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Demain le 5000è…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

relache-628x250 Aujourd’hui relâche mais demain, c’est le 5000è billet des cénobites tranquilles !

C’est le joli mois de Mai…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la mère Michel et de la langue de chat réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 03 mai 2021 c’est à dire le 14 de floréal, jour du calendrier républicain dédié au Chamaerops, encore nommé le palmier nain. C’est une espèce très représentée autour de la Méditerranée mais que l’on retrouve dans nos contrées de plus en plus fréquemment, réchauffement oblige.

Le mois de Mai doit son nom au latin maius en l’honneur de la déesse de la fécondité, Maia. la tradition du mât de Mai remonte à la nuit des temps. Il s’agirait d’un vestige des Celtes qui ont peuplé le Sud de l’Allemagne : venant des steppes orientales, ils vénéraient la nature et célébraient le début de l’été, le 1er mai, en érigeant un arbre autour duquel ils dansaient pour chasser les mauvais esprits. Cette coutume n’a cessé de se perpétuer au fil du temps, malgré l’opposition farouche de l’Église qui y voyait un rite païen célébrant la fécondité. Finalement, comme bon nombre des rites de nos ancêtres, il fut intégré au culte mat-de-Mai-Dchrétien. Depuis le dix-huitième siècle, et encore plus depuis la Seconde Guerre mondiale, le mât de Mai est devenu le symbole des villes et villages de la Bavière du Sud. Il représente l’honneur de la commune et de sa communauté. Il est source de compétition entre les villages bavarois, qui rivalisent d’ingéniosité et d’efforts pour se doter du plus grand et du plus bel arbre. Aussi, des hauteurs de 30 mètres ne sont-elles pas rares… Et jusqu’à ce qu’il soit érigé, le jour de la cérémonie, il fait l’objet de toutes les convoitises et à ce titre, il est jalousement surveillé, jour et nuit, par les hommes de la commune, pour décourager les éventuels ravisseurs… L’enjeu est de taille, car en cas de vol, les victimes se verraient dans l’obligation de verser une rançon en nature (bière et victuailles) et surtout de porter le poids de la honte ! le tronc d’arbre dont on se sert pour ce mât de mai est ensuite peint en bandes blanches et bleues (les couleurs de la Bavière) et le sommet du mât est décoré d’une couronne en branches de sapin. Bien souvent, on retrouve tout le long du mât, des figurines représentant les différents corps de métiers, comme le cordonnier, le ramoneur, le menuisier, le charpentier, etc. Mon aïeule avait coutume de dire: mariages de mai ne fleurissent jamais…Tiens, vous vous souvenez du groupe Malicorne?

 

Le 3 mai 1936 voit la victoire du front populaire et l’immense espoir qu’elle fait naître dans la classe ouvrière. Souvenons nous de Léon congés-payés-GBlum, de Jean Zay, de Salengro, de Léo Lagrange ou encore de Thorez à qui l’on doit cette fameuse phrase: il faut savoir arrêter une grève ! Souvenons nous des congés payés, des conventions collectives, des billets de train avec 40% de réduction pour partir en vacances, la semaine de 40 heures, la retraite des mineurs, les allocations chômage, les nationalisations, les augmentations de salaire, la scolarité à 14 ans, le musée de l’homme, le CNRS, le palais de la découverte…  C’est pas interdit de rêver !

Allez, merci pour la visite, déconfinez urgemment et à bientôt peut-être.

Tous à la manif…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la criticature et du maquereau vin blanc réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 1er mai 2021, douzième jour de Floréal dédié au sainfoin et le 1er mai c’est, métinguerappelons le, la fête des travailleurs et non pas, la fête du travail. Mais c’est aussi, ancrée dans la mémoire collective, la fête de la nature, du renouveau, de la renaissance. Chez les Celtes, c’est Beltan. Lors de la nuit du premier mai, les gens évitaient les lieux « fréquentés » par les fées et autres créatures du Petit Peuple parce que le voile entre leur monde et le nôtre est plus fin lors de la nuit de Beltaine, c’est d’ailleurs la même chose pour la Samain à qui l’on doit sans doute halloween.

Voila, maintenant, tous à la manif et au grand métingue comme disait l’autre. C’est sympa d’être passé un jour férié, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La bande à B…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la gent féminine et du rôti Wellington réunis, bonjour ! Nous voici le Mercredi 28 avril 2021 et j’en connais qui s’apprètent à fêter les Loudiern; quand bien même, reconnaissons le, y’en a pas beaucoup parjacinthe-par-De-broc ici. C’est aussi le neuvième jour de Floréal dédié à la Hyacinthe. Pourquoi dit-on LA alors que Hyacinthe était un beau jeune homme qui fut aimé d’Apollon et de Zéphyr ? Oyez son histoire: alors qu’Apollon lui apprend à lancer le disque, Hyacinthe est accidentellement (ou à cause de Zéphyr, disent les mauvaises langues ) frappé à la tempe par le disque, et meurt. De son sang naissent des fleurs que l’on va nommer Jacinthe en souvenir du jeune homme. Entre nous (et la gare de Lyon) il ne s’agit probablement pas de jacinthes mais plutôt des iris. Voyez cette représentation de la mort de Hyacinthe par Jean de Broc.

Nous sommes le 28 Avril 1912, les hommes de la Sûreté emmenés par le préfet Lépine encerclent une villa de Choisy-le-Roi où a trouvé refuge Jules Bonnot. L’ennemi public numéro un terrorise les Parisiens depuis la fin de l’année précédente. Avec sa bande issue des milieux la-bande-à-Banarchistes, il a multiplié en quelques mois les braquages de banques et les actions violentes contre les forces de l’ordre. Oui, au début était la bande à Bonnot et leur fameuse De Dion-Bouton. Ils étaient anarchistes comme Lupin était gentleman, c’est à dire surtout cambrioleurs. Ce 28 Avril, les pandores tiennent leur revanche, ils dynamitent la maison et abattent Bonnot et son complice Dubois lors de l’assaut final. Il faudra cependant attendre le 14 mai suivant pour que le reste de la «bande à Bonnot» soit neutralisé dans l’attaque d’un pavillon à Nogent-sur-Marne. Le 21 avril 1913, sur le boulevard Arago à Paris, devant la prison de la Santé, exécutions capitales par la guillotine d’André Soudy, de Raymond Callemin (dit Raymond la science), et d’Elie Monier , tous les trois membres de la bande à Bonnot.

Bon allez, je vais vous surprendre mais, il pleut sur Brest ce qui, contrairement à une rumeur lancée par Prévert est relativement rare. Déconfinez gaiement et à bientôt peut-être.

Tampa RED: The guitar wizard…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la guitare sèche et de la potée léonarde réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 10 Avril 2021, 21è jour de Germinal dédié au gainier, encore nommé arbre de Judée.

Hudson Woodbridge est né au début du siècle dernier (probablement en 1904) à Smithsville, Géorgie. Mais orphelin très tôt il sera élevé partampa-red.jpe tampa redla famille de sa grand-mère, Mme Whittaker, dont il adoptera le patronyme, et qui vit dans les faubourgs de Tampa, en Floride. Très tôt il apprend la guitare et accompagne sur scène un ami de la famille. À l’adolescence, il devient musicien itinérant et parcourt le Sud des États-Unis à vélo. En 1922, déjà affublé du surnom de « Tampa Red », il arrive à Chicago. Sa carrière débute véritablement lorsqu’il s’associe avec le pianiste Georgia Tom Dorsey. Ils enregistrent ensemble, pour la première fois, en mai 1928, des pièces essentiellement tirées du music-hall.

 

Le blues devenant à la mode à Chicago, « Tampa Red » décide de s’y mettre lui aussi. Au début des années 30, il se marie et sa femme décide de prendre en mains sa carrière. En 1934 elle négocie pour lui un contrat avec le célèbre producteur Lester Melrose qui lui permettra d’enregistrer ses disques sous le grand label blues Bluebird. C’est pour RED-disque-300x300cette maison de disques qu’il enregistrera ses plus grands titres, toujours accompagné d’un pianiste. Dans les années 40 il ouvre sa formation à des saxophones ainsi qu’à un bassiste, une batterie ou encore un joueur d’harmonica, comme Sonny Boy Williamson ou Big Walter Horton. C’est à cette époque qu’il deviendra une des références du Chicago blues électrique et qu’il enregistrera avec Elmore James lorsque celui-ci se trouve à Chicago. Malheureusement sa femme décède en 1956 et « Tampa Red » ne s’en remet pas. Il sombre dans la démence et doit être interné. Il parviendra cependant à encore enregistrer deux albums au début des années 60 pour le label Bluesville : Don’t Tampa with the Blues et Don’t Jive Me. Il disparaît ensuite de la circulation et meurt dans un relatif oubli en 1981. Surnommé the « guitar wizard » (le sorcier de la guitare), Tampa Red a certainement été un des plus grands guitaristes slide du blues des années 30 et 40.

Allez, passez un bon dimanche, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Tous les Reclus ne sont pas confinés…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la chapelle sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 15 mars 2021, 25è jour de Ventôse dédié au thon, et, en Bretagne on célèbre les Dogmael évêque gallois de Pembroke du 5e siècle, émigré en petite Bretagne, honoré à Rospez. Le calendrier des postes, lui, affirme sans vergogne qu’aujourd’hui c’est la st Elisée. Le seul que je connaisse c’est Elisée RECLUS; et, c’est justement un 15 Mars en 1830 à Sainte-Foy-la-Grande en Gironde, qu’il vit le jour.

Géographe, théoricien du mouvement libertaire et militant anarchiste. Issue d’une famille protestante, Elisée Reclus fait ses études de 220px-EliseeReclusNadar-208x300géographe à Berlin, avant de parcourir le monde. En 1871, il prend une part active à la Commune de Paris. Arrêté les armes à la main, il est condamné à la déportation en Nouvelle Calédonie. Mais, grâce au soutien de la communauté scientifique, sa peine sera commuée, le 3 février 1872, à dix ans de bannissement. Il rejoint alors son frère Elie (également anarchiste et communard) en Suisse, et participe activement à la Fédération Jurassienne, avec Bakounine et James Guillaume. En 1877, il rencontre Pierre Kropotkine, qui deviendra son ami. Après la Suisse, c’est en Belgique, à Ixelles (près de Bruxelles) qu’ Elisée Reclus s’installe. Très actif, c’est sous son impulsion qu’une Université Nouvelle est créé, ainsi qu’un Institut des Hautes Etudes (en 1894) dans lequel il enseignera.

Auteur prolifique, Elisée Reclus a participé à de nombreuses revues, brochures et journaux : « Le Révolté », « L’Insurgé », « Le Cri du les-freres-reclus-300x232Peuple », etc. Mais il est surtout l’auteur de l’extraordinaire « Géographie Universelle » (19 volumes), et de « L’Homme et la Terre » (6 volumes), ouvrages de géopolitique dans lesquels il analyse le rapport de l’homme et de son environnement, et aborde des sujets très variés (éducation, naturisme, etc.). Elisée Reclus meurt le 4 juillet 1905. Le dernier volume de « L’Homme et la Terre » ne sortira qu’après sa mort (édité par son neveu Paul Reclus). « Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue. » Elisée Reclus.

Voila pour ce jour, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Martine fait des couilles de Suisse…

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Amis des belles lettres et de la crêpe Suzette réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 20 février 2021 c’est à dire le deuxième jour de ventôse dédié au Cornouiller. Cette plante a laissé sa trace dans la culture Occitane. En martineeffet, en Occitanie la floraison et la fructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué une sorte de convention collective avant la lettre. La floraison indiquait la période à partir de laquelle les servantes des fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en ces termes: comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit la veillada a falit. Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse ». Il existe d’ailleurs, dans le Brabant Wallon une confrérie des compagnons de la Couille de Suisse qui ambitionne de « donner au passé les dimensions d’un présent qui aurait de l’avenir ». On dirait du Pierre DAC;  amusant, non!

 

Bon, c’est pas tout, j’ai mon lait qu’est sul’feu et faut que je va faire les commissions. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des sciences occultes et des coups de pied du même nom réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 15 février 2021, 27è jour de Pluviôse dédié au noisetier et je m’aperçois qu’aujourd’hui, c’est la saint Claude… Chez nous on dit Glaode ou encore Goulven et comme disait Fernand Raynaud: vous allez voir comme les gens sont méchants… Voici comment Albert Le Grand présente la chose:

« Du Temps du Pape Vigilius & de l’Empereur Justinian I, l’an de salut 540, regnant en la Bretagne Armorique le Roy Hoël, dit le Faineant, II du nom, un certain personnage, nommé Glaudan, St Goulvenpassa la Mer, &, quittant la grande Bretagne (qu’à present on appelle Angleterre), vint, avec sa femme Gologuenn, aborder la coste de Leon, en la Bretagne Armorique : étans sortis du vaisseau, ils prirent leur chemin le long du rivage, & arriverent en la Paroisse de Ploüider, distant de deux lieuës de la ville de Lesneven,&, voulant passer outre, la nuit les surprit en la greve qui est entre ledit Ploüider & Plou-neour-trez, de façon qu’ils furent contraints de chercher à loger, cette nuit, en un Village situé és paluds de Brengorut, mais le Païsan à qui ils s’adresserent, voyant que c’estoient des étrangers pauvres & necessiteux, les refusa, de sorte qu’ils furent contraints de loger en un lieu, nommé alors Odena, où Gologuenn accoucha dun Fils.»

Vous constatez comme moi que le refus de l’autre, la xénophobie, la peur du migrant, tout cela n’a rien de nouveau et Claude et sa petite famille en firent les frais comme aujourd’hui Mohamed ou Mamadou. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Extrêmophile toi même…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Rockabilly et du prix d’Amérique réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 09 février 2021, 21è jour de pluviôse dédié au Tabouret des champs dans notre calendrier républicain; je vous assure que j’invente pas.

Vous connaissez le « tabouret bleu » ? Et bien c’est la Thlaspi. Vous connaissez pas la thlaspi ? C’est une belle plante de la famille des Brasicacées (autrefois on disait crucifère). Les Brasicacées, madame Michu, pas les bras cassés. Le tabouret des champs est une mauvaise herbe tabouret-bleuannuelle qui pousse sur les terres labourées. Sa silique (cosse) aplatie, ovale et à larges ailes la rend particulièrement reconnaissable. Les parties vertes de la plante dégagent une légère odeur d’oignon (aujourd’hui, on peut dire ognon.) lorsqu’elles sont pressées. Mon aïeule lui donnait le nom d’herbe aux écus. C’est une plante dite « spécialiste » et extrêmophile, l’une des rares à pourvoir survivre sur des sols « extrêmes » naturellement riches en certains métaux. Cette tolérance au zinc, au plomb et au cadmium, lui permet de se développer sur des sols où la concentration en métaux est toxique pour les autres plantes, ce qui en fait un moyen de gestion de sites pollués; les spécialistes de la chose appellent cela la phytoremédiation. En d’autres termes, vous plantez de jolis parterres autour de Tchernobyl et Fukushima et vous attendez… 10 000 ans. Et alors, merci qui ? Merci tonton Erwan.  Et puis tiens, une pensée pour William John Clifton Haley disparu le 09 février en 1981. Ah oui, il est plus connu sous le nom de Bill Haley:

 

Oui ho, hein, bon! On peut pas être au top tous les jours. Repassez demain, je verrai ce que je peux faire; en attendant portez vous bien.

Alexandra David-Néel…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, PORTRAIT

Amis du surréalisme et de l’escalope saltimbocca réunis bonjour ! Ce Jeudi 28 janvier 2015 nous prouve qu’irrémédiablement, on se rapproche de la fin du mois… En effet, nous sommes le 9è jour de pluviosepluviôse, généralement dédié au peuplier. Comment ne pas avoir une pensée pour (et de) Pierre Dac. Un seul hêtre vous manque et tout est peuplier… Je l’attribue à Pierre Dac mais très franchement je ne saurai l’attester. C’est peut-être bien le facteur Cheval ou le douanier Rousseau ou le sapeur Camember ou encore, la femme du boulanger, la cane de Jeanne, la famille Duraton ou le soldat inconnu. Il en va des citations comme des objets trouvés, au bout de un an et un jour vous pouvez vous les approprier. En tous cas, elle n’est pas de moi et, à la vérité je m’en réjouis, car elle n’est pas franchement terrible. Vous avez évidemment remarqué, perspicaces lecteurs, qu’à chaque fois que j’utilise ce style amphigourique c’est que précisément, je n’ai rien à dire de particulier.

Connaissez vous Louise Eugénie Alexandrine Marie David ? Bon c’est vrai, elle est plus connue sous son nom de plume: Alexandra David-Néel. De nationalités Française et Belge, c’est une orientaliste, tibétologue, chanteuse d’opéra, journaliste, écrivaine, exploratrice et j’en passe sûrement. Elle fut en 1924, la première européenne à séjourner à Lhassa au Tibet. C’est un 28 Janvier qu’elle pénétra cette mystérieuse cité. (Ici, à droite en 1886 lors de sa présentation au roialexandra des Belges.) L’orthodoxie voudrait que l’on prononçât Né-el et non Nil mais la mode anglo-saxonne à produit son effet. Son père était instituteur, militant républicain lors de la révolution de 1848 et grand ami du géographe anarchiste Élisée Reclus. C’est celui-ci qui l’amène à s’intéresser aux idées anarchistes de l’époque (Stirner, Bakounine) et aux féministes qui lui inspirèrent la publication de « Pour la vie ». Adolescente, elle s’enfuit de Ostende pour gagner l’Angleterre. Elle devint première chanteuse à l’opéra de Hanoï. Elle abandonne sa carrière de chanteuse en 1902. C’est en 1904, à Tunis, qu’elle épouse Philippe Néel. Vie de couple qui se termina définitivement en 1911 lors de son départ pour son troisième voyage en Inde. En 1914 elle rencontre Aphur Yongden, agé de 15 ans et en fera plus tard son fils adoptif. A Lachen, elle va vivre auprès d’un des plus grands Gomchens (ermite) de l’époque et recevoir son enseignement.

 

C‘est un long périple à travers la Corée, Pékin, le Gobi, la Mongolie qui va l’emmener elle et Aphur déguisés en mendiante et moine jusqu’à Lhassa, nous sommes en 1924 (Photo de gauche.) Puis, Alexandra va rentrer en France où elle s’installe sur les hauteurs de Toulon. Elle va y alex-2écrire plusieurs livres relatant ses voyages. En 1937, âgée de 69 ans elle décide de repartir pour la Chine avec Aphur Yongden via Bruxelles, Moscou et le transsibérien. Elle se retrouve en pleine guerre sino-japonaise et assiste aux horreurs de ce conflit. Fuyant les combats elle erre en Chine et finit par se retrouver en 1946 en Inde. Elle perdra son compagnon de voyage en 1955 et, à cent ans et demi, elle demande le renouvellement de son passeport au Préfet des Basses-Alpes. Elle s’éteindra quelques mois plus tard. Ses cendres ont été transportées à Vârânasî en 1973 pour être dispersées avec celles de son fils adoptif dans le Gange. A lire: Pour la vie. 1898 aux éd. Les nuits rouges – Le féminisme rationnel. 1909 même éditeur – Les enseignements secrets des bouddhistes tibétains. 1951 ed. Pygmalion. Et bien d’autres choses encore. Une sacrée grande bonne femme qui méritait bien de rejoindre nos héros dans cette galerie de portraits.

Merci mille fois d’être passé par ici, confinez vous, amusez vous, la vie passera comme un rêve. Et à bientôt peut-être.