Il jouait du bugle debout…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du piano à bretelles et de la ceinture Gibaud réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 24 février 2015, sixième jour de Ventôse dédié à l’Asaret, petite plante vivace de nos sous-bois. Ceci étant et, toute chose égale par ailleurs, le premier venu des pataphysiciens vous dira qu’ en réalité le 24 février 2015 est Lundi 2 Pédale 142 St André Marcueil, ascète cycliste; à ne pas confondre avec l’ascète anglaise…

Avec tristesse, je viens d’apprendre la disparition de Clark Terry, né à Saint-Louis (Missouri) le 14 décembre 1920, et mort le 21 février 2015. C’était un musicien de jazz, trompettiste et joueur de bugle américain, dont la carrière s’étend sur une soixantaine d’années. Il a débuté sa carrière à Saint Louis (Missouri) au début des années 1940. Après avoir joué dans un groupe de l’US Navy pendant la Seconde Guerre 4581269_6_387a_le-trompettiste-de-jazz-clark-terry-en-2006_52bb0a674117cd1c4ac352cf0607628amondiale, il intègre les groupes de Charlie Barnet, Charlie Ventura, et, en 1948, de Count Basie. Il influence alors des futurs grands comme Miles Davis et Quincy Jones, qui débutent juste leur carrière. Puis en 1951 il rejoint le célèbre orchestre de Duke Ellington, où il tiendra une place de soliste pendant 8 ans. Il découvre la France et l’Europe en 1959 et 1960 au cours d’une tournée avec l’orchestre de Quincy Jones (la comédie musicale Free and Easy), puis rentre aux États-Unis et accède au statut de célébrité nationale en devenant le premier Afro-Américain à jouer dans l’orchestre de NBC, et particulièrement dans The Tonight Show band.

Il a également souvent joué et enregistré en tant que leader et sideman, particulièrement dans le quintette qu’il a codirigé avec Bob Brookmeyer. Clark Terry est connu pour son jeu Terryparticulièrement joyeux et exubérant. Son charisme et sa personnalité chaleureuse se reflètent dans sa musique, innovante et virtuose sur la forme, généreuse et sincère sur le fond. Malgré ses talents de soliste, il s’est vraiment fait un nom grâce à ses vocaux « scat » dans Mumbles, qui commence comme une parodie des vieux chanteurs de blues. (Wikipedia). Je ne doute pas un seul instant que les chaînes de télé vont modifier leurs programmes pour une spéciale Clark Terry (naaan, j’rigole ) sauf peut-être ICI. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

4 commentaires

  1. babelouest

    Eh oui, une nouvelle triste qui fait jaser. Bien entendu, je ne le connaissais pas. J’aime la trompette, mais pas la même.

  2. Fabig

    Ah le style France Musique ! « Il enchainera par un long séjour ellingtonien (1951-59) qui lui offrit un cadre soyeux pour une créativité et des innovations qui ne disaient pas leur nom.Clark Terry osera beaucoup ensuite, avec une élégance délicieusement mutine »

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