Le temps des cerises, c’est pour quand…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la butte Montmartre et de la chakchouka réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 23 février 2015 correspondant au 5è jour de ventôse qui était généralement dédié au bouc. Pour ma part,je voudrais dédié ce billet à un auteur et militant dont la clementplupart des œuvres ont été oubliées à l’exception de quelques chanson emblématiques comme « le temps des cerises » ou « la semaine sanglante ». J’ai déjà eu l’occasion d’ évoquer ici Jeanbaptiste Clément*, ce révolutionnaire , anarchiste, syndicaliste et Franc-maçon mais, l’art de la pédagogie c’est la répétition, n’est-il pas ? Tiens, laissons à Marc Ogeret le soin de nous embarquer vers les hauteurs de la butte, ça craque un petit peu mais c’est là tout le charme:
*oui, le prénom s’écrit sans trait d’union…

Le 23 février 1903, à Paris. Mort de Jean-Baptiste CLEMENT (né le 31 mai 1836, à Boulogne). Communard et auteur de la célèbre chanson « Le Temps des Cerises ».
Avant 1870, il est plusieurs fois condamné à la prison pour ses écrits et pamphlets « Les Carmagnoles », « 89″,  etc. Il siège ensuite à la Commune de Paris. Le 28 mai, il est avec Varlin et Ferré, sur la dernière des barricades. Le « Temps des Cerises » fut écrit en 1866. Mais c’est en 1885 qu’il dédiera cette plaque_28mai71chanson à Louise, ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai. Cette chanson deviendra le symbole de la Commune de Paris. En 1885, il fonde le cercle d’études socialiste, l’Étincelle de Charleville et la Fédération socialiste des Ardennes. Il est initié comme franc-maçon en 1898 à la Loge « Les Rénovateurs » à Clichy, près de Paris. Lorsqu’il fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise le 26 février 1903, entre quatre et cinq mille personnes assistèrent à la cérémonie. Ce fut certes un grand parolier mais pas un grand visionnaire… Un siècle et demi plus tard, les pauvres ne me semble pas sur le point de prendre leur revanche et le manche tient encore la cognée… Les socialistes semblent avoir définitivement viré leur cuti et j’ai du mal à imaginer Valls et Macron en train d’inaugurer une plaque en hommage aux grands hommes (et femmes) de la Commune.
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

5 commentaires

  1. babelouest

    Honneur aux Communards ! Honneur à ceux qui nous inspirent !

    Et quand je pense au nombre de rues, places et avenues qu’on a baptisées du nom d’Adolf Thiers, ou d’autres massacreurs, comme De Galliffet probablement…. cette profusion est à l’aune de la terreur qui a dû à l’époque s’emparer du bôrgeois, craignant pour sa cassette plus encore que pour sa vie sans doute.

    Non, la Commune n’est pas morte !

  2. Fabig

    Tu peux citer aussi Louise Michel sur les barricades aux côtés de Clément et Ferré. Cet épisode est bien relaté dans le livre d’Henri Gougaud : « Le roman de Louise. »

  3. Hobo-Lullaby

    Demain, les gens de la police.
    Refleuriront sur les trottoirs,
    Fiers de leurs états de service
    Et le pistolet en sautoir.
    Sans pain, sans travail et sans arme,
    Nous allons être gouvernés
    Par des mouchards et des gendarmes,
    Des sabre-peuple et des curés.

    Personnellement, j’irais bien uriner (qui n’est pas profaner) sur la tombe d’un social-traite … Après tout, ne sont-ils pas des fossoyeurs ?

    Beau jour à toi et aux passants
    Serge

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