C’est pas des salades…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du cinémascope et de la cotriade réunis, bonjour !  Nous sommes le Mardi 13 avril 2021, 24è jour de Germinal, et, c’est pas des salades, roquettec’est le jour de la roquette qui est une plante annuelle de la famille des Brassicacées, à fleurs blanches ou jaunâtres veinées de brun ou de violet; ses feuilles ressemblent à celles des radis et des navets, botaniquement très proches, et ont une saveur piquante et poivrée. Le calendrier du facteur nous suggère de fêter les Ida (bonne fête Ida, fidèle lectrice.) qui fut, chacun le sait, la maman de Godefroi de Bouillon…

Le 13 avril 1949 voit la disparition d’une grande figure de l’anarchisme, Marie-Louise Berneri, militante et propagandiste anarchiste. Fille aînée marie-louisedu militant et penseur anarchiste italien Camillo Berneri, elle est née le 1er mars à Arezzo (Toscane). Suite aux persécutions de son père par la police fasciste, la famille émigre en France en 1926, où Marie-Louise va faire ses études en psychologie infantile à la Sorbonne. Elle commence à militer avec des anarchistes français à la même époque. En avril 1936, elle part s’installer à Londres. Elle retourne ensuite en France, avant d’aller rendre visite à son père en Espagne. Elle retournera à Barcelone pour assister aux funérailles de celui-ci, assassiné en mai 1937.

En 1945, les autorités anglaises désirant mettre un terme à ces « activités séditieuses » (antimilitaristes) intentent un procès à Marie-Louise, Vernon Richards, Philip Sansom et John Hewetson, mais alors que ses compagnons sont condamnés à 9 mois de prison, elle est Berneri-G-acquittée (grâce un article de la loi anglaise qui dit qu’une femme ne peut conspirer avec son mari (sic). Son action ne se limite d’ailleurs pas à la stricte propagande militante; passionnée par la psychologie, elle popularisera en Angleterre les ouvrages de Wilhelm Reich, et s’intéressera avec son compagnon à la photographie. Après sa mort, se constituera un Comité en sa mémoire, lequel éditera ses ouvrages posthumes: « A tribute » (1949), » Journey through Utopia  » (Voyage à travers l’Utopie) 1950, « Neither East nor West »(1952) anthologie de ses articles de 1939 à 1948. A noter également que son nom sera donné, de 1951 à 1957, à une Colonie libertaire d’enfants (Colonia Maria Luisa Berneri), créée par sa mère Giovanna et Cesare Zaccaria, à Piano di Sorrento (Italie).

« Nous ne bâtissons pas notre mouvement sur d’obscures idées. Peut-être que nous devrions produire moins d’idées, mais nous devrions être capables de les comprendre complètement et de les expliquer aux autres à tout moment. » j’en connais qui devraient s’en inspirer.

Allez, voila pour aujourd’hui, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

2 commentaires

  1. Artiste

    L’anarchie serait génétique ? Étonnant non.

  2. Jean TIENHAIN

    T’est bien comme ta mère, entend-on souvent…

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