26 AVRIL 1937, GUERNICA…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis des mystères de l’Ouest et du crabe mayo réunis, bonjour! Nous sommes le samedi 26 avril 2014, 7è jour de Floréal dédié au Muguet. Hier on se souvenait avec émotion d’un certain 25 avril au Portugal. Aujourd’hui ayons une pensée pour ce 26 avril 1937 au pays Basque Espagnol, plus précisément à Guernica. Je pense aussi aux copains asturiens. Les asturiens ont construit leur nation à peu de chose près en même temps que les bretons armoricains essayaient de faire quelque chose de leur péninsule. Quelques décennies avant que Nominoë ne rassemble la Bretagne, en Asturies c’est Pelayo qui devenait le premier roi. D’où la célèbre expression qui a depuis fait le tour du monde: « Ah, te voila toi, Pelayo ! »

Le bombardement de Guernica, le lundi 26 avril 1937, fut un événement majeur de la guerre d’Espagne, qui contribua à 52360449_pinternationaliser la médiatisation du conflit, par l’intermédiaire notamment du célèbre tableau de Pablo Picasso représentant la scène. En raison de l’apparente faible valeur stratégique militaire que représentait la ville et de l’énorme disproportion entre les capacités de riposte des défenseurs et la violence de l’attaque, ce bombardement a souvent été considéré comme un des premiers raids de l’histoire de l’aviation militaire moderne sur une population civile sans défense, et dénoncé pour cela comme un acte terroriste.

Cependant, d’après certains historiens, Guernica aurait été un objectif militaire de première importance. Pío Moa affirme que trois bataillons (7.000 hommes) des forces républicaines y stationnaient le jour du bombardement. Le lundi 26 avril 1937, jour de marché, quatre escadrilles de Junkers de la Légion Condor allemande ainsi que l’escadrille VB 88 de 52360493_pbombardement expérimental (composée de Heinkel et de Dornier ), escortées par des bombardiers italiens (Savoia-Marchetti SM.79) et des avions de chasse allemands (Messerschmitt), procèdent au bombardement de la ville afin de tester leurs nouvelles armes. L’attaque commence à 16h30, aux bombes explosives puis à la mitrailleuse et enfin aux bombes incendiaires. Après avoir lâché quelques 50 tonnes de bombes incendiaires, les derniers avions quittent le ciel de Guernica vers 19h45. Après le massacre, 20% de la ville était en flammes, et l’aide des pompiers s’avérant inefficace, le feu se propagea à 70% des habitations.

Depuis, les controverses ne se sont jamais vraiment éteintes. Responsabilité unique des nazis de la légion Condor 1937-guernicacommandée par Von Richthofen de sinistre mémoire ou complicité de Franco. Les historiens estiment le nombre de victimes entre quelques centaines et quelques milliers… Macabre comptabilité qui n’enlève rien à la force du symbole. Avec l’ami Benni, dont je parle plus haut, nous sommes tombé d’accord sur le fait que si Franco est bien mort, le franquisme lui, il bande encore. Les nostalgiques sont là, guettant les faiblesses de nos démocraties et prèts à ressortir les griffes.

Allez, haut les cœurs, portez vous bien et à demain peut-être.

 

4 commentaires

  1. Rém*

    Merci, cénobite, de saluer ce si tragique évènement historique…
    Guernica fut (merci Picasso!) la 1° alarme pour l’opinion publique, face à cette barbarie moderne, qui n’a pourtant cessé de développer depuis (Dresde, bombes H…) et qui continue:
    la photo des ruines de Guernica ressemble affreusement à celles, récentes, de Gaza, n.fois bombardée par la « démocratie »(??) d’Israël… (entre autres barbaries).
    Vive le muguet !

  2. babelouest

    Hélas ! Cette « manie » de bombarder une ville sans défense se répéta souvent depuis, il suffit de se se rappeler de Dresde, ou plus proche géographiquement, de Royan. Nos  »  » « amis »  »  » les dégustateurs de hamburgers s’en sont fait un vraie spécialité. Je ne parle même pas des vrais points stratégiques, ou supposés tels, comme Brest ou Boulogne sur Mer. Quant aux ville allemandes qui morflèrent, il suffit de penser à celle où je fis mon service militaire. L’une de ses industries fétiches étant l’électricité et l’électronique (Schaub-Lorentz), elle a eu largement sa part. Je parle là de Pforzheim, pourtant loin de la Ruhr.

    Aujourd’hui, la guerre n’est plus que l’occasion (certains tarés diront : chic chic ) de casser du civil en masse.

    • erwandekeramoal

      Mon aïeule disait que dans le grand théâtre de cette guerre là il y avait le côté Ruhr et le côté Chardin. Humour dévastateur, non ? Bon dimanche à toi.

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