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Là-bas dans les monts d’Arrée…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis du doux euphémisme et du cidre brut réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 14 février de l’an 2015, 26è jour de pluviôse dédié à la Guède, une plante autrefois cultivée pour fabriquer de la teinture. La teinture bleue (le pastel) est extraite des feuilles de la plante. Ces feuilles, allongées, se détachent facilement par simple torsion lorsqu’elles ont atteint leur maturation au solstice d’été. Mais la récolte se poursuit de juillet à la mi-septembre jusqu’à ce que la plante ne possède la guedeplus de feuilles. Puis on les écrase en les mélangeant à de l’eau pour en exprimer une pulpe que l’on comprime sous forme de boulettes ou « cocagnes » de quelques centimètres. C’est de là que vient le nom donné au lauragais (Languedoc-Roussillon) : Pays de cocagne ! Le pastel fut pratiquement la seule source de teinture bleue disponible en Europe jusqu’à la fin du XVIè siècle, avant que le développement des routes commerciales vers l’Extrême Orient permette l’arrivée de l’Indigo. Le Lauragais, triangle compris entre Toulouse, Albi et Carcassonne connut une grande prospérité grâce au commerce du pastel. Les pastelliers figuraient parmi les plus grandes fortunes de l’époque et ont laissé de nombreux témoignages, comme les grands hôtels particuliers de Toulouse. Ils furent nombreux aussi à faire partie des fameux capitoulats. Les capitouls étaient, depuis le Moyen-Âge, les habitants élus par les différents quartiers de Toulouse pour constituer le conseil municipal de la ville. D’où le nom de Capitole donné aujourd’hui encore à l’hôtel de ville. Voilà pour la petite histoire du jour…

Tout à fait autre chose…

C‘est un 14 février, en 1974, un mois après la dissolution du FLB par l’inénarrable Marcellin, que l’on assiste à la destruction du relais émetteur de télévision de Roc’h Tredudon (ou ça? Là bas dans les monts d’Arrées !) . L’action est revendiquée par crs 13ce même FLB-ARB. Ceci aurait provoqué l’infarctus fatal au sous-directeur du centre, Pierre Péron. Mais à l’époque et  depuis les années 60, le mouvement Breton est tellement infiltré et manipulé, notamment par la DST, que plus personne ne sait qui fait sauter quoi. Enfin, c’était un temps où ça pétardait dur, la CRS 13 à St Brieuc, la villa de Bouygues, celle du commissaire Taillanter en 79 à Bréhec, et cela jusqu’au décès FLBde Yann Kernalèguen à Chateaulin, tué par sa propre bombe. Toujours est-il que ces soirées bretonnes sans télé pendant une longue période et en hiver ont permis la redécouverte de la lecture, des discussions entre amis, des festou noz… Et plus si affinités. On dit qu’on en trouve encore les traces dans les courbes démographiques.

Voilà pour la petite histoire, allez, portez vous bien et à demain peut-être.