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Photo de l'artiste Gene VINCENT

Gene VINCENT


Créateur du fameux BE-BOP-A-LULA
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C’est à Hambourg…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la quadrature du cercle et du polygone de sustentation réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 29 Juin 2020, onzième jour de Messidor dédié à la coriandre. C’est une plante aromatique  employée pour de nombreuses préparations culinaires et qui a pour particularité PENTAX DIGITAL CAMERAde me révulser les papilles gustatives. Je déteste la coriandre, je hais la coriandre, je milite pour l’éradication de la coriandre… Bon d’accord, les goûts et les couleurs ne se prêtent pas à débat. Les vieux savoyards se souviennent encore de la recette d’une liqueur appelée Vespetrò: Elle tire son nom de trois verbes : vesser, péter, roter, soit les effets attendus lorsque l’on souhaite nettoyer un appareil digestif encombré. Prenez deux pintes d’eau de vie, ajoutez-y deux graines d’angélique, une once de coriandre, une pincée de fenouil. Rajoutez le jus de deux citrons avec le zeste, une livre de sucre. Faites infuser pendant quatre à cinq jours puis filtrez et mettez en bouteille… J’ai souvenance d’une pharmacie de Quintin(22) qui en proposait il n’y a pas si longtemps. Yec’hed mat !

Tiens, je m’aperçois que c’est aussi le jour anniversaire de la disparition d’une grande dame de la chanson: Germaine Montero. Germaine Heygel naît à Paris le 22 octobre 1909, d’un père alsacien et d’une mère normande. Elle passe les premières années de sa vie à Montrouge en banlieue parisienne. Après des études au lycée de Versailles et un Germaine-D-séjour en Grande-Bretagne, elle se rend en Espagne au début des années trente et suit des cours à l’université de Valladolid. À Madrid, où elle habite par la suite, elle rencontre le poète et dramaturge Federico Garcia Lorca. Il la fait débuter au théâtre en 1932-1933 dans l’interprétation des grands classiques espagnols. De retour à Paris après le coup d’État franquiste de 1936, elle prend le pseudonyme de Montero. En 1938, elle se révèle au public parisien dans la pièce Font- aux- Cabres de Lope de Vega. Elle joue ensuite dans Noces de sang de Garcia Lorca et dans Divines Paroles de Valle Inclan.

En 1939, elle débute en tant que chanteuse dans le cabaret d’Agnès Capri en y interprétant un florilège de chansons populaires espagnoles. Germaine Montero mènera toujours de front et avec un égal succès ses carrières de comédienne et de chanteuse. Au théâtre, elle joue Pirandello, Cocteau, Brecht (Mère Courage), Anouilh, Claudel, Montherlant… En 1947, elle participe à la création du festival d’Avignon aux côtés de Jean Vilar. Elle entre par la suite au TNP qu’il dirige. Au cinéma, elle tourne dans de nombreux films, dont Le soleil a toujours raison (1943, de Pierre Billon, adaptation et dialogues de Jacques Prévert), Lady Paname (1950, Henri Jeanson), Monsieur Ripois (1954, René Clément), Mélodie en sous-sol (1963, Henri Verneuil). En dehors Germaine -G-des chansons espagnoles qui firent son succès, Germaine Montero mit sa voix au service des grands auteurs français. Elle est l’interprète fétiche de Pierre Mac Orlan : Je peux vous raconter, Ça n’a pas d’importance, La Chanson de Margaret, La Fille de Londres (titre repris par Juliette Gréco et Catherine Sauvage). Comme Yves Montand, Patachou, Cora Vaucaire, Mouloudji et d’autres chanteurs de la Rive gauche, elle a interprété les chansons de Jacques Prévert et Joseph Kosma (Barbara, Les Enfants qui s’aiment, Les Feuilles mortes, En sortant de l’école, Et puis après – Je suis comme je suis). Elle a aussi chanté Léo Ferré (Paris Canaille, Le Piano du pauvre), Mouloudji et Georges Van Parys (Un jour tu verras) et Léon Xanrof. Son répertoire contient par ailleurs des chansons plus anciennes : La Semaine sanglante Jean-Baptiste Clément, 1871, Nini peau de chien (Aristide Bruant, 1904), Du gris (Benech et Dumont, 1920), La Butte rouge (Montéhus, 1922), La Java Bleue (Vincent Scotto et Geo Koger, 1938).

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le roi est nu…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la démondialisation et du Reinsdyrsteik réunis, bonjour ! Nous 220px-Vincent_Willem_van_Gogh_065sommes le Samedi 07 décembre 2019, 17è jour de frimaire dans le calendrier républicain, dédié au cyprès et, comme le disait van Gogh à son frangin: venir de si loin pour voir deux cyprès… En ces temps où la préoccupation majeure de nos gouvernants consiste à nous faire avaler l’amère pilule de la réforme des régimes de retraite, j’avais envie de souhaiter un bon anniversaire à Noam Chomsky (7 décembre 1928).Par ici, on va célébrer les Azenor qui n’était autre que la fille du roi de Brest au VIe siècle, épouse de Judael, accusée par la femme de son père d’adultère, Azenor, enceinte fut jetée à la mer dans un tonneau. Ma doue benniget !

 

Intellectuel américain, linguiste et socialiste libertaire (il s’identifie comme anarchiste depuis l’âge de 12 ou 13 ans). Il est membre de l’International Working People’s Association, comme l’a été son père, William Chomsky, ukrainien d’origine. C’est un militant et un activiste qui rattache son travail à la tradition de l’anarchisme et du socialisme libertaire, dont il est sans doute, à l’heure actuelle, le plus célèbre représentant. Son engagement public, depuis maintenant quarante cinq ans, a été remarquable de constance et de générosité et il s’est chomsky-D-toujours caractérisé par le souci de parler non pas aux intellectuels, aux puissants, ou à ceux qu’Adam Smith appelait déjà les « Maîtres », mais aux gens ordinaires. La «globalisation» de l’économie est un sujet qui occupe une place particulièrement prépondérante dans certains écrits de Chomsky. Dans les analyses qu’il consacre à ce phénomène, Chomsky montre en particulier que le développement moderne du capitalisme voit l’ensemble des systèmes politiques, économiques et idéologiques progressivement envahis et pris en charge par ce qu’il appelle «de vastes institutions de tyrannie privée» dont les entreprises, les corporations transnationales, les banques, les systèmes monétaires et financiers fournissent aujourd’hui les modèles les plus achevés et les plus inquiétants.

Il analyse également les raisons et les moyens employés pour imposer à noam-chomsky-G-la population mondiale un système économique et politique tyrannique échappant totalement à son contrôle: la propagande. « La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures » Lire La fabrication du consentement aux éditions Agone. mais aussi: Le Bouclier Américain (Serpent à Plumes, 2002) – Comprendre le pouvoir (Aden, 2005) – Instinct de liberté : anarchisme et socialisme (Agone, 2001) Idées cadeaux pour Noël! Une citation qui m’a inspiré le titre de ce billet: Le roi est nu mais il n’aime pas qu’on le lui dise.

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’ajonc sur le bout de la lande…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la parabole et du veau marengo réunis, bonjour! Nous sommes le Vendredi 06 décembre 2019, 16è jour de frimaire dédié à l’Ajonc, plante emblématique de notre chère Bretagne. A tel point que l’ajonc est venu prendre sa place au magasin des clichés d’une certaine poésie bretonne qu’Anatole Le Braz qualifiait de « poésie passe-partout », invariablement calquée sur le même poncif, et qui n’a de breton que le Ajoncnom. Ainsi écrivait-il avec un rien de moquerie: « Vous prenez quelques clochers à jours, quelques calvaires, un air de biniou, trois notes de bombarde; vous ajoutez un brin de genêt, un bouquet d’ajonc-d’or, du vent, de la brume, de la pluie, de la mer; vous mêlez le tout, vous agitez fortement… et vous avez la Bretagne.» Il existe d’ailleurs une espèce nommée l’ajonc Le Gall qui doit son nom d’espèce à Nicolas Joseph Marie Le Gall de Kerlinou qui avait le premier différencié cet ajonc de l’ajonc de Provence, mais qui n’avait pu faire paraître l’ouvrage où il décrivait la nouvelle espèce avant que Planchon ne le fasse lui même en 1849. C’était un juge et néanmoins botaniste breton qui fut député du Morbihan entre 1834 et 1837. Sa maman n’était autre que Magdelaine Vincente Millon de Saint Goustan, très connue dans son canton. (j’emprunte le tire à Daniel Giraudon, professeur de celtique à l’UBO (Université Bretagne Occidentale) qui à produit une recherche exemplaire à ce sujet)…

Le calendrier des postes nous invite à fêter les Nicolas. Avant l’heure, c’est pas l’heure ! Avant Noël, c’est pas Noël ! Quoique, il n’y a encore pas si longtemps, dans le Nord, en Lorraine, en Belgique, la Saint Nicolas c’était Noël. Les rues s’animaient et le bon saint s’y promenait St-Nicolasaccompagné de son terrible acolyte, le père Fouettard, le premier complimentant les uns et l’autre châtiant les pêcheurs. Je vous la fais courte: Un méchant boucher un peu psychopathe trucide trois personnes (quelquefois, trois enfants). Plus tard, passe St Nicolas qui les ressuscite. Et depuis, il distribue des bonbons aux petits enfants sages. Je ne sais pas pour vous mais pour ce qui me concerne, mon aïeule, qui faisait de la prévention comme d’autres font du tricot, m’a appris à me méfier des vieux messieurs qui offrent des bonbons aux petits nenfants. Aujourd’hui, les représentants des ligues bien-pensantes s’offusquent de la violence à la télévision, responsable de tous nos maux. Je me marre doucettement en constatant le cannibalisme, l’infanticide, et autres joyeusetés des contes de l’époque.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

SUMMERTIME…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis des saintes écritures et des romans de gare réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 10 avril 2019, 21è jour de Germinal dédié au Gainier. Rien à voir avec le « bon culottier » de la chanson mais un arbuste encore nommé « arbre de Judée », au motif, me dit-on, que Judas s’y serait pendu. Si tous ceux qui trahissent l’imitaient, les promenades au bois de Keroual ressembleraient vite à la ballade des pendus chère à ce vieux Villon.

Tiens, c’est le jour anniversaire (10 Avril 2007) de la disparition de Dakota Staton, chanteuse de jazz dak+ftaméricaine. Elle fut une des interprètes du célèbre Summertime. Georges Gershwin a créé Summertime en 1935 pour son opéra en trois actes Porgy and Bess (qui sera, plus tard, le nom d’un album d’Ella Fitzgerald et de Louis Armstrong). Les paroles seront écrites par DuBose Heyward et Ira Gershwin. 9 mois (1936) après l’ouverture de l’opéra Pergy and Bess, Billie Holiday sort cette chanson, un des grands standards de sa discographie.

Depuis, d’innombrables versions ont été éditées: Sarah Vaughan,Nina Simone, Diana Krall, Big mama Thornton, Billie-Holiday-PNGJanis Joplin et Nina Hagen pour les chanteuses; et pour les musiciens, Bechet, Charlie Parker, Chet Baker, Miles Davis et même Gene Vincent et John Coltrane sans oublier Duke Ellington him self. Ajouter Stan Getz, Count Basie et paul Mac Cartney et vous aurez une petite (toute petite) idée de l’universalité de ce morceau…

Voila pour le passage à l’heure d’été. En breton on a Toutouig la la va mabig une berceuse que nous chantait mon aïeule quand bien même elle n’avait pas le talent de Billie. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’ajonc sur le bout de la lande…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la parabole et du veau marengo réunis, bonjour! Nous sommes le Jeudi 06 décembre 2018, 16è jour de frimaire dédié à l’Ajonc, plante emblématique de notre chère Bretagne. A tel point que l’ajonc est venu prendre sa place au magasin des clichés d’une certaine poésie bretonne qu’Anatole Le Braz qualifiait de poésie passe-partout, invariablement calquée sur le même poncif, et qui n’a de breton que le nom. Ainsi écrivait-il avec un rien de moquerie: « Vous prenez quelques clochers Ajoncà jours, quelques calvaires, un air de biniou, trois notes de bombarde; vous ajoutez un brin de genêt, un bouquet d’ajonc-d’or, du vent, de la brume, de la pluie, de la mer; vous mêlez le tout, vous agitez fortement… et vous avez la Bretagne.» Il existe d’ailleurs une espèce nommée l’ajonc Le Gall qui doit son nom d’espèce à Nicolas Joseph Marie Le Gall de Kerlinou qui avait le premier différencié cet ajonc de l’ajonc de Provence, mais qui n’avait pu faire paraître l’ouvrage où il décrivait la nouvelle espèce avant que Planchon ne le fasse lui même en 1849. C’était un juge et néanmoins botaniste breton qui fut député du Morbihan entre 1834 et 1837. Sa maman n’était autre que Magdelaine Vincente Millon de Saint Goustan, très connue dans son canton. (j’emprunte le tire à Daniel Giraudon, professeur de celtique à l’UBO (Université Bretagne Occidentale) qui à produit une recherche exemplaire à ce sujet)…

Le calendrier des postes nous invite à fêter les Nicolas. Avant l’heure, c’est pas l’heure ! Avant Noël, c’est pas Noël ! Quoique, il n’y a encore pas si longtemps, dans le Nord, en Lorraine, en Belgique, la Saint Nicolas c’était Noël. Les rues s’animaient et le bon saint s’y promenait accompagné de son terrible acolyte, le père Fouettard, le premier complimentant les uns et l’autre châtiant les pêcheurs.

Ils étaient trois petits enfants
Qui s’en allaient glaner aux champsst_nick_and_butcher-277x300
Tant sont allés, tant sont venus
Que vers le soir se sont perdus.
S’en sont allés chez le boucher :
Boucher, voudrais-tu nous loger ?
Entrez, entrez, petits enfants,
Y’a de la place assurément.
Ils n’étaient pas sitot entrés
Que le boucher les a tués,
Les a coupés en p’tits morceaux
Mis au saloir comme pourceaux

Je vous la fais courte: Un méchant boucher un peu psychopathe trucidSt-Nicolase trois personnes (quelquefois, trois enfants). Plus tard, passe St Nicolas qui les ressuscite. Et depuis, il distribue des bonbons aux petits enfants sages. Je ne sais pas pour vous mais pour ce qui me concerne, mon aïeule, qui faisait de la prévention comme d’autres font du tricot, m’a appris à me méfier des vieux messieurs qui offrent des bonbons aux petits nenfants. Aujourd’hui, les représentants des ligues bien-pensantes s’offusquent de la violence à la télévision, responsable de tous nos maux. Je me marre doucettement en constatant le cannibalisme, l’infanticide, et autres joyeusetés des contes de l’époque.

 

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Enterre mon coeur à Wounded Knee…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’allégorie et de la soupe à l’oseille réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 09 juin 2018, 21è jour de prairial, habituellement dédié au barbeau. C’est le jour anniversaire de la mort de COCHISE, grand chef indien qui résista à la colonisation blanche. Il fut, de 1861 à 1872, dans le sud-est de l’Arizona, le plus célèbre chef de guerre de sa tribu (les Chiricahuas) et unifia la nation apache avec Geronimo.

Il fut le chef du groupe Chokonen de la tribu Apache Chiricahua et ne fut pas, dès le début, hostile aux blancs. Il commença à se battre contre eux en 1861 à cause d’une gaffe commise par le cochiselieutenant George Bascom de l’armée américaine. Cette année-là, Cochise et quelques-uns des siens se rendent chez les soldats pour se disculper d’un enlèvement d’enfant dont on les accuse. (Plus tard, on apprit qu’une autre bande d’indiens l’avait capturé). Ils sont alors traité en prisonniers. Cochise s’échappe mais le lieutenant fit pendre les indiens qui l’avaient accompagné. Dès lors, Cochise rejoint Mangas Coloradas pour combattre les blancs. Vers la fin de 1861, les soldats quittèrent la région de Chiricahua, pour partir à la guerre dans l’Est. Bascom mourut plus tard au cours d’une bataille, fauché par une boule de canon. Pendant dix ans Cochise effectuera des raids contre les ranches isolés, les mines, les diligences et les soldats américains, qui le feront entrer dans la légende de la résistance indienne. En 1865, la guerre de Sécession mangasétant terminée, de nouvelles forces militaires sont envoyées dans l’Ouest pour en finir avec la guérilla apache. La troupe de Cochise, très mobile, se réfugiant dans les collines entre deux raids parvient à tenir l’armée en échec jusqu’en 1871. Après sa reddition, Cochise est sommé de conduire sa tribu dans une réserve du Nouveau Mexique. Il refuse et prend à nouveau le maquis. Au matin du 30 avril 1871(en France débute la Commune de Paris), 150 mercenaires anglais, mexicains et indiens Papago attaquèrent un camp indien endormi, où ils massacrèrent une centaine d’innocents, des femmes et des enfants pour la plupart.à gauche Mangas Colaradas.

Les survivants furent placés en esclavage. Le président américain, Ulysse S. Grant, fut indigné par cet épisode, et envoya une commission de paix en Arizona, conduite par le général Oliver Howard et Vincent Coyler. Howard arrangea également une rencontre avec Cochise à l’automne, grâce à l’intervention de Thomas Jeffords. Cochise était amer, mais réalisait qu’il menait un combat perdu d’avance. Après onze jours de négociation, le général jeffordsaccorda à Cochise une réserve sur les terres Chiricahua, avec Jeffords en tant qu’agent. En contrepartie, Cochise tint parole, son peuple vécut paisiblement jusqu’à sa mort en 1874.à droite, Thomas Jeffords. A partir de cette date, le gouvernement brisa le traité signé par Cochise et déplaça sa tribu de leurs montagnes vertes vers le désert aride de l’Arizona. Le plus jeune fils de Cochise, Naiche, et Geronimo s’enfuirent avec la tribu et se cachèrent dans les montagnes de Chiricahua. Ils réussirent à rester libres pendant dix ans, ne se rendant finalement qu’en 1886. Si vous êtes intéressé par la culture amérindienne, n’hésitez pas à lire ou à relire « enterre mon cœur à Wounded Knee » de Dee Brown chez Albin Michel. En 2007 Yves Simonneau en a fait une adaptation pour le cinéma.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Les morts sont tous des braves types…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de la tectonique des blagues et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous voici le Jeudi 07 Décembre 2017, 17è jour de Frimaire dédié au cyprès; et comme disait mon aïeule au cours d’un de ses périples: ma doué benniged, venir de si loin pour voir deux cyprès… Inutile de vous dire combien l’actualité est marquée par la disparition de 220px-Vincent_Willem_van_Gogh_065deux monuments dont un immortel, d’Ormesson et Johnny… Décidément, la semaine est placée sous le signe de la nécro et, les chaînes d’info n’y vont pas avec le dos de la cuiller, c’étaient les plus grands, les plus beaux, les plus talentueux, les plus plus. Et l’on ressort de la naphtaline, Pivot pour l’un, Dick Rivers pour l’autre pour nous rappeler si besoin était, combien ces deux là font partie du patrimoine du seizième arrondissement, que dis-je, du patrimoine français, international, universel, inter-galactique. Oui, mon vieux Georges, tu as mille fois raison: les morts sont tous des braves types…

Bon, c’est pas tout, le thermomètre dégringole, il faut allumer le feu. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Lundi mardi tralala…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis du panthéon nordique et des chaussettes à clous réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 15 novembre 2017, 25è jour de Brumaire dédié au faisan.

Je suis tellement en retard que l’on pourrait se méprendre et penser qui je suis en avance sur les tâches du lendemain car, à l’heure où j’enregistre ce billet nous sommes Mardi soir et donc, le lendemain c’est Mercredi, moment où vous lirez (merci à vous) cette petite fantaisie qui m’a été inspirée par les jours du calendrier républicain. Aujourd’hui donc, c’est Mardi et le Mardi pour les ultra-manchots c’est Tuesday à cause de TIW, équivalent germanique du dieu romain Mars. Tout comme Sunday pour les sujets de la très gracieuse c’est le jour du Soleil, mais alors, chuchotez vous: Monday c’est le jour de la Lune qui, soit dit en passant, ce soir se montre sous ses plus beaux atours. Le Mercredi pour nous Italian_-_Bracelet_-_Walters_41269correspond à Mercure et en breton on dit Merc’her, au pays de Galles Dydd Mercher et les anglais, qui tiennent toujours à se singulariser, Wednesday en référence à Woden (du proto germanique Wotan ou si vous préférez Odin) et ainsi de suite Thursday, signifiant le jour de Thor; alors que pour nous latins, Thor est l’équivalent de Jupiter alors on dit Jeudi. Pour le Vendredi on ne s’est pas cassé la tête et on a choisi Vénus, alors que les britanniques ont opté pour Friday en référence à Frigga déesse de la beauté et de l’amour et Saturday pour Saturne, même si quelquefois, saturne pas rond… Les bretons vont utiliser le même système: Disul-Dilun-Dimeurzh-Dimercher Diriaou-Digwener-Disadorn et continuer à danser le Rond de St Vincent comme nous le montrent les Tri Yann du temps de leur jeunesse (même Jean-Yves ne va pas les reconnaître).

Allez, merci encore de passer par ici de temps en temps, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Place aux jeunes…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis du patrimoine national et du veau Marengo réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 25 février 2017. Ce 7è jour de ventôse est celui de alaternel’alaterne. Vous connaissez la chanson, les aristocrates à l’alaterne… Non, je plaisante, il s’agit d’une plante communément appelée le prunier noir qui produit des baies rouges puis noires et que l’on rencontre communément dans les garrigues. Autant vous dire qu’il n’y en a pas beaucoup par ici…

Pendant ce temps, il souffle un vent de fraîcheur chez Vincent Bolloré, qui semble en passe de recaser toutes les vieilles gloires de la télévision pour lancer sa nouvelle chaîne d’info en continu, CNews, qui remplacera bientôt iTélé. A temps les avoir subi, ont a l’impression qu’ils sont plus vieux que la télévision elle-même. Jean-Pierre Elkabbach, 79 ans, et 15827588-elkabbach-ppda-arhab-les-vieilles-gloires-de-la-tele-recasees-sur-itelePatrick Poivre d’Arvor, viennent d’intégrer la grille des programmes de la petite nouvelle du groupe Canal+, CNews. Enfin, “petite nouvelle”, pas tout à fait : la chaîne remplacera en fait iTélé, en perte de vitesse depuis plusieurs mois. Enfin, pas tout à fait non plus : c’est plutôt un ersatz de la célèbre chaîne d’information en continu, touchée par une grève sans précédent à la fin de l’année 2016, qui arrivera à l’antenne à compter du 27 février.

CNews avait été maintes fois promise par Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi et actionnaire majoritaire du groupe Canal+. Seulement voilà : en octobre-novembre 2016, pendant trente-et-un jours, les salariés d’I-Télé ont dit stop. Stop à l’arrivée à bogdanov-1206f7-0@1xl’antenne de Jean-Marc Morandini, mis en examen cet automne pour corruption de mineur aggravée, mais aussi au projet éditorial flou et à la déontologie controversée portés par la nouvelle direction de la chaîne, proche de Bolloré. Un combat pour l’indépendance qui s’est soldé par le départ d’environ quatre-vingt-dix journalistes (sur cent vingt) – en réaction, certains ont lancé Explicite, un média indépendant diffusé sur les réseaux sociaux. Allez, encore un effort et on va voir débarquer Dorothée et les frères Bogdanov (on me dit que les discussions sont engagées).

Ma doué beniged ! Où c’est-y qu’on va ? Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Gymnopédies…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la libre pensée et du clafoutis aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 1er juillet 2016 c’est à dire le 13 de Messidor, jour habituellement consacré à la giroflée et non pas au clou de girofle comme voudrait nous le faire croire quelques arracheurs de dent.

Et l’homme du jour est Alfred-Erik Leslie-Satie, né à Honfleur le 17 mai 1866 — mort à Paris, le 1er juillet 1925. Il passe son enfance à Honfleur. Après le décès de sa mère, il est élevé par ses grands-parents et prend des cours d’orgue avec un oncle. En 1879-1886, il rejoint son père, courtier maritime, à Paris, sa mère était écossaise. Il entre au Satie 02conservatoire de Paris et suit les cours de Decombes, Taudou, Mathias, peut-être de Lavignac. En 1886, il compose Ogives, pour le piano. À partir de 1887, il adopte la vie Montmartroise. Les Trois Gymnopédies datent de 1888, les Trois Gnossiennes de 1890. De 1891 à 1895, il connaît une période assez énigmatique d’adhésion au mouvement de la Rose-Croix de Josephin Péladan (voir mon billet du 28 mars 2010) qui porte le titre de « Sâr ». Ce qui fit dire à Pierre DAC : «le sâr dine à l’huile !» En 1891, il compose les Trois Préludes du Fils des étoiles « wagnerie kaldéenne » sur un texte de Péladan. On fera de cette œuvre une source d’inspiration de Pelléas de Debussy. A gauche, son portrait par Suzanne Valadon, qui fut sa compagne et qui donna naissance au futur Utrillo… Voici une « invitation à danser » sur des images du vieux Paris.

En 1892-1893, il compose les Sonneries de la Rose-Croix et les Danses gothiques et en 1895, la Messe des Pauvres pour chœur et orgue. Il s’engage comme pianiste dans des cabarets de Montmartre, puis Satie droites’installe à Arcueil vers 1898. En1905 il entre à la Schola Cantorum, et suit des études de composition et de contrepoint avec Vincent d’Indy, Roussel et Sérieyx. Vers 1910, il se rapproche de novateurs comme Diaghilev, Picasso, Cocteau. Il compose Socrate, certainement son chef-d’œuvre en 1918. En 1924, Relâche « ballet instantanéiste », sur un argument de Francis Picabia, avec un intermède cinématographique de René Clair ( Entracte), une chorégraphie de Jean Borlin, avec les Ballets suédois de Rolph de Maré. La même année on donne Mercure, dans des décors de Picasso et avec une chorégraphie de Massine. Alphonse Allais, lui, le nomme « Esotérik Satie ». Faut-il rappeler qu’il fut membre du collège de pataphysique.

Satie fait figure de proue de l’Avant-garde et deux groupes se recommandent de son autorité. Le Groupe des Six et l’ École d’Arcueil. Engagé dans la vie sociale, il collecte des fonds et organise des goûters pour les enfants déshérités. Il écrits plusieurs articles pour le journal l’Humanité, mais estime que ses camarades Bolchéviks ne valent pas mieux que les bourgeois. Lui qui était entouré de tant d’amis, il fréquenta aussi bien Picasso que Picabia, Debussy et man Ray, André Breton et Duchamp, vivait dans une extrème précarité. lorsque, à sa santiago_rusic3b1ol_-_portrait_erik_satie_jouant_lharmoniummort, ses amis pénétrèrent dans son studio d’Arcueil, auquel Satie refusait l’accès à quiconque, ils y trouvèrent deux pianos complètement désaccordés et attachés ensemble, remplis de correspondances non ouvertes (auxquelles il avait toutefois en partie répondu) et derrière lesquels ont été retrouvées un certain nombre de partitions jusqu’alors inédites, comme celle de Geneviève de Brabant qu’il pensait avoir perdue.(A gauche un portrait signé Santiago Rusiñol) Dans un placard, une collection de parapluies et de faux-cols. Et dans l’armoire, des costumes de velours gris identiques au sempiternel costume que Satie portait toujours : il les avait fait faire d’avance et en prenait un nouveau lorsque le précédent commençait à être trop usé. L’état du studio révélait la pauvreté dans laquelle avait vécu Satie : ne pouvant vivre de ses talents de musicien, il ne se plaignait toutefois pas ou très peu. Quant à demander une aide financière à ses proches, c’était chose encore plus rare et plus difficile pour lui.

Allez, débutons ce mois de juillet en musique, portez vous bien et à demain peut-être.