Nicolas Edme Restif plus connu sous le nom de Restif de la Bretonne, encore un mal-élevé. Il a eu la bonne idée de naître un 23 octobre en 1734 à Sacy, près d’Auxerre. Fils de paysan aisé il va se consacrer à la typographie.
Il s’installe à Paris et va faire paraître de nombreux ouvrages dans les domaines de l’érotisme mais aussi des guides de la vie parisienne et des biographies. Cependant l’œuvre majeure de Restif de la Bretonne est sa vaste autobiographie « Monsieur Nicolas »
en huit volumes échelonnés entre 1794 et 1797. Ce livre fleuve se
présente comme la reconstruction d’une existence et expose les tourments
de l’auteur/narrateur comme à propos de la paternité – le titre complet
est Monsieur Nicolas, ou le Cœur humain dévoilé -, mais témoigne
aussi de son temps et constitue une source très abondante de
renseignements sur la vie rurale et sur le monde des imprimeurs au
XVIIIe siècle.

Outre ses activités d’écrivain et d’éditeur, il semblerait qu’il agissait comme indicateur de la police royale ce qui a bien failli lui attirer de gros problèmes au moment de la révolution. Il va mourir dans la misère le 3 février 1806 et sera inhumé au cimetière sainte Catherine.
Admirateur des idées de Rousseau,
dont il estimait du reste assez peu le talent, Restif voulut, à son
exemple, émettre des projets de réforme sociale, et montra dans ce qu’il
écrivit sur le gouvernement, sur l’éducation, sur les femmes, le
théâtre, etc., de la singularité et de la bizarrerie, mais également de
la hardiesse, de l’originalité, quelquefois de la justesse. Le Marquis de Sade
et Restif, dont les points de vue sont quasi opposés, se détestaient ;
le premier a dit du second qu’il dormait avec une presse au pied de son
lit tandis que Restif a traité Sade de « monstre », terme qu’il
affectionne particulièrement et qu’on retrouve fréquemment sous sa
plume. En revanche, il était apprécié notamment de Benjamin Constant, et de Schiller. Très critiqué par les puristes (on lui donna comme sobriquet « le Voltaire des femmes de chambre » ou « le Rousseau du ruisseau » mais Lavater l’appela « le Richardson français »), et Gérard de Nerval lui consacre une biographie dans Les Illuminés, et il fait l’objet,tardif) de l’admiration des surréalistes.
Dans « l’anti-Justine« , il débute ses propos comme ceci: « Personne n’est plus outré que moi des sales ouvrages de l’infâme de Sade... ».  Sa fécondité fut extraordinaire, et son succès très grand. À une époque
où tant d’œuvres fadement libertines remplissaient les boudoirs et les
salons, une partie du public se prit de passion pour des romans qui
portaient le cachet de la vérité et de la franchise. Allez, accordons lui une petite place dans notre galerie de portraits car aujourd’hui, à n’en pas douter, il ne serait pas nominé aux Golden Blog Awards.

Voila pour aujourd’hui, le temps d’enfiler mes bottes et c’est parti pour une cueillette miraculeuse. En attendant portez vous bien et à demain peut-être.