Résultat de recherche pour “Emile POUGET”

Page 1 de 2

Photo de l'artiste Emile POUGET

Emile POUGET


Fondateur de l'almanach du Père Peinard
Voir la page wikipédia de l'artiste Emile POUGET


Le père peinard, ça devrait être obligatoire…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la démondialisation et de la saucisse de Molène réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 12 octobre 2020, chanvre21è jour de Vendémiaire dédié au chanvre, Cannabis Sativa, comme disait mon aïeule qui connaissait toutes les plantes par leur nom savant. Tiens, à propos de mot, saviez vous que le mot Canebière, cher aux marseillais, vient du mot chenevière qui désignait un champ de chanvre. Faut pas s’étonner que le professeur Raoult confonde coloquinte et chloroquine. Étonnant, non !

Quelques mots à propos d’Emile Pouget.

Il était né en 1860 et s’investit très tôt dans le mouvement ouvrier. Marqué à jamais par le procès des Communards, il crée dès ses jeunes années son premier journal, Le lycéen
républicain. En 1883, alors qu’il mène un cortège vers le boulevard St Germain, il est arrêté alors qu’il tente de soustraire Louise Michel aux policiers.  Il sera condamné à huit ans de prison pour « pillage à main armée » et  père peinardincarcéré à Melun. En 1889 il édite le fameux périodique « Le père peinard » ancêtre de nos journaux satiriques. Emile Pouget prône l’action directe et surtout la grève générale. Après l’assassinat de Sadi Carnot et la répression qui s’abat sur les anarchistes, il émigre en Angleterre jusqu’en 1895 date de l’amnistie. On lui doit un célèbre slogan « à mauvaise paye, mauvais travail » il paraphrase ainsi les ouvriers terrassiers américains de Bedford qui, apprenant la prochaine réduction de leur salaire, rognèrent leurs pelles de deux pouces et demi au cri de « à petite paie, petite pelle ».

Le père peinard,  à la fois mélange d’argot, de néologismes et d’expressions savoureuses de son cru, va faire des bourgeois, patrons, curés, militaires et autres profiteurs, ses cibles favorites. Aujourd’hui, c’est sûr, Emile Pouget aurait un blog et l’on dirait: le père peinard ça devrait être obligatoire…. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Giroflé, girofla…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la littérature libertaire et du canard à l’orange réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 21 février 2020, troisième jour de Ventôse, dédié au violier, c’est une espèce de giroflée. Cela me rappelle une comptine que nous imposait mon aïeule lors des sorties nature le jeudi après-midi: Giroflé, girofla, on dit qu’elle egiroflést malade. Giroflé, girofla, on dit qu’elle en mourra. Giroflé, girofla… Je crois que c’est sur un air de polka et c’est inspirée de la ronde enfantine traditionnelle du même nom dont j’ai retrouvé trace dans un très ancien numéro de Lecture pour tous. Les paroles en sont beaucoup plus « gnan-gnan » et animaient un jeu d’extérieur pour jeunes filles en fleur. Les paroles modernes sont de Rosa Holt, poétesse allemande anti-nazie, réfugiée en France, et ont été publiées en 1935. La musique est d’un certain Henri Goublier fils, inspirée de la  ronde enfantine du même nom, et créée en 1937 au Caveau de la République. La chanson est bien connue par l’interprétation qu’en a faite Yves Montand, dans les années 50.

https://youtu.be/lWT2iXyABm0

Le Père Peinard…

C’est un 21  Février en 1894 que parait le dernier numéro de la première série du Père Peinard, journal crée par Emile Pouget. Voici un extrait d’un article paru quelques années plus tard dans une seconde série. Ce petit texte qui veut nous expliquer ce qu’est le sabotage nous dévoile aussi avec verve et talent la façon dont on s’exprimait dans le monde ouvrier industriel de la fin du 19ème siècle. Le mot sabotage vient donc de sabot: Celui là même que l’on jetait dans une machine pour la mettre en panne.

« Le sabottage est une riche binaise qui, d’ici peu, fera rire jaune les capitalos. L’idée du sabottage ne restera pas à l’état de rêve bleu : on usera du truc ! Et les exploiteurs comprendront enfin que le métier de patron commence à ne plus être peinardtout rose. Ceci dit, pour les bons bougres qui ne sauraient pas encore de quoi il retourne, que j’explique ce qu’est le sabottage. Le sabottage, c’est le tirage à cul conscient, c’est le ratage d’un boulot, c’est le grain de sable roublardement fourré dans l’engrenage minutieux pour que la machine toussote, c’est le coulage systématique du patron… Tout ça pratiqué en douce, sans faire de magnes, ni d’épates. A supposer, par exemple, un grand bagne dont le patron, tout par un coup, a une lubie accapareuse, soit qu’il ait une nouvelle maîtresse à entretenir, soit qu’il guigne l’achat d’un château… ou autre fantaisie qui nécessite de sa part une augmentation de bénéfices. Donc, voilà le sabottage chouettement défini : à mauvaise paye, mauvais travail! » Avis à Arcelor, PSA, Good year, Petroplus Virgin et consorts. C’est pas ragaillardisant ça ?

 

Bon, c’est pas pour me vanter mais, mercredi soir, on a eu notre tremblement de terre. L’épicentre était dans la rade de Brest à dix kilomètres de profondeur, juste en dessous de la base des sous-marins nucléaires; je dis ça, je dis rien! Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Sabottache…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la conscience universelle et des nouilles au beurre réunies, bonjour ! Et bien voilà, ça y est, nous sommes le Mardi 25 septembre 2018 ! Et alors ? Heu, rien. Ah si, c’est le 4è jour de vendémiaire dédié à la colchiques-dans-les-pres-pixabay-910x600colchique. Jolie plante, quoique aussi toxique qu’un prêt bancaire. Elle doit son nom à Colchide où habitait la magicienne Médée. Vous vous souvenez de la fameuse chanson Colchique dans les prés… Elle a été créée par une cheftaine scoute francine Cockenpot et reprise par Francis Cabrel, étonnant non ? Mais c’est aussi un merveilleux poème d’Apollinaire qui commence comme ceci:
Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s’empoisonnent…

En ces temps d’interrogations face aux projets de réforme des retraites et de l’assurance chômage, les éditions Agone ont eu la bonne idée de publier un livre qui devrait vous aider à supporter les longues soirées emilepouget[1]automnales.Voici un extrait d’un article de Emile POUGET paru dans « l’almanach du père peinard » en 1898. Ce petit texte qui veut nous expliquer ce qu’est le sabotage nous dévoile aussi avec verve et talent la façon dont on s’exprimait dans le monde ouvrier industriel de la fin du 19ème siècle. Le mot sabotage vient donc de sabot: Celui là même que l’on jetait dans une machine pour la mettre en panne. « Le SABOTTAGE est une riche binaise qui, d’ici peu, fera rire jaune les capitalos. L’idée du SABOTTAGE ne restera pas à l’état de almanachrêve bleu : on usera du truc ! Et les exploiteurs comprendront enfin que le métier de patron commence à ne plus être tout rose. Ceci dit, pour les bons bougres qui ne sauraient pas encore de quoi il retourne, que j’explique ce qu’est le sabottage. Le sabottage, c’est le tirage à cul p-re-peinard-2-4099669-300x200conscient, c’est le ratage d’un boulot, c’est le grain de sable roublardement fourré dans l’engrenage minutieux pour que la machine toussote, c’est le coulage systématique du patron…

Tout ça pratiqué en douce, sans faire de magnes, ni d’épates. A supposer, par exemple, un grand bagne dont le patron, tout par un coup, a une lubie accapareuse,  soit qu’il ait une nouvelle maîtresse à entretenir, soit qu’il guigne l’achat d’un château… ou autre fantaisie qui nécessite de sa part une augmentation de bénéfices. Donc, voilà le sabottage chouettement défini : à mauvaise paye, mauvais travail! » Avis à Arcelor, PSA, Good year, Petroplus Virgin et consorts. C’est pas ragaillardisant ça ?

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A la cloche de bois…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

,

Amis de la solidarité internationale et du Picon bière réunis, bonjour ! Et nous voici en décembre, kerzu e brezhoneg, tout doucettementle cenobite face à son clavier on se rapproche de l’hiver. Plus précisément, nous sommes le Vendredi 01 décembre 2017, onzième jour de frimaire dédié à la cire.  Pour ma part, c’est jour anniversaire, neuf ans déjà que j’ai quitté le navire de la vie « active » et que j’ai mis sac à terre en cet ermitage de Keramoal, accueilli en grande pompe par tous les lapins du canton. Après m’en être longuement entretenu avec moi même, la conclusion est tombée: Aucun regret. Selon certains calendriers, c’est la St Eloi et, comme le disait qui vous savez: A la saint Eloi, le cénobite reste coi. Enfin, pas longtemps non plus; faut pas exagérer… Comme vous le voyez sur cette  illustration, il faut fournir un papier chaque jour que fait le bon diable.

Qui se souvient de Joseph Jean-Marie TORTELIER ?

Cet ouvrier menuisier né en Ille et Vilaine (Bain-de-Bretagne – 1853 Joseph_Jean-Marie_Tortelier- il a longtemps travaillé à Rennes) est mort le 1er décembre 1925. Anarchiste, révolutionnaire, il était surtout un militant farouche de la grève générale. Arrêté comme Emile POUGET et Louise MICHEL, il fait trois mois de prison. Il anime la ligue des anti-propriétaires dont l’action consistait surtout à venir en aide aux ouvriers qui ne pouvaient plus payer leur loyer en les aidant à déménager « à la cloche de bois ». Cela ne vous rappelle pas la crise des « subprimes » ça ? Voici un petit texte anonyme de l’époque; je sais pas pour vous, mais moi, ça me mets en joie.

« Aux ventrus déclarant la guerre,
nous avons pour enn’mis: patrons, curés, soldats;
mais c’est contr’ le propriétaire
que nous livrons gaiement nos plus joyeux combats.
C’est nous qu’on voit, à l’approche du terme,
à l’appel des copains, accourir d’un pied ferme… ».

En 1901, il figurait sur une liste de « disparus-recherchés pour être mis sous surveillance spéciale » le décrivant : « 1m66, cheveux et sourcils châtains foncés, moustache assez forte, teint brun, maigre…souvent coiffé d’un béret bleu ou d’un chapeau de paille  ». Le Libertaire du 11 décembre 1925 annonçait sa mort ; il fut enterré le 4 décembre à Eaubonne en Seine-et-Oise où il s’était retiré ; au nom des vieux militants, L. Guérineau prononça quelques mots d’adieu.

Allez, portez vous aussi bien que possible et, à bientôt peut-être.

Les jambes à son coup et la tête dans les mains…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la tradition et du corned beef réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 21 juillet 2015 et, si on continue à cette allure là, vous allez voir qu’on va se retrouver en août sans y prendre garde. C’est le 3è jour de thermidor dédié au melon. En Bretagne, il est dédié à sainte Triffin : Trifina (ou Trivina) ce Vallée_des_Saints_18-300x225nom apparaît comme la forme féminine de Trivin, il pourrait dériver d’un terme apparenté au gallois triw, « vrai, exact,  fidèle ». Fille de Waroc, comte de Vannes au 6e siècle, elle épouse le tyran Conomor, comte du Poher et régent de la Domnonée. Ayant appris qu’elle attendait un enfant, il la décapite. Mais, on ne décapite pas une sainte comme on décapsule une Kronenbourg et, Ressuscitée par Gweltas (St Gildas de Rhuys), les jambes à son cou et la tête dans les mains, elle se réfugie à la cour de son père et  s’en ira fonder un monastère à Vannes où elle se retire. Elle a bien entendu sa statue dans la vallée des saints à Carnoët.

Le 21 juillet 1931 voit la disparition d’Emile Pouget, créateur du Père peinard. Voici un extrait d’un article de Emile POUGET paru dans « l’almanach du père peinard » en 1898. Ce petit texte qui veut nous expliquer ce qu’est le sabotage nous dévoile aussi avec verve et talent la façon dont on s’exprimait dans le monde ouvrier industriel de la fin du 19ème siècle. Le mot sabotage vient donc de sabot: Celui là même que l’on jetait dans une machine pour la mettre en panne. « Le SABOTTAGE est une riche binaise qui, d’ici peu, fera rire jaune les capitalos. L’idée du SABOTTAGE ne restera pas à l’état de almanachrêve bleu : on usera du truc ! Et les exploiteurs comprendront enfin que le métier de patron commence à ne plus être tout rose. Ceci dit, pour les bons bougres qui ne sauraient pas encore de quoi il retourne, que j’explique ce qu’est le sabottage. Le sabottage, c’est le tirage à cul conscient, c’est le ratage d’un boulot, c’est le grain de sable roublardement fourré dans l’engrenage minutieux pour que la machine toussote, c’est le coulage systématique du patron… Tout ça pratiqué en douce, sans faire de magnes, ni d’épates. A supposer, par exemple, un grand bagne dont le patron, tout par un coup, a une lubie accapareuse,  soit qu’il ait une nouvelle maîtresse à entretenir, soit qu’il guigne l’achat d’un château… ou autre fantaisie qui nécessite de sa part une augmentation de bénéfices. Donc, voilà le sabottage chouettement défini : à mauvaise paye, mauvais travail! » Avis à Arcelor, PSA, Good year, Petroplus Virgin et consorts. C’est pas ragaillardisant ça ?

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Le père Peinard…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la littérature libertaire et du canard à l’orange réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 21 février 2015, troisième jour de Ventôse, dédié au violier, c’est une espèce de giroflée. Cela me rappelle une comptine que nous imposait mon aïeule giroflé, giroflalors des sorties nature le jeudi après-midi: Giroflé, girofla, on dit qu’elle est malade. Giroflé, girofla, on dit qu’elle en mourra. Giroflé, girofla… Si vous connaissez la suite. Je crois que c’est sur un air de polka. Les paroles modernes sont de Rosa Holt, poétesse allemande anti-nazie, réfugiée en France, et ont été publiées en 1935 dans un recueil posthume de l’auteur. La musique est d’un certain Henri Goublier fils, inspirée de la  ronde enfantine du même nom, et créée en 1937 au Caveau de la République.  La chanson est bien connue par l’interprétation qu’en a faite Yves Montand, dans les années 50.

 

Tout à fait autre chose.
« Les cénobites tranquilles a eu une sacrée veine; un peu partout, dans les cambrousses, comme dans les grandes villes, il s’est trouvé des bons bougres à qui il a tapé dans l’œil. Et les gars lui ont donné un bath coup d’épaule ! C’est pas le tout, en effet, de pisser des tartines à tire-larigot. Faut encore que ces tartines soient lues, mille bombes ! C’est à ça que se père peinardsont attelés les fistons. Et pourquoi donc se sont-ils tant grouillés ? Parce que les cénobites tranquilles n’a pas froid aux châsses, mille marmites ! Parce qu’il gueule toutes les vérités qu’il sait; même celles qui sont pas bonnes à dire ! Y en a qui vont jusqu’à affirmer qu’il a le caractère si mal bâti, que c’est surtout celles-là qu’il dégoise.

Et puis, parce qu’il y a autre chose, nom de dieu ! Si les cénobites tranquilles gueule dur et ferme, c’est pas par ambition Pougetpersonnelle: la politique… ouh là là, faut pas lui en parler !
Oui, voilà la grande binaise. Si les bons bougres gobent les cénobites tranquilles, c’est parce que les cénobites tranquilles est un bon bougre kif-kif à eux: il est resté prolo, tout en pissant des tartines, – et y a pas de pet qu’il fasse sa poire comme un daim. Et, sacré tonnerre, il ne flanchera pas ! Il continuera son petit bonhomme de chemin, cognant dur sur les exploiteurs, braillant ferme après tout les fumistes, criant à la chien-lit derrière les députés et les sénateurs. Et ça, en attendant le grabuge final, où on foutra en capilotade toute cette racaille. » Le Père Peinard; Almanach du Père Peinard, 1894.

Emile Pouget ne me tiendra pas rigueur de la supercherie, j’ai remplacé le nom de son journal le père peinard par celui d’un blog qui vous est cher. C’est un 21 février en 1894 que paraît le dernier numéro de son journal (il y en a eu d’autres par la suite édités depuis l’Angleterre notamment). Celui-ci, dans un style bien particulier, à la fois mélange d’argot, de néologismes et d’expressions savoureuses de son cru, va faire des bourgeois, patrons, curés, militaires et autres profiteurs, ses cibles favorites. Aujourd’hui, c’est sûr, Emile Pouget aurait un blog dans lequel on aurait pu lire ce billet.

Ça c’était des blogueurs, milles marmites ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

« G »rève générale…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la solidarité internationale et du Picon bière réunis, bonjour ! Et nous voici en décembre, kerzu e brezhoneg, tout doucettement on se rapproche de l’hiver. Plus précisément, nous sommes le lundi 01 décembre 2014, onzième jour de méditationfrimaire dédié à la cire.  Pour ma part, c’est jour anniversaire, cinq ans déjà que j’ai quitté le navire de la vie « active » et que j’ai mis sac à terre en cet ermitage de Keramoal, accueilli en grande pompe par tous les lapins du canton. Après m’en être longuement entretenu avec moi même, la conclusion est tombée: Aucun regret. Selon certains calendriers, c’est la St Eloi et, comme le disait qui vous savez: A la saint Eloi, le cénobite reste coi. Enfin, pas longtemps non plus; faut pas exagérer…

Qui se souvient de Joseph Jean-Marie TORTELIER ?
Cet ouvrier menuisier né en Ille et Vilaine (Bain-de-Bretagne – 1853), il a longtemps travaillé à Rennes, est mort le 1er tortelier_jdécembre 1925. Anarchiste, révolutionnaire, il était surtout un militant farouche de la grève générale. Arrèté comme Emile POUGET et Louise MICHEL, il fait trois mois de prison. Il anime la ligue des anti-propriétaires dont l’action consistait surtout à venir en aide aux ouvriers qui ne pouvaient plus payer leur loyer en les aidant à déménager « à la cloche de bois ».Ça vous rappelle pas la crise des « subprimes » ça ? Voici un petit texte anonyme de l’époque; je sais pas pour vous, mais moi, ça me mets en joie.
« Aux ventrus déclarant la guerre,
nous avons pour enn’mis: patrons, curés, soldats;
mais c’est contr’ le propriétaire
que nous livrons gaiement nos plus joyeux combats.
C’est nous qu’on voit, à l’approche du terme,
à l’appel des copains, accourir d’un pied ferme ».

En 1901, il figurait sur une liste de « disparus-recherchés pour être mis sous surveillance spéciale » le décrivant : « 1m66, greve-generalecheveux et sourcils châtains foncés, moustache assez forte, teint brun, maigre…souvent coiffé d’un béret bleu ou d’un chapeau de paille  ». Le Libertaire du 11 décembre 1925 annonçait sa mort ; il fut enterré le 4 décembre à Eaubonne en Seine-et-Oise où il s’était retiré ; au nom des vieux militants, L. Guérineau prononça quelques mots d’adieu.

Allez, portez vous aussi bien que possible et, à demain peut-être.

Un père peinard, des cénobites tranquilles…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, LECTURE

Amis de la démondialisation et de la saucisse de Molène réunies, bonjour ! Nous sommes le samedi 12 octobre 2013, 21è jour de vendémiaire dédié au chanvre, Cannabis Sativa, comme dirait le petit Nicolas quichanvre connait toutes les plantes par leur nom savant. Savez vous que le mot de Canebière, cher aux marseillais, vient du mot chenevière qui désignait un champ de chanvre.  Etonnant, non ! Ainsi que je vous l’ai dis, le blogue est en chantier et je suis ce samedi du côté de Rennes auprès de l’assistance technique. Comme d’habitude dans ces cas là, je puise dans la collection de mes anciens billets. relisons Le père peinard, formidable journal d’Emile Pouget, et fêtons ensemble le 150 000è visiteur de ce modeste blog auquel vous voulez bien accorder un peu de votre temps.

« …Autre chose, les cénobites tranquilles a eu une sacrée veine : un peu partout, dans les cambrousses, comme dans les grandes villes, il s’est trouvé des bons bougres à qui il a tapé dans l’œil. Et les gars lui ont Pougetdonné un bath coup d’épaule ! C’est pas le tout, en effet, de pisser des tartines à tire-larigot. Faut encore que ces tartines soient lues, mille bombes ! C’est à ça que se sont attelés les fistons. Et pourquoi donc se sont-ils tant grouillés ? Parce que les cénobites tranquilles n’a pas froid aux châsses, mille marmites ! Parce qu’il gueule toutes les vérités qu’il sait; même celles qui sont pas bonnes à dire ! Y en a qui vont jusqu’à affirmer qu’il a le caractère si mal bâti, que c’est surtout celles-là qu’il dégoise. Et puis, parce qu’il y a autre chose, nom de dieu ! Si les cénobites tranquilles gueule dur et ferme, c’est pas par ambition personnelle: la politique… ouh là là, faut pas lui en parler !

Oui, voilà la grande binaise. Si les bons bougres gobent les cénobites tranquilles , c’est parce que les cénobites tranquilles est un bon bougrepère peinard kif-kif à eux: il est resté prolo, tout en pissant des tartines, – et y a pas de pet qu’il fasse sa poire comme un daim. Et, sacré tonnerre, il ne flanchera pas ! Il continuera son petit bonhomme de chemin, cognant dur sur les exploiteurs, braillant ferme après tous les fumistes, criant à la chienlit derrière les députés et les sénateurs. Et ça, en attendant le grabuge final, où on foutra en capilotade toute cette racaille.» Texte extrait de :Le Père Peinard; Almanach du Père Peinard, 1894.

Emile Pouget (ici à gauche plongé dans la lecture de La voix du peuple) Emilene me tiendra pas rigueur de la supercherie, j’ai remplacé le nom de son journal le père peinard par celui d’un blog qui vous est cher. Le journal de Pouget, dans un style bien particulier, à la fois mélange d’argot, de néologismes et d’expressions savoureuses de son cru, va faire des bourgeois, patrons, curés, militaires et autres profiteurs, ses cibles favorites. Aujourd’hui, c’est sûr, Le père peinard serait un blog, leftblog assurément, dans lequel on pourrait lire les coups de gueule de son auteur contre l’engeance qui nous gouverne.

Ça c’était des blogueurs, milles marmites !

Allez, le bonjour vous va, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LE PERE PEINARD…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la littérature libertaire et du canard à l’orange réunis, bonjour !

Nous sommes le jeudi 21 février 2013, troisième jour de Ventôse, dédié au violier, c’est 62009187_pune espèce de giroflée. Cela me rappelle une comptine que nous imposait mon aïeule lors des sorties nature le jeudi après-midi: Giroflée, girofla, on dit qu’elle est malade. Giroflée, girofla, on dit qu’elle en mourra. Giroflée, girofla... Si vous connaissez la suite. Je crois que c’est sur un air de polka.

Tout à fait autre chose…

« Le cénobite tranquille a eu une sacrée veine : un peu partout, dans les cambrousses, comme dans les grandes villes, il s’est trouvé des bons bougres à qui il a tapé dans l’œil (103 000 visiteurs). Et les gars lui ont donné un bath coup d’épaule !

C’est pas le tout, en effet, de pisser des tartines à tire-larigot. Faut encore que ces 62009231_ptartines soient lues, mille bombes ! C’est à ça que se sont attelés les fistons. Et pourquoi donc se sont-ils tant grouillés ? Parce que le cénobite tranquille n’a pas froid aux châsses, mille marmites ! Parce qu’il gueule toutes les vérités qu’il sait; même celles qui sont pas bonnes à dire ! Y en a qui vont jusqu’à affirmer qu’il a le caractère si mal bâti, que c’est surtout celles-là qu’il dégoise. Et puis, parce qu’il y a autre chose, nom de dieu ! Si le cénobite tranquille gueule dur et ferme, c’est pas par ambition personnelle: la politique… ouh là là, faut pas lui en parler !

 

Oui, voilà la grande binaise. Si les bons bougres gobent le cénobite tranquille, c’est parce que le cénobite tranquille est un bon bougre kif-kif à eux: il est resté prolo, tout en pissant des tartines, et y a pas de pet qu’il fasse sa poire comme un daim.

Et, sacré tonnerre, il ne flanchera pas ! Il continuera son petit bonhomme de chemin,62009269_p cognant dur sur les exploiteurs, braillant ferme après tous les fumistes, criant à la chienlit derrière les députés et les sénateurs.

Et ça, en attendant le grabuge final, où on foutra en capilotade toute cette racaille. »                 Le Père Peinard; Almanach du Père Peinard, 1894.

Emile Pouget ne me tiendra pas rigueur de la supercherie, j’ai carrément copié un de ses articles et j’ai honteusement remplacé le nom de son journal le père peinard par celui d’un blog qui vous est cher.

C‘est un 21 février en 1894 que paraît le dernier numéro de son journal (il y en a eu d’autres par la suite édités depuis l’Angleterre notamment). Celui-ci, dans un style bien particulier, à la fois mélange d’argot, de néologismes et d’expressions savoureuses de son cru, va faire des bourgeois, patrons, curés, militaires et autres profiteurs, ses cibles favorites.

Aujourd’hui, c’est sûr, Emile Pouget aurait un blog, mille marmites ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Ach ! Sabottache…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME

Amis de la transmutation et de la froment-beurre réunies, bonjour !

Nous sommes le 10 février, 22è jour de pluviôse que nos amis républicains dans leur230px-Daphne_gnidium2 calendrier avaient dédié à la Thymèle. Jolie plante qui donne une très belle floraison par grappes.

Elle aime les sols sablonneux. Les jardins de Keramoal en abritent une qui malheureusement est en train de disparaître sous la pression de ses voisins envahissants, les bambous. Dans certaines régions, elle porte le nom de Daphné-Garou ou Saint-bois…

 

 

Tout à fait autre chose.

Voici un extrait d’un article de Emile POUGET paru dans « l’almanach du père peinard » en 1898. Ce petit texte qui veut nous expliquer ce qu’est le sabotage nous dévoile aussi avec verve et talent la façon dont on s’exprimait dans le monde ouvrier industriel de la fin du 19ème siècle. Le mot sabotage vient donc de sabot: Celui là même que l’on jetait dans une machine pour la mettre en panne.

« Le SABOTTAGE est une riche binaise qui, d’ici peu, fera rire jaune les capitalos. L’idée du SABOTTAGE ne restera pas à l’état de rêve bleu : on usera du truc ! Et les exploiteurs comprendront enfin que le métier de patron commence à ne plus être tout 49562085_prose. Ceci dit, pour les bons bougres qui ne sauraient pas encore de quoi il retourne, que j’explique ce qu’est le sabottage. Le sabottage, c’est le tirage à cul conscient, c’est le ratage d’un boulot, c’est le grain de sable roublardement fourré dans l’engrenage minutieux pour que la machine toussote, c’est le coulage systématique du patron… Tout ça pratiqué en douce, sans faire de magnes, ni d’épates. .A supposer, par exemple, un grand bagne dont le patron, tout par un coup, a une lubie accapareuse, — soit qu’il ait une nouvelle maîtresse à entretenir, soit qu’il guigne l’achat d’un château… ou autre fantaisie qui nécessite de sa part une augmentation de bénéfices. Donc, voilà le sabottage chouettement défini : à mauvaise paye, mauvais travail! » Avis à Arcelor, PSA, Good year, Petroplus Virgin et consorts. C’est pas ragaillardisant ça ?

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.