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Quand il est mort le poète…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la transversalité et de la saucisse de Strasbourg réunies, bonjour ! Nous voici donc  le dimanche 1er mars de l’an 2015  pour ne rien vous cacher et c’est le jour qui correspond au 11 de ventôse dédié au Narcisse. Autant dire que c’est la fête de tous les blogueurs…

Vers la fin du XIXè , il y avait du côté de La Roche-Derrien, département des Côtes-du-Nord (aujourd’hui on dit le 22), un certain Narcisse Quellien à qui l’on doit une œuvre considérable en matière de collecte des textes bretons. Poète la-roche-derrien-quellien-dineret ethnographe, il recueillait surtout les chansons populaires. Il est moins célèbre que françois-Marie Luzel dont il fut l’ami, ou de De La Villemarqué (Barzaz Breiz) mais il nous a laissé un livre surprenant sur le langage argotique des chiffonniers et couvreurs de La Roche-Derrien et des environs, le « Tunodo », c’était en 1885. Si l’on en croit le site Marikavel, il serait né à La Roche-Derrien le 27 juin 1848. Il était le fils de Guillaume-Marie QUELLIEN, cordonnier, et de Françoise JAFFREZOU, tricoteuse. (La photo le montre lors d’un diner celtique en l’honneur d’Ernest Renan.) Il fit ses études secondaires au petit séminaire de Tréguier. Dans le livre: Les Bardes et poètes nationaux de la Bretagne armoricaine, de Camille LE MERCIER D’ERM, on peut lire:

 » La mort de Narcisse Quellien, due au plus déplorable accident, survint prématurément le 16 mars 1902 : il fut, ce jour là, renversé et tué par une automobile, laissant plusieurs ouvrages inachevés, entre autre un livre consacré à Renan. Le corps du Barde, inhumé provisoirement à Paris, fut ensuite, selon son vœu, transféré à La Roche-Derrien. C’est dans le la-roche-derrien-quellien-portraitpetit cimetière de sa paroisse natale que, le 8 septembre 1912, on inaugura, sur la tombe du Barde trégorrois, un monument dû à la collaboration de deux artistes bretons, MM. Paul Le Goff et Yves Hernot. Des discours et des poèmes, en breton et en français, furent prononcés ou lus par MM. Charles Le Goffic, Anatole Le Braz, Théodore Botrel, François Jaffrennou, directeur d’Ar Bobl, Léon Durocher, directeur du Fureteur Breton, Yves Berthou, Eugène Le Mouël, Jahan, etc. » 

Le pauvre homme perdit la vie à Paris au mois de mars 1902, renversé par une voiture automobile. C’est-y pas pitié ! Notre barde avait fait savoir qu’il souhaitait qu’un if fut planté près de sa stèletombe. Un siècle plus tard, l’if a été arraché, la stèle a été déplacée, sa maison a été détruite, mais…
Longtemps, longtemps, longtemps
Après que les poètes ont disparu
Leurs chansons courent encore dans les rues
La foule les chante un peu distraite
En ignorant le nom de l’auteur
Sans savoir pour qui battait son cœur
Parfois on change un mot, une phrase
Et quand on est à court d’idées
On fait la la la la la la
La la la la la lé…
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LES ANNEES JAZZ…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la transversalité et de la saucisse de Strasbourg réunies, bonjour !

 

Nous voici donc en mars, le 1er, pour ne rien vous cacher et c’est le jour qui correspond au 11 de ventôse dédié au Narcisse. Autant dire que c’est la fête de tous les blogueurs…

Vers la fin du XIXè siècle, il y avait du côté de La Roche Derrien, département des Côtes du nord, un certain Narcisse Quellien à qui l’on doit une oeuvre considérable en matière de collecte des textes bretons. Poète et ethnographe, il recueillait surtout les chansons populaires. Il est moins célèbre que françois-Marie Luzel dont il fut l’ami, ou De La Villemarqué (Barzaz Breiz) il nous a laissé un livre surprenant sur le langage argotique des chiffonniers et couvreurs de La Roche Derrien et des environs, le « Tunodo »,c’était en 1885. Le pauvre homme perdit la vie à Paris au mois de mars 1902, renversé par une voiture automobile. C’est-y pas pitié !

 

Tout à fait autre chose.

Glenn Miller (Alton Glenn Miller) est un tromboniste de jazz né le 1er mars 1904 à Clarinda dans l’Iowa et disparu, probablement au-dessus de la Manche en 44. Il a ses premiers contrats professionnels dans un orchestre de Dixieland, les « Senter’s Sentapeeds ». Il abandonne ses études en 1924, pour rejoindre la formation de Ben Pollack. À l’époque, on trouve aussi dans cet orchestre un certain Benny Goodman.

 

Pendant la guerre, Promu au grade de capitaine, il dirige alors le « Glenn Miller Army Air Force Band », un orchestre de jazz et de danse militaire qui donne des concerts (plus de 800) « pour le moral des troupes », participe à des centaines d’émissions radiophoniques et enregistre de nombreux disques. En 1944, l’orchestre est basé à Londres. Le 15 décembre 1944, Glenn Miller embarque dans un petit avion pour la France pour y préparer l’arrivée de son orchestre. Il y a ce jour-là un épais brouillard et l’avion n’arrivera jamais à destination. Selon certains historiens, l’appareil aurait traversé par mégarde au-dessus de la Manche une zone réservée au délestage des bombardiers alliés qui, de retour d’Allemagne, se débarrassaient, avant l’atterrissage, des bombes qu’ils n’avaient pu larguer sur l’ennemi. Le petit avion qui transportait le musicien aurait été touché par un des projectiles, ou déséquilibré par le souffle des explosions.


La musique de l’orchestre de Glenn Miller, à la frontière entre le jazz et la musique de danse, appartient à la mémoire collective en évoquant immédiatement la Seconde Guerre mondiale, la libération, et plus largement les années 40. Les titres les plus connus de ce big band : «In the mood » (ici en vidéo et reconnaissable à la première note de trombone), «Anvil chorus » , « Chattanooga Choo Choo », « American patrol » (1942)… Ils ont souvent été repris au cinéma, notamment par Woody Allen.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.