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Et bien, dansez maintenant…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis du stoïcisme et de la bouillie d’avoine réunis, bonjour ! Réjouissez vous il ne reste plus que 207 jours avant le réveillon… Pour l’heure, nous sommes le dimanche 07 juin 2015, 19è jour de Prairial dédié au tilleul. Alors si vos nuits sont moins belles que vos jours, n’hésitez pas à abuser de la tisane. En Allemagne et notamment à Limmersdorf et Peesten on rencontre  des Tilleul à danser (Tanzlinde) dans lesquels se trouvent des pistes de danse (ou des passerelles). Des escaliers taillés dans le tronc ou d’autres en colimaçon tilleul à danserpermettent d’y accéder. Les Tilleuls à danser se présentent sous la forme d’un arbre planté au centre du village, qui offre la particularité de posséder une ou plusieurs plateformes soutenues par une charpente. L’usage de danser sur celles-ci s’expliquerait par le fait que les cordiers, utilisant l’écorce du tilleul pour fabriquer leurs cordages, auraient créé des plateformes dans les arbres afin de faciliter leur travail.

La plupart ont aujourd’hui disparu, toutefois il est possible d’en rencontrer en Bavière. Lors des célébrations, le tilleul devenait le centre des festivités : les villageois le décoraient et dansaient autour de son tronc à l’occasion d’un mariage. En effet, les jeunes mariés venaient danser à l’intérieur de l’octogone ou sur les pistes de bois et se souhaitaient bonheur le-matet amour (c’est pas interdit de rêver…). Une autre festivité voulait que l’on fête le printemps et la nature au mois de mai autour de ces arbres (vivants ou abattus pour l’occasion) sur la place du village. Ces arbres était appelés des « mais ». En France, l’usage de ces mais a évolué pour se transformer en Arbre de la Liberté pour les sans-culottes.  La tradition du mât de mai remonte à la nuit des temps (on dit toujours cela quand on ne sait pas exactement d’où ça vient). Depuis le XVIIIè siècle, et encore plus depuis la Seconde Guerre mondiale, le mât de mai est devenu le symbole de la Bavière du Sud. Il est source de compétition entre les villages bavarois, qui rivalisent d’ingéniosité et d’efforts pour se doter du plus grand et du plus bel arbre (c’est bien les teutons ça, faut toujours qu’ils aient la plus grosse…). Bon et bien voilà, je ne sais plus du tout de quoi je voulais parler…

Allez, merci pour votre indulgence à l’égard de l’auteur, portez vous bien et à demain peut-être.

L’ARBRE QUI CACHE LA FORET…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la mère Michel et de la langue de chat réunies, bonjour !

Nous sommes le 3 mai c’est à dire le 14 de floréal, jour du calendrier républicain dédié au chamerops, encore nommé le palmier nain. C’est une espèce très représentée autour de la méditerranée mais que l’on retrouve dans nos contrées de plus en plus fréquemment, réchauffement oblige. D’ailleurs, les jardins de Keramoal s’enorgueillissent d’en posséder un qui semble apprécier sa villégiature.

Le mois de mai doit son nom au latin maius en l’honneur de la déesse de la fécondité, Maia. la tradition du mât de mai remonte à la nuit des temps. Il s’agirait d’un vestige des Celtes qui ont peuplé le Sud de l’Allemagne : venant des steppes orientales, ils vénéraient la nature et célébraient le début de l’été, le 1er mai, en érigeant un arbre autour duquel ils dansaient pour chasser les mauvais esprits. Cette coutume n’a cessé de se perpétuer au fil du temps, malgré l’opposition farouche de l’Église qui y voyait un rite païen célébrant la fécondité. Finalement, comme bon nombre des rites de nos ancêtres, il fut intégré au culte chrétien.

Depuis le XVIIIè siècle, et encore plus depuis la Seconde Guerre mondiale, le mât de mai est devenu le symbole des villes et villages de la Bavière du Sud. Il représente l’honneur de la commune et de sa communauté. Il est source de compétition entre les villages bavarois, qui rivalisent d’ingéniosité et d’efforts pour se doter du plus grand et du plus bel arbre. Aussi, des hauteurs de 30 mètres ne sont-elles pas rares… Et jusqu’à ce qu’il soit érigé, le jour de la cérémonie, il fait l’objet de toutes les convoitises et à ce titre, il est jalousement surveillé, jour et nuit, par les hommes de la commune, pour décourager les éventuels ravisseurs… L’enjeu est de taille, car en cas de vol, les victimes se verraient dans l’obligation de verser une rançon en nature (bière et victuailles) et surtout de porter le poids de la honte ! le tronc d’arbre dont on se sert pour ce mât de mai est ensuite peint en bandes blanches et bleues (les couleurs de la Bavière) et le sommet du mât est décoré d’une couronne en branches de sapin. Bien souvent, on retrouve tout le long du mât, des figurines représentant les différents corps de métiers, comme le cordonnier, le ramoneur, le menuisier, le charpentier, etc. Mon aïeule avait coutume de dire: mariages de mai ne fleurissent jamais…

Le 3 mai 1936 voit la victoire du front populaire et l’immense espoir qu’il fait naître dans la classe ouvrière. Souvenons nous de Léon Blum, de Jean Zay, de Salengro, de Léo Lagrange ou encore de Thorez à qui l’on doit cette fameuse phrase: il faut savoir arrêter une grève !

Souvenons nous des congés payés, des conventions collectives, des billets de train avec 40% de réduction pour partir en vacances, la semaine de 40 heures, la retraite des mineurs, les allocations chomage, les nationalisations, les augmentations de salaire, la scolarité à 14 ans, le musée de l’homme, le CNRS, le palais de la découverte…C’est pas interdit de rêver !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être. j’ajoute un message personnel, c’est aussi l’anniversaire du kid de Chicago, Tristan, alors, happy birthday.