Vous lisez actuellement les articles publié le février 2nd, 2016

Page 1 de 1

A la Chandeleur, le froid fait douleur…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

, , ,

Amis de la botanique à deux balles et du pot au feu réunis, bonjour ! Or donc nous voici le Mardi 2 février 2016, date qui correspond au 14 de pluviôse jour de l’avelinier, ou si vous préférez, le coudrier qui est l’ancien nom du noisetier… C’est la Chandeleur, ar goulou vras , la grande lumière, comme disent les brittophones. A la Chandeleur, Quéré avelinier bonsaïfait des crêpes jusqu’à pas d’heure, se plaisait à nous dire mon aïeule, sûre qu’elle était de nous épater. Savez vous que le noisetier, si il ne se donne pas, se prête (je suis assez content de celle la) tout à fait à la culture du bonsaï comme le montre cette photo. Oui mais, pourquoi Avelinier ? Et bien, petit scarabée, parce que il s’agit en vérité du Corylus avellana. Avellana se rapporterait à la ville italienne d’Avella, dans la province d’Avellino, dont les noisettes étaient réputées. Voilà pourquoi, une « aveline » est une grosse noisette presque ronde et « avelinier » le nom ancien de cette sorte de noisetier. Merci Wiki…

La Chandeleur commémore la Présentation de Jésus au Temple, à Jérusalem, 40 jours après sa naissance. Ce faisant, ses parents se conformaient à une coutume hébraïque qui voulait que les premiers-nés fussent consacrés au Seigneur. Ce rituel était autrefois appelé « Purification de la Vierge Marie » car elle rappelait le rituel des relevailles consécutives à tout accouchement. Oui bon, tout cela parce que la chandeleur1papauté s’est ingéniée à récupérer toutes manifestations des très vieilles et très anciennes manifestations rituelles envers la nature. La fête de la Chandeleur, ou fête des chandelles, débutait à Rome, au VIIe siècle, par une procession du Forum à la basilique Sainte-Marie-Majeure. Les fidèles se mettaient en route avant l’aurore, en portant des chandelles, d’où le nom de la fête. D’aucuns pensent que cette fête chrétienne aurait pris la place des Lupercales romaines vers le Ve siècle. Les fêtes en l’honneur de Lupercus, ou Pan, dieu de la fécondité, donnaient lieu à une procession aux flambeaux aux alentours du 15 février.

Selon une autre interprétation, la Chandeleur se serait substituée à une fête en l’honneur de Proserpine, alias Perséphone, déesse des moissons et de la fécondité. Cette fête se célébrait à la lumière des torches et autour d’une galette de céréales. Chez les Celtes, je le rappelai hier, on fêtait Imbolc le 1er février. Ce rite en l’honneur de la déesse Brigit célébrait la purification et la fertilité au sortir de l’hiver. Les paysans chandeleurportaient des flambeaux et parcouraient les champs en procession, priant la déesse de purifier la terre avant les semailles. Les crêpes avec leur forme ronde et leur couleur dorée rappelleraient le soleil, ce qui expliquerait que l’on confectionne des crêpes à la Chandeleur, moment de l’année où les jours s’allongent de plus en plus vite. C’est également à cette époque de l’année que les semailles d’hiver commençaient. On se servait donc de la farine excédentaire pour confectionner ces crêpes, qui sont un symbole de prospérité pour l’année à venir. Par ailleurs, le nom de février provient du nom latin du mois, februarius, lui-même dérivé du verbe februare signifiant « purifier ».

Bon, c’est pas tout, si j’en crois mon aïeule, la pâte à crêpes cela repose trois heures. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.