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Barbara


Chanteuse et comédienne
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Rappelle-toi Barbara…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la navigation de plaisance et du haut-Médoc réunis, bonjour ! chou-geléNous sommes le Vendredi 14 août 2020, il ne pleut pas sur Brest Barbara, et pour corser le tout, c’est le 27 de thermidor, jour du colza… Drôle de plante à la vérité qui doit son existence au croisement d’un chou et d’une navette et dont le nom provient du néerlandais koolzaad (graine de chou), en breton on dit kaol. Mon aïeule que rien n’arrêtait lorsqu’il s’agissait de qualifier un malfaisant, le traitait de pav kaol skornet; ce qui pourrait se traduire par: pied de chou gelé…

Vous, je ne sais pas, mais moi je suis accroc au miel. Il me faut ma dose quotidienne sans quoi je m’étiole, je désespère, je languis. Voilà pourquoi je suis attentif au sort que nous réservons à nos amies lesbienen-pestizide-schilder.8b7be74116aa1358aca75826c54ddec7 abeilles. Or, le saviez-tu, le ministère de l’agriculture a autorisé la mise sur le marché du pesticide Cruiser OSR, destiné au traitement du colza, controversé pour ses effets potentiels sur la santé des abeilles. commercialisé par le groupe suisse Syngenta Agro, le Cruiser OSR contient deux fongicides et un insecticide, le thiaméthoxam, qui inquiète les apiculteurs car, selon eux, il se retrouve dans la sève et jusque dans les fleurs des plantes, et reste dans la terre pendant trois ans, contaminant les cultures suivantes.

https://youtu.be/jQikURURrfQ

Et, kilucru, la dame Pompili, celle là même qui jurait que non, et bien, si ! J’explique: En septembre 2018 entrait en vigueur l’interdiction des néonicotinoïdes, des substances dangereuses pour les pollinisateurs; une loi portée dès 2016 par Barbara Pompili, nouvelle ministre de la Transition écologique, dont les plaidoyers à l’Assemblée nationale ressortent depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. Dans un les vertsextrait vidéo, datant du 17 mars 2016, Barbara Pompili assurait  que « les néonicotinoïdes sont dangereux, pour les abeilles, mais bien au-delà des abeilles: Ils sont dangereux pour notre santé, pour notre environnement, ils contaminent les cours d’eau, la flore, y compris la flore sauvage. Ils restent dans les sols très longtemps. [...] Nous avons une responsabilité vis-à-vis de nos enfants, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. » Et voila que la même Barbara vient d’annoncer que son gouvernement, vise une modification législative à l’automne pour autoriser les agriculteurs à utiliser dès 2021 et jusqu’en 2023 maximum, sous « conditions strictes », des semences de betteraves enrobées de pesticides utilisant ces molécules. Ma doue benniget ! Combien de reniements pour s’asseoir à la table des puissants. Placé, de Rugy, Pompili, décidément, les verts sont dans le fruit, à moins que…

Allez, le bonjour vous va. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

C’est à Hambourg…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la quadrature du cercle et du polygone de sustentation réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 29 Juin 2020, onzième jour de Messidor dédié à la coriandre. C’est une plante aromatique  employée pour de nombreuses préparations culinaires et qui a pour particularité PENTAX DIGITAL CAMERAde me révulser les papilles gustatives. Je déteste la coriandre, je hais la coriandre, je milite pour l’éradication de la coriandre… Bon d’accord, les goûts et les couleurs ne se prêtent pas à débat. Les vieux savoyards se souviennent encore de la recette d’une liqueur appelée Vespetrò: Elle tire son nom de trois verbes : vesser, péter, roter, soit les effets attendus lorsque l’on souhaite nettoyer un appareil digestif encombré. Prenez deux pintes d’eau de vie, ajoutez-y deux graines d’angélique, une once de coriandre, une pincée de fenouil. Rajoutez le jus de deux citrons avec le zeste, une livre de sucre. Faites infuser pendant quatre à cinq jours puis filtrez et mettez en bouteille… J’ai souvenance d’une pharmacie de Quintin(22) qui en proposait il n’y a pas si longtemps. Yec’hed mat !

Tiens, je m’aperçois que c’est aussi le jour anniversaire de la disparition d’une grande dame de la chanson: Germaine Montero. Germaine Heygel naît à Paris le 22 octobre 1909, d’un père alsacien et d’une mère normande. Elle passe les premières années de sa vie à Montrouge en banlieue parisienne. Après des études au lycée de Versailles et un Germaine-D-séjour en Grande-Bretagne, elle se rend en Espagne au début des années trente et suit des cours à l’université de Valladolid. À Madrid, où elle habite par la suite, elle rencontre le poète et dramaturge Federico Garcia Lorca. Il la fait débuter au théâtre en 1932-1933 dans l’interprétation des grands classiques espagnols. De retour à Paris après le coup d’État franquiste de 1936, elle prend le pseudonyme de Montero. En 1938, elle se révèle au public parisien dans la pièce Font- aux- Cabres de Lope de Vega. Elle joue ensuite dans Noces de sang de Garcia Lorca et dans Divines Paroles de Valle Inclan.

En 1939, elle débute en tant que chanteuse dans le cabaret d’Agnès Capri en y interprétant un florilège de chansons populaires espagnoles. Germaine Montero mènera toujours de front et avec un égal succès ses carrières de comédienne et de chanteuse. Au théâtre, elle joue Pirandello, Cocteau, Brecht (Mère Courage), Anouilh, Claudel, Montherlant… En 1947, elle participe à la création du festival d’Avignon aux côtés de Jean Vilar. Elle entre par la suite au TNP qu’il dirige. Au cinéma, elle tourne dans de nombreux films, dont Le soleil a toujours raison (1943, de Pierre Billon, adaptation et dialogues de Jacques Prévert), Lady Paname (1950, Henri Jeanson), Monsieur Ripois (1954, René Clément), Mélodie en sous-sol (1963, Henri Verneuil). En dehors Germaine -G-des chansons espagnoles qui firent son succès, Germaine Montero mit sa voix au service des grands auteurs français. Elle est l’interprète fétiche de Pierre Mac Orlan : Je peux vous raconter, Ça n’a pas d’importance, La Chanson de Margaret, La Fille de Londres (titre repris par Juliette Gréco et Catherine Sauvage). Comme Yves Montand, Patachou, Cora Vaucaire, Mouloudji et d’autres chanteurs de la Rive gauche, elle a interprété les chansons de Jacques Prévert et Joseph Kosma (Barbara, Les Enfants qui s’aiment, Les Feuilles mortes, En sortant de l’école, Et puis après – Je suis comme je suis). Elle a aussi chanté Léo Ferré (Paris Canaille, Le Piano du pauvre), Mouloudji et Georges Van Parys (Un jour tu verras) et Léon Xanrof. Son répertoire contient par ailleurs des chansons plus anciennes : La Semaine sanglante Jean-Baptiste Clément, 1871, Nini peau de chien (Aristide Bruant, 1904), Du gris (Benech et Dumont, 1920), La Butte rouge (Montéhus, 1922), La Java Bleue (Vincent Scotto et Geo Koger, 1938).

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les espoirs de ton île…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la navigation de plaisance et du haut-Médoc réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 14 août 2019, il pleut sur Brest Barbara, et chou gelépour corser le tout, c’est le 27 de thermidor, jour du colza… Drôle de plante à la vérité qui doit son existence au croisement d’un chou et d’une navette et dont le nom provient du néerlandais koolzaad (graine de chou), en breton on dit kaol. Mon aïeule que rien n’arrêtait lorsqu’il s’agissait de qualifier un malfaisant, le traitait de pav kaol skornet; ce qui pourrait se traduire par: pied de chou gelé…

Saviez vous que c’est dans la nuit du 14 août 1791 qu’à Bois-Caïman, qui est un lieu reculé de l’habitation Lenormand de Mézy sur l’île Saint-Domingue, Dutty Boukman organisa une cérémonie vaudoue pour un grand nombre d’esclaves. La prêtresse Mambo, Cécile Fatiman, plonge Bois-caïmanun couteau dans un cochon noir créole sacrifié, et les assistants boivent son sang afin de devenir invulnérables. Boukman ordonne alors le soulèvement général. En rassemblant les différentes tribus africaines dans leur quête de liberté, le vaudou est ainsi un catalyseur dans la révolte des esclaves de Saint-Domingue. Ce soulèvement a lieu la nuit du 21 au 22 août où les esclaves de cinq habitations brûlent celles-ci et massacrent les Blancs, femmes et enfants compris. Pendant une dizaine de jours, la plaine du Nord est en flammes. On décompte près de 1 000 Blancs assassinés, 161 sucreries et 1 200 caféières brûlées. Boukman s’avance jusqu’au Cap-Français.

Les autorités ripostent et Boukman périt au combat à la tête de sesbaron samedi troupes. On expose la sienne, de tête, au Cap car il passe pour invulnérable auprès des esclaves. Malgré la riposte, la révolte n’est pas vaincue. D’autres chefs succèdent à Boukman : ses lieutenants Jean-François et Biassou, ainsi que Toussaint qui ne se nomme pas encore Louverture. Vous pouvez retrouver cette cérémonie dans la bande dessinée La Petite Fille Bois-Caïman de François Bourgeon (Les passagers du vent).

Allez, le temps est à la lecture, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Nukleel ? Nann trugarez.

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la chanson populaire et du calvados hors d’âge réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 07 novembre 2016, 17è jour de brumaire dédié au cresson…

Et voila, c’est reparti ! Tous les ans, à l’approche de l’hiver, ils nous refont le coup de la panne. Enfin, celle qui devrait immanquablement se produire vu que la Bretagne est largement déficitaire en électricité. Le lobby nucléo-électrique ne désarme pas. Ils mettent tout en œuvre pour nous refiler une de leurs foutues centrales du 1er, 2ème, ou 3ème type. Nous pensions, pauvres de nous, qu’ils avaient compris la leçon 033-Plogoff-NUKLEEL-NANN-TRUGAREZaprès avoir du plier bagage dans le cap-sizun (Plogoff). Mais, la rapacité n’a pas de mémoire. Dans le film « des pierres contre des fusils » on voit comment la résistance à Plogoff les a amené à reculer, malgré tous les moyens mis en œuvre. J’ai souvenir d’avoir trainé du côté du Loc’h, d’Esquibien, de Goulien et même d’avoir participé à un immense concert, donné en plein air dans le cadre de la baie des trépassés (baez an anaon) avec notamment un jeune chanteur plein d’énergie qui s’appelait J. Higelin.

La nuit était tombé, les deux versants de la baie étaient occupés par des milliers de personnes et chacune d’allumer un briquet; c’était magique. Comme si tous les korriganed de Bretagne et d’ailleurs s’étaient donné rendez vous dans ce lieu mythique où le Treizour (le passeur) vient chercher l’âme des défunts, pour crier ensemble: Nann, trugarez ! C’était au début des années soixante dix, les seventies 037-PLOGOFF-ni-en-Bretagne-ni-ailleurscomme on dit de nos jours, et déja la grande peur du noir était utilisée. Vous allez voir ce que vous allez voir… D’ailleurs vous n’y verrez plus rien…Cet hiver, il va faire très froid, plus de chauffage, plus d’eau chaude, plus de télé. Vous imaginez ça, vous ? Obligé de se passer de Léon Zitrone et de Mourouzi pendant des jours et des jours… Chacun se rappelait le plasticage du pylône de télévision dans les monts d’Arrées et les veillées retrouvées, la lecture réhabilitée et, quelques mois plus tard, c’est la démographie qui était à son tour dynamitée. Je ne sais plus qui a dit que l’histoire est un éternel recommencement mais ça commence bigrement à y ressembler.

Voila, c’était l’humeur du jour, sous un ciel d’averses. Rappelle toi Barbara: Il pleuvait ce jour là sur Brest. Et bien mon vieux Prévert… Il pleut toujours ! Allez, portez vous bien et, à demain… Peut-être.

à Bois-Caïman…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la navigation de plaisance et du haut-Médoc réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 14 août 2015, il pleut sur Brest Barbara, et pour corser le tout, c’est le 27 de thermidor,gelee-10--300x225 jour du colza…Drôle de plante à la vérité qui doit son existence au croisement d’un chou et d’une navette et dont le nom provient du néerlandais koolzaad (graine de chou), en breton kaol. Mon aïeule que rien n’arrêtait lorsqu’il s’agissait de qualifier un malfaisant, le traitait de pav kaol skornet; ce qui pourrait se traduire par: pied de chou gelé…

Saviez vous que c’est dans la nuit du 14 août 1791 qu’à Bois-Caïman, qui est un lieu reculé de l’habitation Lenormand de Mézy sur l’île Saint-Domingue, Dutty Boukman organisa une cérémonie vaudoue pour un grand nombre d’esclaves. La prêtresse Mambo, Cécile Fatiman, plonge un couteau dans un cochon noir créole sacrifié, et les assistants boivent son sang afin de devenir invulnérables. Boukman ordonne alors le Couv_99109soulèvement général. En rassemblant les différentes tribus africaines dans leur quête de liberté, le vaudou est ainsi un catalyseur dans la révolte des esclaves de Saint-Domingue. Ce soulèvement a lieu la nuit du 21 au 22 août où les esclaves de cinq habitations brûlent celles-ci et massacrent les Blancs, femmes et enfants compris. Pendant une dizaine de jours, la plaine du Nord est en flammes. On décompte près de 1 000 Blancs assassinés, 161 sucreries et 1 200 caféières brûlées. Boukman s’avance jusqu’au Cap-Français.

Les autorités ripostent et Boukman périt au combat à la tête de ses troupes. On expose la sienne, de tête, au Cap car il passe pour invulnérable auprès des esclaves. Malgré la riposte, la révolte n’est pas vaincue. D’autres chefs succèdent à Boukman : ses lieutenants Jean-François et Biassou, ainsi que Toussaint qui ne se nomme pas encore Louverture. Vous pouvez retrouver cette cérémonie dans la bande dessinée La Petite Fille Bois-Caïman de François Bourgeon (Les passagers du vent).

Allez, bonne lecture, portez vous bien et à demain peut-être.

Elle est de Prévert & Kosma…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’indignation et du boulou pok réunis, bonjour ! Aujourd’hui nous sommes le vendredi sept du mois d’août 2015, jour béni qui vit naître ma fiancée, je ne vous dirai pas en quelle année… Le républicain Fabre d’Églantine dédia ce jour à l’écluse dans son calendrier ; allez savoir ce qui lui passa par la tête…

Ce vendredi 07 août marque aussi le jour anniversaire de la disparition (1969) de celui qui aura été l’un des plus célèbres musiciens du cinéma français Jozsef Kozma, né à Budapest, Hongrie, le 22 octobre 1905. Après des études à l’Opéra National de Hongrie, il obtient une bourse qui lui permet de travailler pour l’Opéra de Berlin où il devient directeur Kosma gauched’orchestre. Il a ainsi l’occasion de rencontrer Berthold Brecht et de travailler avec ceux qu’il reconnaîtra comme ses maîtres, Kurt Weill et Hanns Eisler. C’est également à Berlin qu’il rencontre la concertiste Lilly Apper, bien vite devenue son épouse. En 1933, fuyant le nazisme (Kosma est d’origine juive), il s’installe à Paris et commence à travailler avec  Jacques Prévert, dont il écrira la musique de plus de quatre-vingt chansons. Parmi les plus célèbres: les Feuilles mortes (1946), immortalisée par Yves Montand, ou encore Barbara et que chantèrent aussi Les Frères Jacques (tiens, à ce propos, il pleut sur Brest). Il travaille également avec Robert Desnos La Fourmi, et Raymond Queneau Si tu t’Imagines. En 1949, Joseph Kosma opte pour la nationalité française.

Sa première collaboration avec le septième art se fait par l’intermédiaire de la chanson qu’interprète Florelle dans le Crime de Monsieur Lange. Dès 1936, il compose des musiques de films. Ses premières partitions illustrent les œuvres de deux des grands metteurs-en-scène de l’époque, Jean Renoir et Marcel Carné: La Grande Illusion (1937), La Marseillaise (1937), La Bête Humaine (1938) et La Règle du Jeu. Le compositeur fait également partie de l’équipe artistique du premier film de KosmaPrevert1-196x300Marcel Carné, Jenny (1936) et le trio qu’ils formeront avec Jacques Prévert est entré à jamais dans l’histoire du cinéma avec Les Visiteurs du Soir (1942) , Les Enfants du Paradis (1945) sous le pseudonyme de Georges Mouque car, contrairement à ce que veut nous faire croire Zemmour en falsifiant l’histoire: « Loi du 02 juin 1942 – Deuxième statut des Juifs publié le 11 juin 1942. Art. 1er- Les Juifs ne peuvent tenir un emploi artistique dans des représentations théâtrales, dans des films cinématographiques ou dans des spectacles quelconques, ou donner des concerts vocaux ou instrumentaux ou y participer…. » La même année, Prévert et Kosma écrivent la fameuse chansons  les Feuilles mortes, qui entre dans la partition musicale des Portes de La Nuit.

Enfin, en 1951, son travail sur Juliette ou la Clé des Songes reçoit le Prix de la Meilleure Partition Musicale au Festival de Cannes. Mais Kosma continua, puisqu’il écrivit ou participa à près d’une centaine de partitions pour le cinéma. Il y avait une vie après Carné et Renoir, et Kosma la partagea avec des hommes tels que André Cayatte les Amants de Vérone, (1948), Christian-Jaque D’Homme à Hommes (1948), Georges Lampin Le Paradis des Pilotes Perdus (1948), Raymond Bernard le Jugement de Dieu (1949), Georges Franju le Sang des Bêtes (documentaire KosmaJoseph1-209x300de 1949), Julien Duvivier Black Jack (1950). Des films que l’on pourrait, pour la plupart, qualifier d’humanistes …
Curieusement, la Nouvelle Vague ignora ce musicien, dont les participations aux musiques de film dans les années soixante, se limite à des œuvres de second ordre, si l’on excepte Le Caporal Épinglé de Renoir. Nombreuses sont les vedettes de la chanson qui doivent une part de leur gloire à Kosma. Montand bien sur,  mais également Juliette Gréco, les Enfants qui s’aiment, Cora Vaucaire, l’enterrement d’une feuille morte, les Frères Jacques Inventaire et la fête continue, Mouloudji les bruits de la Nuit… Joseph Kosma est décédé à La-Roche Guyon, le 7 août 1969. Qui n’a pas une de ses musiques en tête ?

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Germaine Montero…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des droits de l’homme et de Gibraltar réunis, bonjour ! (des droits de Gibraltar ! Oui c’est très mauvais, je vous l’accorde…) Nous voici le lundi 29 juin 2015 c’est à dire le 11è jour du mois de Messidor, généralement consacré à la coriandre. En arabe le mot se dit Kuzbur, même si dans l’Algérois on dit hachiche qui veut dire littéralement: Herbe. Mais, même bien  séchée, je vous déconseille de la fumer.

Tiens, je m’aperçois que c’est aussi le jour anniversaire de la disparition d’une grande dame de la chanson: Germaine MONTERO. Germaine Heygel naît à Paris le 22 octobre 1909, d’un père alsacien et d’une mère normande. Elle passe les premières années de sa vie à Montrouge en banlieue montero droiteparisienne. Après des études au lycée de Versailles et un séjour en Grande-Bretagne, elle se rend en Espagne au début des années trente et suit des cours à l’université de Valladolid. À Madrid, où elle habite par la suite, elle rencontre le poète et dramaturge Federico Garcia Lorca. Il la fait débuter au théâtre en 1932-1933 dans l’interprétation des grands classiques espagnols. De retour à Paris après le coup d’État franquiste de 1936, elle prend le pseudonyme de Montero. En 1938, elle se révèle au public parisien dans la pièce Font aux Cabres de Lope de Vega. Elle joue ensuite dans Noces de sang de Garcia Lorca et dans Divines Paroles de Valle Inclan.

En 1939, elle débute en tant que chanteuse dans le cabaret d’Agnès Capri en y interprétant un florilège de chansons populaires espagnoles. Germaine Montero mènera toujours de front et avec un égal succès ses carrières de comédienne et de chanteuse. Au théâtre, elle joue Pirandello, Cocteau, Brecht (Mère Courage), Anouilh, Claudel, Montherlant… En 1947, elle participe à la création du festival d’Avignon aux côtés de Jean Vilar. Elle entre par la suite au TNP qu’il dirige. Au cinéma, elle tourne dans de nombreux films, dont Le soleil a toujours raison (1943, de Pierre Billon, adaptation et dialogues de Jacques Prévert), Lady Paname (1950, Henri Jeanson), Monsieur Ripois (1954, René Clément), Mélodie en sous-sol (1963, Henri montero gaucheVerneuil). En dehors des chansons espagnoles qui firent son succès, Germaine Montero mit sa voix au service des grands auteurs français. Elle est l’interprète fétiche de Pierre Mac Orlan : Je peux vous raconter, Ça n’a pas d’importance, La Chanson de Margaret, La Fille de Londres (titre repris par Juliette Gréco et Catherine Sauvage). Comme Yves Montand, Patachou, Cora Vaucaire, Mouloudji et d’autres chanteurs de la Rive gauche, elle a interprété les chansons de Jacques Prévert et Joseph Kosma (Barbara, Les Enfants qui s’aiment, Les Feuilles mortes, En sortant de l’école, Et puis après – Je suis comme je suis). Elle a aussi chanté Léo Ferré (Paris Canaille, Le Piano du pauvre), Mouloudji et Georges Van Parys (Un jour tu verras) et Léon Xanrof. Son répertoire contient par ailleurs des chansons plus anciennes : La Semaine sanglante Jean-Baptiste Clément, 1871, Nini peau de chien (Aristide Bruant, 1904), Du gris (Benech et Dumont, 1920), La Butte rouge (Montéhus, 1922), La Java Bleue (Vincent Scotto et Geo Koger, 1938).

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Tous les paresseux ne sont pas des fainéants…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de l’histoire bretonne et de la randonnée pédestre réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi premier jour de juin 2015 mais 13è jour de Prairial dédié au Pois. En Bretagne on célèbre (ou pas) les Ronan, ce qui, convenez-en, n’a strictement rien à voir… Il pleut sur Brest ma chère Barbara et 220px-Braised_Hearts_of_Lettuce_with_Green_Peasje n’ai guère l’âme travailleuse. Comme de coutume dans ces cas là «bis pepetitat placent» je fais comme la télé: rediffusion. Mon aïeule, qui avait une vision toute particulière de la pédagogie, attendait toujours les soirs d’hiver noirs et orageux pour nous conter l’histoire de « la Kében de Lokorn » et de Ronan. Cette légende retranscrit typiquement la lutte d’influence que se livrèrent la religion chrétienne, catholique et romaine et la vieille et très ancienne tradition druidique sur la terre armoricaine.  Je ne résiste pas au plaisir de vous la narrer à mon tour.

Or donc, Ronan, copain comme cochon avec Patrick quitta sa terre d’outre-Manche pour s’installer en Armorique et plus précisément dans le bois de Névet, non loin de Quimper. Il vivait là en anachorète seulement assisté de temps à autre par un brave fermier. La femme de celui-ci Kében (qui dit-on fricotait avec le Diable, qui lui, avait sa résidence au Juch), Keben gauchedénonça le saint homme l’accusant de sorcellerie et d’avoir fait mourir sa fille. Voici ce qu’en dit Albert le Grand (1636) « Les yeux chassieux de quelques Chrêtiens débauchez, ne pouvans supporter l’éclat des vertus dont l’Ame de saint Ronan estoit ornée, l’accuserent malicieusement & à tort devant le Roy Grallon (lequel estoit lors à Kemper), le calomniant d’estre Sorcier & Negromantien, faisant comme les anciens Lycantrophes qui, par magie & art diabloique, se transformoient en bestes brutes, courroient le garou & causoient mille maux par le Païs. L’Enfant d’une femme du voisné estant mort, ils persuaderent à la mere du defunt que le Saint, par ses sorcelleries, avoit tué son fils & l’amenerent à Kemper, où, en presence du Roy & de toute la Cour, elle demanda justice de saint Ronan. »

Vous imaginez la suite, le saint, en deux temps, trois mouvements et un signe de croix ressuscita la fille, pardonna à la mère et se retira dans sa forêt avec la bénédiction du roi Gradlon. A sa mort, pour savoir où l’enterrer, on mit son retour-du-corps-de-saint-ronan-locronan-228x300cercueil sur une charrette tirée par deux bœufs, et on les laissa aller. Sur le chemin la charrette rencontra Kében, qui lavait des vêtements, elle en profita pour se moquer du saint. Alors la terre s’ouvrit et aspira Kében dans les flammes et la fumée dans un lieu désormais dénommé « la tombe de Kében ». Il est quand même ajouté que Kében brisa la corne d’un buffle du convoi funéraire et la corne tomba en haut de la montagne en un lieu qui existe encore et désigné comme : Plas-ar-Horn, la place de la Corne.

Depuis, on fête saint Ronan en la commune à qui il a donné son nom Locronan: Sa fête fait l’objet d’un pèlerinage  en juillet de chaque année. Ce jour-là, en mémoire du saint, les fidèles en procession font le tour des limites de l’ancien prieurétal-ar-variken-5WEB bénédictin fondé au XIe siècle et qui était lieu d’asile (minic’hi en breton). Cette procession est appelée la « troménie », (du breton tro-minic’hi, le tour de l’enceinte sacrée). J‘ai souvenance d’un estaminet (photos ci-dessus) sis à l’entrée de Locronan et qui s’appelait « Tal ar varrikenn » et dont le patron, après quelques verres de chouchenn, faisait semblant de se faire prier pour raconter (en breton) l’histoire de la Kében. Je crois bien qu’ils n’existent plus, ni le bistrot ni son patron.

Allez, voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

La Mahknovtchina…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Nous sommes le dimanche 31 mai 2015, 12è jour de Prairial dédié à la Bétoine; et non pas l’abbé Toine comme le suggère madame Michu. La bétoine jouissait dans l’antiquité d’une réputation prestigieuse qui lui conférait des pouvoirs magiques bétoine(on la disait capable de chasser les mauvais esprits; c’est dire si elle aurait du boulot aujourd’hui) et faisait d’elle un remède quasi universel. Le nom bétoine est dérivé de celui d’un peuple ibérique, les Vettones, qui utilisa cette plante dont la réputation s’est maintenue jusqu’au Moyen-Âge et au delà. On utilisait autrefois les feuilles séchées de cette plante comme du tabac à priser ou comme substitut du thé ; les jeunes pousses sont consommables en salade avec modération. Personnellement, je ne m’y risquerais pas…

Le 31 mai 2004, mort d’Etienne (Esteva) RODA GIL à Paris.
Militant anarchiste et anarcho-syndicaliste. Auteur compositeur, parolier de talent et écrivain. Fils du militant libertaire espagnol Antonio Roda Vallés et Leonor Gil Garcia. Esteva (francisé en Etienne) est né le 1er août 1941 au camp d’internement de Septfonds (près de Montauban, Tarn-et-Garonne) où ses parents étaient détenus. Au début des roda_gil_etienneannées 50, la famille Roda Gil vient se fixer en région parisienne à Antony (Hauts-de-Seine). Après des études au Lycée Henri IV, Etienne est convoqué en 1959 pour aller faire son service militaire en Algérie. Il décide alors de partir pour l’Angleterre et, faisant valoir son statut d’étudiant, obtient finalement un sursis. A son retour en France, il travaille un temps comme professeur d’espagnol puis comme visiteur médical pour un laboratoire pharmaceutique.
Il milite au sein du Mouvement Libertaire Espagnol, en exil en France, et particulièrement à la Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires (FIJL). Durant l’été 1963, il prend une part très active à la campagne de soutien aux compagnons Joaquín Delgado et Francisco Granado (qui seront finalement garottés à Madrid le 17 août 1963.)

Dans les années 1966-1967, tout en fréquentant les réunions de l’Internationale Situationniste, Etienne sera l’un des fondateurs avec Michel Frantz des Jeunesses anarchistes communistes (JAC). Répétiteur d’espagnol à la Sorbonne, Etienne fréquente le café « L’Ecritoire » où se réunissent les militants de la JAC du quartier latin et le petit groupe anarchiste du Lycée Louis-le-Grand. C’est à « ’Ecritoire » qu’Etienne, qui écrivait depuis l’adolescence, rencontre le chanteur Julien Clerc, dont il allait devenir le parolier.
Il participe activement aux évènements de Mai 68, et notamment à la nuit des barricades, le 10 mai, faisant partie des derniers défenseurs de la rue Thouin près de la Contrescarpe. Il tentera ensuite de relancer la CNT(Française) et participera, notamment avec Roger Veinante, à la fondation Etienne Roda-Gildes Jeunesses syndicalistes révolutionnaires (JSR) qui publièrent le journal « Action Directe ». Engagé chez Pathé Marconi, Etienne n’allait plus cesser d’affirmer ses talents d’auteur compositeur et de parolier pour un très grand nombre de chanteurs et chanteuses de variétés dont Julien Clerc, Mort Shuman, Angelo Branduardi, Barbara, Vanessa Paradis, Claude François, Malicorne, Johnny Hallyday, Juliette Greco, etc.
Malgré sa notoriété, il ne cessera d’aider le mouvement libertaire espagnol et français, tant par une participation à l’organisation de galas de soutien que par des souscriptions (la plupart du temps de manière anonyme). Il aida également au financement de plusieurs réalisations du mouvement libertaire telles l’édition de livres ou de films (Otro futuro) et aussi, notamment avec Guy Debord et Raoul Vaneigem, à la réalisation du disque de chansons détournées « Pour en finir avec le travail » (1974) où il est l’auteur de l’hymne à « la Makhnovtchina » ci-dessus en vidéo. Il meurt à Paris le 31 mai 2004 des suites d’une congestion cérébrale. Sources: Ephémérides anarchistes

Allez, encore merci de faire le détour par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Ah, Fanny de Recouvrance…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la pelote basque et du piment d’Espelette réunis, bonjour! Nous sommes le mercredi 21 janvier 2015, deuxième jour de pluviôse dédié à la Mousse. Il pleut, il pleut, il pleut et, je n’arrive pas à m’en défaire, la pluie pour moi évoque Brest, Prévert, Barbara… Du coup je voulais vous parler d’un illustre inconnu brestois, Victor Pengam, né un 21 janvier en 1883 à Brest même.

Militant anarchiste, syndicaliste révolutionnaire et coopérateur. Orphelin très jeune, il est placé aux pupilles de la Marine, puis à 14 ans entre comme apprenti à l’arsenal. Le 5 octobre 1905, il organise une fête des conscrits, interdite par le préfet pengam_vmaritime. Le 21 janvier 1906, il est traduit devant la Cour d’assises du Finistère. Il est acquitté, mais exclu de l’arsenal pendant cinq mois. Durant son service militaire (qui dure alors 3 ans) il donne des cours d’alphabétisation et lutte contre l’alcoolisme. En 1909, de retour à la vie civile, il milite au sein de l’Union départementale des syndicats, et est aussi actif au sein de « l’Université populaire » et dans un « Groupe d’études sociales ». Il intègrera également le secrétariat général de la « Bourse du travail ».

En 1912, son action en tant que syndicaliste révolutionnaire, en particulier sa participation aux luttes contre la vie chère, lui vaudront un nouveau procès, il y sera de nouveau acquitté. Il fonde la même année le « Groupe des Pupilles de la Maison du Peuple ». En 1913, il abandonne, ses activités à la Bourse du brest_arsenal_1travail pour se consacrer à l’éducation d’une centaine de ces pupilles, organisant pour eux de nombreuses activités culturelles, sportives ou musicales.
Mobilisé en 1914 dans l’infanterie coloniale, il est blessé à deux reprises et y contracte la tuberculose. A partir de 1917, réformé suite à ses blessures, il assurera dès lors l’administration du « Restaurant coopératif de l’arsenal ».
Il succombe de la tuberculose en ce début mars 1920, âgé de seulement 37 ans. Ses obsèques, le 5 mars 1920, donneront lieu à une importante manifestation. ( Sources :éphéméride anarchiste – dictionnaire international des militants anarchistes)

Son militantisme et ses convictions révolutionnaires lui vaudront d’être inscrit au Carnet B (fichage des antimilitaristes). Voici un extrait de sa fiche: « propagandiste anarchiste et antimilitariste des plus militants. L’un des chefs du mouvement révolutionnaire (secrétaire général de l’Union régionale des syndicats et de la Bourse du travail de Brest). Poursuivi en janvier 1906 devant la cour d’Assises du Finistère pour excitation de militaires à la désobéissance (acquitté). Secrétaire général du nouveau syndicat anarchiste des semeurUneouvriers du port. Ouvrier à l’arsenal. Serait susceptible de faire du sabotage en cas de mobilisation. (…) Mesure à prendre en cas de mobilisation: à arrêter.«
(extrait du livre de J.J Becker « Le Carnet B », éditions Kuncksieck, 1973). En 1911, le Préfet écrit au ministre de l’intérieur: « Je vous montrais le paradoxe étrange d’un Arsenal destiné à préparer l’instrument de la guerre et hébergeant une colonie nombreuse d’anarchistes antimilitaristes (…), des anarchistes revendiquant hautement  cette qualification, professant publiquement leurs théories, inscrits comme dangereux pour la défense nationale au Carnet B de la Sûreté Générale, placés sous la surveillance de la gendarmerie et dont 20 au moins, sont marqués pour être arrêtés en cas de mobilisation ou de tension politique (…). Ce sont ces anarchistes qui dirigent le syndicat des ouvriers de l’Arsenal (…). C’est par son intermédiaire que le gouvernement de l’autorité maritime communique avec les 8000 ouvriers de l’arsenal. »

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.