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C’est le jour de la traînasse…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis des froidures hivernales et du lait d’poule réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 12 février 2016 c’est à dire le 24 de pluviôse, oui bon, ben, faut suivre aussi. Or donc, dans le calendrier républicain, trainassec’est le jour de la « traînasse » ; et n’allez pas imaginer que Fabre d’Eglantine pensait à quelqu’une en particulier. IL s’agit d’une plante herbacée de la famille des polygonacéés dont les graines sont particulièrement appréciées des petits oiseaux et des merles moqueurs en particulier. On la connait aussi sous le nom de « renouée des oiseaux ». Si vous en avez dans votre jardin, il paraît que c’est très joli mais très envahissant ; d’où le nom peut-être. Mon aïeule, qui se piquait de quelques connaissances médicinales, affirmait qu’en décoction c’est très efficace contre la goutte…

Aujourd’hui donc, on fête les Rioc. On trouve son nom dans les communes de Lanriec, Riec et Saint-Rieux. La légende dit que Riog Elorn fut sauvé de la mort, alors que son père allait le sacrifier dans la rivière au dragon qui hantait la région. L’Elorn porte aujourd’hui son nom. Fils d’un seigneur païen de la région de Landerneau, il devait être sacrifié à un dragon. Sauvé par Derrien et Néventer, il se convertit et se retira près de Camaret où il vécut en ermite pendant 41 ans.  Mais, il roche mauricesemble bien que les personnages de  Néventer et de  Derrien soient nés de l’imagination d’un recteur ennuyé de n’avoir aucune légende à raconter à ses paroissiens ce qui était fort dommageable lorsqu’il s’agissait d’évangéliser tous ces mécréants de basse-Bretagne… Il suivit saint Guénolé à Landévennec et ressuscita sa mère avec de l’eau bénite que ce dernier lui avait confiée. Quand à Rioc, le seigneur du patelin, sauvé des griffes du dragon, il a laissé son nom à la jolie petite commune de Riec-sur-Belon. Ah, une douzaine de Belon et une bonne bouteille de muscadet de chez Cherreau et Carré. Je vous conseille le « vieilles vignes »  le comte de Chasseloir, c’est un vrai délice qui donne au Muscadet ses lettres de noblesse. A droite: le château de La-Roche-Maurice.

Ah, la belle époque où existaient des chevaliers errants pour chasser les malfaisants… Aujourd’hui, ils (les malfaisants) se retrouvent à l’Assemblée pour jouer au bridge. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.