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Camarade, souviens toi de Kronstadt…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la peinture à l’eau et des sardines à l’huile réunies, bonjour! Nous sommes le Dimanche 28 février 2016. Ce jour correspond au 10 de ventôse dédié à la Bêche, ce qui n’est pas une raison pour se prendre la tête (tête-bêche). La bêche à toujours été sujet de passion allez savoir pourquoi… En attendant, comme disait le laboureur à ses ceres-6-tete-beche-300x179enfants: « creusez, fouillez, bêchez; ne laissez nulle place où la main ne passe et repasse. » Pour en revenir à l’expression « tête-bêche », cela n’a rien à voir bien entendu avec ce qui précède. Il s’agit d’un emprunt au vieux français Beschevet terme de charpenterie qui par extension a désigné toutes les positions qui consistaient à mettre la tête de l’un aux pieds de l’autre, comme celle de Jean-Baptiste à ceux de Salomée. Ainsi, bescheveter est devenu tête-bêche. Étonnant, non ! En illustration, le fameux France Cérès 1849, 1f. carmin paire tête-bêche, vendu 130.000 €.

Tout à fait autre chose.

Attention, ceci n’est pas de l’anticommunisme primaire mais bon, ça va pas faire plaisir à Besancenot, en général les Trotskistes n’aiment pas beaucoup qu’on leur rappelle l’épisode de KRONSTADT, commune située au large de Saint Pétersbourg en face de la Finlande. Le 28 février 1921, début de la révolte des marins de Kronstadt qui s’insurgent armée rougecontre le pouvoir des commissaires bolchéviques et contre la pénurie de nourriture et de denrées diverses. Les marins, fers de lance de la révolution russe, se prononcent pour des « Soviets libres », dégagés de la tutelle politique des commissaires. Dès janvier 1921, 5000 marins avaient démissionné du parti communiste et, au mouvement pour de meilleures conditions de vie, se mêleront de fortes aspirations libertaires. Le 7 mars 1921: A 18 heures 45. L’armée rouge  (commandée par le feld-maréchal Trotski) ouvre le feu sur les forts de Kronstadt ; ceux-ci ripostent et réduisent les batteries au silence. On voit sur cette photo, l’armée rouge franchissant la glace pour atteindre Kronstadt.

Le 8 mars 1921: Les communistes commencent un bombardement aérien sur la population pacifique de Kronstadt. Le Comité Révolutionnaire Provisoire de Kronstadt, via radiotélégramme : « Kronstadt libérée parle aux ouvrières du monde entier : Nous, ceux de Kronstadt, sous le feu des armes, sous les mugissements des obus qui déferlent sur nous (…) adressons notre salut fraternel aux travailleuses du monde. » Le 11 mars  : Izvestia n°9 du comité révolutionnaire provisoire des Matelots, Soldats comité révolutionnairerouges et Ouvriers de la ville de Kronstadt: « Nous avons lancé un appel à tous les travailleurs de Russie afin qu’ils luttent pour des soviets librement élus. Notre cri a été entendu. Déjà, les matelots, soldats rouges et ouvriers révolutionnaires de Petrograd viennent nous prêter main-forte. » La résolution du Petropavlosk (c’est le nom d’un cuirassé) est adoptée à Cronstadt au cours d’un meeting qui réunit 12.000 personnes (photo ci contre). Un comité révolutionnaire présidé par Petritchenko prend le commandement de la ville. Cette Commune va durer seize jours.

Le 17 et 18 mars 1921: La Commune de Kronstadt succombe sous les coups de l’armée rouge bolchévique qui s’empare de la ville et des forts après de sanglants combats. Les communistes, maîtres de la ville, continueront à exécuter des centaines de prisonniers ou de blessés. Les autres survivants qui n’ont pas fuit en Finlande seront internés dans des camps, où beaucoup mourront de malnutrition ou bien fusillés par la Tchéka. La droite conservatrice et réactionnaire avait écrasé dans le sang la Commune de Paris en 1871, la gauche révolutionnaire et communiste fait la même chose cinquante ans plus tard avec celle de Kronstadt. Mes très chers frères, méditons cette phrase de Michel JOBERT (c’est lui qui avait fait arrêter les magnétoscopes japonais à Poitiers. Pour les jeunes générations, je précise que les Sarrasins c’était Charles Martel, pas Jobert.): « Ni à droite, ni à gauche… Je suis ailleurs. »

Voila, merci d’être passé par ici, vous pouvez reprendre vos activités dominicales. Portez vous bien et à demain peut-être.