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François Le Levé

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME

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Amis du clabaudage et de la carabistouille réunis, bonjour ! Nous voici le jeudi Le_Leve_francois20 juin 2013, deuxième jour de Messidor dédié à l’avoine.                                                            Comme le disait mon aïeule: la pluie de juin fait belle avoine et mauvais foin. L‘homme du jour est un militant anarchiste breton, François Le Levé, né dans le Morbihan, à Locquimélic, en novembre 1882, décédé un 20 juin au retour de déportation au camp de Neuengamme.

 

En 1900, il entre comme apprenti à l’arsenal de Lorient. Il devient très vite un militant actif du syndicat des travailleurs du port, animateur du groupe libertaire des « temps nouveaux » et surtout, administrateur de la bourse du travail. En 58898161_p
contact avec Emile Masson, il collabore à la revue « Brug » (à ne pas confondre avec Bleun-Brug d’obédience catho. créée par l’abbé Perrot) qui tente d’implanter les idées libertaires dans le milieu paysan breton. Fiché au fameux « carnet B » des antimilitaristes, il va pourtant rejoindre Jean Grave et Kropotkine et signer le « manifeste des seize » en mars 1916 favorable à l’intervention armée. En 36, il participe aux comités du Front populaire et poursuit son action syndicaliste. En 43, sous le feu des bombardements qui frappent la ville de Lorient, il s’enfuit pour Vannes où il retrouve René Lochu (tu t’souviens Lochu ?) et prend part au comité départemental de la résistance. Il sera arrêté par la police allemande en mars 44 et déporté au camp de Neuengamme près de Hambourg. Libéré, il meurt d’épuisement le 20 juin 1945 durant le voyage de retour en France. Sources

Allez merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Et voici Messidor…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la Franc-maçonnerie et de la franche rigolade réunies, bonjour ! A force de l’attendre, c’est enfin arrivé, en ce mercredi 19 juin 2013, nous sommes le premier jour de messidor dédié au seigle. Vous remarquerez au passage que nos amis républicains avaient l’âme autrement plus 65730026_ppoétique que les technocrates Onusiens d’aujourd’hui qui nous concoctent la journée de la femme, du braille, des zones humides, de la trisomie, du sommeil, de l’eau, de la tuberculose, j’en passe et des moins drôles. Messidor, tirait son nom « de l’aspect des épis ondoyants & des moissons dorées qui couvrent les champs de juin en juillet », selon les termes du rapport présenté à la Convention nationale le 3 brumaire an II par Fabre d’Eglantine, au nom de la « commission chargée de la confection du calendrier ».

 

Aujourd’hui donc, en notre basse Bretagne, ceux qui n’ont rien de plus urgent à faire, vont célébrer santez Riwanon. C’est la bienheureuse maman de St Hervé dont je vous ai parlé il y a quelques jours. Après la mort de son époux, le barde Houarvian, elle renonça à ses biens, et, accomplissant une résolution prise depuis longtemps, elle alla s’ensevelir dans la solitude, avec de ferventes compagnes, parmi lesquelles était sa nièce sainte Christine (ils étaient tous saints dans la famille). Elle s’y forma un ermitage avec des rameaux d’arbres, et y persévéra dans l’abstinence et l’oraison. Elle mourut saintement (evel just) le 19 juin de l’an 535 vers 17h selon le médecin légiste. Son fil Hervé qui était revenu pour l’occasion, l’inhuma avec piété et respect dans l’oratoire, où elle avait passé tant d’heures dans la prière. C’est maintenant l’église paroissiale de Lanhouarneau.

Houarvian était un barde de la Bretagne insulaire qui, à cette époque là (aux environs de 510), s’était rendu à la cour du roi Franc Childebert 1er pour 70709475participer au concours de l’Eurovision et suivre un stage de harpe celtique auprès de l’ancêtre d’Alan Stivell. C’est alors qu’il rentrait chez lui en char-stop qu’il eut une vision. C’est bien connu, le char-stop est propice aux visions surtout si vous fumez quelques substances illicites… Donc, cette vision lui commanda d’attendre sa promise au bord de la fontaine de Landouzan, près du Drennec, en Finistère. Il y rencontra Riwanon et demanda sa main à son frère Rivoaré. Ils se marièrent à la mode de Bretagne et, vers 525, Riwanon donna naissance à saint Hervé. Puis ils se séparèrent pour mener une vie érémitique. Ce qui ne veut pas dire, mécréants que vous êtes, qu’ils étaient au RMI… A gauche, un joli dessin d’après une photo de l’époque (oui, bon…)

Allez, vivement le tour de France, la caravane publicitaire, les seringues dans les poubelles des hôtels, les moteurs électriques dans les cadres de vélos, et des phénomènes qui montent les cols comme on descend une Kronenbourg. Portez vous bien et à demain peut-être.

Faut pas charrier avec les chariots…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de l’écologie et du point de croix réunis, bonjour !

Nous voici le mardi 18 juin 2013, lendemain de vote pour des législatives partielles censées remplacer Cahuzac dans le Lot. Comme on pouvait s’y images-1attendre, le PS s’est pris une raclée (éliminé dès le premier tour) et le FN continue sa progression. Et, comme de bien entendu, Solférino envoie ses pleureuses sur les plateaux télé: C’est la faute aux verts, au Front de Gauche, qui se croient autorisés à se présenter à des élections et qui font rien qu’à nous faire perdre. Il est vrai qu’en ce 18 juin, il convient de se souvenir de la disparition de René DUMONT (2001) qui fut le premier candidat écolo à l’élection présidentielle (1974). A moins d’un an des municipales, je ne cours pas gros risque en annonçant une défaite de la Gôche, gigantesquement historique…

En vérité, c’est le 30è et dernier jour de Prairial consacré au chariot (avec un seul « r ») cela fait partie des mystères de la langue française… S’il se trouve 65727433_pparmi vous un prof de français, qu’il m’explique pourquoi on met un seul « r » à chariot et deux à carriole, charrette, charrue et carrosse, je suis preneur. Le chariot est le septième arcane majeur du tarot. Il symbolise la réussite, la victoire, le but atteint. Dans la kabbale il est le zain, chiffre sept, et exprime hiéroglyphiquement la flèche. C’est le signe de la main mise de l’homme sur son destin. Le char du Triomphe, qui caractérise le hiéroglyphe de cette lame dans le livre de Thoth, indique qu’il échappera aux lois de causalité du destin si le conducteur parvient constamment à dominer les deux sphinx de polarités magnétiques différentes que sont Jakin et Boas. En termes profanes : choisis ton camp camarade… Par chez nous on n’est pas chiche et du coup, en breton, on en met deux à Karrig.

Mon aïeule, dont je vous parle si souvent avec de l’émotion dans le clavier et qui avait le don inné de la pédagogie active avait toujours sous la main une histoire 54322036_pde l’Ankou (oberour ar marv – l’ouvrier de la mort) et de son chariot.. C’est toujours tard le soir, lorsqu’il faisait bien noir, que l’orage grondait et que la  lueur vacillante de la lampe Pigeon annonçait sa fin prochaine (de la lampe, pas de l’aïeule), qu’elle décidait de nous parler du chariot de la mort… Karrig an Ankou, c’est le nom que lui ont donné les bretons. Un squelette des plus affriolants conduit une carriole dont l’essieu grince gravement. Lorsque vous l’entendez c’est qu’un proche va mourir. Il est vrai qu’à cette époque là, on craignait davantage les manifestations surnaturelles que celles de la nature. Du coup je vous ai glissé plus haut cette pub amusante, une fois n’est pas coutume.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Anus horribilis …

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la félicité et des nuits de Chine réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 17 juin 2013, et malgré mes recommandations, vous êtes encore devant votre ordinateur. C’est le 29è jour de prairial dédié à la pivoine, plante magique s’il en est (comme celle-ci à droite, réalisée par Yun Xhouping – XVIIè). Son nom vient du 220px-Yun_Shouping,_Peoniesgrec Paiôn qui était un dieu guérisseur. On lui doit le prompt rétablissement de Hadès et Arès de leurs blessures de guerre. Hyppocrate la prescrivait comme remède pour bon nombre de maux de femmes « Remède qui attire les règles et qui les fixe. Ayez trois ou quatre graines de pivoine, noires ou rouges : pilez-les dans du vin et faites boire. ». Et Théophraste d’ajouter:  »Cette plante, doit être arrachée la nuit car si on l’arrache de jour, et que l’on est vu par un pivert en train de cueillir le fruit, on risque de perdre les yeux, et si on coupe la racine, on risque la procidence de l’anus ». Une procidence de l’anus ! Non mais, vous imaginez cela, madame Michu ? C’est le genre de truc qu’il ne faut souhaiter à personne même à son pire ennemi. Quoique…

Il y a des jours comme ceux là où les muses qui inspirent les blogueurs s’en retournent dans les montagnes de l’Hélicon laissant ceux-ci aussi désemparés images-2qu’une poule devant une clé à molette… Rien à glander today au club des métaphores disait Léo Ferré. Polymnie ou Clio, Euterpe ou Thalie; elles ont déserté les jardins de Keramoal incommodées par les vents de Suroit qui balayent la région. Je ne suis pas certain qu’elles aient fait le bon choix. La Grèce, par les temps qui courent, ne me parait pas être précisément l’Eden auquel elles sont en droit d’aspirer. Vous allez me dire qu’elles auraient pu opter pour la Costa-Brava mais là encore elles eussent été confrontées à la désespérance. Il leur restait le choix entre le camping des flots bleus à Palavas et un mobilhome à Carantec équipé de la wi-fi pour  assister les cénobites tranquilles dans leurs aventures blogosphériques… Du coup, je me suis mis à rêver d’une muse détachée des contingences de l’Olympe et rejoignant mon modeste ermitage… A bicyclette. Et si point ne vient l’inspiration, alors,Dieu me damne !

Si la Grèce avait ses dieux guérisseurs, la Bretagne avait ses Saints, à l’instar de Hervé, Houarneau en breton, que l’on fête aujourd’hui. Il est65670180_p le patron des bardes bretons (espèce en voie de disparition) et à laissé son nom à la commune de Lanhouarneau dans le Finistère. Il est invoqué pour les maladies des yeux, la guérison des peurs, des angoisses et de la dépression nerveuse, pour repousser les démons et protéger les chevaux. En Bretagne, saint Hervé a aussi la réputation de faire cesser les coassements des grenouilles. Sauf celles dites de bénitier qui vont le pas pressé porter l’andouille à leur curé comme chantait Glenmor, barde s’il en fut. 

Je vais m’arrêter là, vous pouvez éteindre votre ordinateur et vous consacrer à une activité normale. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

En juin ne fais pas le malin…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du pain perdu et de la liberté retrouvée réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 16 juin 2013 soit le 28è jour de prairial et c’est le jour saint-mont-le-passe-authentique_lightboxdu thymus que des paresseux ont pris l’habitude de nommer le THYM. Cette plante de la famille des lamiacées est aussi appelée, serpolet et, dans le sud, les occitans  disent farigoule. Le thym est utilisé depuis fort longtemps et pas seulement sur les côtes de boeuf. Je m’en suis servi l’autre soir pour aromatiser des langoustines rôties flambées au wkisky. Attention, des vraies langoustines du Guivilnec, élevées sous la mer, comme dit Yvon Etienne; un vrai régal. Avec cela un Saint-Mont sec – vendange matinale – un vin du Sud-Ouest, le Piémont Pyrénéen, issu de très vieux cépages comme l’Arrufiacle Petit Courbu et le gros Manseng. (On dirait des personnages de BD !) il fait partie de ces vins qui bénéficient de l’appellation VDQS et qui offrent un rapport qualité/prix exceptionnel si on compare avec ceux des gougnafiers du Bordelais…

Les Égyptiens et les Étrusques utilisaient le thym mélangé aux onguents pour embaumer leurs morts. Les Grecs en brûlaient devant l’autel de leurs dieux, lesDownloadedFile places publiques et les riches demeures, pensant que cette plante était source de courage; ils en mettaient aussi dans leurs plats; le thym était aussi utilisé à profusion comme parfum stimulant qu’ils versaient dans leur bain. La légende veut que Pâris enleva la belle Hélène et que la princesse était fort triste: à chaque larme qui tombait de ses yeux sur le sol, naissait une touffe de thym. C’est beau, non !

Allez, en voilà assez pour un dimanche, à chaque jour suffit sa peine, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Antifa…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Jazz et de la purée andouille réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 15 juin 2013, 27è jour de Prairial dédié à la verveine… Ce n’est pas parce queimages-1 l’on aime le scat que l’on est scatophile, disait mon aïeule qui savait distinguer le vrai du faux. Je dis cela car c’est aussi le jour anniversaire de la disparition d’Ella Fitzgerald (15/06/1996), la reine du scat.

Autre chose.

La mort de Clément Meric a permis à beaucoup de découvrir l’existence de ces jeunes militants qui se retrouvent dans la mouvance « antifa ». La lutte contre toutes formes de fascisme a souvent été l’apanage de jeunes épris de liberté, résolument opposé à l’autoritarisme et issus du milieu libertaire à l’instar de celui que je présente aujourd’hui.

Le 15 juin 1896, naissance de Gérard DUVERGE, dit Fred DURTAIN, dit CHEVALIER à Monségur (Gironde). Instituteur libertaire, militant anarchiste et duverge_grésistant antifasciste. Fils de gendarme, il s’engage durant le premier conflit mondial, puis devient instituteur. En 1935, il découvre l’anarchisme et collaborera dès lors à la presse libertaire. Gérard Duvergé fut du nombre de ces enseignants libertaires qui se consacrèrent entièrement à leur tâche : « …il aimait ses élèves comme il aimait tout ce qui était jeune, nouveau, avec le secret espoir de voir monter des générations toujours meilleures, toujours plus librement heureuses, car il n’eut jamais au cœur de culte plus sacré que celui de la liberté… » (témoignage de M. Larrieu). Admirablement secondé par sa compagne Henriette, il s’occupa aussi d’œuvres post et péri-scolaires..

Sous le pseudonyme de Fred Durtain il allait collaborer dans les années 1930 à plusieurs titres de la presse libertaire dont : Le Libertaire, L’Espagne Antifasciste (Bordeaux, 1937) d’Aristide Lapeyre, La Révolte  publié également par A. Lapeyre et Terre Libre (Nimes-Paris, 1937-1939) organe de la Fédération Anarchiste de langue Française (FAF). Pendant la guerre d’Espagne Duvergé avait été très actif dans le soutien aux antifascistes espagnols. A la veille de la guerre, sous son impulsion et avec l’appui d’A. Lapeyre, devait s’ouvrir à imagesFeugarolles, près d’Agen, L’Envol, une école libertaire du type de La Ruche de S. Faure, dont il devait être le conseiller administratif. Le directeur, selon le témoignage d’André Arru, devait en être Vergel, un réfugié espagnol ancien professeur d’une école Ferrer. La maison était louée, les dortoirs équipés, un terrain avoisinnant devait permettre grâce à un potager et un petit élevage, d’assurer une partie du ravitaillement, les premiers pensionniares attendaient la rentrée d’octobre 1939…mais ce fut la guerre.

Pendant l’occupation, il s’intégrait à la résistance et devient l’un des responsables des Francs-Tireurs et Partisans (FTP) puis devenait l’un des co-fondateurs des Mouvements Unis de Résistance (MUR) du Lot-et-Garonne. Arrêté une première fois par la police allemande, il était libéré. Puis fin 1943 ou début 1944 il était à nouveau arrêté par la Gestapo et incarcéré à la prison d’Agen où il était torturé, et décédait, sans avoir parlé, des suites de ces tortures. Gérard Duvergé a été enterré à Agen le 2 février 1944. Sources: (dictionnaire des militants anarchistes) (éphéméride anarchiste )

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Mouloudji

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du paradoxe et du tiramisu aux spéculoos réunis, bonjour !

Nous voici le vendredi 14 juin 2013, 26è jour de prairial dédié au jasmin. Avant de donner son nom à une révolution méditerranéenne (le jasmin blanc est la fleur DownloadedFileemblématique de Tunisie) cette plante avait conquis les parfumeurs. L’un d’entre-eux, Jean Patou, disait à propos du jasmin, qu’il fallait 10 600 fleurs pour produire une once de parfum.                                                                  On dit que Cléopatre serait allée à la rencontre de Marc Antoine sur un bateau dont les voiles étaient enduites d’essence de jasmin… Il est vrai qu’elle avait du nez !

Tout à fait autre chose.

C‘est aujourd’hui l’anniversaire de la disparition de Mouloudji (14 juin 1994) dont 68263664_pje suis, vous le savez, un inconditionnel. Je vous renvoie vers le billet que je lui ai consacré l’année dernière.                                                               Allez, tiens, le temps des cerises car, comme disait mon aïeule: A la saint Rufin, des cerises plein la main. Et à la saint Benoist, des mains pleines de doigts, rajoutait, histoire de n’être point en reste, tonton Robert le roi du jeu de mots à cent balles.

 

Voilà, c’est fini pour aujourd’hui, je vous salue et vous remercie de votre passage. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

Le roi du swing…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la transversalité et de la saucisse de Molène réunies, bonjour ! Nous sommes le jeudi 13 juin 2013, 25è jour de Prairial dédié à la tanche. Le seul point commun avec les roses c’est qu’on les trouve souvent en vase… (bon, d’accord, elle est pas terrible) Tiens, pour me racheter voici quelques mots à propos de celui que l’on a surnommé le roi du swing: Benny GOODMAN.

Neuvième d’une famille de douze enfants, Benjamin David Goodman voit le jour le 30 mai 1909 à Chicago (Illinois). Fils d’immigrants d’Europe de l’Est (son père, un tailleur polonais), il fait l’apprentissage de la clarinette dans l’orchestre d’une imagessynagogue. Trois ans après, il passe musicien professionnel et joue dans plusieurs formations lors de fêtes familiales jusqu’à son engagement dans l’orchestre du batteur Ben Pollack en 1925. L’année suivante, seulement âgé de vingt ans, il perd son père et part s’établir à New York en tant que musicien de séance et animateur radio ; il tient notamment le micro de la célèbre émission Let’s Dance

Star des années 1930, il est le premier leader de big band à réunir des musiciens blancs et noirs. Son orchestre compte des solistes de grande valeur comme Teddy Wilson, Lionel Hampton,, Gene Krupa…  Applaudi au Palomar Ballroom de Los Angeles le 21 août 1935, il joue six mois au Congress Hotel de Chicago et signe à son retour à New York une nouvelle série de hits au swing exubérant dont « One O’Clock Jump » (n°1 chanté par Ella Fitzgerald). Le 16 janvier 1938 est une date historique : il est le premier musicien de jazz à fouler la scène du Carnegie Hall de New York.

Celui que l’on surnomme depuis « le roi du swing »  en trio, quartette, sextette ou big band, continue de composer ou interpréter de nombreux titres appelés à DownloadedFiledevenir des standards… En 1944, Goodman dissous son big band pour des formations plus petites. Le cinéma lui fait toujours les yeux doux et Broadway l’accapare. Après une participation au film A Song Is Born (1948), le compositeur qui touche également au classique (le Concerto pour clarinette de Mozart) s’aventure dans le style bebop. Les années cinquante et soixante sont celles de grandes tournées en Europe, Asie, Amérique du Sud et Japon. En 1962, il est invité à jouer en Union soviétique où le jazz est interdit (Benny Goodman in Moscow).

 

En 1963, RCA réunit son quartette des années 1930 (Goodman, Wilson,images-1 Hampton et Krupa) pour l’album Together Again!. Et en 1977  sort son dernier album Let’s Dance (nommé aux Grammy Awards). Benny Goodman s’éteint le 13 juin 1986. Il est enterré au cimetière de Long Ridge à Stamford (Connecticut) tandis que ses partitions sont conservées à l’Université de Yale. Sources: Loïc Picaud Music story.

 

Allez, voilà pour ce jeudi embruiné (néologisme ?) merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Leçon de choses…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la pédagogie active et du gros-lait réunis, bonjour ! Nous sommes donc mercredi 12 juin 2013, 24è jour de prairial dédié au gaillet, encore surnommé le caille-lait. On dit que cette plante possède une enzyme qui permet au lait deDownloadedFile cailler. Mais d’une manière générale, on la considère comme de la mauvaise herbe. Le gaillet gratteron est assez connu car il a la particularité de s’accrocher à tout ce qui passe à sa portée. Mon aïeule, qui se targuait d’en connaître un rayon en plante médicinale, en faisait une sorte de pommade qui était censée lutter contre les irritations. 100G de cette plante, 50g d’écorce d’orme, 500g de saindoux et vous faites chauffer en tournant sans cesse. Regardez cette jolie photo, il s’agit d’un papillon que l’on nomme le sphynx du caille-lait. Etonnant, non !

Enfant, je fréquentais l’école communale de garçons, rue Victor Hugo à DownloadedFile-1Douarnenez. C’est d’ailleurs la seule école que j’ai réussi à fréquenter vraiment; après les choses se sont franchement dégradées. Le maître d’école (oui, on disait maître d’école) faisait tous les mercredis après-midi « leçon de choses ». Car, je dois préciser qu’ à cette époque là, le mercredi c’était le jeudi, vous suivez… Le jeudi, lorsque le temps était mauvais (ce qui est rare en Bretagne) on se retrouvait autour de la TSF pour écouter « Ah, les beaux jeudis » avec Alain Saint Ogan (l’inventeur de Zig et Puce) et Arlette Peters.

Or donc, lorsque le temps le permettait, la leçon de choses se déroulait en extérieur et, avec trois bouts de ficelle le maître nous faisait découvrir les lois de54075638_p la nature. c’était une double leçon tendant à faire apprendre à la fois une chose et un mot, un fait et son expression, un phénomène et le terme qui le désigne, et par extension toute une classe de phénomènes et toute une classe de mots qui les expriment.  Petits veinards que vous êtes, je vous glisse un dessin de Flavien intitulé « leçon de choses » et paru dans le regretté Siné-Hebdo du 19 août 2009. La légende dit: Etienne, encore en train de rêver ? Revenons à nos leçons, tout cela c’était longtemps, longtemps, avant la télé, l’internet, l’Ipod, l’Ipad, l’aïoli… Mais, tous ceux qui ont connu dans leur vie d’écolier l’expérimentation des vases communicants, l’examen attentif des nervures d’une feuille de chêne ou l’observation de la flamme qui s’éteint lorsqu’elle est privée d’oxygène s’en souviennent sans doute avec une certaine nostalgie. Ce sont peut-être ces « leçons de choses », emblématiques de l’école primaire républicaine, qui manquent aujourd’hui aux programmes de  l’Education Nationale.

Bon, c’est pas tout ça, je dois aller faire un sort aux Caille-lait qui envahissent mes hortensias. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Poètes, vos papiers !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la poésie érotique et du riz pilaf réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 11 juin 2013, 23è jour de Prairial dédié au chêvrefeuille… Pendant que les banksters qui nous gouvernent continuent d’ajouter les réformes aux réformes, l’austérité à la rigueur et la chienlit au menu quotidien des peuples qui n’en peuvent mais… Le cénobite se retourne plein de zénitude vers les chemins de la poésie… Vous ai-je déjà parlé de cette merveilleuse poétesse, enlevée à l’affection de ses admirateurs bien trop tôt ?

 

Renée Vivien, née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 », est une poétesse britannique de langue 70192079_pfrançaise du courant parnassien de la Belle Époque.

Elle était la fille d’une mère américaine et d’un père britannique fortuné qui mourut en 1886, lui laissant un héritage qui la mettait à l’abri du besoin. Après sa scolarité (au cours de laquelle elle se fait remarquer par son attachement pour son amie Violet Shillito) effectuée d’abord à Paris, ensuite à Londres, elle retourne, à sa majorité s’établir à Paris dans un luxueux appartement avenue du Bois de Boulogne donnant sur un jardin japonais. Elle voyagea beaucoup à travers le monde. Ainsi, le Japon, Mytilène et Constantinople figuraient au nombre de ses destinations préférées. Elle eut une relation orageuse avec Natalie Barney, qu’elle quitta, trouvant ses infidélités trop stressantes, refusant même, à son retour des États-Unis de la revoir. Natalie, qui ne se résigna jamais à cette séparation, devait faire des efforts acharnés jusqu’à la mort de Renée pour tenter de la reconquérir, y compris en lui envoyant des amis communs plaider en son nom.

Elle eut, en revanche, une liaison plus stable avec la richissime baronne Hélène de Zuylen, pourtant mariée et mère de deux fils. En effet, Hélène lui apporta un équilibre 70192116_pémotif et une stabilité bénéfiques à sa création littéraire, rédigeant même quatre ouvrages en collaboration avec elle sous le pseudonyme collectif de Paule Riversdale. Alors qu’elle était toujours avec Zuylen, Vivien reçut une lettre d’une mystérieuse admiratrice stambouliote, Kérimé Turkhan Pacha, l’épouse d’un diplomate turc d’où s’ensuivit, quatre ans durant, une correspondance intense, passionnée, suivie de brèves rencontres clandestines. En 1907, la baronne la quitta brusquement pour une autre femme, donnant lieu à toutes sortes de commérages dans la coterie lesbienne de Paris. Profondément choquée et humiliée, Vivien s’enfuit avec sa mère au Japon et à Hawaï, tombant sérieusement malade au cours du voyage. Le départ en 1908 de Kérimé pour Saint-Pétersbourg, pour suivre son mari en poste, mettant un terme à leur liaison, fut un nouveau coup dur pour Renée. Elle se tourna de plus en plus vers l’alcool, la drogue et les fantasmes sadomasochistes. De mystérieuses frasques sexuelles la laissant des jours entiers sans repos, elle recevait à des dîners au champagne des invités qu’elle abandonnait aussitôt qu’une amante exigente la faisait demander.

« À l’instar de Natalie Barney, plus connue parce que plus mondaine, Renée Vivien a radicalement rejeté les valeurs machistes de son temps pour créer un univers 70192306_pexclusivement féminin, organiser des soirées littéraires et tenter de recréer un cénacle de poétesses à l’image de celui qu’à animé Sappho au VIe siècle avant Jésus-Christ. Ensuite et surtout parce qu’elle est la première femme, plus de vingt siècles après Sappho, à avoir bâti toute son oeuvre sur l’affirmation de son amour pour les femmes, à une époque où le discours lesbien était l’apanage des hommes. De ce fait, elle peut être considérée comme un véritable précurseur, un pilier de la culture lesbienne contemporaine. » extrait du site Gouts-doux.fr

Lors de son séjour à Londres en 1908, elle tente de se suicider au laudanum après s’être allongée sur son canapé en tenant un bouquet de violettes sur son cœur. Souffrant de gastrite chronique, due à des années d’abus d’alcool et d’hydrate de chloral, elle avait également commencé à refuser de s’alimenter. Au moment de sa mort, elle pesait à peine plus de 30 kilos. Morte au matin du 18 novembre, âgée de 32 ans, le décès fut attribuée, à l’époque, à une « congestion pulmonaire », mais sans doute attribuable à une pneumonie compliquée par l’alcoolisme, la toxicomanie et l’anorexie mentale.

« Dans mon âme a fleuri le miracle des roses.

Pour le mettre à l’abri, tenons les portes closes.

Je défends mon bonheur, comme on fait des trésors,

Contre les regards durs et les bruits du dehors. »

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.