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La conjoncture, madame Michu…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de l’herboristerie et du bar de ligne réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 03 août 2012 et, si j’en crois mon calendrier républicain, il s’agit bien du seizième jour de thermidor, dédié à la guimauve. Autrefois on utilisait la racine de cette plante pour produire la fameuse pâte à guimauve. Aujourd’hui tout cela est remplacé par du collagène à base de peau et d’os d’animaux… Beurk ! Mon aïeule, qui ne reculait devant aucune expérience, surtout quand nous en étions les cobayes, nous faisait mâchouiller de la racine de guimauve épluchée ; c’est bon pour les dents, disait elle… Nous on préférait le bâton de réglisse et le coco Boer.

Tout à fait autre chose.

Je sais que vous êtes nombreux à attendre le changement… Du coup, je scrute les déclarations des experts de l’expertise pour être parmi les premiers à vous annoncer la bonne nouvelle. « On est dans un processus à plusieurs étapes : dans un premier temps, on annonce un peu plus d’austérité ; et puis on dit : “Ah! c’est pas de chance ! Il y aura moins de croissance que prévu ; il faut donc que l’on soit un peu plus dur ; et ainsi de suite… On est dans un processus où l’objectif s’éloigne au fur et à mesure que l’on cherche à s’en rapprocher”. C’est la logique à l’œuvre au niveau français, comme elle l’est au niveau européen », explique Xavier Timbeau (OFCE). L’économiste prévient que nous entrons « dans cette décennie perdue pour l’Europe dont nous allons payer très cher les conséquences ».

Selon l’OFCE (observatoire français des conjonctures économiques), « la stratégie du gouvernement français consistant à gagner 1,5 point de PIB de dette publique coûtera 160 000 emplois en cinq ans. Pas si certain que les électeurs du « changement » apprécient le choix de l’équipe Hollande (en faveur du Marché contre l’emploi) à la fin du quinquennat, si déjà nous y parvenions. » Sources:L.I.E.S.I.

Faut pas que cela vous gâche vos vacances. Quoi, pas de vacances ! Bon, allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

ECONOMISTES ATTERRES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la relance Keynésienne et du céleri rémoulade réunis, bonjour !

Aujourd’hui, 26 septembre, cinquième jour de vendémiaire dédié au cheval…Comme disait Pierre Dac: « Si vous avez perdu au PMU, vengez vous, mangez du cheval !« 

Je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne, je ne supporte plus d’avoir à ingurgiter à longueur d’interviews, les mêmes schémas sur l’économie. La pensée unique de ceux qui nous rebattent les oreilles avec le fait qu’il n’y aurait pas d’alternative et que, hors du marché, point de salut. C’est pourquoi je salue l’initiative de quatre économistes, et non des moindres, qui se sont donnés un joli nom: Les économistes atterrés.
Atterrés de voir que deux ans après la crise qui a ébranlé le monde, rien n’a changé. Philippe Askenazy, CNRS; Thomas Coutrot, ATTAC; André Orléan, AFEP; Henri Sterdyniak, OFCE; tous chercheurs de renommée mondiale lancent un cri d’alarme et un manifeste déjà signé par 400 de leurs confrères. « Le pouvoir de la finance n’est pas remis en cause…Le logiciel néolibéral est toujours le seul présenté comme légitime malgré ses échecs patents.« 
« Le nombre de fonctionnaires diminue partout, menaçant le bon fonctionnement des services publics. La construction européenne est menacée…Une forme de dictature des marchés s’impose partout. Face à la crise et à l’impuissance du politique, les tensions xénophobes s’attisent. »

Pour satisfaire aux exigences des marchés financiers, les « experts » continuent d’inciter à la réduction des dépenses publiques, la flexibilité du marché du travail, la libéralisation des services. Et de dénoncer les fausses évidences telles celle-ci: »Les marchés sont favorables à la croissance économique. » Non, disent-ils: « Aujourd’hui, globalement, ce sont les entreprises qui financent les actionnaires au lieu du contraire. »
Bref, une bouffée d’air pur dans ce monde Thatcherisé… A lire aussi le livre de Frédéric Lordon « pour en finir avec les crises financières« .

Bon, et bien dites moi, c’est un peu coton pour un dimanche non ? On se venge comme on peut, je n’aime pas les dimanches. Je vais créer une association, un groupe sur Facebook, pour la suppression du dimanche. Allez, en attendant, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.