On aurait pu le nommer saint clou…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis des fontaines miraculeuses et du pain perdu réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 10 novembre 2013, vingtième jour de Brumaire dédié à la herse; mais ne me demandez pas pourquoi.

Or donc, mes biens chers frères, si vous le voulez bien, aujourd’hui nous allons évoquer Govrian. D’origine vannetaise, ce saintGobrien-190x300 guérisseur serait né vers 670 dans une famille noble, ce qui somme toute n’est pas si mal pour débuter dans la vie. Après ses études, il se consacre à la vie monastique et se retire à l’abbaye de Rhuys (56). De retour à Vannes, il rejoint le clergé de la cathédrale. Au décès de Mériadeg, il est désigné « à l’insu de son plein gré » pour le remplacer  et sera sacré à Dol (35). Après 17 ans sur le siège épiscopal, il établit son ermitage à Saint-Servant-sur-Oust (56) et y meurt en 725.

Une chapelle a été construite sur les lieux mêmes de son ermitage, à Saint-Gobrien. (photo de gauche) Si les eaux de la source de la chapelle St-Gobrien ont prétendument soigné pendant longtemps, le « mal des ardents » (ergotisme), par la DownloadedFilesuite, elles attirèrent les personnes souffrant de furoncles ou d’abcès. La légende dit qu’il fallait déposer une poignée de clous sur le tombeau, dans la chapelle. Lorsque le clou était rouillé, le malade était guéri… Voilà de quoi combler le trou de la sécu. De nombreuses plaques votives sont fixées sur le mur de la chapelle, à côté de la statue polychrome du Saint. En 1900 l’eau soulageait encore certaines maladies d’enfants. Les mères laissaient alors dans les interstices des pierres de la fontaine les linges ayant servi à humecter les parties traitées. Une légende prétend aussi que les jeunes filles désireuses de prendre époux dans l’année devaient faire 7 fois le tour du tombeau en se gardant d’effleurer le mur et la sépulture pour voir leur vœu exaucé. Mais ça, c’était avant…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

2 commentaires

  1. babelouest

    Je trouve des analogies avec un édifice de mon enfance, à quelques kilomètres, construite sur une légère éminence au milieu des marais de l’ancien golfe des Pictons.
    Sur une butte du Marais, un lieu de pèlerinage
    Le sanctuaire de Sainte-Macrine apparaît dès le milieu du 10° siècle dans le cartulaire de l’abbaye Saint-Cyprien de Poitiers.
    La chapelle est bâtie sur un terrain nommé le Champ des Idoles et des trouvailles permettent d’affirmer que le site était occupé dès l’Antiquité. Si l’on ajoute les trois fontaines liées au culte de Macrine, parfois nommée Matrina ou Materna, la représentation de la sainte tenant une corne, liée à certains épisodes de ses légendes, on serait tenté d’évoquer la christianisation d’un culte très ancien d’une déesse-mère.

    II est difficile de dire qui était Macrine tant traditions et légendes sont contradictoires. Elle et sa soeur Colombe seraient venues d’Espagne au 4° siècle, au temps des dernières persécutions contre les chrétiens. Rejointes par Pezenne, Macrine et Colombe créent un petit monastère dans les environs de Niort. Fuyant à nouveau un seigneur voisin, elles se réfugient sur l’île de Magné, au milieu du Marais.
    Le culte de Macrine, après sa mort sur le plateau où elle avait fait sa demeure, devait se perpétuer. Des fondations permettront la desserte du sanctuaire par le clergé, notamment celle de la collégiale de Magné, en 1508.
    Macrine, sainte légendaire du Marais, est fêtée le 6 juillet. II faut la distinguer de deux saintes orientales du même nom, fêtées le 2 janvier.

    Un lieu de pèlerinage, qui abritait les reliques de la sainte, fut encore (re?)construit au 13/14° siècle. Au nombre des pèlerins qui s’y rendaient en foule depuis une époque reculée, on comptera Louis XI, roi de France, en 1469.
    Malgré quelques velléités de suppression au 17° siècle, la démolition partielle puis la vente de la chapelle pendant la Révolution, les dévotions perdurent.
    En 1806, aux frais des fidèles de Magné et des environs, la chapelle rendue au culte est agrandie. Les campagnes de travaux se succéderont depuis la fin du Second Empire. La dernière, qui agrandit encore l’édifice par la nef, sera menée à partir de 1896.
    La chapelle, aux dimensions d’une église rurale, présente un plan en croix latine avec abside polygonale.
    On y a fait des processions jusque dans les années 50. Les fidèles continuaient à croire aux miracles…

    • erwandekeramoal

      Hé bé!On dirait un billet des cénobites (en mieux). Bon dimanche.

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