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Billie Holiday


Sans doute la plus grande des chanteuses de jazz
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Toute la musique que j’aime…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la relativité et du p’tit gris de Bourgogne réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 15 avril 2021, 26è jour de Germinal dédié au lilas SANT-PATERN-3-NB-200x300et jour de la Saint Patern. Patern austère en ce qui me concerne car, on sait peu de choses du personnage si ce n’est qu’il fut (sans doute) le premier évêque de Vannes et qu’il fait partie des sept saints fondateurs de Bretagne. C’est grâce à l’auteur de la Vita Paterni, que de nombreux points d’ombres s’éclaircissent. Patern ou Padern, fils de Petran et  Guean, est un gallo-romain qui aurait immigré de Grande-Bretagne, plus exactement du Pays de Galles, au cours de la seconde vague de l’émigration bretonne en Armorique. Inutile de préciser qu’il trône en bonne place dans la vallée des saints à Carnoët.

Si vous aimez le blues, vous ne pouvez pas ne pas aimer Bessie SMITH. Bessie Smith est née le 15 avril 1894 à Chattanooga dans le Tennessee, elle est morte en 1937, elle fut surnommée « l’impératrice du blues ». Bessie-SmithÉlevée par une famille d’une pauvreté extrême, elle commença très tôt à gagner sa vie en chantant dans les rues de Chattanooga avec son frère Andrew. Devenue une jeune femme, elle rejoint le spectacle ambulant de William et Gertrude Rainey, connus sous le nom de « Ma and Pa ». Le soir du 26 septembre 1937, Bessie Smith est tuée dans un accident d’automobile en traversant Clarksdale dans le Mississippi avec son ami Richard Morgan (oncle du musicien de jazz Lionel Hampton). Bessie Smith a eu une influence musicale importante sur des chanteuses comme Billie Holiday, Sarah Vaughan, Dinah Washington, Nina Simone, Janis Joplin et Norah Jones. Sa voix puissante et son style de chant sont une contribution importante à l’histoire de la musique populaire.

Hé oui, toute la musique que j’aime, elle vient de là, elle vient du Blues… Allez, déconfinez gaiement et à bientôt peut-être.

Comment peux t-on se nommer Artie Shaw…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la protohistoire et du bœuf bourguignon réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 30 Décembre 2020, qui correspond au 10e jour du mois de nivôse, dans le calendrier républicain, officiellement dénommé jour du fléau. Ce qui n’a rien à voir avec ce qui suit..

Comment peut-on se nommer: ARTIE SHAW ?

Je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à St-Pol-de-Léon, avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn… Point commun avec Woody Allen,artie-D- autre clarinettiste de talent. Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le pseudonyme d’Artie Shaw. En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à la campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit: « Begin the beguine » de Cole Porter.

https://youtu.be/cCYGyg1H56s

En 1938 il accompagne Billie Holiday , ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents . Sa popularité atteint alors son apogée et il  devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant Artie_ShawArtie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico. En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la Marine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz. A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis. A écouter sans modération.

Allez, l’année bientôt finira sa carrière, en attendant la prochaine, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Lester Young: The Prez…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la chapelle Sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 27 Août 2020, c’était généralement le 10e jour du mois de fructidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l’échelle.

Je profite de ce jour anniversaire, pour dire quelques mots d’un musicien que j’apprécie particulièrement; il s’agit de Lester Young. C’est à Woodville (Mississippi), petite ville au fin fond du Sud des États-Unis, que Lester Willis Young est né le 27 août 1909. Le jeune garçon grandit à la Nouvelle-Orléans, puis à Minneapolis où sa famille a déménagé. Il Lester-Young-45-degrees-300x224réalise plusieurs tournées avec l’orchestre familial, auquel participe également son jeune frère Lee (batteur). Les premières années du parcours en solitaire de Lester Young sont marqués par des participations à un grand nombre d’ensembles musicaux et il se fait rapidement remarquer par son style d’interprétation atypique, jouant du saxophone de manière détendue, en adoptant souvent des attitudes nonchalantes, et en tenant son instrument de travers, presque à l’horizontale. Suivant la tradition de la « royauté du jazz », qui veut que les musiciens vedettes se voient attribuer des sobriquets prestigieux (« King », « Duke », « Queen », etc.), il reçoit le surnom de « Prez », diminutif de « Président », qui semble lui avoir été attribué, par Billie Holiday.

Lester Young réalise avec Count Basie une série d’enregistrements de grand renom, notamment les légendaires Kansas City SessionsKONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA, jouant tant du saxophone que de la clarinette. A la fin des années 1930, il se partage entre l’orchestre de Count Basie, l’accompagnement de Billie Holiday et d’autres ensembles. Mais, à partir du début des années 1950, Lester Young entre dans une spirale mortifère, tenaillé par des problèmes aussi bien physiques que psychologiques. Si ses interprétations s’en ressentent parfois, il n’en demeure pas moins un pilier de Jazz at the Philarmonic, dont il suit les tournées américaines et européennes, et son style de swing traditionnel continue d’influencer grandement les nouvelles générations de jazzmen. En 1955, il est hospitalisé pour dépression nerveuse durant un an. Mais ses habitudes mortifères reprennent bientôt le dessus, une consommation abusive d’alcool s’ajoutant à une alimentation de plus en plus insuffisante.

Au début de 1959, il réalise une tournée européenne, qui s’achève à Paris par une prestation au Blue Note, avec Kenny Clarke: durant son Billie & Lesterséjour sur le vieux continent, il boit sans discontinuer et ne mange  quasiment rien. Après un ultime enregistrement dans la capitale française, Lester Young reprend l’avion pour les États-Unis et atterrit à New York le 15 mars 1959. Quelques heures après son retour, il succombe à un arrêt cardiaque. Sa mort et celle, quelques mois plus tard, de sa complice Billie Holiday, viennent alimenter la légende tragique du Jazz et de ses musiciens consumés par les feux de la rampe. Sources: les travaux de Nikita Malliarakis et les textes d’Alain Gerber.

Voila pour cette rentrée, à écouter sans modération aucune. Éteignez la télé et laissez vous emporter par le saxo de Lester Young et la voix inoubliable de Lady Day… Portez vous bien et à bientôt peut-être.

De Charlotte à Billie…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du développement durable et des sauveteurs en mer réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 17 juillet 2020, 29è jour de Messidor dédié au Blé. C’est aussi la fête aux Charlotte ce qui m’aurait autorisé à poster une vidéo de la plaisir-des-dieuxcélèbre chanson qui fit les beaux jours de la série de chansons paillardes le plaisir des dieux en 33t. Il en existe une vingtaine de galettes depuis le curé de Camaret jusqu’à La femme du vidangeur. Ces disques furent enregistrés par des internes des hôpitaux de Paris. Sur le pourtour central du disque est inscrit : Collection privée et hors commerce éditée par souscription pour l’usage exclusif du corps médical. Ici  je veux parler de « La p’tite Charlotte » dont voici le premier couplet. Éloignez les enfants.
Dans son boudoir la petite Charlotte
chaude du con
faute d’avoir un vit
se masturbait avec une carotte
et jouissait sur le bord de son lit…    

Mais bon, j’entends déjà les commentaires des pisse-vinaigres, des peine-à-jouir, des tue l’amour et les admonestations des ligues de vertu. J’ai donc opté pour Billie plutôt que pour Charlotte. En effet, le 17 juillet 1959 c’est la disparition de Billie Holiday, la plus grande d’entre les grandes dames du jazz. Plutôt que de longs discours, écoutons la.

Sublime, non ! Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être si la Covid nous prête vie.

C’est le jour du fléau…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, PORTRAIT

Amis de la figure de style et du chou braisé réunis, bonjour ! Nous somme le Lundi 30 Décembre 2019. L’année déjà a fini sa carrière…Vous connaissez la suite. Le 3O décembre est le dixième jour O.L.-Barentonde Nivôse dans notre désormais célèbre calendrier républicain, et, Fabre d’Eglantine avait choisi de dédier ce jour au fléau. Le notre ne devrait pas tarder à nous présenter ses vœux alors, faites comme moi, boycottez, éteignez la télé, allez boire un coup en méditant cette maxime extraite du livre de Auguste Detoeuf: « le capital c’est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent » (Auguste Detœuf – qui se fit connaître par son recueil d’aphorismes :P ropos de O.L. Barenton, confiseur. Éd. du Tambourinaire, 1962. .

Comment peut-on s’appeler Artie Shaw ?

Je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à Saint-Pol-de-Léon, avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn; point commun avec Woody Allen, autre clarinettiste de talent. Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le Artie-D-pseudonyme d’Artie Shaw.En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à la campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit: « Begin the beguine » de Cole Porter. En 1938 il accompagne Billie Holiday, ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents. Sa popularité atteint alors son apogée et il devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant Artie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico.

En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un shaw_AJS2007orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la Marine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz. A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis.

Voilà pour ce début de semaine qui ressemble à une fin d’année. En attendant une suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la solitude enchantée et du foie gras poêlé réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 31 Octobre 2019, c’était généralement le 10e jour du mois de brumaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé la-poulejour de la charrue qu’il convient de ne pas mettre avant les bœufs. Vous venez d’apprendre qu’il vous faudra travailler deux années supplémentaires pour accéder à une misérable retraite, votre taxe d’habitation a augmenté de 15%, le joint de culasse donne des signes de lassitude et la lombalgie qui vous plie en deux n’a pas l’air de vouloir s’arranger. Prenez un verre de scotch et glissez sur la platine un vieux 33t de Illinois Jacquet, du sax, du vrai.

Ce saxophoniste ténor était né un 31 octobre en 1922 en Louisiane. A moitié Sioux et moitié Créole, il a joué dans les orchestres de Lionel Hampton, Cab Calloway et Count Basie avant de créer son propre big band. C’est en Californie qu’il sera remarqué par Nat King Cole et très vite illinoisil deviendra célèbre autant pour son style propre, le screeching que pour son fameux chapeau en croûte de porc. Il a été le premier musicien de jazz à être artiste résident à l’université de Harvard. Il a joué le Blues avec le président Bill Clinton sur la pelouse de la Maison Blanche au bal inaugural de Clinton en 1993. Il apparaît dans le court-métrage Jammin’ the blues avec Billie Holiday et Lester Young. Il remplace Lester Young dans l’orchestre de Count Basie en 1946. La légende dit qu’il insistait pour que son nom soit prononcé « à la française », Jacques. Il est mort d’une crise cardiaque chez lui à New-York en juillet 2004. Je vous recommande Swing’s the thing de 1957 qui a été réédité en CD.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le Monde comme il va…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du « beau parler» et de la figue de barbarie réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 30 octobre 2019, neuvième jour de Brumaire qui était dédié à l’alisier dans notre calendrier républicain. C’est bien connu, tous les cochons vous le diront, en Bretagne, l’alisier se métro-300x167ramasse à la tonne !!! C’est aussi la fête à Bienvenue qui était une dominicaine de Cividale dans le Frioul en Italie et donc qui n’a rien à voir avec notre Bienvenüe à nous qu’on à en Bretagne. Fulgence, né à Uzel (22) en 1852, réussit à 18 ans son entrée à Polytechnique et devint ingénieur des Ponts et Chaussées. Il entrera au service de la ville de Paris et mettra en œuvre le chantier du métropolitain. Son nom est désormais accouplé à celui de la station Montparnasse, mais pas pour souhaiter (bien des voyageurs le croient) à nos gens de l’Ouest qui descendent du train… « La bienvenue à Paris ».

A part cela, dans le monde on continue à s’entretuer allègrement, SP20180819_ExtremeDroite-1200le réchauffement s’accélère, le brexit s’enlise, le Chili s’excite, Trump a ajouté un barbu à sa collection, Barcelone n’est plus ce qu’elle était, en Thuringe (allemagne) la résistible ascension de l’AFD (extrême droite) se  confirme, en Argentine, c’est le retour des Péronistes, en Ombrie, c’est la droite de Salvini qui triomphe. La Californie est en feu, le Groenland est en train de fondre, Greta s’en mord les couettes et on voudrait que j’ai le moral.
Heureusement il y a la trompette de Miles, le talent de Duke, le génie du « Bird » , le tempo de Cab’Calloway, la maestria de Bill Evans, les fulgurances de Dizzy Gillespie, les envolées du Big Fats, le spleen de Billie Holiday, pour nous rassurer sur les capacités de l’humanité à produire autre chose que du Régent et du Gaucho, des pesticides, des insecticides, des herbicides, des fongicides, des féminicides…Mais à quand un prix Nobel pour celui qui inventera la connerieticide ? En attendant, la zénitude étant la force principale désarmée…(Je ne suis pas mécontent de celle-là) je vais reprendre le train-train (malgré les grèves) du retraité pépère et retrouver une activité normale comme disaient les guignols de l’info. Portez vous bien et, à bientôt Peut-être.         

Le son du Prez…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la chapelle Sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 27 Août 2019, c’était généralement le 10e jour du mois de fructidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l’échelle.

Je profite de ce jour anniversaire, pour dire quelques mots d’un musicien que j’apprécie particulièrement; il s’agit de Lester Young. C’est à Woodville (Mississipi), petite ville au fin fond du Sud des Etats-Unis, que Lester Willis Young est né le 27 août 1909. Le jeune garçon grandit à la Nouvelle-Orléans, puis à Minneapolis où sa famille a déménagé. Il réalise plusieurs tournées avec l’orchestre familial, auquel participe billie-lester -D-également son jeune frère Lee (batteur). Les premières années du parcours en solitaire de Lester Young sont marqués par des participations à un grand nombre d’ensembles musicaux et il se fait rapidement remarquer par son style d’interprétation atypique, jouant du saxophone de manière détendue, en adoptant souvent des attitudes nonchalantes, et en tenant son instrument de travers, presque à l’horizontale. Suivant la tradition de la « royauté du jazz », qui veut que les musiciens vedettes se voient attribuer des sobriquets prestigieux (« King », « Duke », « Queen », etc.), il reçoit le surnom de « Prez », diminutif de « Président », qui semble lui avoir été attribué, par Billie Holiday.

Lester Young réalise avec Count Basie une série d’enregistrements de grand renom, notamment les légendaires Kansas City Sessions, jouant tant du saxophone que de la clarinette. A la fin des années 1930, il se partage entre l’orchestre de Count Basie, l’accompagnement de Billie Holiday et d’autres ensembles. Mais, à paLester-Young-45-degreesrtir du début des années 1950, Lester Young entre dans une spirale mortifère, tenaillé par des problèmes aussi bien physiques que psychologiques. Si ses interprétations s’en ressentent parfois, il n’en demeure pas moins un pilier de Jazz at the Philarmonic, dont il suit les tournées américaines et européennes, et son style de swing traditionnel continue d’influencer grandement les nouvelles générations de jazzmen. En 1955, il est hospitalisé pour dépression nerveuse durant un an. Mais ses habitudes mortifères reprennent bientôt le dessus, une consommation abusive d’alcool s’ajoutant à une alimentation de plus en plus insuffisante.

Au début de 1959, il réalise une tournée européenne, qui s’achève à KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERAParis par une prestation au Blue Note, avec Kenny Clarke: durant son séjour sur le vieux continent, il boit sans discontinuer et ne mange  quasiment rien. Après un ultime enregistrement dans la capitale française, Lester Young reprend l’avion pour les Etats-Unis et atterrit à New York le 15 mars 1959. Quelques heures après son retour, il succombe à un arrêt cardiaque. Sa mort et celle, quelques mois plus tard, de sa complice Billie Holiday, viennent alimenter la légende tragique du Jazz et de ses musiciens consumés par les feux de la rampe.
Sources: les travaux de Nikita Malliarakis et les textes d’Alain Gerber.

Voila pour cette rentrée, à écouter sans modération aucune. Eteignez la télé et laissez vous emporter par le saxo de Lester Young et la voix inoubliable de Lady Day… Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Etrange fruit…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du développement durable et des sauveteurs en mer réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 17 juillet 2019, 29è jour de Messidor dédié au Blé.
 

Le 17 juillet 1959 c’est la disparition de Billie Holiday, la plus grande d’entre les grandes dames du jazz. Elle était née à Baltimore en 1915. Enfance très difficile, viol à l’age de dix ans, couvent du bon pasteur… Jeune fille elle découvre Harlem, sa vie est faite d’hommes et de lester-billieviolences. Elle découvre aussi les boites clandestines où l’alcool coule à flots et où le jazz résonne du soir au matin. La petite Eléanora adopte le pseudo de Billie et connait ses premiers succès dans les clubs de Harlem où elle chante pour quelques sous. Elle se lie d’amitié avec Lester Young qui la surnomme Lady Day. Elle accompagne également Duke Ellington qui la fait tourner dans son court métrage Symphony in black. Elle devient dès lors une des vedettes du jazz new-yorkais et la voici qui chante bientôt dans le grand orchestre de Count Basie. Mais ses tournées sont souvent écourtées notamment dans le sud où elle ne peut chanter ni même réserver une chambre ou entrer dans un restaurant avec les musiciens.

C‘est en 1939 qu’elle va interpréter Strange fruit, métaphore du lynchage des noirs. Mais c’est aussi l’époque de l’alcool et de la drogue et de ses liaisons féminines. Son nouveau compagnon Jimmy Monroe l’entraine vers la cocaïne, l’opium; il faut dire que c’est un escroc qui se retrouve rapidement en prison. Puis, malgré ses succès, c’est la dérive totale, dépression, drogue, alcool et retour vers la case prison. En 1951, c’est Louis MCKAY qui va contribuer à relancer sa carrière. Il faudra attendre 1954 pour qu’elle réalise un vieux rêve, une tournée en Europe. En strange-fruits1955, Billie retrouve Carnegie Hall où elle participe au grand concert en hommage à Charlie Parker. Le 30 mai 1959 elle est admise à l’hôpital où elle décèdera le 17 juillet victime de sa cirrhose et d’une insuffisance rénale. Billie Holiday s’est produite seulement deux fois en France et uniquement à Paris. En 54 et en 58. A l’issue de son passage au Mars Club, voici ce que disait Françoise Sagan: « C’était elle et ce n’était pas elle, elle avait maigri, elle avait vieilli, sur ses bras se rapprochaient les traces de piqures…Elle sautait un couplet, se tenait au piano comme à un bastingage… » et la Sagan elle s’y connaissait en matière de came. Aujourd’hui encore, dès les premières notes d’une de ses chansons, vous êtes saisis par cette voix à nulle autre pareille et qui vous serre la gorge comme un mauvais whisky. Mais bon, c’est pas non plus « la danse du canard » ou « le petit bonhomme en mousse ». Il faudrait des pages et des pages pour narrer la vie de cette artiste et ce blogue n’a pas une telle prétention.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Artie Shaw fait son show…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la musicothérapie et du biniou bras réunis, bonjour ! C’est à n’y pas croire, nous sommes le Jeudi 23 mai 2019, quatrième jour de Angélique-2prairial dédié à l’angélique (pas la marquise, la fleur). On l’appelle aussi l’herbe aux anges car elle avait la réputation d’être efficace contre les maléfices et autres envoûtements. La légende voudrait en effet que l’ange Raphaël révéla les bienfaits de l’angélique à un moine français au 17ème siècle, anecdote correspondant à sa traduction du grec : « aggelikos » « ange ou messager ». Elle est encore cultivée dans certains endroits notamment du côté de Niort pour en faire des fruits confits, on en retrouve souvent dans les cakes. Attention de ne pas la confondre avec une proche parente, la cigüe…

Comment peut-on se nommer: ARTIE SHAW ?

Je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à St-Pol-de-léon, avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn… Point commun avec Woody Allen, Artie_Shaw Gautre clarinettiste de talent. Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le pseudonyme d’Artie Shaw. En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à la campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit: « Begin the beguine » de Cole Porter.

En 1938 il accompagne Billie Holiday , ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents. Sa popularité atteint alors son apogée et il  devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant artie-droite-300x212Artie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico. En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la Marine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz. A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis. A écouter sans modération.

Allez, merci de votre fidélité, portez vous bien et à bientôt peut-être.