Le dernier des Mohicans…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du stoïcisme et de l’endive braisée réunis, bonjour ! Oui, nous sommes le dimanche 23 novembre 2014, c’est à dire le troisième jour de frimaire ((mais non, pas fruits d’mer)  dédié à la chicorée. Vous connaissez tous les bienfaits de cette Moulin-à-café-Peugeotplante quasi miraculeuse qui produit aussi bien un succédané de café que de la bonne endive (chicon) et qui arbore une jolie fleur moins connue. Mon aïeule, à qui je dois cette éducation désastreuse, m’a élevé au bol de café plus qu’au verre de lait mais, elle n’imaginait pas un instant que l’on puisse faire un café sans y rajouter deux cuillers à soupe de chicorée Leroux. J’ai encore en souvenir celle que l’on incorporait obligatoirement au café après l’avoir moulu dans ce merveilleux petit ustensile aujourd’hui disparu…

Parlons peu, parlons blues… R.L. Burnside, né Robert Lee Burnside le 23 novembre 1926 à Harmontown, Mississippi, et mort le 1er septembre 2005 à Memphis, est un chanteur, guitariste et compositeur de blues. Il a vécu la majeure partie de sa vie à Holy Springs, dans l’État du Mississippi. R. L. Burnside a passé le plus clair de sa vie dans les collines du  R.L-Burnsidenord du Mississippi. Il a travaillé comme métayer et comme pêcheur tout en jouant de la guitare le week-end. Il a commencé à s’intéresser à la guitare peu après ses vingt ans en écoutant le disque de John Lee Hooker, Boogie Chilen (qui a inspiré les débuts de nombreux bluesmen comme Buddy Guy). Il a appris son style en écoutant également Fred McDowell qui habitait près de chez lui, ainsi que son cousin par alliance, Muddy Waters.

Dans les années 1950 Burnside déménage du côté de Chicago, où plusieurs membres de sa famille sont assassinés ; après ces crimes, il retourne dans son État natal. La voix de Burnside est puissante et caractéristique, il joue aussi bien de la guitare électrique ou acoustique (avec ou sans bottleneck). 220px-RL_Burnside_1984son style ronronnant est caractéristique du country blues des collines du Nord du Mississippi, différent du blues du Delta. «Aujourd’hui à la mode, R.L. Burnside a longtemps vécu dans la misère et l’indifférence des Américains… En 1959, il retourne définitivement dans le Mississippi et ouvre un petit bar local dans lequel il joue et vend son wiskey maison.» C’est en 67 que Georges Mitchell, ethnomusicologue, découvre Burnside qui a mis guitare et ampli au clou pour survivre. «… Il faut attendre 1979 pour qu’il puisse vraiment sortir de l’ombre grâce au chercheur David Evans et à Gérard Herzhaft qui après les avoir rencontré dans le Mississippi rapporta ces enregistrements en France et les fait éditer chez Vogue.»( Extraits de La grande encyclopédie du blues de G. Herzhaft chez Fayard) Sans doute le dernier grand interprète du delta blues.

Allez, bon dimanche, portez vous bien et à demain peut-être.

5 commentaires

  1. babelouest

    Blues… blues…. avec cette orthographe je connais mal.

    Je connaissais mieux, petit gosse, les blues (euh, blouses) grises dont tous les garçons de mon âge étaient vêtus. Il est vrai que la poussière de craie, l’encre violette des encriers de porcelaine se renversant assez souvent, étaient plus faciles à nettoyer que sur la laine des chandails (obligatoires, vu le chauffage souvent peu efficace des salles de classe). D’ailleurs les instits avaient souvent le même accoutrement. Et même les profs de collège. Quant aux filles souvent (un peu moins) elles arboraient des blouses d’un bleu assez soutenu. Ce n’était pas l’uniforme, mais ce n’en était pas loin.

    A l’époque, la musique que j’écoutais, c’était plutôt celle de radio-Rabat, sur ondes moyennes, le matin. C’est assez différent. Je n’ai commencé à entendre les musiques d’outre-Atlantique que vers la vingtaine. Entendre, pas écouter.

    • Cacha

      Merci au cénobite de nous faire découvrir les grands noms du blues.

      Pour Babelouest, nous portions au lycée (non mixte au départ) et jusqu’en 68 une blouse de couleur différente selon les classes.Son oubli nous valait d’être collées.
      Oh ! Lointains souvenirs…

      • erwandekeramoal

        Tout comme Babelouest, il y a des mots comme ceux là qui font office de madeleines… Le sarrau gris, l’encre violette, la plume sergent-major…

  2. Hobo-Lullaby

    Le Blues est aux oreilles ce que la chicorée est à l’appareil digestif !

    belle fin de dimanche à tous

    Serge

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