Le blues de Willie Dixon…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la presse satirique et (forcément) du canard laqué réunis, bonjour ! Ce Vendredi 29 janvier 2021 ressemble comme deux gouttes d’eau à un 10 de Pluviôse, jour dédié à la cognée. Rassurez vous, manche et cognéej’évoque ici ce bel outil qui, nous dit-on, ne doit pas être jeté ni avant ni après le manche. Allusion à l’apologue du bûcheron qui, ayant laissé tomber dans un gouffre le fer de sa cognée, et désespérant de l’en retirer, y jeta le manche dont il pouvait encore faire usage. Comme disait mon aïeule en plagiant le grand Sénèque: Et post malam segetem serendum est, ce qui signifie : Après mauvaise récolte, il faut semer encore. En clair, mieux vaut lever le coude que baisser les bras.

Tiens, dédicace à Glenn.

Mon cadet s’est mis en tête de s’imprégner de l’histoire du blues, histoire de digérer les confinements. Du coup, je lui glisse quelques mots à propos de Willie Dixon. C’était un musicien, contrebassiste, Willie_Dixon-202x300compositeur, arrangeur, producteur et chanteur de blues américain. Son influence artistique chez Chess Records, autant que son rôle au début de la carrière de Chuck Berry et de Bo Diddley, ont été prépondérants. Par ses multiples talents, il a largement contribué à façonner une bonne partie du Chicago blues de l’immédiat après-guerre. A l’âge de 12 ans il est condamné pour un petit chapardage aux travaux forcés dans le terrible pénitencier de Ball Ground: sadisme des gardiens, meurtres, viols…Cette expérience le marquera à jamais. Il découvre la pratique du blues en prison, il chante et écrit des poèmes. Il déménage ensuite à Chicago où il devient boxeur professionnel mais arrête rapidement.


 

C‘est en 1959 qu’il sort le premier disque sous son nom : Willie’s blues. Il est principalement reconnu pour sa capacité à écrire et composer des chansons, mais aussi pour son apport exceptionnel dans ce genre musical en tant que producteur, il a même dit un jour « I am the blues », littéralement « Je suis le blues ». Willie Dixon écrit des chansons dessin-dixon.jpemythiques comme Back Door Man (1960), Evil (1954), You Shook Me (1962) ou encore Wang Dang Doodle (1960). Il sort une vingtaine de disques sous son nom entre 1959 et 2001 sous divers labels dont Columbia, Folkways ou encore Pausa. Il meurt en 1992, d’un arrêt cardiaque, alors qu’il est déjà atteint de diabète depuis des décennies. Willie Dixon a été récompensé d’un Grammy Award en 1989 pour l’album Hidden Charms. Il rentre peu après sa mort dans le prestigieux Rock n’ Roll Hall of Fame. Le chanteur français Francis Cabrel luit rend hommage dans une chanson en 1999, ainsi que les musiciens Bob Dylan et Tom Cochrane. Plusieurs livres ont été écrits sur sa vie.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un commentaire

  1. Docteur Mad Geek

    Merci Papa Chubby

    J’en suis pas arrivé à lui encore. D’ailleurs en fait depuis que je me suis plongé dans le dico du blues, je ne fais que découvrir des nouveautés au lieu d’en apprendre plus sur ce que je pensais savoir. A un moment je me suis dit : Mais il va leur rester des pseudos disponibles dans le monde du blues ?

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