Daniel Guerin l’infatigable…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la basse-Bretagne et de la haute montagne réunies, bonjour ! Nous sommes le dimanche 14 avril 2013, 25è jour de Germinal dédié au pigeon. Ce qui, bien entendu, n’a rien à voir avec ce qui suit. Simplement, le 14 avril est la date anniversaire de la disparition d’un bonhomme qui mérite bien de faire partie de notre galerie de portraits; Daniel GUERIN, militant infatigable et qui ne s’est jamais trompé de combat.

Il est né le 19 mai 1904, à Paris. Militant libertaire et homosexuel, historien et écrivain. Issu de la bourgeoisie (son père était un riche collectionneur d’art) il devient socialiste 64795110_prévolutionnaire, et anticolonialiste à la suite de séjours en Syrie et en Indochine en 1930. Exclu de la SFIO, on le disait proche de Trotsky avec qui il correspondait, il va d’ailleurs créer ce qui deviendra plus tard Lutte Ouvrière. En 1933, il voyage dans l’Allemagne nazie dont il tirera le livre « Fascisme et grand capital ». Durant le front populaire, il est un membre actif des occupations d’usines, et aussi co-fondateur des Auberges de jeunesse. En 1937, il dénonce les agissements des staliniens en Espagne. Envoyé à Oslo pour créer un secrétariat international contre la guerre, il est arrêté en avril 40 par l’armée allemande et interné civil jusqu’en 1942. Aux U.S.A en 1946, il prend part aux luttes des ouvriers et des noirs, avant d’être expulsé en 1949.

L‘écrasement des conseils ouvriers hongrois en 1956 confirme son orientation libertaire. En 1960, il signe « l’appel des 121″ pour le droit à l’insoumission dans la guerre DownloadedFiled’Algérie. Il est inculpé. Il soutient ensuite l’indépendance algérienne. Il prend part aux événements de mai 68 puis crée, avec Georges Fontenis, en 1969, le Mouvement Communiste Libertaire, avant de rejoindre l’U.T.C.L en 1980. Puis il participera aux actions des antimilitaristes, et militera également au F.H.A.R (Front homosexuel d’Action Révolutionnaire). Historien, il est l’auteur de « Ni Dieu, ni Maître, anthologie du mouvement libertaire » (1965), mais aussi de plusieurs essais traitant de politique ou de sexualité. Il meurt le 14 avril 1988. C’est ce que l’on appelle une ligne de conduite. Je lui dédie ce poème d’un autre combattant Armand ROBIN.

Je ne suis qu’apparemment ici.

Loin de ces jours que je vous donne est projetée ma vie.

Malhabile conquérant par mes cris gouverné,

Où vous m’apercevez je ne suis qu’un étranger.

Gestes d’amour partout éparpillés

Je me fraye une voie isolée, désertée.

D’une science à l’autre j’ai pris terrier,

Lièvre apeuré sentant sur lui braqué

Le fusil savant et sûr de la destinée.

Aucune terreur ne m’a manqué.

Allez, voilà pour aujourd’hui, jour du tro Bro Leon qui est peu notre Paris-Roubaix à nous qu’on a en Bretagne armoricaine. Portez vous bien et à demain peut-être.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera jamais publié. les champs marqués d'une asterisque sont obligatoires (*).