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Du haut de cette église, Sant Sieg nous contemple…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de la toponymie bretonne et du cidre bouché réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 26 mai, septième jour de Prairial dédié au Fromental encore nommée: l’avoine élevée… Nous célébrons (ou pas) les SEOG; autre nom de Sieg ou encore Sieu… Tiens, petite histoire:

Les larmes de Saint Sieu.

Saint Sieu est le patron de Lancieux, petite station balnéaire entre Saint-Briac et Saint-Jacut-de-la Mer (en Côtes d’armor). C’était un disciple de saint Brieuc. C’est par la mer que, de l’embouchure du Gouët, il s’était rendu à l’estuaire du ruisseau du Lastier pour établir son monastère. La veille du jour de la mort de saint Brieuc, il vit en songe celui-ci gravir les degrés d’une échelle qui touchait le ciel. Il prit en toute hâte le chemin du Champ du Rouvre et arriva pour recueillir le dernier souffle de son maître.

Cette mort lui causa un profond chagrin et quand il revint à son monastère, en mémoire de celui qu’il ne cessait de regretter, il fit jaillir une fontaine du rocher. Cette source n’assèche jamais. Elle coule goutte à goutte, comme des larmes qui tombent.

Saint Sieu avait bâti une église. A cette époque là, les saints étaient tous maçons; alors qu’aujourd’hui, les maçons sont loin d’être tous des saints…

Quand il mourut, ses paroissiens l’ensevelirent dans cette église. Le lendemain de son inhumation on trouva le corps au bord de la mer. Il en fut de même à plusieurs reprises. Les Lancieutains comprirent alors que leur saint patron voulait qu’une église fût édifiée à l’endroit même choisi par lui pour mourir. Quand on l’eut mis dans l’église neuve, il ne la quitta plus. C’est pas beautiful ça, mes body boys…

Bon, c’est pas tout ça, j’ai de l’ouvrage qui attend que je rejoigne la vraie vie. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Tu t’rappelles Saint-Servan ?

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de l’athéisme et du pâté en croûte réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 12 mai 2012, 23è jour de Floréal dédié à la Bourrache. Cela ne s’invente pas… C’est une plante herbacée qui, dit-on, se mange en salade. Mais bon, je dis ça, je dis rien…

En consultant mes calendriers, je remarque que lon fête aujourdhui les Servan. Encore une histoire de saint me direz vous, ce qui est tout de même plus respectable qu’une histoire de fesses… Saint Servan donc, serait le fils d’Obeth, bien connu dans sa paroisse, roi de Chanaan et d’Alpia, fille du roi d’Arabie. Âgé de 7 ans à la mort de son père, il est placé auprès de l’évêque d’Alexandrie, Magonius. De ce maître il recevra son nom, parce quil devait servir Dieu nuit et jour. À 20 ans, il reçoit l’habit monastique et retourne au Chanaan. Les habitants le choisissent comme évêque. Sur les conseils d’un ange,(oui, à cette époque là, les conseillers en com étaient des anges) il se rend à Jérusalem pour succéder à l’évêque Jacob décédé. Puis il gagne Constantinople, et Rome où il occupera le siège papal. Abandonnant cette charge, il se retire à Culross en Écosse, y fonde une église, puis rend visite à saint Adamnan à Lochleven et reste en sa compagnie. Il gagne le pays de Fife, et, après avoir fondé de nombreuses églises, meurt dans sa cellule de Dunning. L‘origine de son culte en Bretagne serait due à Charlemagne. L’empereur des Francs aurait fondé et dédié au saint une église à Alet, l’actuel Saint-Servan en Saint-Malo 35. Alet aurait alors perdu son nom au profit de Saint-Servan. Au bas Moyen-Âge, le clergé lui substituera le patronage de saint Servais. Cest au fond de l’anse de St-Servan que lon peut admirer la tour Solidor, édifiée de 1379 à 1384, et qui est l’oeuvre de l’architecte du duc Jean IV, Etienne Le Tur. Le duc de Bretagne bloque alors Saint-Malo en édifiant une tour à l’entrée de la Rance, à la place de l’ancienne tour viking d’Oreigle. Le nom de Solidor viendrait du vieux breton steir et dor cest à dire, la porte de la rivière.

Voilà pour aujourdhui, je vous abandonne là car je dois terminer la lecture de mon mensuel préféré. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

Le changement…En plein dedans…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de la concorde universelle et de la pince du même nom réunies, bonjour!

Nous sommes le jeudi 29 mars, 9è jour de germinal dédié à l’Aulne. Pas la rivière mais l’arbre qui peuple ses berges. Autant vous l’avouer, je n’ai guère eu le loisir de caresser le clavier car j’étais en formation chez mes coachs à moi que j’ai. Puisque comme le dit Marco tous les jours: le changement c’est maintenant…Le cénobite va abandonner le PC pour Mac. Ajouter à cela le remplacement de l’ordi par un cousin un peu plus gros et vous comprendrez que l’analphabète en informatique que je suis a du pain sur la planche. Tout ceci pour vous expliquer pourquoi je poste un ancien billet.

 

Tiens, dans les années 480, un 29 mars, naissance de celui qui allait devenir Saint Malo ou Saint Maclou si vous préférez mais ça fait un peu moquette.

C‘est un des septs saints fondateurs de la Bretagne. Vous vous souvenez, c’était le trophée Jules Vernes de l’époque. Ils arrivaient d’Irlande ou du pays de Galles sur leurs multicoques en granite de Landéda pour évangéliser les armoricains.

Malo lui, il a débarqué à Cézembre. Vous connaissez Cézembre ? En face de Saint Servan, c’est la seule plage de la côte nord exposée au sud…Il grandit puis il devint grand, travailleur et intelligent, il fait le petit séminaire et il devient l’évèque d’Aleth. Plus tard, beaucoup plus tard, pour améliorer les recettes de la paroisse et face à la baisse inquiètante du denier du culte, il donnera son nom à une marque de yaourt.

Avec son copain Saint Aaron, plus cénobites qu’anachorètes, il partage une vie érémitique du coté de la cité d’Alet. C’est à dire qu’il vivait du RMI que lui versait les paroissiens sous forme de dons en nature.

Il serait décédé pieusement un 15 novembre vers 620 à moins que ce ne soit 640; on ne sait pas exactement mais, il est mort depuis longtemps. Aujourd’hui il a rejoint l’armée des saints de Bretagne dans la vallée éponyme de Carnoët.

Voila, portez vous bien et à demain peut-être.