Résultat de recherche pour “Benny GOODMAN”

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In the mood…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la transversalité et de l’ARN messager réunis, bonjour ! Nous voici donc en mars de l’an 2021, le Lundi 1er, pour ne rien vous cacher et c’est le jour qui correspond au 11 de ventôse dédié au Narcisse,  Ici à droite, il s’agit de la narcisse dites des Glénans. Autant dire que c’est la fête de tous les blogueurs. Un autre calendrier, celui de la narcisse-des-glénans.jpePataphysique nous précise que le 01 Mars 2021vulgaire est en réalité le Samedi 7 Pédale 148 St Gavroche, forain. Celui de la poste nous invite à fêter les Aubin et en Bretagne armoricaine, Albin. Un saint homme qui, nous dit la chronique, participa au Concile d’Angers en 540, où il servit d’interprète à Tugdual auprès du roi Childebert car il était bilingue (Breton, Latin/Roman). Il a laissé son nom à plus de 80 communes en France ainsi qu’à quelques dictons comme celui-ci: « Pique au jour de Saint Aubin, tu auras un bon vaccin. » Épatant, non!

Tout à fait autre chose.

Glenn Miller (Alton Glenn Miller) est un tromboniste de jazz né le 1er mars 1904 à Clarinda dans l’Iowa et disparu, probablement au-dessus de la Manche en 44. Il a ses premiers contrats professionnels dans un orchestre de Dixieland, les Senter’s Sentapeeds. Il abandonne ses études en 1924, pour rejoindre la formation de Ben Pollack. À l’époque, on trouve aussi dans cet orchestre un certain Benny Goodman. Glenn Miller-G-Pendant la guerre, Promu au grade de capitaine, il dirige alors le Glenn Miller Army Air Force Band, un orchestre de jazz et de danse militaire qui donne des concerts (plus de 800) « pour le moral des troupes », participe à des centaines d’émissions radiophoniques et enregistre de nombreux disques. En 1944, l’orchestre est basé à Londres. Le 15 décembre 1944, Glenn Miller embarque dans un petit avion pour la France pour y préparer l’arrivée de son orchestre. Il y a ce jour-là un épais brouillard et l’avion n’arrivera jamais à destination. Selon certains historiens, l’appareil aurait traversé par mégarde au-dessus de la Manche une zone réservée au délestage des bombardiers alliés qui, de retour d’Allemagne, se débarrassaient, avant l’atterrissage, des bombes qu’ils n’avaient pu larguer sur l’ennemi. Le petit avion qui transportait le musicien aurait été touché par un des projectiles, ou déséquilibré par le souffle des explosions.

 

La musique de l’orchestre de Glenn Miller, à la frontière entre le jazz et la musique de danse, appartient à la mémoire collective en évoquant immédiatement la Seconde Guerre mondiale, la libération, et plus Glenn Miller-D-largement les années 40. Les titres les plus connus de ce big band : In the mood (ici en vidéo et reconnaissable à la première note de trombone), Anvil chorus, Chattanooga Choo Choo, American patrol (1942)… Ils ont souvent été repris au cinéma, notamment par Woody Allen. In the Mood, que l’on pourrait traduire par: de bonne humeur, dans l’ambiance, en anglais, est un standard de jazz-swing-rockabilly américain. Repris du single Tar Paper Stomp de Wingy Manone en 1930.

 

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A vos cassettes…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la médecine vétérinaire et du crabe mayo réunis, bonjour ! Au train où vont les choses, ça devait bien finir par arriver… Nous sommes le Lundi 22 février 2021 c’est à dire le quatrième jour de ventôse, dédié au troène. Jolie plante qui égaye nos haies mais qui s’avère mortelle pour les chevaux. Il n’y a, parait-il aucun antidote. Même pas un remède de cheval.

Vous ai-je déjà parlé de Buddy Tate, né George Holmes Tate un 22 février en 1913 à Shermann, Texas ? Un saxophoniste bien sur. Il commence par jouer au saxophone alto mais passe rapidement au buddy-1ténor, se faisant un nom dans des groupes comme celui de Andy Kirk. Il rejoint en 1939 l’orchestre de Count Basie en raison du décès soudain de Herschel Evans et y reste jusqu’en 1948. Suite à sa collaboration avec Basie, il travaille alors avec d’autres big bands tels que Hot Lips Page ou Jimmy Rushing de 1950 à 1952, avant de jouer avec son propre orchestre à partir de 1953 à Harlem. Il va par la suite participer à plusieurs tournées en Europe avec son propre Big Band. Il aura enfin l’occasion de co-diriger un big band en 1975 avec le saxophoniste Paul Quinichette au West End Café à New York puis participe en sideman à l’orchestre de Benny Goodman à la fin des années 1970, et joue avec le pianiste Jay McShann et le saxophoniste Jim Galloway.

 

Ci dessus en vidéo, un grand classique, le fameux standard Mack the Buddy-Tate-2Knife, vous savez, Kurt Weill, Brecht. Il reviendra en Europe en 83 avec les membres de l’orchestre de Count Basie. Bien que les années 1990 soient pour lui moins actives, il enregistre notamment avec Lionel Hampton ou le groupe des vétérans du jazz, Statesmen of Jazz parmi d’autres. Ici à gauche en compagnie de Milt Bruckner. Il vivra à Massapequa dans l’état de New York jusqu’en 2001, puis s’installe à Phoenix en Arizona afin de rester près de sa fille. Il meurt peu après à 87 ans.

Allez, à vos cassettes, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Comment peux t-on se nommer Artie Shaw…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la protohistoire et du bœuf bourguignon réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 30 Décembre 2020, qui correspond au 10e jour du mois de nivôse, dans le calendrier républicain, officiellement dénommé jour du fléau. Ce qui n’a rien à voir avec ce qui suit..

Comment peut-on se nommer: ARTIE SHAW ?

Je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à St-Pol-de-Léon, avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn… Point commun avec Woody Allen,artie-D- autre clarinettiste de talent. Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le pseudonyme d’Artie Shaw. En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à la campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit: « Begin the beguine » de Cole Porter.

https://youtu.be/cCYGyg1H56s

En 1938 il accompagne Billie Holiday , ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents . Sa popularité atteint alors son apogée et il  devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant Artie_ShawArtie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico. En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la Marine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz. A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis. A écouter sans modération.

Allez, l’année bientôt finira sa carrière, en attendant la prochaine, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Trompettes de la renommée…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis des « cénobites tranquilles » et des P.T.T. réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 24 septembre 2020 et pour nos amis républicains c’était le troisième jour de vendémiaire, jour de la châtaigne, ce qui n’est pas une raison suffisante pour s’échanger des marrons. Et tiens, lescenobitestranquilles-carte-postaleà propos d’échange… Voici en guise de piqure de rappel, la carte postale des « cénobites », disponible sur simple demande. Laissez votre adresse, on vous écrira ! Nul doute que cette carte là est appelée à devenir collector. Je rigole déjà en pensant à la tronche du préposé à la distribution du courrier surtout si elle tombe par hasard entre les mains de Besancenot. Il faut que je pense à me procurer une adresse qui se situe sur sa tournée. Un petit salut en passant à Fats Navarro, grand trompettiste de jazz, né un 24 septembre à Key West en Floride. Certainement un des rois du Be-Bop qui a joué avec les seigneurs du genre de Charlie Parker à Kenny Clarke’s ou Lionel Hampton.

Fats Navarro est un des trompettistes les plus représentatifs du style bebop. Il apprend le piano et le saxophone ténor avant d’opter pour la trompette. Il fait ses débuts professionnels à l’âge de 17 ans. De 1943 à 1944, il fait partie de l’orchestre d’Andy Kirk. De 1945 à 1946, il est membre du big band de Billy Eckstine. De 1946 à 1950, il devient un musicien très demandé. On peut l’entendre avec les «  Kenny Clarke’s Be Bop Boys  », «  Eddie Davis And His Reboppers  », dans les  Fats_Navarro1formations de musiciens comme Coleman Hawkins, Dexter Gordon ou Illinois Jacquet et, brièvement, dans le big band de Lionel Hampton (printemps 1948) et le sextet de Benny Goodman. Par trois fois, il est plébiscité par les lecteurs de la revue «  Metronome  » et amené à enregistrer avec le «  Metronome All Stars » (aux côtés de Charlie Parker et des autres « stars » du bebop). Il se produit aussi avec Parker à d’autres occasions (lors de concerts du JATP en 1949, au « Birdland » en 1950,…). On peut aussi l’entendre, en 1949, dans la formation du pianiste Bud Powell (avec Sonny Rollins au ténor). Les plages les plus significatives de Fats Navarro sont probablement celles enregistrées avec Tadd Dameron, parfois sous le nom du trompettiste, mais le plus souvent sous celui du pianiste. Souffrant depuis des années de tuberculose, il meurt, en 1950, à l’âge de 26 ans. Quelques mois de plus et il rejoignait le fameux club des 27: Jimi Hendrix, Jim Morrison, Kurt Cobain ou encore Amy Winehouse. Mais aussi Brian Jones, Janis Joplin, Robert Johnson…

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Sing, sing, sing…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la bigoudénie et des demoiselles du Guilvinec réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 30 mai 2020, ce qui tend à prouver que tout arrive, et ce onzième jour de Prairial est dédié à la fraise, ce qui, résidant à quelques kilomètres de Plougastel, m’autorise à la ramener bigoudeniequelque peu… En Bretagne armoricaine, on s’apprête à célébrer les Buan: Buen, ermite, fondateur de la paroisse de Loc’hbuen, autrement dit Locarn (22). On ne sait rien (ou si peu de chose) de cet obscur saint breton. Un saint de ce nom est honoré au pays de Galles. Il était le fils d’Ysgwn et le petit fils de Llywarch Hen, le barde guerrier du 6e siècle et prince breton. Impuissant face aux Angles, Llywarch s’était réfugié en Galles. Le nom semble identique au qualificatif buan « rapide » c’est ainsi que mon aïeule nous apostrophait lorsque nous trainassions: « hasta buan ! »; c’est à dire: dépêchez vous.

Tiens, c’est le jour anniversaire de la naissance de Benny Goodman: 30 mai 1909 à Chicago. Clarinettiste exceptionnel, on lui a attribué le titre de Roi du Swing. Il est âgé de 16 ans lorsqu’on lui demande de se joindre à un groupe de musique basé en Californie dirigé par Ben Pollack, avec qui il fait ses premiers enregistrements. En 1934, il crée un 220px-Benny_Goodman_-_c1970big band qui deviendra un des orchestres les plus populaires de l’ère du swing. Cette même année, lui et son orchestre passent une audition pour participer à une émission radiophonique de la NBC (National Broadcasting Company) intitulée Let’s Dance. Il obtient le contrat et, pendant cette émission, joue en rotation avec deux autres orchestres ayant un style de musique différent.  C’est en juillet 1935 que naît le Benny Goodman Trio, grâce à l’arrivée de Teddy Wilson. Rejoint par Lionel Hampton en août 1936, il devient le Benny Goodman Quartet. En formant ces petits groupes, Benny est un des premiers musiciens blancs à embaucher, à une époque où sévit une ségrégation raciale, des musiciens noirs.

Enfin, le 16 janvier 1938,  le Carnegie Hall lui ouvre ses portes. C’est dans ce temple de la musique américaine, situé dans la septième avenue en plein cœur de New-York, et où plusieurs grands artistes débutèrent leur carrière (la salle est également la maison de l’Orchestre philharmonique de New York), qu’a lieu la consécration pour Benny Goodman.  Lors de ce concert historique Benny Goodman, que l’on Carnegie-300x300entend jouer avec Harry James, Ziggy Elman, Teddy Wilson, Jess Stacy, Lionel Hampton et le batteur Gene Krupa partage aussi l’affiche avec des invités prestigieux comme Duke Ellington et Count Basie. C’est également dans cette salle que Benny Goodman débute sa carrière de soliste. En 1947, Benny Goodman dissout son Big Band. Il se produit à partir de cette date essentiellement comme leader de petites formations. Il meurt d’un arrêt cardiaque le 13 juin 1986 à New York à l’âge de 77 ans. On l’enterre au cimetière Long Ridge à Stamford, dans le Connecticut. Cette même année, il est honoré du Grammy Lifetime Achievement Award. Toutes les partitions que Benny Goodman a écrites ont été léguées à l’Université Yale après sa mort.                                        

Allez, merci de votre visite, déconfinez dans la joie et l’allégresse et à bientôt peut-être.

Jazz in Belgie…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la basse-Bretagne et de l’artichaut vinaigrette réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 29 Avril 20Besné-44-Chapelle-St-Second120 qui correspond au 10è jour de floréal dans le calendrier républicain, jour dédié au râteau. Mon secrétariat me prie de vous rappeler que c’est la fête aux Sekondell, originaire de Nantes au 6e siècle, disciple de Friard, ermites tous deux près de Besné (44). Saviez vous que Besné vient du breton « bez-enez » (l’île du tombeau). Ici, la chapelle St-Sekondell à Besné. Loire-Atlantique en Bretagne comme dit l’autre…

C‘est bien connu, nos amis belges sont capables du meilleur comme du meilleur (j’veux me fâcher avec personne) les meilleurs chanteurs: Brel, Arno, Mauranne…Les meilleurs dessinateurs de BD. Le meilleur waterzoï, les meilleures bières: Gueuze, tootsTrappiste… Le meilleur système politique, euh non, la ils ne sont pas au top. Mais savez vous, une fois, qu’ils ont aussi produit  quelques uns des meilleurs jazzmen de la planète. Voici quelques mots sur l’un d’entre eux: Toots Thielemans est un nom que l’histoire de la musique, et du jazz en particulier, a accroché depuis longtemps au rayon des légendes. Né à Bruxelles en 1922, Toots thielemans découvre le jazz durant l’occupation allemande et Django Reinhardt devient alors son idole.

Guitariste, siffleur, harmoniciste, il rejoint la tournée européenne de Benny Goodman en 1950. Par la suite, c’est aux Etats-Unis qu’il commence à se faire un nom dans le Charlie Parker’s All Stars ou le Toots-2quintet de George Shearing. Voici une vidéo qui le montre en compagnie de David Sandborn. Il parvient à créer un style, son style, et à donner à l’harmonica une place majeure sur la scène jazz. Sa carrière décolle et Toots Thielemans est demandé par un grand nombre de musiciens. Sur scène ou en studio, il accompagnera Ella Fitzgerald, Quincy Jones, Jaco Pastorius en encore Bill Evans. Quincy Jones dit de lui « Je peux dire sans hésitation que Toots est un des plus grands musiciens de notre temps. Nous avons travaillé ensemble un nombre de fois incalculable. C’est quelqu’un qui sait vous toucher au cœur et vous faire pleurer. » Bel hommage, non !

Bon, c’est pas tout, le jardin m’attend et je n’aime pas faire attendre. N’hésitez pas à repasser, pendant le confinement c’est ouvert tous les jours. A bientôt peut-être.

C’est le jour du fléau…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, PORTRAIT

Amis de la figure de style et du chou braisé réunis, bonjour ! Nous somme le Lundi 30 Décembre 2019. L’année déjà a fini sa carrière…Vous connaissez la suite. Le 3O décembre est le dixième jour O.L.-Barentonde Nivôse dans notre désormais célèbre calendrier républicain, et, Fabre d’Eglantine avait choisi de dédier ce jour au fléau. Le notre ne devrait pas tarder à nous présenter ses vœux alors, faites comme moi, boycottez, éteignez la télé, allez boire un coup en méditant cette maxime extraite du livre de Auguste Detoeuf: « le capital c’est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent » (Auguste Detœuf – qui se fit connaître par son recueil d’aphorismes :P ropos de O.L. Barenton, confiseur. Éd. du Tambourinaire, 1962. .

Comment peut-on s’appeler Artie Shaw ?

Je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à Saint-Pol-de-Léon, avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn; point commun avec Woody Allen, autre clarinettiste de talent. Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le Artie-D-pseudonyme d’Artie Shaw.En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à la campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit: « Begin the beguine » de Cole Porter. En 1938 il accompagne Billie Holiday, ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents. Sa popularité atteint alors son apogée et il devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant Artie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico.

En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un shaw_AJS2007orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la Marine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz. A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis.

Voilà pour ce début de semaine qui ressemble à une fin d’année. En attendant une suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Artie Shaw fait son show…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la musicothérapie et du biniou bras réunis, bonjour ! C’est à n’y pas croire, nous sommes le Jeudi 23 mai 2019, quatrième jour de Angélique-2prairial dédié à l’angélique (pas la marquise, la fleur). On l’appelle aussi l’herbe aux anges car elle avait la réputation d’être efficace contre les maléfices et autres envoûtements. La légende voudrait en effet que l’ange Raphaël révéla les bienfaits de l’angélique à un moine français au 17ème siècle, anecdote correspondant à sa traduction du grec : « aggelikos » « ange ou messager ». Elle est encore cultivée dans certains endroits notamment du côté de Niort pour en faire des fruits confits, on en retrouve souvent dans les cakes. Attention de ne pas la confondre avec une proche parente, la cigüe…

Comment peut-on se nommer: ARTIE SHAW ?

Je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à St-Pol-de-léon, avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn… Point commun avec Woody Allen, Artie_Shaw Gautre clarinettiste de talent. Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le pseudonyme d’Artie Shaw. En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à la campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit: « Begin the beguine » de Cole Porter.

En 1938 il accompagne Billie Holiday , ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents. Sa popularité atteint alors son apogée et il  devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant artie-droite-300x212Artie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico. En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la Marine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz. A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis. A écouter sans modération.

Allez, merci de votre fidélité, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Cassoulet blues…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du swing éternel et de la soupe à l’oseille réunis, bonjour ! En ce Samedi 20 Avril 2019,  premier jour de floréal, dédié à la rose, je ne peux faire autrement qu ‘évoquer ce musicien flamboyant au swing incomparable et qui a su donner au vibraphone ses lettres de noblesse. 

Lionel HAMPTON, surnommé  » Hamp « , joue un rôle éminent dans l’histoire du jazz. Il est né à Louisville, Kentucky, le 20 avril 1908. Lionel est entré dans la légende grâce à ses interprétations d’une virtuosité époustouflante. «  Mon oncle travaillait avec le célèbre gangster Al Capone, qui se montrait fort bon avec les Noirs, en particulier les Hampton Dmusiciens de jazz « . Avec de telles relations, il était normal que Lionel s’installe avec sa famille à Chicago pour tambouriner, non pas sur la tête d’Eliot Ness, mais sur la grosse caisse de l’orchestre d’enfants du Chicago Defender Newsboys Band qui l’accueille à partir de 1920. 1930 marque une étape importante puisqu’il rencontre Louis Armstrong avec lequel il enregistre le premier solo de vibraphone jamais effectué en jazz :  » Louis a été comme un esprit descendu du ciel ! Lorsque je me produisais avec lui, j’étais au paradis « . En 1936 il se fait engager dans le quartette du célèbre clarinettiste Benny Goodman, entouré des meilleurs jazzmen de l’époque tels Duke Ellington ou Count Basie. Cher lecteur, entends-tu les clochettes tintinabuler ? Cela s’appelle Flying Home et c’est daté de 1957.

Sa carrière explose en 1940 il fonde sa propre formation qui connaît un succès immédiat et devient un des plus célèbres big bands de l’époque, où se produisent des héros du jazz tels Quincy Jones, Art Farmer, Dexter Gordon et Charles Mingus. A partir de 1953, il part à la conquête de l’Europe et enregistre à Paris avec Mezz Mezzrow, Claude 33T HamptonBolling, Alix Combelle, Jean-Claude Pelletier et Guy Lafitte… En 1992, alors âgé de 83 ans, il donne un show à Bobino au cours duquel il est atteint d’une attaque cardiaque. Emmené sur une civière, il hurle à ses musiciens de continuer à jouer…  » Je ne peux pas décrocher…  » dit  » Hamp  » qui continue à swinguer à travers la planète jazz. Retour en France du jeune homme de 90 ans en avril 1999, avec une série de concerts à l’hôtel Méridien. Car  » Hamp  » aime profondément la France où il a d’ailleurs créé le Jazz Club Lionel Hampton à Paris.  » Dans votre pays, j’ai été intronisé par la Confrérie du cassoulet… Ca ne s’oublie pas « . D’ailleurs n’a-t-il pas composé un succulent  » Cassoulet Blues  » ? Car  » Hamp  » est aussi glouton de bonne chère que de rythmes endiablés…

Virtuose inégalable du swing à outrance qu’il manie avec des techniques insensées, il est aussi l’un des pionniers du rock and roll avec certains de ses tubes comme  » Hey-ba-be-re-bop « . Mais HAMPTON n’est pas seulement un jazzman génialement exubérant. C’est avant tout un artiste conscient de ses responsabilités, créateur d’une fondation destinée à la construction d’immeubles dans Harlem. C’est aussi le premier jazzman noir à avoir intégré le quartette non racial de Benny Goodman. Car  » Hamp  » s’est engagé courageusement contre la ségrégation et a défendu Nelson MANDELA et Malcolm X :  » J’ai toujours eu de l’amour pour ces hommes qui ont combattu pour la liberté. Nous nous devions de les soutenir « .

Allez, merci à vous pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Buddy Tate au saxo ténor…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la médecine par les plantes et du Viandox réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 22 Février 2019, qui correspond au quatrième jour de Ventôse du calendrier républicain, ordinairement dédié au troène, jolie plante qui égaye nos haies mais qui s’avère mortelle pour les chevaux, il n’y a, parait-il aucun antidote, même pas un remède de cheval.

Vous ai-je déjà parlé de Buddy TATE? peut-être que oui mais, abondance de biens ne nuit pas. Il est né George Holmes TATE un 22 février en 1913 à Shermann, Texas. Un saxophoniste bien sur. Il commence par jouer au saxophone alto mais passe rapidement au ténor, se faisant un nom dans des groupes comme celui de Andy Kirk. Il rejoint en 1939 l’orchestre de buddy-1Count Basie en raison du décès soudain de Herschel Evans et y reste jusqu’en 1948. Suite à sa collaboration avec Basie, il travaille alors avec d’autres big bands tels que Hot Lips Page ou Jimmy Rushing de 1950 à 1952, avant de jouer avec son propre orchestre à partir de 1953 à Harlem. Il va par la suite participer à plusieurs tournées en Europe avec son propre Big Band. Il aura enfin l’occasion de co-diriger un big band en 1975 avec le saxophoniste Paul Quinichette au West End Café à New York puis participe en sideman à l’orchestre de Benny Goodman à la fin des années 1970, et joue avec le pianiste Jay McShann et le saxophoniste Jim Galloway.

Ci dessus en vidéo, un grand classique, le fameux standard Mack the Knife, vous savez, Kurt Weill, Brecht. Il reviendra en Buddy-Tate-2Europe en 83 avec les membres de l’orchestre de Count Basie. Bien que les années 1990 soient pour lui moins actives, il enregistre notamment avec Lionel Hampton ou le groupe des vétérans du jazz, Statesmen of Jazz parmi d’autres. Ici à gauche en compagnie de Milt Bruckner. Il vivra à Massapequa dans l’état de New York jusqu’en 2001, puis s’installe à Phoenix en Arizona afin de rester près de sa fille. Il meurt peu après à 87 ans.

Allez, à vos cassettes, portez vous bien et à bientôt peut-être.