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La possibilité d’une île…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des stances à Marquise et du maquereau à l’oseille réunis, bonjour ! Nous sommes donc le Mercredi 20 janvier 290px-Daphne_laureola1-150x1502021 et, dans le calendrier républicain, c’est le premier jour de Pluviôse, dédié au Lauréole encore nommé le Daphné lauréole ou Laurier des bois. Daphné du laurier ne doit pas non plus (même dans les diners en ville) être confondu avec Daphné du Maurier, la célèbre romancière à qui nous devons Les oiseaux, mais aussi et peut-être surtout Rebecca magistralement adaptés au cinéma par Hitchcock himself…  Rien à voir avec l’auréole de sainteté que chantait Glenmor.

 

Tiens, à ce propos, je constate qu’aujourd’hui c’est la saint Tarieg (oui je sais, y’en a pas beaucoup par ici). Il naquit en Bretagne (Vè siècle) il en devint évêque après avoir suivi l’enseignement de Gweltaz. Il est le patron de la commune de Lannilis (29) et a laissé son nom à l’île Tariec. Enfin, c’est une île à la mode de Bretagne, on s’y rend à pied à marée basse. Tronçonnée dans la seconde moitié du 19ème siècle à la suite de causes naturelles (aidées par l’extraction du sable par l’homme ?) on distingue ile-tariegaujourd’hui la grande et la petite Tariec. A l’Ouest de l’île, on remarque un petit menhir, sans doute vestige d’un culte solaire. Lorsqu’on pose le menton sur le menhir, on peut voir le soleil se lever le matin du solstice d’été  exactement entre les pieds du dolmen de Guernevez, situé sur le continent. Pour ceux qui ne connaisse pas bien le coin; nous sommes en plein pays des abers entre l’aber Wrac’h et l’aber Benoist. Il s’agit d’une partie de la commune de Landéda, au large de la presqu’île de Sainte-Marguerite. Elle est composée de plusieurs parcelles appartenant à des particuliers. La plus grande partie appartenant à la famille Bihannic de Kerennoc. Les goémoniers possédaient des fours à goémon et y brûlaient le tali (algue brune) pour en faire de la soude. Il y a sur l’île les ruines d’une chapelle qui était entourée d’un cimetière abritant de nombreuses  sépultures de naufragés.

Allez, merci d’être passé, je m’aperçois que je n’ai pas entré assez de bois; j’y retourne. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le style & la marnière…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de L’Espagne éternelle et de la Fabada Asturiana réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 06 janvier 2021 et, si j’en juge par mon calendrier républicain, cela correspond au 17è jour de Nivôse dédié à la marne. Rien à voir avec la Marne et ses taxis. On dit que la marne fut extraite comme marnièrematériau de construction dès que les outils en métal furent connus. On trouve (semble t-il) son origine dans le vieux gaulois Marga écrivait Alain Rey, mais aussi dans le breton merl, qui a donné par emprunt maërl. En néerlandais mergel, en allemand aussi Mergel (peut-être également Merkel). C’est amusant ça; depuis le temps qu’elle nous fait marner. Peut-être comme moi vous êtes vous interrogé un jour sur la raison qui poussait les paysans à conserver un arbre tout seul isolément au beau milieu d’un immense champ. Et bien, les anciennes marnières étaient souvent souterraines et disséminées. Après usage elles ont été rebouchées, leurs emplacements étant seulement repérés par des arbres; étonnant, non!

Et voila, je fais court car je tente, désespérément, de réparer un bug qui m’empêche d’intégrer les vidéos sur mes billets. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Je hais le Nouvel An…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR, Non classé

Amis de la charité bien ordonnée et du café-cognac réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 02 janvier 2020, treizième jour de nivôse dédié à l’ardoise, maen-glas en breton. On me dit que notre Préfet à la large caricaturecasquette (Lallement) n’a pas hésité à inscrire une citation de Léon Trotsky, fondateur de l’Armée rouge, sur la carte envoyée à ses relations pour leur souhaiter la bonne année: «Je suis profondément convaincu, et les corbeaux auront beau croasser, que nous créerons par nos efforts communs l’ordre nécessaire. Sachez seulement et souvenez-vous bien que, sans cela, la faillite et le naufrage sont inévitables ». Pour ma part, n’ayant pas trop le cœur à l’ouvrage, j’ai convoqué le camarade Gramsci pour vous parler du nouvel an…

« Chaque matin, à me réveiller encore sous la voûte céleste, je sens que c’est pour moi la nouvelle année. C’est pourquoi je hais ces nouvel an à échéance fixe qui font de la vie et de l’esprit humain une entreprise commerciale avec ses entrées et sorties en bonne et due forme, son bilan et son budget pour l’exercice à venir. Ils font perdre le sens de la continuité de la vie et de l’esprit. On finit par croire sérieusement que d’une année à l’autre existe une solution de continuité et que commence une nouvelle histoire, on fait des résolutions et l’on regrette Gramsci-2-ses erreurs etc. etc. C’est un travers des dates en général. On dit que la chronologie est l’ossature de l’Histoire; on peut l’admettre. Mais il faut admettre aussi qu’il y a quatre ou cinq dates fondamentales que toute personne bien élevée conserve fichée dans un coin de son cerveau et qui ont joué de vilains tours à l’Histoire. Elles aussi sont des nouvel an. Le nouvel an de l’Histoire romaine, ou du Moyen Âge, ou de l’Époque moderne. Et elles sont devenues tellement envahissantes et fossilisantes que nous nous surprenons nous-mêmes à penser gramsci-533x421quelquefois que la vie en Italie a commencé en 752, et que 1490 ou 1492 sont comme des montagnes que l’humanité a franchies d’un seul coup en se retrouvant dans un nouveau monde, en entrant dans une nouvelle vie. Ainsi la  date devient un obstacle, un parapet qui empêche de voir que l’histoire continue de se dérouler avec la même ligne fondamentale et inchangée, sans arrêts brusques, comme lorsque au cinéma la pellicule se déchire et laisse place à un intervalle de lumière éblouissante. Voilà pourquoi je déteste le Gramsci-3-nouvel an. Je veux que chaque matin soit pour moi une année nouvelle. Chaque jour je veux faire les comptes avec moi-même, et me renouveler chaque jour. Aucun jour prévu pour le repos. Les pauses je les choisis moi-même, quand je me sens ivre de vie intense et que je veux faire un plongeon dans l’animalité pour en retirer une vigueur nouvelle. Pas de ronds-de-cuir spirituels. Chaque heure de ma vie je la voudrais neuve, fût-ce en la rattachant à celles déjà parcourues. Pas de jour de jubilation aux rimes obligées collectives, à partager avec des étrangers qui ne m’intéressent pas. Parce qu’ont jubilé les grands-parents de nos grands parents etc., nous devrions nous aussi ressentir le besoin de la jubilation. Tout cela est écœurant. » (Antonio Gramsci, 1er janvier 1916 sur l’Avanti!, édition de Turin, rubrique « Sotto la Mole ») Traduit par Olivier Favier.

Voilà pour débuter l’année. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A la tienne Etienne…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’anarcho-syndicalisme et des roupettes à queue réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 26 Décembre 2020, sixième jour de Nivôse dédié à la lave. Pourquoi est-ce que j’évoque les roupettes à queue? Ah oui, ça me roupette-à-queuerevient. Soyez indulgents, un lendemain de Noël. Donc, le 26 décembre, c’est la saint Etienne; et dans certaines régions, notamment en Bretagne, on dit Saint Etiole… J’y viens, j’y viens ! Mon aïeule qui, vous le savez maintenant, était une encyclopédie vivante en matière de dictons, avait l’habitude de répéter: S’il pleut à saint Etiole, il n’est pas de badioles. Or, les badioles se sont ces petites cerises que l’on trouve dans l’Ouest et qui, mélangées à l’eau de vie, donnent les fameuses roupettes à queue. Voila pourquoi vous me surprenez, en ce lendemain de fête, à vous parler de badioles. D’ailleurs, pour les sceptiques, en Gallo, le mot Badiolet désigne une confiture de cerises. Étonnant, non !

https://youtu.be/N2sNcfD4nYI

Bien sur je vous souhaite à tous, amis lecteurs, d’excellentes fêtes de fin d’année et je vous adresse tous mes vœux en breton. Les ayatollahs de la bretonnitude me pardonneront d’utiliser une orthographe qui, me dit-on, n’anedeleg-laouenn-300x225 plus court. Je n’ai rien trouvé d’autre qu’une photo de ma fiancée sur les remparts enneigés de Saint-Malo; c’est un peu kitch je le reconnais. Au moment où s’achève cette année je constate que vous êtes chaque jour plus nombreux à suivre quotidiennement les vêpres libertaires du cénobite et j’avoue que c’est réconfortant. N’hésitez pas à inviter vos amis à passer faire un tour, c’est ouvert même pendant les vacances. A vrai dire, j’ai deux douzaines de Belon qui attendent sagement dans leur goémon que je veuille bien m’en occuper.

Allez, supportez vous bien avant le reconfinement et à bientôt peut-être.

Judikaël, roi & moine…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’art universel et de la matelote d’anguille réunis, bonjour ! Nous voici le Mercredi 16 décembre 2020 et, si tout se passe comme prévu, c’est bientôt Noël… Ce jour correspond au 26 de frimaire consacré au pignon produit par le pin parasol.

Aujourd’hui nous fêtons les Judicaël un des principaux rois de Bretagne, fils aîné de Judael, roi du Trégor-Goëlo. Il régna à la suite de son frère Haeloc puis renonça à la couronne et devint moine. Notre Judicaël , n’aurait sans doute pas les honneurs du calendrier si son nom n’était pas revenu à la mode, notamment sous les formes francisées Delwenn_da_Yezekael_DomnoneaGaël et Gaëlle. Il est également connu en Bretagne sous les formes Jézéquel, Jezekel, Jezekael, Jekel, Jezekelig, Jikael, Jikel et enfin Giquel. Il naquit vers l’an 590. Fils aîné de Judhaël, roi de Domnonée (en gros, de la rade de Brest jusqu’à Dol) et de la reine Pritelle, fille aînée d’Ausoche, prince au Comté de Leon. Il était l’aîné de quinze frères et une sœur, dont plusieurs font partie de la longue liste des saints bretons, notamment Josse et Winoc. A la mort de Judhaël vers 605, pourtant aîné et héritier, il préféra se retirer au monastère Saint-Jean de Gaël que Saint Méen venait d’ériger. Il quitta cependant le monastère pour prendre la direction du royaume de Domnonée. Vingt ans, il gouverna le royaume avec autorité et sagesse. Il aurait été couronné en 632 et serait avec Saint Éloi à l’origine du traité de 636 signé à Clichy donnant carte-armoriqueau roi Dagobert Ier la suzeraineté de la Bretagne aux Francs; soit quasiment un millénaire avant qu’Anne, ma sœur Anne, ne voyant rien venir, fit de même avec Charles VIII puis louis XII. Vers 640, il se serait ensuite retiré dans un monastère à Gaël (certains disent au monastère de Paimpont qu’il avait fondé), et serait mort dans la nuit du 16 au 17 décembre 658. Il fut enseveli à côté de son maître Saint Méen. Ses héritiers naturels : Judoc son frère et Winoc son neveu s’étant eux aussi désistés du pouvoir pour se retirer dans des monastères on ne sait pas qui prit ensuite la tête du royaume de Domnonée. Certains prétendent que ce fut Alexis Gourvennec mais, ni l’histoire ni Le Télégramme de Brest n’en ont gardé traces.

Et voila, il y a ceux qui ont piscine, nous, on a histoire… Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ceci n’est pas une pipe…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’histoire bretonne et de la galette-saucisse réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 12 décembre 2020, 22è jour de Frimaire dédié à la bruyère. Outre le fait que son rhizome soit essentiellement utilisé pour la confection de fourneau de pipe grâce à la grande résistance à la chaleur et au feu de son bois, la bruyère  est un antiseptique de l’appareil urinaire; elle guérit des cystites et infections de la vésicule, et traite calculs rénaux et biliaires. Dépurative et désintoxicante, elle soulageBrugC arthrites et goutte. Mais surtout, la bruyère fait partie de la recette de la bière traditionnelle écossaise Heather Ale, dans laquelle elle joue un rôle d’aromatisation en lieu et place du houblon. Le nom scientifique de la bruyère est Erica et vient du grec ancien ἐρείκη et, étonnante coïncidence, c’est un 12 décembre en 1999 que le pétrolier Erika fit naufrage au large de la Bretagne. En breton on dit Brug. Ce fut d’ailleurs le titre donné par Emile Masson à sa revue mensuelle bilingue en 1913 pour faire pénétrer les idées libertaires dans le milieu paysan. Ne pas confondre avec Bleun-brug (fleur de bruyère) mouvement créé par l’abbé Perrot dès 1905; curé réactionnaire, nationaliste et un tant soit peu collabo. Voila, avec cela, vous pouvez vous présenter à Questions pour un champion sauce armoricaine…

Confinez joyeusement et à bientôt peut-être.

Budoc, je suis ton père…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la démondialisation et du Reinsdyrsteik réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 07 décembre 2020, 17è jour de frimaire dans le chomsky-Dcalendrier républicain, dédié au cyprès et, comme le disait van Gogh à son frangin: venir de si loin pour voir deux cyprès… En ces temps où la préoccupation majeure de nos gouvernants consiste à nous faire avaler l’amère pilule de la réforme des régimes de retraite, en sus de l’impérieuse nécessité de se faire vacciner, j’avais envie de souhaiter un bon anniversaire à Noam Chomsky (7 décembre 1928).Par ici, on va célébrer les Azenor qui n’était autre que la fille du roi de Brest au VIe siècle, épouse de Judael, accusée par la femme de son père d’adultère, Azenor, enceinte fut jetée à la mer dans un tonneau. Ma doue benniget !

A Brest, en ces temps-là, au V° ou VI° siècle de notre ère, se dressait le château d’Even, prince de Léon, seigneur de Brest. Sa fille, la princesse Azénor, était, comme (presque) toutes les princesses, blonde aux yeux bleus. Albert Le Grand écrivit même à son sujet qu’elle était  » de riche taille, droite comme une palme, belle comme un astre, et cette beauté extérieure n’était rien en comparaison de son âme. «  Le comte Chunaire de Goëllo, ayant ouï une telle renommée, demande la main de la belle Azénor, en envoyant au roi Even de riches émissaires tout d’or et d’argent. Les noces sont célébrées durant quinze jours, avant qu’Azénor ne rejoigne le château du comte de Goëllo, le Castel-Audren (aujourd’hui Châtelaudren). Las ! Quelques mois après, la mère d’Azénor meurt, et le roi Even se remarie alors avec une marâtre peu recommandable, une « dame de grande maison qui avait l’esprit malicieux, noir, sombre et malin », bref, une « femme aussi mauvaise que la mer par un jour de tempête …».

Cette femme, convoitant le futur héritage d’Azénor, décide alors de se débarrasser de sa belle-fille. A force d’insinuations et de mensonges, s’aidant de faux témoins, elle persuade le roi Even, son mari, et le comte Chunaire, son gendre, qu’Azénor n’avait pas réservé sa couche à chateau Brestson mari, et l’accuse d’adultère, d’impudicité et d’abandonnement.  Even et Chunaire, hommes de peu de foi, croient tout cela. Déshonoré, Chunaire fait reconduire séance tenante Azénor à Brest, où son père l’enferme dans la tour la plus sombre du château (qui porte encore aujourd’hui son nom, photo de gauche) Apprenant qu’elle est enceinte, les juges décident alors de lui faire grâce de la vie, mais  tout de même de l’enfermer dans un tonneau, et de les jeter à la mer, elle et son enfant. Mais la cruelle belle-mère meurt à son tour (je raccourci), et, dans ses derniers moments,  avoue ses mensonges. Le prince de Léon et le comte de Goëllo se mettent alors à rechercher Azénor, sans repos.  Un jour enfin,Budoc à Trégarvan en Irlande, il se retrouve face à un garçonnet blond comme les blés, aux yeux bleus, identiques à ceux qui illuminaient le doux visage d’Azénor. Budoc, son fils, était en face de lui. D’aucuns disent que le comte de Goëllo ramène sa femme et son fils en Armorique. En vérité, Judual, prince de Bretagne, qui dut à saint Samson de recouvrer l’héritage de ses pères, et qui régna ensuite dans ce pays sous le nom d’Alain Ier, eut de son mariage avec Azénor, fille du comte de Léon, six fils, dont le quatrième se nommait Budoc (ou Deroch, ou encore Beuzec). Tout le reste n’est que billevesées et fantaisies, mais bon… A droite, la statue au cimetière de Trévagan.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le bus de la honte…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la solidarité internationale et du Picon bière réunis, bonjour ! Et nous voici en décembre, kerzu en breton, tout doucettement on se rapproche de l’hiver. Plus précisément, nous sommes le Mardi 01Rosa-parks décembre 2020, onzième jour de frimaire dédié à la cire. Ce matin je ne m’attarde pas car j’ai rendez-vous avec un spécialiste de la spécialité qui doit me confirmer si, oui ou non, j’ai bien l’âge de mes artères; à moins que cela ne soit le contraire. Ce qui m’amène par un étrange cheminement intellectuel dont l’explication serait trop longue et, autant le dire, par trop fastidieuse pour s’intégrer dans ce billet, à vous parler de Rosa Louise McCauley Parks. (ici à droite en compagnie de Martin Luther King).

Rosa Parks devient célèbre lorsque, le 1er décembre 1955 dans la ville de Montgomery, elle refuse d’obéir au conducteur de bus James Blake KKKqui lui demande de laisser sa place à un blanc et d’aller s’asseoir au fond du bus. Il faut savoir qu’à cette époque là, les quatre premiers rangs sont réservés aux blancs. Les noirs doivent s’asseoir au fond du car. Ils peuvent néanmoins utiliser la zone centrale jusqu’à ce que des blancs en aient besoin. Arrêtée par la police, elle se voit infliger une amende. Elle fait appel de ce jugement. Un jeune pasteur noir inconnu; Martin Luther King, lance alors une campagne de protestation et de boycott contre la compagnie de bus qui dura 381 jours. Le 13 novembre 1956, la cour suprême casse les lois ségrégationnistes dans les bus, les déclarant inconstitutionnelles.

Dans son autobiographie, Rosa se souvient de sa jeunesse: « Pour aller à l’école, les enfants Blancs prennent le bus, les autres vont à pied. Elle se souvient des fontaines publiques réservées aux Blancs… Je pensais que l’eau pour les Blancs avait meilleur goût que celle des Noirs. » (ci-dessus à gauche, une marche du KKK). La veille du procès, 35 000 MILLION MAN MARCHtracts sont distribués pour inviter les Noirs à ne plus emprunter les bus. Des dizaines de bus vont rester au dépôt pendant des mois. Les extrémistes Blancs du Ku Ku Klan vont animer une campagne de violence contre Luther King, tirant contre les bus et les églises fréquentés par des Noirs. Par la suite, Rosa Parks devient une icône pour le mouvement des droits civiques. En octobre 1995 elle a participé à la « Million Man March » qui rassembla plus d’un million de Noirs à Washington. A la fin de sa vie, miséreuse, elle dut faire appel à son église pour l’aider à payer son loyer.

La classe politique dans son ensemble lui a rendu hommage, sa dépouille est restée exposée deux jours dans la rotonde du Capitole LE BUSpour un hommage public. Elle a connu tous les honneurs possibles et imaginables, toutes les médailles, toutes les décorations… A Yaoundé, capitale du Cameroun, une avenue porte son nom. Un terminus de la ligne 7 du réseau de bus à Rennes (sur la commune de Chantepie) portant le nom de Rosa Parks a été créé le lundi 31 Aout 2009. (a gauche, le bus aujourd’hui au musée de Dearborn dans le Michigan) Le révérend Jesse Jackson à dit d’elle: « Elle s’est assise pour que nous puissions nous lever. » A la vérité, une grande dame qui méritait bien de figurer dans notre galerie de portraits.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Pause…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la féminine engeance et  des vermicelles aux crevettes réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 12 novembre 2020, 22è jour du mois de Brumaire, dédié à l’azérole…

Votre serviteur devant se plier aux vicissitudes d’un déménagement; ce petit blogue, modeste et génial comme disait l’autre, verra sa régularité, devenue légendaire, quelque peu perturbée durant quelques jours.

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Merci de votre fidélité, soutenez votre libraire et, à très bientôt.

De Monet à Gwendal…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS, Non classé

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Amis de l’égalité des sexes et des sœurs Tatin réunies, bonjour ! Et bien voilà, à force d’en parler ça devait finir par arriver, nous sommes le  Mardi 3 novembre 2020, treizième jour du mois de brumaire consacré fleurs_de_topinambour_affiche_de_claude_monet-r6a42298d32e54dbd918a6ad942a8e250_2w58c_8byvr_512-300x300au Topinambour. Curieuse plante à la vérité qui doit son nom à celui d’une tribu brésilienne dont certains membres furent amenés en France au début du XVIIè, les Topinamboux (tupinambas) ce qui amena Carl Von Linné à croire en l’origine brésilienne de la plante. On la nomme aussi artichaut de Jérusalem; cela viendrait là encore d’une déformation linguistique de l’Italien Girasol, le topinambour appartenant à la même famille que le tournesol. Admirez ces fleurs de topinambour magnifiées par le pinceau de Monet.

Et en Bretagne armoricaine on célèbre Gwenael (ou Gwenhael, Guenaël, Guénault, Guinal, Guénal, Gwendal, Guennal, Guénaud ou Guenhaël) C’est un saint homme breton du VIe siècle né à Ergué-Gabéric (29), deuxième abbé de Landévennec et successeur en 532 de Guénolé qui l’aurait rencontré quand il avait onze ans dans une rue de Quimper. Ah, jeune garçon, ne vous laissez pas approcher par des étrangers, même dans les rues de Quimper… Il obtint de ses parents qu’il vienne étudier 300px-VitrailStGuenole01sous sa direction. On l’a parfois, à tort, assimilé à saint Guénolé. Les chroniques nous disent qu’il aurait restauré plusieurs monastères en Irlande, mais son culte s’est surtout répandu dans l’Ouest de la Bretagne, ce que l’on peut constater après déchiffrement des différentes formes dialectales ou graphiques. L’église paroissiale d’Ergué-Gabéric (Finistère) lui est dédiée sous le nom de saint Guinal (gui = goui = gw), ce qui, du fait de la proximité de Quimper, a fait penser que c’est dans cette commune qu’il a pu naître. A gauche: vitrail en l’église de Ergué-Gabéric. Une statue de Guinal se trouve aussi dans l’église de Poullaouen. Une chapelle de Pouldergat près de Douarnenez lui était aussi consacrée. Il aurait fondé un monastère à Caudan (sur le territoire actuel de Lanester-56-) où on voit une chapelle Saint Guénaël et y serait mort vers 590. Les églises paroissiales de Bolazec, Lescouët-Gouarec et Tréguidel sont aussi sous son invocation, ainsi qu’une chapelle à Guiscriff et la chapelle Saint-Guénal à Kerlouan.

Selon Gwennole Le Menn, on retrouve très probablement son nom à Locunel en Caudan, à Saint-Guinel en Mauron, à Saint-Guénal et Saint-Vinnel en Poullaouen, à Lanvenaël en Plomeur, à Saint-Vénal et Saint-Guénal en Landivisiau et à Saint-Vénal en Saint-Pol-de-Léon. On trouve aussi trois Kervénal en Côtes-d’Armor, Finistère et Morbihan. A droite la superbe petite chapelle en Kerlouan (29); Vouée à Saint-Guénal, patronst-guenal-300x225 des bouchers, elle a été construite vers 1520. Le pardon avait lieu pendant le Mardi-Gras (c’est assez rare, un pardon d’hiver !) et on y vendait aux enchères des morceaux de lard offerts par les habitants. La photo est « empruntée » au site voisin Maiwennthai Par ailleurs, les noms de famille Guénal, Guénel, Trévinal et Kervennal ont sans doute un rapport étroit avec lui. Son nom qui signifierait « bienheureux » est issu du breton gwenn (blanc, pur, immaculé) et haël (généreux, magnanime, noble). « Hael », avec le « H » aspiré, à ne pas confondre avec « Ael » qui signifie « ange » en breton et est souvent la traduction erronée privilégiée par beaucoup.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.