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LE PETIT PEUPLE…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la phytothérapie et du haddock à la crème réunis, bonjour !

Si l’on en croit le calendrier républicain, nous sommes le 1er jour de ventôse dédié au tussilage. Cette plante qui fait penser un peu au pissenlit est une des plus ancienne utilisée dans la médecine traditionnelle. Elle est particulièrement réputée pour ses propriétés antitussives d’où son nom, tussilage. Les chinois l’utilisaient déjà sous la dynastie des Han pour lutter contre l’asthme. On en parle dans un ouvrage qui s’intitule classique de la matière médicale du laboureur céleste et qui sert encore de référence aux médecins traditionnels asiatiques. Pline l’ancien lui même en recommandait l’usage sous forme d’inhalation pour chasser la toux. Et comment ne pas relever cette anecdote amusante qui fait irrésistiblement penser aux facéties de nos korriganed bretons: Les Koropokkuru (homme sous les pétasites en langue aïnoue – à gauche sur la photo) sont des « lutins » de la mythologie Aïnoue, population aborigène vivant au nord du Japon et à l’extrême est de la Russie. Ces êtres mythologiques habitent sous terre et dans les tiges des feuillages du tussilage et des pétasites. De la taille d’un pied d’enfant, ces « lutins » sont à proprement parler deskamuys (« esprits » en langue Aïnoue) végétaux. Établis dans les forêts, ils apparaissent au voyageur perdu pour le guider sur sa route.

On se croirait dans les monts d’Arrée où se sont retiré nos korrigans à nous.(quand on vous dit que toutes les civilisations se valent). Petits, noirs et velus, coiffés de chapeaux plats avec des rubans de velours, les filles étant coiffées de bonnets violets. Pierre Dubois (grand elfologue devant l’éternel) les décrit comme des nains cornus hauts d’une à deux coudées, aux pieds de boucs, aux sabots de fer et aux griffes de chat. Mon aïeule m’a raconté qu’autrefois, lorsqu’on avait perdu quelque chose, il suffisait de se rendre à leur résidence au commencement de la nuit, et de dire: ” Poulpican, j’ai perdu tel ou tel objet.” Le lendemain on le retrouvait à sa porte.

Aujourd’hui les humains ne savent plus où réside le petit peuple. Quoique…Si vous passez du côté de Plaudren (dans le Morbihan), auprès du petit bourg de Locqueltas, il est une lande appelée Motenn-Dervenn mais…Je ne peux en dire davantage.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

BELLA CIAO…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la lutte finale et du corned-beef réunis, bonjour!

Nous sommes le samedi 18 février, 30è et dernier jour de pluviôse dédié au traîneau.

En cette période où les peuples d’ici et d’ailleurs tentent désespérément de résister à l’appétit féroce des banksters, je salue l’initiative du groupe ZEBDA de remettre au goùt du jour cette magnifique chanson de lutte: Bella ciao.

 

Cette chanson reprise par les partisans qui voulaient libérer l’Italie des Nazis était le chant des femmes qui subissaient de lourdes conditions de travail. Bella ciao est le symbole de la lutte des femmes dans le monde.,
Chanson très ancienne qui dénonce les piètres conditions de travail des mondines ces femmes qui travaillaient dans les rizières de la plaine du Pô.
Le mot ciao viendrait d une déformation de shiavo qui signifie en italien esclave.

Les mondines étaient des saisonnières qui connaissaient de dures conditons de travail,courbées toute la journée dans l’eau jusqu’au genoux.

Le travail de la monda (le désherbage), consiste à retirer les mauvaises herbes qui poussent dans les rizières en gênant la croissance des jeunes plants. Il se déroule durant la période d’inondation des champs, de la fin du mois d’avril au début du mois de juin, période lors de laquelle les pousses délicates sont protégées, durant les premières phases de leur développement, des écarts de température entre le jour et la nuit.

Il s’agit d’une tâche extrêmement fatigante, exécutée par des femmes des classes sociales les plus pauvres, venues d’ Emilie-romagne, de Vénétie et de Lombardie louer leur force de travail dans les rizières des provinces de Vercelli, Novara et Pavie. Les femmes sont dans l’eau jusqu’aux genoux, pieds nus et le dos plié durant des journées entières. Pour se protéger des insectes et du soleil, elles portent un foulard et un chapeau à large bord et des shorts ou de larges culottes pour ne pas mouiller leurs vêtements

Le film riz amer (Giuseppe de santis-1949) illustre ces conditons de travail, c’est le cinéma néoréaliste du nom du mouvement cinématographique qui apparait en Italie pour illustrer la vie des italiens.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE MARAIS DU MOINE…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la valse à trois temps et du flocon d’avoine réunis, bonjour!

Nous sommes donc le vendredi 17 février, 29è jour de pluviôse dédié à la chélidoine. Mon aïeule, qui vous le savez maintenant, avait son avis sur tout, et surtout son avis, l’appelait le lait de sorcières ou encore, l’herbe à verrue. Les savants ont expliqué depuis lors que la plante contenait un alcaloïde qui pourrait être à l’origine de son utilisation à des fins médicinales… Dans les campagnes, on l’appelle aussi la grande hirondelle car son apparition le long des chemins creux correspond à l’arrivée de ces charmants oiseaux.

Chez nous aujourd’hui, on fête les Gireg qui laissa son nom à la station de Perros-Guirec.Sur la côte de granit rose, à Ploumanac’h,( ce nom de commune vient du breton Poul-Manach, le marais du moine; peut-être un cénobite) on trouve l’oratoire de Saint Kireg. Saint Kireg est un moine gallois débarqué sur cette plage dans une auge de granit comme d’ inombrables saints en provenance de Bretagne la grande; c’était très tendance à l’époque.

La légende disait que si une jeune fille arrivait à planter une aiguille dans le nez du saint et que cette épingle restait fichée,elle serait mariée dans l’année, sinon elle devrait patienter. Mais un jour la paroisse remplaça la statue de bois par une statue de pierre… Il fut sans doute plus dur de trouver mari… Personnellement je trouve dommage de défigurer la côte de granit rose avec ce genre d’édifice mais, bon…Celui-ci, construit sur un amas de rochers submergé par les flots à marée haute, trouve son origine au 12ème siècle. Il était très fréquenté par les femmes des marins qui venaient y prier pour le retour de leurs époux.

Voila pour ce vendredi, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

LE BLOG D’UNE FEMME DE CHAMBRE…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des pensées de saint Augustin et du far aux pruneaux réunis, bonjour !

Nous sommes le 16 février 2012, 28è jour de pluviôse dédié au cyclamen…Les italiens l’appellent Pan porcino à cause de l’intérêt des cochons pour ses tubercules.

 

 

LE BLOG D’UNE FEMME DE CHAMBRE…

Si l’on en croit Wiquipédia, Octave Mirbeau, né le 16 février 1848 à Trévières (Calvados) et mort le 16 février 1917 à Paris, est un écrivain et un journaliste français, et à priori, il n’y a pas de raison de ne pas les croire. Avouez qu’il faut déjà faire preuve d’esprit pour naître et mourir un 16 février ! Octave Mirbeau a connu une célébrité européenne et de grands succès populaires, tout en étant également apprécié et reconnu par les avant-gardes littéraires et artistiques, ce qui n’est pas commun. Souvenez vous de l’interprétation somptueuse de Jeanne Moreau en Célestine dans « Le journal d’une femme de chambre » mis en scène par Bunuel.Un roman qui n’a pas pris une ride et qui pourtant date, pour sa première parution en feuilleton, de 1892…

Journaliste influent et fort bien rémunéré, critique d’art défenseur des avant-gardes, pamphlétaire redouté, il a été aussi un auteur novateur, qui a contribué à l’évolution du genre romanesque, et un dramaturge, à la fois classique et moderne, qui a triomphé sur toutes les grandes scènes du monde. Mais, après sa mort, il a traversé pendant un demi-siècle une période de purgatoire. Il était visiblement trop dérangeant pour l’establishment, tant sur le plan littéraire et esthétique que sur le plan politique et social. Littérairement incorrect, il était inclassable, il faisait fi des étiquettes, des théories et des écoles, et il étendait à tous les genres littéraires sa contestation radicale des institutions culturelles ; également politiquement incorrect, farouchement individualiste et libertaire, il incarnait une figure d’intellectuel critique, potentiellement subversif et « irrécupérable », selon l’expression de Jean-Paul Sartre dans Les Mains sales.

«Une chose m’étonne prodigieusement — j’oserai dire qu’elle me stupéfie — c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose.» C’est par cette phrase coup de poing que s’ouvre La grève des électeursd’Octave Mirbeau.

La grève des électeurs, tiens, quelle drôle d’idée…Quoique ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

HEUREUX LES PAUVRES EN ESPRIT…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des sciences occultes et du bar de ligne réunis, bonjour !

Nous sommes le 15 février, 27è jour de pluviôse dédié au noisetier. Vous lisez le 891è billet des « cénobites tranquilles », un blog complètement à l’Ouest et en plein déménagement. Comme dirait Nicolas 1er, le rendez-vous est proche ! Les colonnes sont en ordre de marche même si j’ai encore quelques difficultés pour maîtriser ce nouvel outil. Je pense être en mesure de vous communiquer la nouvelle adresse d’ici quelques jours et je compte bien sur votre fidélité pour être de la transhumance.

L‘actualité étant ce qu’elle est, on ne sait plus vraiment si il faut en rire ou se désespérer. La dame Boutin, vous savez celle qui prévoyait l’apocalypse si elle n’avait pas ses 500 signatures, et bien elle vient de se souvenir qu’elle était sarkocompatible et donc, comme Borloo et bientôt comme Morin et sans doute Villepin, elle renonce à la candidature suprême… Le ménage se fait à droite, il ne peut en rester qu’un.

Mais la campagne nous réserve quand même toute une liste de candidats folkloriques qui n’ont pas fini de faire sourire dans les chaumières. Tiens, au hazard : Cheminade, Gautier, Lozès, Miguet, De Villenoisy, Rongier, Bourdouleix ; ça vous dit quelque chose madame Michu ?

Sans parler des inaudibles, des invisibles, les Poutou, les Arthaud, les Nihous, Dupont-Aignan et consorts…

Heureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux leur appartient (Les béatitudes de saint Matthieu). Heureux ceux qui croient que les garçons naissent dans les choux, les filles dans les roses et les démocraties dans les urnes ; ils ont encore de beaux jours devant eux…

Allez, merci d’avoir fait le détour, portez vous bien et à demain peut-être.

LE PAYS DE COCAGNE…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du doux euphémisme et du cidre brut réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 14 février de l’an 2012, 26è jour de pluviôse dédié à la Guède, une plante autrefois cultivée pour fabriquer de la teinture. La teinture bleue (le pastel) est extraite des feuilles de la plante. Ces feuilles, allongées, se détachent facilement par simple torsion lorsqu’elles ont atteint leur maturation au solstice d’été. Mais la récolte se poursuit de juillet à la mi-septembre jusqu’à ce que la plante ne possède plus de feuilles. Puis on les écrase en les mélangeant à de l’eau pour en exprimer une pulpe que l’on comprime sous forme de boulettes ou « cocagnes » de quelques centimètres. C’est de là que vient le nom donné au lauragais (Languedoc-Roussillon) : Pays de cocagne ! Le pastel fut pratiquement la seule source de teinture bleue disponible en Europe jusqu’à la fin du XVIè siècle, avant que le développement des routes commerciales vers l’Extrème Orient permette l’arrivée de l’Indigo. Le Lauragais, triangle compris entre Toulouse, Albi et Carcassonne connut une grande prospérité grâce au commerce du pastel. Les pastelliers figuraient parmi les plus grandes fortunes de l’époque et ont laissé de nombreux témoignages, comme les grands hôtels particuliers de Toulouse. Ils furent nombreux aussi à faire partie des fameux capitoulats. Les capitouls étaient, depuis le Moyen âge, les habitants élus par les différents quartiers de Toulouse pour constituer le conseil municipal de la ville. D’où le nom de Capitole donné aujourd’hui encore à l’hôtel de ville. Voilà pour la petite histoire du jour…

 

Mais, ces petites excursions historiques ne doivent pas nous faire perdre le fil de l’actualité. Le spectacle qu’offre la Grèce aujourd’hui est des plus alarmant pour ce pays qui a vu naître la démocratie. Des élus, au garde-à-vous devant la finance internationale, ont fait fi de l’opinion de ceux qui les ont placés là en votant un nouveau plan d’autérité. Prenons exemple sur l’Islande : seul pays européen qui a rejeté par un référendum citoyen le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers. En 2010, le pays a mis sur pied une assemblée constituante de 25 membres, des « citoyens ordinaires » pour réformer la Constitution. Cette même année, le gouvernement a soumis à référendum le paiement ou non de la dette contractée par les banques privées en faillite au Royaume-Uni et dans les Pays-Bas, mais 90% des gens ont refusé de payer. De tout cela, les médias n’en font guère que des entre-filets, préférant consacrer la Une à la mort d’une chanteuse, aux déplacements du Tsar Nicolas 1er, aux atermoiements de Bayrou, aux rodomontades du hollandais volant, aux jérémiades de Le Pen, et aux gesticulations de Dédé l’Abeillaud…

Allez, merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

 

ON VOIT D’CES TRUCS…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de l’éthologie et de la terrine de lièvre réunies, bonjour !

Nous sommes le lundi 13 février, 25è jour de pluviôse dédié au lièvre. Bel animal qui a tendance à se faire rare dans nos contrées. Il est très présent dans l’imagination populaire de nombreuses civilisations : En Europe de l’Est, c’est le Wolpertinger, aux Etats-Unis d’Amérique, le Jackalope ou encore, Leuk le lièvre au Sénégal… Animal improbable et souvent cornu, il animait les soirées un peu comme le Dahu. La légende le dit très farouche et difficile à observer, d’ailleurs on n’a jamais pu capturer de spécimen vivant. En revanche on peut l’entendre, puisqu’il imite la voix humaine à la perfection. Les cowboys avaient parfois la surprise, le soir autour du feu, d’entendre leurs chants répétés fidèlement par une voix aux alentours.

 

Chez nous on a des poules tout aussi improbables comme le démontre cette photo. Les mauvaises langues y verront surement le résultat d’une alimentation à base de maïs transgénique.

On voit d’ces trucs madame Michu et pas seulement des éléphants roses après maintes libations. Au train où vont les choses on ne devrait pas tarder à voir un oranger sur le sol irlandais. Normalement je devais insérer ici « La ballade irlandaise » de Bourvil mais, je n’y arrive pas…

 

Je vous remercie encore de votre visite et je vous dis à très bientôt (peut-être) sur le tout nouveau site des cénobites tranquilles. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

LA DERNIERE BRIGADISTE…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des froidures hivernales et du lait d’poule réunis, bonjour !

 

Nous sommes le 12 février c’est à dire le 24 de pluviôse, oui bon, ben, faut suivre aussi. Or donc, dans le calendrier républicain, c’est le jour de la « traînasse » ; et n’allez pas imaginer que Fabre d’Eglantine pensait à quelqu’une en particulier. IL s’agit d’une plante herbacée de la famille des polygonacéés dont les graines sont particulièrement appréciées des petits oiseaux et des merles moqueurs en particulier. On la connait aussi sous le nom de « renouée des oiseaux ». Si vous en avez dans votre jardin, il paraît que c’est très joli mais très envahissant ; d’où le nom peut-être. Mon aïeule, qui se piquait de quelques connaissances médicinales, affirmait qu’en décoction c’est très efficace contre la goutte…

Tout à fait autre chose.

La dernière brigadiste…

Lise London est née Ricol le 15 février 1916, à Montceau-les-Mines, en France. Elle a été mariée en première noce à Auguste Delaune, puis remariée avec Artur London dont elle est devenue veuve.

Militante communiste avant la Seconde Guerre mondiale, elle participa à ce titre à la constitution des Brigades Internationales dans l’Espagne républicaine et résista dès le début de l’Occupation. Capitaine dans la Résistance, elle est arrêtée en août 1942 par la police française, livrée aux allemands et déportée au camp de concentration de Ravensbrück. Elle a reçu le titre d’Officier de la Légion d’honneur.

Jean Ferrat parle d’elle dans une chanson intitulé « Le bilan » Elle a eu un rôle dans l’Aveu, magnifique film de Costa-Gavras (1970) qui a été tenu par Simone Signoret,

Lise London a signé l’appel collectif de résistants de la première heure à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944. Ce texte enjoint notamment « les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. »

 

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

BE-BOP-A-LULA…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la tautologie et du kouign-amann réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 11 février 2012, 23è jour de pluviôse dédié au chiendent.

Un rocker pour notre galerie de portraits.

GENE VINCENT de son vrai nom Vincent Eugene Craddock, (né à Norfolk, Virginie, États-Unis, le 11 février 1935 – décédé le 12 octobre 1971 à Newhall (Californie), est un chanteur américain de rock’n'roll et de rockabilly, qu’il a contribué à populariser. Il est le créateur de Be-Bop-A-Lula, l’un des plus fameux succès du genre.

La carrière de chanteur de Gene Vincent commence le 4 mai 1956, lorsqu’il enregistre pour le label Capitol avec son groupe, les Blue Caps, le légendaire Be bop a lula, rockabilly syncopé qui devient un tube repris par de très nombreux artistes. Gene Vincent interprète cette chanson dans le film The Girl can’t help it (sorti en France sous le titre La Blonde et Moi) réalisé par Frank Tashlin en 1956.

 

Gene Vincent sort ensuite bien d’autres singles. Citons entre autres Race with the Devil, Blue Jean Bop ou le remarquable Say Mama. Il impose son style, celui d’un rebelle torturé, à la jambe fracassée par un accident de moto et dans lequel se reconnaissent de nombreux adolescents américains.

 

Il se lie avec un autre rocker, EDDIE COCHRAN , dont il devient le meilleur ami. Eddie trouve la mort à Chippenham, Wiltshire, lors d’une tournée en Angleterre, le 17 avril 1960, au cours d’un accident de voiture. Présent dans le véhicule au moment de la collision, Gene ne se remet jamais tout à fait de cette perte. Gene ne sortit d’ailleurs qu’un seul single cette année-là, avant de reprendre le chemin des studios à partir de février 1961.

Mais les temps ont changé et le twist a remplacé le rock’n'roll, reléguant Gene aux oubliettes. Le rocker embarque alors pour l’Europe et trouve en France notamment, les nombreux admirateurs qu’il n’a plus en Amérique du Nord. Mais, mal dans sa peau et torturé, Gene Vincent pousse l’« esprit rock » à son paroxysme, multipliant les abus d’alcool. Intransigeant, il ne fait aucun compromis et peut parfois se montrer excessivement violent. Son talent cependant reste entier, tout comme sa passion pour le rock’n'roll. Criblé de dettes, miné par l’alcool et le désespoir, Gene trouve la mort le 12 octobre 1971, victime d’une hémorragie stomacale. Il est enterré au Eternal Valley Memorial Park, à Newhall (Californie).

Oublié aux États-Unis, Gene ne rentre au fameux Rock’n'Roll Hall of Fame qu’en 1998, douze ans après Elvis Presley et onze ans après son ami Eddie Cochran. Le Rockabilly Hall of Fame lui, n’a pas oublié la contribution de ce chanteur à ce genre musical et en a fait le premier élu de son classement..

 

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

LA VERITE SI J’MENS…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la transmutation et de la froment-beurre réunies, bonjour !

Nous sommes le 10 février, 22è jour de pluviôse que nos amis républicains dans leur calendrier avaient dédié au Thymèle. Jolie plante qui donne une très belle floraison par grappes.

Elle aime les sols sablonneux. Les jardins de Keramoal en abrite une qui malheureusement est en train de disparaître sous la pression de ses voisins envahissants, les bambous. Dans certaines région, elle porte le nom de Daphné-Garou ou Saint-bois…

 

Et pendant que les mésanges de Keramoal se protègent tant bien que mal des rigueurs de l’hiver, je poursuis mon apprentissage de blogueur impénitent, soucieux de bien maîtriser mes outils avant de vous présenter le nouveau site des cénobites tranquilles. Ça c’est du marketing coco ! Il faut savoir susciter l’envie, le désir, titiller l’attente du lecteur qui n’en peut mais… Promettre monts et merveilles : entrez, entrez, pour la première fois dans votre canton, le blog que tout un chacun attend. Il sera grand, il sera beau et sentira bon le sable chaud. Naaaan, j’déconne ! Laissons cela aux candidats à nos suffrages qui, austérité oblige, ne peuvent plus nous assurer que demain « on rase gratis » que plus personne ne dormira dehors, que les impots n’augmenterons pas, que le chomage sera résorbé et que vienne alors, vienne l’âge d’or… Du coup j’utilise une des fameuses parodies d’affiches de film de « Cpolitic » pour illustrer ce billet.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.