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Photo de l'artiste RAVACHOL

RAVACHOL


anarchiste un peu agité du bocal. Spécialiste de la dynamite.
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Charles Maurin, peintre, graveur, anarchiste…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du symbolisme et du canard laqué réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 30 mars 2021, dixième jour de germinal dans notre 220px-Le_Petit_Journal_-_Arrestation_de_Ravacholcalendrier républicain dédié au couvoir. Le 30 mars 1892, à Paris, trois jours après l’attentat de la rue Clichy, Ravachol revient dans le restaurant de Very, 22 boulevard Magenta, où il avait eu une conversation sur l’anarchisme avec le garçon de salle Lhérot, le jour même de l’attentat. Lhérot faisant maintenant le lien entre ce personnage et l’attentat, envoi son patron Véry, prévenir la police. Celle-ci arrive sur les lieux et procède à l’arrestation de Ravachol qui voyant arriver les policiers tente de s’échapper. Une lutte s’engage entre Ravachol et cinq agents de police, lesquels sont secourus par des ravacholpassants venus à la rescousse. Finalement maîtrisé, Ravachol est embarqué dans un fiacre pour le quai des Orfèvres (Préfecture de Police). Durant le trajet il ne cesse ce crier : « A moi, les frères ! Vive l’anarchie ! Vive la dynamite ! ». Chacun a en tête son fameux portrait sur bois-gravé, réalisé par Maurin, torse nu entre les montants de la guillotine et que l’on voit ici à droite…

Tiens justement, parlons en: Le 1er avril 1856, naissance de Charles MAURIN au Puy (Auvergne). Peintre graveur et anarchiste, il excelle justement dans la technique du portrait et de l’auto-portrait comme Maurin-227x300celui que l’on voit ici à gauche. En 1875, il obtient le Prix Crozatier qui lui permet de venir à Paris étudier aux Beaux-Arts puis à l’Académie Julian (où il enseignera ensuite). Il expose au « Salon des Artistes Français » et devient membre de la Société en 1883. Ami de Toulouse-Lautrec, ce dernier fera sa première exposition particulière avec lui en 1893. Il puise son inspiration des artistes japonais, révolutionne la technique de l’eau-forte, et réalise également des bois-gravés. Il collabore à « La Revue Blanche » dirigée par Fénéon et initie Félix Vallotton à la gravure et à l’anarchisme. Maurin met parfois la perfection de son dessin au service de l’idée et cela explique qu’un tel artiste ait pu à la fois fréquenter les milieux anarchistes et exposer au Salon de la Rose+Croix en 1892. Sa virtuosité atteint un sommet dans le fameux triptyque de l’Aurore, exposé au salon de la Rose+Croix et dont on a fillette-poupéesouvent raillé la présence dans cette exposition. Ou encore Maternity (1893). La fascination du peintre pour l’enfance, dont la pureté serait à ses yeux un antidote à la laideur sociale d’un monde qu’il réprouve, se trouve amplement illustrée; on ne peut certes qu’être charmé par ces images gracieuses tant peintes que gravées, mais il faut aller au-delà de l’amabilité du sujet pour reconnaître en Maurin un artiste solide. La fillette à la poupée que l’on voit ici à droite est visible au musée d’Orsay. Enfin, le tableau, pas la fillette, gros dégoutants ! Maurin fait partie de ces anarchistes qui étaient plus habiles au maniement du pinceau que de la bombinette et c’est fort heureux pour nous.

Voila pour ce début de semaine ensoleillé, en attendant un prochain billet, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Dansons la ravachole…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’art lyrique et du gigot d’agneau réunis, bonjour ! Nous sommes (déjà) le Samedi 11 juillet de l’an 2020, Vingt troisième jour de Messidor. Les républicains chargés du calendrier, dans leur immense sagesse et leur infinie ruralité, avait dédié ce jour au Haricot…

En règle générale, en particulier non plus d’ailleurs, je ne suis guère zélateur de ces agités du bocal qui sont porté sur la dynamite comme d’autres sur le Picon-bière. Mais celui-ci est emblématique de ce que fut l’anarchisme à une certaine époque. Le 11 juillet 1892, mort de François Koenigstein, dit Ravachol (du nom de sa mère), guillotiné à Montbrison. RavacholEtGendarmes-221x300Anarchiste expropriateur et vengeur dynamiteur. Il est né le 11 (14?) octobre 1859 à Saint-Chamond (Loire). Son enfance est misérable et il est contraint de travailler dès l’âge de 8 ans. Il devient antireligieux à la lecture du « Juif errant », puis anarchiste par révolte contre l’injustice de la société. Refusant son sort, il décide de voler ce qui lui est nécessaire. Le 15 mai 1891, il pille une tombe, mais ne trouve pas les bijoux escomptées. Le 18 juin 1891, à Chambles, il vole un vieil ermite très riche ; ce dernier se rebiffe et Ravachol le tue. Il sera par la suite soupçonné d’autres meurtres dans la région. Arrêté par la police, il parvient néanmoins à lui échapper et se rend à Paris après avoir fait croire à son suicide.

Révolté par le jugement qui frappe les anarchistes, Decamps et Dardare, il décide de les venger. Aidé par des compagnons, il vole de la dynamite sur un chantier et le 11 mars 1892, il fait sauter le domicile du juge Benoît. Le 27 mars, l’immeuble où habite le substitut Bulot est gravement endommagé par une explosion qui fait quelques blessés mais aucun mort. Dînant au restaurant Very, Ravachol se trahi par sesravachol de Maurin propos tenus au garçon Lhérot, qui le fera arrêter 3 jours plus tard. Jugé dès le 26 avril 1892, à Paris pour ses attentats, il est condamné au bagne à perpétuité. Il passe ensuite devant la Cour d’Assises de la Loire le 21 juin pour ses meurtres où il accueille sa condamnation à mort au cri de « Vive l’anarchie ». Ici à droite, un bois gravé de Maurin. Guillotiné, Ravachol devient un mythe de la révolte. « Messieurs, j’ai l’habitude, partout où je me trouve de faire de la propagande. Savez-vous ce que c’est que l’anarchie? »: Ravachol s’adressant à ses gardiens. Des chansons lui sont consacrées (La Ravachole, sur l’air de la Carmagnole). En vérité, un drôle de zig… Consacrons lui une petite place dans notre galerie de portraits.  

Et bien voilà, après cela vous pouvez participer à « questions pour un champion ». En attendant, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le charme du jour…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

Amis de la liberté de conscience et de la clé à molette réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 1er Avril 2020. Le 1er avril est le douzième jour de germinal dans notre calendrier républicain et, ce n’est pas le jour du poisson mais du Charme (l’arbre). Le mot charme est issu dule joug nom latin du charme commun, carpĭnus. Ce vocable aurait des racines celtiques: car, désignant le bois et pen désignant la tête, car le bois de charme servait à fabriquer les jougs. Lorsque nos jeux remuants insupportaient mon aïeule, celle-ci se laissait aller à utiliser le breton et nous traitait de torr-penn (casse-tête).

Le 1er avril 1856, naissance de Charles Maurin au Puy (Auvergne). Peintre graveur et anarchiste, il excelleRavachol_Charles_Maurin.jpg-207x300 justement dans la technique du portrait. En 1875, il obtient le Prix Crozatier qui lui permet de venir à Paris étudier aux Beaux-Arts puis à l’Académie Julian (où il enseignera ensuite). Il expose au « Salon des Artistes Français » et devient membre de la Société en 1883. Ami de Toulouse-Lautrec, ce dernier fera sa première exposition particulière avec lui en 1893. Il puise son inspiration des artistes japonais, révolutionne la technique de l’eau-forte, et réalise également des bois-gravés. Il collabore à « La Revue Blanche » dirigée par Fénéon et initie Félix Vallotton à la gravure et à l’anarchisme. C‘est lui qui a réalisé le bois gravé de Ravachol, le torse nu entre les montants de la guillotine (ici à droite).

La fascination du peintre pour l’enfance, dont la pureté fillette-Maurinserait à ses yeux un antidote à la laideur sociale d’un monde qu’il réprouve, se trouve amplement illustrée ; on ne peut certes qu’être charmé par ces images gracieuses tant peintes que gravées, mais il faut aller au-delà de l’amabilité du sujet pour reconnaître en Maurin un artiste solide. La fillette à la poupée que l’on voit ici est visible au musée d’Orsay. Enfin, le tableau, pas la fillette, gros dégoûtants ! Maurin fait partie de ces anarchistes qui étaient plus habiles au maniement du pinceau que de la bombinette et c’est fort heureux pour nous.

J’en profite pour vous faire remarquer au passage que vous lisez le 4670è billet des « cénobites tranquilles », blog d’humeur et d’humour, merci à vous pour votre fidélité et votre indulgence à l’égard de l’auteur. En attendant le prochain, confinez vous bien et à bientôt peut-être.

Maximilien Luce, un pointilliste pointilleux…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la généalogie et des enfants de Marie réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 07 février 2020, date qui nous renvoie au 19è jour de pluviôse que nos amis républicains ont eu la bonne idée de dlécho-de-la-modeédier à la pulmonaire, alors… Attention les bronches ! Ceux qui le souhaitent peuvent célébrer les Aodren (Audren). La légende en fait le fils du roi breton d’Armorique Salaun (Salomon) ce qui est peu probable car ce dernier régna quelques siècles plus tard. Aodren a malgré tout laissé son nom à la charmante petite cité de caractère Chatelaudren en Côtes-d’Armor (castel Aodren) bien connu pour avoir abrité pendant des décennies l’imprimerie du non moins fameux Petit Echo de la Mode très prisé dans les milieux populaires car à chaque numéro, ont pouvait y découper un patron. C’est pas de nos jours qu’une idée pareille jaillirait dans l’esprit ramolli des classes laborieuses.

Le 7 février 1941, décès de Maximilien Jules Luce à Paris, (né le 18 Mars 1858). Peintre, graveur et militant anarchiste. En 1887, Pissaro, Seurat et Signac l’accueillent dans le groupe des néo-impressionnistes. Luce Luce-G-signe alors de nombreux dessins pour les journaux tels que « Le père Peinard », « La Révolte », « L’endehors », « La Feuille » etc. Il est à noter qu’en 1879, le 07 novembre pour être exact, il est incorporé au 48e régiment d’infanterie de ligne à Guingamp (22), au titre du service militaire, mais il peut regagner Paris en mai 1881. A gauche, son portrait par Signac. En 1894, faisant suite aux attentats de Ravachol, Vaillant, etc., il est arrêté et jeté en prison. Désigné comme « Anarchiste dangereux » ses dessins sont jugés « inciter le peuple à la révolte » (Procès des 30). Sur la vie carcérale, Luce réalise une série des lithographies, accompagnées d’un texte de Jules Vallès. Libéré, il collabore à la revue « Les temps nouveaux ».

En 1934, il assure la présidence de la Société des artistes indépendants. La même année, il signait une pétition appelant à la lutte antifasciste. Il a laissé de nombreuses toiles ayant pour thème la Commune de Paris comme « la mort de Varlin », (à droite) Luce donnera plusieurs versions (sept versions répertoriées) de la mort d’Eugène Varlin sur laquelle il s’est longuement documenté par le biais de la mort de Varlintémoignages d’anciens communards et de lectures historiques. Le choix de cette figure de la Commune n’est pas gratuit. Membre du conseil de la Commune, de la commision des substances et directeur général des approvisionnements militaires, Eugène Varlin (1839-1871) tenta de s’opposer au massacre des otages de la rue Haxo, pendant la semaine sanglante. Le dimanche 28 Mai (1871), le matin, Eugène est sur un des derniers lieux de résistance. L’après-midi, épuisé, assis sur un banc près de la rue Cadet, il est reconnu par un prêtre en civil décoré de la légion d’Honneur, qui court le dénoncer au lieutenant Sicre. Celui-ci rameute des Lignards pendant que la populace crache, insulte et tente de le frapper. Sicre et ses soldats le conduisent rue des Rosiers, à Montmartre, pour le présenter au général Laveaucoupet. Il confirme son identité, puis se tait. En une poignée de secondes, il est condamné à mort.

Allez, portez vous bien, ken ar c’hoaz comme ils disent par ici.

Dansons la Ravachole…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la libre circulation et du ragoût de mouton réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 11 juillet 2019 et le maillot jaune du tour de France est porté par un français, cocorico ! C’est le 23è jour de messidor dédié au haricot ce qui bien entendu n’a aucun rapport avec ce qui précède pas plus qu’avec ce qui suit.

En règle générale, en particulier non plus d’ailleurs, je ne suis guère zélateur de ces agités du bocal qui sont porté sur la dynamite comme d’autres sur le Picon-bière. Je dis cela à l’attention de l’agent des renseignements généraux (aujourd’hui on dit SCRT) chargé de réaliser RavacholEtGendarmes-221x300les fiches «S»; Mais celui-ci est emblématique de ce que fut l’anarchisme à une certaine époque. Le 11 juillet 1892, mort de François Koenigstein, dit Ravachol (du nom de sa mère), guillotiné à Montbrison. Anarchiste expropriateur et vengeur dynamiteur. Il est né le 11 (14?) octobre 1859 à Saint-Chamond (Loire). Son enfance est misérable et il est contraint de travailler dès l’âge de 8 ans. Il devient antireligieux à la lecture du « Juif errant », puis anarchiste par révolte contre l’injustice de la société. Refusant son sort, il décide de voler ce qui lui est nécessaire. Le 15 mai 1891, il pille une tombe, mais ne trouve pas les bijoux escomptées. Le 18 juin 1891, à Chambles, il vole un vieil ermite très riche ; ce dernier se rebiffe et Ravachol le tue. Il sera par la suite soupçonné d’autres meurtres dans la région.

Arrêté par la police, il parvient néanmoins à lui échapper et se rend à Paris après avoir fait croire à son suicide. Révolté par le jugement qui frappe les anarchistes, Decamps et Dardare, il décide de les venger. Aidé par des compagnons, il vole de la dynamite sur un chantier et le 11 mars 1892, il fait sauter le domicile du juge Benoît. Le 27 mars, l’immeuble où habite le substitut Bulot est gravement endommagé par une explosion qui fait quelques blessés mais aucun mort. Dînant au Ravachol_Charles_Maurin.jpg-207x300restaurant Very, Ravachol se trahi par ses propos tenus au garçon Lhérot, qui le fera arrêter 3 jours plus tard. Jugé dès le 26 avril 1892, à Paris pour ses attentats, il est condamné au bagne à perpétuité. Il passe ensuite devant la Cour d’Assises de la Loire le 21 juin pour ses meurtres où il accueille sa condamnation à mort au cri de « Vive l’anarchie ». Ici à droite, une bois gravé de Maurin. Guillotiné, Ravachol devient un mythe de la révolte. « Messieurs, j’ai l’habitude, partout où je me trouve de faire de la propagande. Savez-vous ce que c’est que l’anarchie? »: Ravachol s’adressant à ses gardiens. Des chansons lui sont consacrées (La Ravachole, sur l’air de la Carmagnole). En vérité, un drôle de zig… Consacrons lui une petite place dans notre galerie de portraits.  

Et bien voilà, après cela vous pouvez participer à « questions pour un champion ». En attendant, portez vous bien et à bientôt peut-être.

April fool’s day…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la liberté de conscience et de la clé à molette réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 1er Avril 2019. Le 1er avril est le douzièm220px-Petit_garçon_de_6_ans_et_demi_'victime'_d'un_poisson_d'avrile jour de germinal dans notre calendrier républicain et, ce n’est pas le jour du poisson mais du Charme. Le mot charme est issu du nom latin du charme commun, carpĭnus. Ce mot viendrait des racines celtiques, car, désignant le bois et pen désignant la tête, car le bois de charme servait à fabriquer les jougs. Lorsque nos jeux remuants insupportaient mon aïeule, celle-ci se laissait aller à utiliser le breton et nous traitait de torr-penn (casse-tête).

Le 1er avril 1856, naissance de Charles MAURIN au Puy (Auvergne). Peintre graveur et anarchiste, il mérite une petite place dans notre galerie de portraits et d’auto-pocharles maurin Grtraits comme celui que l’on voit ici à gauche. En 1875, il obtient le Prix Crozatier qui lui permet de venir à Paris étudier aux Beaux-Arts puis à l’Académie Julian (où il enseignera ensuite). Il expose au « Salon des Artistes Français » et devient membre de la Société en 1883. Ami de Toulouse-Lautrec, ce dernier fera sa première exposition particulière avec lui en 1893. Il puise son inspiration des artistes japonais, révolutionne la technique de l’eau-forte, et réalise également des bois-gravés. Il collabore à « La Revue Blanche » dirigée par Fénéon et initie Félix Vallotton à la gravure et à l’anarchisme. Il meurt à Grasse, le 22 juillet 1914. C’est lui qui a réalisé le bois gravé de Ravachol que l’on Ravachol_Charles_Maurin.jpgvoit ici à droite, le torse nu, entre les montants de la guillotine. Maurin met parfois la perfection de son dessin au service de l’idée et cela explique qu’un tel artiste ait pu à la fois fréquenter les milieux anarchistes et exposer au Salon de la Rose+Croix en 1892. Sa virtuosité atteint un sommet dans le fameux triptyque de l’Aurore, exposé au salon de la Rose+Croix et dont on a souvent raillé la présence dans cette exposition. La fascination du peintre pour l’enfance, dont la pureté serait à ses yeux un antidote à la laideur sociale d’un monde qu’il réprouve, se trouve amplement illustrée ; on ne peut certes qu’être fillette-Maurincharmé par ces images gracieuses tant peintes que gravées, mais il faut aller au-delà de l’amabilité du sujet pour reconnaître en Maurin un artiste solide. La fillette à la poupée que l’on voit ici à gauche est visible au musée d’Orsay. Enfin, le tableau, pas la fillette, gros dégoutants ! Maurin fait partie de ces anarchistes qui étaient plus habiles au maniement du pinceau que de la bombinette et c’est fort heureux pour nous.

Voila pour cet april fool’s day, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Maximilien Luce, un artiste pointilleux…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la généalogie et des enfants de Marie réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 07 février 2019, date qui nous renvoie au 19è jour de pluviôse que nos amis républicains ont eu la bonne idée de dédier à la pulmonaire, alors… Attention les lécho-de-la-modebronches ! Ceux qui le souhaitent peuvent célébrer les Aodren (Audren). La légende en fait le fils du roi breton d’Armorique Salaun (Salomon) ce qui est peu probable car ce dernier régna quelques siècles plus tard. Aodren a malgré tout laissé son nom à la charmante petite cité de caractère Chatelaudren en Côtes-d’Armor (castel Aodren) bien connu pour avoir abrité pendant des décennies l’imprimerie du non moins fameux Petit Echo de la Mode très prisé dans les milieux populaires car à chaque numéro, ont pouvait y découper un patron. C’est pas de nos jours qu’une idée pareille jaillirait dans l’esprit ramolli des classes laborieuses.

Le 07 Février 1941, décès de Maximilien Jules LUCE à Paris. Peintre, graveur et militant anarchiste. Dès 1881, il fréquente les anarchistes parisiens. Lecteur de « La révolte », il devient l’ami de Jean Grave. En 1887, Pissaro, Seurat et Signac l’accueillent dans le groupe des néo-impressionnistes. Luce LUCEsigne alors de nombreux dessins pour les journaux tels que « Le père Peinard », « La Révolte », « L’endehors », « La Feuille » etc. Il est à noter qu’en 1879, le 07 novembre pour être exact, il est incorporé au 48e régiment d’infanterie de ligne à GUINGAMP, au titre du service militaire, mais il peut regagner Paris en mai 1881. A gauche, son portrait par Signac. En 1894, faisant suite aux attentats de Ravachol, Vaillant, etc., il est arrêté et jeté en prison. Désigné comme « Anarchiste dangereux » ses dessins sont jugés « inciter le peuple à la révolte » (Procès des 30). Sur la vie carcérale, Luce réalise une série des lithographies, accompagnées d’un texte de Jules Vallès. Libéré, il collabore à la revue « Les temps nouveaux ».

En 1934, il assure la présidence de la Société des artistes indépendants. La même année, il signait une pétition appelant à la lutte antifasciste. Il a laissé de nombreuses toiles ayant pour thème la Commune de Paris comme « la mort de Varlin », (à droite) Luce donnera plusieurs versions (sept versions répertoriées) de la mort d’Eugène Varlin sur laquelle il s’est790k3-L-execution-d-Eugene-Varlin-300x251 longuement documenté par le biais de témoignages d’anciens communards et de lectures historiques. Le choix de cette figure de la Commune n’est pas gratuit. Membre du conseil de la commune, de la commission des substances et directeur général des approvisionnements militaires, Eugène Varlin (1839-1871) tenta de s’opposer au massacre des otages de la rue Haxo, pendant la semaine sanglante. Il fut arrêté le 28 mai 1871 et aussitôt emmené sous les injures jusqu’à Montmartre avant d’être exécuté rue des Rosiers.

Voila pour ce jour, en attendant un autre billet, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La vérité si j’mens…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de l’anacoluthe et de l’endive braisée réunies, bonjour! Nous sommes déjà le Vendredi 11 janvier 2019, 22è jour de nivôse dédié au sel… Aujourd’hui donc, le calendrier des postes voudrait nous faire croire que c’est la St Paulin… En vérité, en Bretagne armoricaine, c’est la St Hernin.

Le 7 janvier sur le plateau de L’Info du vrai d’Yves Calvi sur Canal +, Michel Wieviorka commentait la mobilisation des Gilets jaunes et les violences survenues entre certains manifestants et les forces de l’ordre. Le sociologue a pointé du doigt, parmi ce mouvement, une présence de «l’extrême droite». Puis, reprenant la parole, il a eu cette phrase étrange : «J’ai vu dans plusieurs endroits de Paris des tags avec « A » entouré d’un cercle, qui est un symbole d’extrême droite.» Ma Doue beniged, l’inculture de ces experts de l’expertise est michel-wieviorkaabyssale et, pour tout dire navrante. Or donc, piqure de rappel sur l’origine d’un logo pas tout à fait comme les autres. Grâce à un petit livre très illustré paru il y a quelques temps, on connaît enfin l’origine de ce symbole, sceau de l’insoumission, de la rébellion, de l’anarchisme : le A cerclé, ou A dans l’O. A force de le voir graffité sur des murs à la craie, à la bombe (de peinture), sur des T-shirts et des drapeaux, on pensait qu’il était là depuis toujours. Certains pensaient que ce A dans l’O était des lettres d’évangile ou encore le A et l’O extraits du nom de Ravachol, le militant anarchiste. D’autres ont cru qu’il synthétisait, au XIXe siècle, l’idée de l’anarchie dans l’ordre prônée par Pierre-Joseph Proudhon. La plupart (espagnols…) ont semblé le voir, pendant la guerre d’Espagne, arboré quelque part dans la colonne Durruti.

En fait, ce signe est une création iconographique plus récente. Etudes et preuves à l’appui, certifiées par le Centre d’études libertaires Pinelli de Milan et le Centre international de recherches sur l’anarchisme de Lausanne, on sait désormais que le premier A cerclé remonterait à 1964. En avril précisément, il apparaît dans le Bulletin des Jeunes Libertaires comme projet de signe de ralliement proposé « à l’ensemble histoire véridiquedu mouvement anarchiste ». On connaît les noms des  concepteurs : Tomas Ibanez et René Darras. En 1968, il reste encore discret. Redessiné élégamment (A avec empattement, en négatif sur fond circulaire noir) en 1971 par le frère d’Amedeo Bertolo, Gianni, pour être le titre d’un officiel mensuel anarchiste, il retrouve sa place dans son camp, après avoir été utilisé par l’extrême droite, notamment en Italie. Pour Amedeo Bertolo, le « père adoptif » du A cerclé, à qui on demande si après 40 ans, le A dans l’O a bien vieilli, sa réponse est claire : « Il me semble encore très efficace, tant comme symbole de révolte anti-autoritaire que comme “ signature ” des multiples anarchismes contemporains.  (Sources:Article de Mesplé paru sur Rue 89. « A cerclé, histoire véridique d’un symbole » ed. Alternatives)

Voili, voila, confondre la croix celtique et le «A» cerclé est révélateur du niveau d’inculture de ceux qui causent dans le poste, inondent les plateaux de leur ignorance crasse et nous assomment à coup de clichés et d’idées préconçues. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un Gai-Luron…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

Amis du contrepet et du homard grillé réunis, bonjour ! Et bien voilà, nous sommes le Samedi 14 juillet 2018 et, inutile de vous préciser qu’à l’instar de Jacques Brel, j’ai horreur de tous les flonflons, de la Salutvalse musette et de l’accordéon. Je rêve d’une grande parade d’où l’on aurait remisé tous les blindés, les fusils et autres avions semeurs de mort. Ce serait un immense défilé peuplé de jeunes filles en fleur, de jardiniers joviaux, de poètes échevelés, de moissonneurs en bras de chemise, de papy gâteau et de lady gaga. Et tout ce beau monde entonnerait La Ravachole dans les dédales de Montmartre.

Tiens, c’est l’anniversaire de la naissance de GOTLIB. Il est né le 14 juillet 1934. Il est dans sa jeunesse grand amateur des œuvres de Walt Disney entre autres, œuvres qui vont l’inspirer par la suite. Il commence tôt à faire ses propres illustrations, ce qui lui vaut de se faire remarquer à l’école, ses dessins dans les marges de ses rédactions lui valant des points en plus de la part de ses bonne soeur Dprofesseurs. Ses parents étant juifs, la police vient chercher son père en 1942. Quelques mois plus tard, sa mère, prévenue de la rafle par un gendarme, réussit à le cacher lui et sa sœur. Il ne reverra jamais son père. Après la Seconde Guerre mondiale, à partir de 1947, il passe trois ans au château des Groux , sorte d’orphelinat, où il découvre ce qu’il appellera plus tard les « filles du sexe opposé », et notamment Klara, une jeune fille d’origine hongroise. Cette partie de la vie de Gotlib a fait l’objet d’une autobiographie de jeunesse intitulée J’existe, je me suis rencontré. dans les années 1960, il dessine dans Record les conférences du « Professeur Frédéric Rosbif », dont certaines idées seront reprises ensuite pour son personnage du Professeur Burp dans la Rubrique à brac. Il illustre également des livres de contes pour enfants, comme Titou fait le ménage.

Entré au journal Pilote, il y crée en 1965 la série les Dingodossiers. Goscinny, alors rédacteur en chef du journal, apprécie l’humour de Gotlib, proche du magazine de BD satirique américain Mad où Goscinny avait lui-même travaillé un temps. Puis ce sera la création des fameuse rubrique à brac. Plus tard, en 1972, un autre Bang Gcollaborateur de Pilote, ami de Gotlib, Nikita Mandryka, se voit refuser une histoire du Concombre masqué par Goscinny. Déçu, Mandryka propose alors à Gotlib de créer leur propre journal. Avec l’aide de Claire Bretécher, ils lancent ainsi en 1972 L’Echo des savanes, où le style et les histoires de Gotlib vont énormément changer par rapport aux années de Pilote. Le 1er avril 1975, il lance son propre journal, Fluide glacial, « magazine d’Umour et de Bandessinées » avec son ami d’enfance Jacques Diament. Dans son nouveau magazine, Gotlib lance des bandes dessinées diverses, qui ont chacune marqué le neuvième art. On peut citer parmi les plus célèbres Rhââ lovely, Pervers Pépère, Superdupont, Gai-Luron…

 

Allez voila pour ce 14 juillet. Ressortez vos vieux albums, moi ça me fait toujours autant rire. Portez vous bien et à demain peut-être.

La Ravachole…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’art lyrique et du gigot d’agneau réunis, bonjour ! Nous sommes (déjà) le Mercredi 11 juillet de l’an 2018, Vingt troisième jour de Messidor. Les républicains chargés du calendrier, dans leur immense sagesse et leur infinie ruralité, avait dédié ce jour au Haricot…

En règle générale, en particulier non plus d’ailleurs, je ne suis guère zélateur de ces agités du bocal qui sont porté sur la dynamite comme d’autres sur le Picon-bière. Mais celui-ci est emblématique de ce que fut l’anarchisme à une certaine époque. Le 11 juillet 1892, mort de François KOENIGSTEIN, dit RAVACHOL (du nom de sa mère), guillotiné à Montbrison. Anarchiste expropriateur et vengeur RavacholEtGendarmesdynamiteur. Il est né le 11 (14?) octobre 1859 à Saint Chamond (Loire). Son enfance est misérable et il est contraint de travailler dès l’âge de 8 ans. Il devient antireligieux à la lecture du « Juif errant », puis anarchiste par révolte contre l’injustice de la société. Refusant son sort, il décide de voler ce qui lui est nécessaire. Le 15 mai 1891, il pille une tombe, mais ne trouve pas les bijoux escomptées. Le 18 juin 1891, à Chambles, il vole un vieil ermite très riche ; ce dernier se rebiffe et Ravachol le tue. Il sera par la suite soupçonné d’autres meurtres dans la région.

https://youtu.be/Q_T9F7nSXgQ

Arrêté par la police, il parvient néanmoins à lui échapper et se rend à Paris après avoir fait croire à son suicide. Révolté par le jugement qui frappe les anarchistes, Decamps et Dardare, il décide de les venger. Aidé par des compagnons, il vole de la dynamite sur un chantier et le 11 mars 1892, il fait sauter le domicile du juge Benoît. Le 27 mars, l’immeuble où habite le substitut Bulot est gravement endommagé par une explosion qui fait quelques blessés mais aucun mort. Dînant au restaurant Very, Ravachol se trahi par ses propos tenus au garçon Lhérot, qui le fera arrêter 3 jours plus tard. Jugé dès le 26 avril ravachol1892, à Paris pour ses attentats, il est condamné au bagne à perpétuité. Il passe ensuite devant la Cour d’Assises de la Loire le 21 juin pour ses meurtres où il accueille sa condamnation à mort au cri de « Vive l’anarchie ». Ici à droite, une bois gravé de Maurin. Guillotiné, Ravachol devient un mythe de la révolte. « Messieurs, j’ai l’habitude, partout où je me trouve de faire de la propagande. Savez-vous ce que c’est que l’anarchie? »: Ravachol s’adressant à ses gardiens. Des chansons lui sont consacrées (La Ravachole, sur l’air de la Carmagnole). En vérité, un drôle de zig… Consacrons lui une petite place dans notre galerie de portraits.  

Et bien voilà, après cela vous pouvez participer à « questions pour un champion ». En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.