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L’Angélique, l’herbe aux anges…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis des saintes écritures et de la motion B réunies, bonjour ! C’est à n’y pas croire, nous sommes le samedi 23 mai 2015, quatrième jour de prairial dédié à l’angélique (pas la marquise, la fleur). L’angélique, dite encore « herbe aux anges », doit son nom à ses prétendues vertus magiques et à l’odeur aromatique suave et musquée qu’elle répand. La légende raconte que l’ange Raphaël révéla les vertus d’une herbe miraculeuse à un ermite (sans doute un cénobite) durant une épidémie de peste. Cette ombellifère géante passait en effet pour conjurer les envoûtements et les sorciers ne résistaient pas à sa bonne odeur. Accrochée au cou des enfants, elle les protégerait en particulier des maléfices de toute nature. Mais elle pouvait angelique-300x300également servir d’amulette aux adultes. Les médecins de la Renaissance la surnommaient « racine du Saint-Esprit », à cause de ses « grandes et diverses propriétés contre de très-graves maladies ». Ainsi Paracelse (1490-1541) rapporte-t-il que, lors des grandes épidémies de peste de 1510, de nombreux Milanais furent sauvés grâce à ses prescriptions : de l’angélique en poudre dissoute dans du vin. Édité en 1716, un dictionnaire botanique et pharmaceutique  qualifie l’angélique de « stomacale, cordiale, céphalique, apéritive, sudorifique, vulnéraire. On en avale un dragme (Le dragme était la huitième partie de l’once. Cela vient du Grec Drakma (quatre grammes et 30 centigrammes) qui a donné le nom de la monnaie Drachme dont les Grecs vont peut-être redécouvrir tout le charme…) contre la peste, qui chasse le venin par la sueur. ». Un Niçois qui mourut en angélique confite1759 à l’âge de 123 ans et trois mois (cela reste à vérifier !) attribuait sa longévité à son habitude de chiquer de la racine d’angélique en guise de tabac… Elle n’est plus guère cultivée pour la confiserie et la liquoristerie qu’à Niort (on en trouve beaucoup sur les rives de la Sèvre Niortaise) et dans la plaine de la Limagne, au nord de Clermont-Ferrand. Afin de la distinguer de la redoutable ciguë, il suffit de froisser quelques feuilles : l’angélique dégage une odeur agréable, alors que la ciguë empeste.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Merveilleuse Angélique…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de l’anarchisme serein et du Saint-Pourçain réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 23 mai de l’an 2012, c’est le quatrième jour de Prairial dédié à l‘Angélique. Rien à voir avec Michelle Mercier qui était encore toute petite à l’époque des faits…

L’angélique, dite encore “herbe aux anges”, doit son nom à ses prétendues vertus magiques. Cette ombellifère géante passait en effet pour conjurer les envoûtements et les sorciers ne résistaient pas à sa bonne odeur. Accrochée au cou des enfants, elle les protégerait en particulier des maléfices de toute nature. Mais elle pouvait également servir d’amulette aux adultes.

Les médecins de la Renaissance la surnommaient “racine du Saint-Esprit”, à cause de ses “grandes et diverses propriétés contre de très-graves maladies”. Ainsi Paracelse (1490-1541) rapporte-t-il que, lors des grandes épidémies de peste de 1510, de nombreux Milanais furent sauvés grâce à ses prescriptions : de l’angélique en poudre dissoute dans du vin. Selon Olivier de Serres (1539-1619), la précieuse plante “sert à tenir la personne joyeusement”. Je connais d’autres plantes qui remplissent aussi cet office mais on me dit qu’elles ne sont pas en vente libre…

Édité en 1716, un Dictionnaire botanique et pharmaceutique à durable succès qualifie l’angélique de “stomacale, cordiale, céphalique, apéritive, sudorifique, vulnéraire. Elle résiste au venin. On l’emploie pour la peste, pour les fièvres malignes, pour la morsure du chien enragé, à laquelle on l’applique en cataplasme. On en avale un dragme** contre la peste, qui chasse le venin par la sueur.” Un Niçois qui mourut en 1759 à l’âge de 123 ans et trois mois (cela reste à vérifier !) attribuait sa longévité à son habitude de chiquer de la racine d’angélique en guise de tabac…L’angélique (Angelica archangelica) pousse à l’état sauvage dans les régions septentrionales et en Europe centrale. Elle n’est plus guère cultivée pour la confiserie et la liquoristerie qu’à Niort et dans la plaine de la Limagne.

**Le dragme était la huitième partie de l’once. Cela vient du Grec Drakma (quatre grammes et 30 centigrammes) qui a donné le nom de la monnaie Drachme dont les Grecs vont peut-être redécouvrir tout le charme…

Bon, maintenant, moi je vous raconte cela, je dis rien… Allez portez vous bien et à demain peut-être.