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C’ETAIT LA BANDE A BONNOT.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la polémique et du waterzoï réunis, bonjour !

Nous sommes le 21 décembre, si l’on en croit le calendrier Maya, il vous reste un an pour préparer la fin du Monde. Quand au calendrier républicain, il est dédié ce jour, premier de Nivôse, à la tourbe (voir mon billet du 21/12/2009).

Nivôse qui nous vient tout droit du latin Nivosus, riche en neige… C’est bien tout ce qu’il reste de riche par les temps qui courent ; mis à part quelques spéculateurs véreux qui se repaissent sur le dos des peuples qui regardent DSK faire son come back en Chine et madame se faire désigner femme de l’année… On croit rêver !

 

C’ETAIT LA BANDE A BONNOT.

Le 21 décembre 1911, rue Ordener à Paris (18e), a lieu le premier braquage en automobile de l’histoire criminelle, celui de la « bande à Bonnot« . A huit heures du matin, le garçon de recettes Caby qui vient livrer la banque « Société Générale » est braqué par quatre hommes : Bonnot, qui reste au volant de l’automobile, Callemin, Garnier et un quatrième homme (qui serait Dieudonné, selon la version de la police).
C‘est Garnier qui tire à deux reprises sur Caby, le blessant grièvement, tandis que Callemin s’empare de la sacoche dont le contenu se révélera fort décevant (il n’y a que 5 000 francs de monnaie, le reste en titres difficilement négociables). La voiture démarre en trombe. Certains témoins qui tentent de les arrêter dans leur fuite deviennent à leur tour des cibles, mais aucun d’eux ne sera atteint par les balles.Tiens, Jo Dassin en avril 1968, c’était dans Dim Dam Dom. Un mois après on était sur les barricades. P’tin,Plus de quarante ans déjà…


La voiture, une magnifique Delaunay-Belleville, a été volée dans la nuit du 13 au 14 décembre chez un riche particulier à Boulogne-sur-Seine; elle restera jusqu’au jour du braquage garée à Bobigny, chez un garagiste anarchiste du nom de Dettwiller. Après le hold-up, elle sera abandonnée (sans sa plaque d’immatriculation) au bord de la mer à Dieppe, près de l’embarcadère pour l’Angleterre, laissant ainsi croire que les bandits ont traversé la Manche.
Cette action audacieuse d’un nouveau genre va susciter une énorme émotion dans l’opinion publique et lancer toutes les polices de France sur la trace des anarchistes qu’ils soient ou non liés aux activités de la bande.

Voila pour ce mercredi, en attendant le prochain billet, portez vous bien et à demain peut-être.


L’EFFARÉ PRODIGIEUX…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des colonies de vacances et du surimi réunis, bonjour !

Nous sommes le 20 décembre, dernier jour de frimaire dédié à la Pelle. Ce qui réfute une fois pour toutes l’idée absurde qui voudrait que ce jour soit celui du 18 juin…

L‘Absurdie, justement, pleure un de ses enfants. Roland DUBILLARD nous a quitté et, c’est peu dire que de noter le quasi silence des médias. Dubillard était un génie dans son genre, un de ces artistes qui manient la langue avec brio et confrontent le spectateur à l’absurde de sa propre vie. On sort de ses textes le sourire aux lèvres mais vaguement inquiet : et si Dubillard, mine de rien, avait tout compris de tout ?

 

Voici comment le présentait Télérama : « Imaginez un homme au visage impassible avec des faux airs de Richard Burton jouant les clowns tristes, au phrasé lent et hésitant, presque timide, emportant son interlocuteur dans une spirale de mots où l’on peut se perdre puis, sans prévenir, avec un petit plissement des yeux, portant l’estocade en disant : « Mais je suis un auteur comique ». Alors, vous aurez une vague idée de ce Roland Dubillard, auteur parmi les auteurs mais se situant dans les hauteurs de cette confrérie pléthorique. »

Il était le maître d’un théâtre placé sous le signe du loufoque, drôle, léger en apparence. (Il faut l’avoir vu dans les films de MOCKY…) Bien plus profond, voire effrayant pour peu qu’on se perde dans les méandres de son langage jouant de tous les dérèglements. Connu pour ses Diablogues, suite de saynètes incongrues reprises régulièrement, Roland Dubillard demeure l’auteur d’une œuvre traversée par le sentiment de la fuite des mots et de l’existence, de la solitude et de la mort. Une mort qui l’a emporté le 14 décembre, à l’âge de 88 ans. L’ »effaré prodigieux », comme l’appelait Poirot-Delpech, s’était tellement mis en marge du monde et des mots qu’il avait fini par l’être aussi de lui-même : en 1987, un accident vasculaire cérébral l’avait privé de l’usage de ses bras et de ses jambes.

Séance de rattrapage: Le 22 décembre, à 23 h 10 (hélas), France 2 diffusera « Les Diablogues » filmé au Théâtre du Rond-Point avec François Morel et Jacques Gamblin.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


SODADE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du spleen et du p’tit maquereau à la bretonne réunis, bonjour!

Nous sommes le 19 décembre et c’est le 29è jour de frimaire dédié à l’Olive…

Dans l’actualité, je dois avouer que je regretterai davantage Césaria Evora qui vient de nous quitter que le « AAA » qui lui, ne devrait pas tarder à le faire.

Depuis sa petite ville de Sao Vicente sur une des îles de Cap-vert elle avait conquis le monde par sa voix chaude et ses rythmes chaloupés.

« Si j’avais su que les jeunes pouvaient mourir, je n’aurais jamais aimé personne » chante-elle dans une de ses œuvres. Adolescente, elle prend conscience de la mesure de son immense talent d’interprète pour quelques escudos et verres d’alcool que très vite, elle agrémente d’un flot de fumée opaque que distillent les cigarettes du pays. Elle peaufine son art ! Dans la rue, elle côtoie les musiciens de son quartier, elle prend goût à la vie d’artiste.

A l’époque, le Cap-Vert est encore une colonie portugaise, l’archipel tout entier vibre à l’unisson au rythme des coladeras et des mornas, une sorte de « blues national », héritage et résonance plaintive de l’esclavage subi jusqu’au 18e siècle par les ancêtres de Cesaria. Plus tard, Cesaria découragée par la vie dure d’artiste, décide de mettre un terme à sa carrière. Elle « décroche » pendant près de 10 années, sombres, où elle rumine amèrement le tourbillon de ses tourments d’amour avec les hommes. Cesaria a le spleen, la « sodade », cette nostalgie qu’elle murmure sur des mélodies langoureuses qui chantent la tristesse et l’exil. L’alcool devient alors pour elle l’alliée, complice d’une vie vouée à une tragique destinée.(ici à droite, en compagnie de Kayah) En 1985, avec le soutien de Bana, le parrain des musiques capverdiennes exilé au Portugal, une association de femmes invite Cesaria à Lisbonne pour une série de concerts, et pour l’enregistrement d’un premier album qui restera confidentiel. C’est là-bas qu’elle rencontre José Da Silva, celui qui deviendra bientôt son mentor et producteur attitré. Elle reprendra la route et connaîtra le succès que vous savez.

Tout à fait autre chose.

 Chez nous c’est la saint JUZEL, ou Judikael, ou même Gicquel…Les historiens ne sont pas d’accord entre eux. Il semble bien qu’il régna sur la Bretagne à partir de 632. En 636, saint Eloi lui fit rencontrer à Clichy, près de Paris, le roi Dagobert pour signer un traité de paix entre Bretons et Francs. Deux ans plus tard, il laissa son trône et se fit moine pour les 20 dernières années de sa vie. Ici à gauche, une statue le représentant à Paimpont en forêt de Brocéliande.
« Juzel était le fils de Judhaël, roi de la Domnonée, un royaume qui occupait alors le nord de l’Armorique. A la mort de Judhaël, vers 605, Juzel, pourtant le fils aîné et l’héritier, préféra se retirer au monastère Saint-Jean de Gaël que saint Méen venait d’ériger. Il quitta cependant le monastère pour prendre la direction du royaume de Domnonée. Pendant vingt ans, il gouverna le royaume avec autorité et sagesse. Ses qualités de diplomate lui permirent de régler des différends avec le roi Dagobert et de conclure avec lui une alliance (en fait un traité d’allégeance au roi des Francs). Cela fait, il décida d’abdiquer de nouveau et de reprendre la vie monacale. »

Allez, c’est assez pour un lundi, portez vous bien et à demain peut-être.

ALLAIN LEPREST, NU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la chanson réaliste et du jambon-beurre réunis, bonjour !

Nous sommes le 18 décembre, 28è jour de frimaire dédié à la truffe et c’est fort sympathique à vous de faire ce petit détour par « les cénobites tranquilles« …

 

Allain LEPREST nous a quitté au mois d’août dernier, un air bien triste accompagne la disparition de ce grand poète de la chanson, sensible, engagé, impétueux, instruit, une légende anonyme ou presque, célébrée de son vivant par tous ses pairs. Il a décidé de nous quitté et a mis fin à ses jours à Antraigues-sur-Volane, en Ardèche, patrie de son grand ami et admirateur disparu avant lui Jean Ferrat.

 

Allain Leprest avait une forte personnalité, promenant une voix éraillée, à l’image de celle de Philippe Léotard. Les médias ne lui faisait que très peu d’écho, il faut dire que Leprest ne donnait pas dans la dentelle, c’est là que se niche son talent, à la manière de Jacques Brel, il nous peint des portraits sans artifices comme dans « Le copain de mon père ».

« NU, j’ai vécu nu

Naufragé de naissance

Sur l’île de Malenfance

Dont nul n’est revenu… »

Nu, le torse nu

je voudrais qu’on m’inhume

Dans mon plus beau posthume

pacifiste inconnu. »

Certains disent de lui que c’étaitun chanteur réaliste, entre bistrot et alcool, mais c’était surtout un chanteur engagé qui a écrit pour Francesca Solleville, Juliette Gréco, Isabelle Aubret, Karim Kacel, Gérard Pierron, Enzo Enzo. En concert il balancait dans la gueule des spectateurs sa vie d’homme. Poète famélique, poète maudit à la manière de Verlaine, Rimbaud, Beaudelaire, Allain Leprest chantait pourtant avec beaucoup de simplicité, avec parfois de la colère « Je ne te salue pas ».

C‘est Maurice Fanon qui dans les années 80 a fait découvrir Allain Leprest au public. Aujourd’hui, certains de ses amis, Chritophe, Enzo Enzo et Sanséverino, sortent le disque Leprest symphonique qu’il n’avait pu terminer. Et bien voilà une idée cadeau pour le Noël des petits et des grands nenfants…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

C’ETAIT AU TEMPS OU LISBOA DANSAIT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la planète enchantée et du bacalao réunis, bonjour!

Nous sommes le 17 décembre, Joachim s’est calmée, la sérénité est revenue sur l’ermitage de Keramoal, c’est le 27è jour de frimaire dédié au Liège.

Je me souviens avoir marché dans les grandes forêts de chêne-liège au Portugal du côté de Setubal…En ces temps là, la tempête Salazar s’était calmée elle aussi; les oeillets fleurissaient les canons, les jeunes capitaines faisaient danser les filles, le fado résonnait dans l’Alfama, tous les espoirs étaient permis… C’était avant, bien avant…

 

Tiens, encore un anniversaire.

Né à Vannes, en Bretagne, titulaire du seul certificat d’études primaires, ouvrier meunier, puis représentant pour la vente à crédit, Alphonse Barbé part en 1912 à Paris travailler comme triporteur. C’est là qu’il embrasse l’idée anarchiste, après avoir entendu Sébastien Faure parler à la tribune d’un meeting. Entre-temps devenu marchand ambulant en Bretagne, il est de retour à Paris en 1914, à l’approche de la guerre, convaincu que la classe ouvrière organisée déclenchera une grève générale insurrectionnelle contre l’imminent fratricide. Ses espoirs, comme ceux de tant de ses camarades, sont déçus par la trahison des leaders socialistes et syndicalistes, et il n’échappe pas à la mobilisation.

Blessé au front en septembre 1915, il déserte un an plus tard et se cache à Paris où, sous une fausse identité, il milite contre la guerre et pour l’anarchisme. Arrêté en juin 1917 avec d’autres camarades pour avoir publié un numéro clandestin du Libertaire, il est condamné à trois ans de prison ; libérable avec l’amnistie d’octobre 1919, il est arrêté à sa sortie de prison et replonge un an pour désertion. À sa libération, il rejoint sa compagne à Caen, et retourne faire les marchés. La Révolution russe le décide un temps à participer aux activités du parti communiste, mais il revient très vite sur cette erreur.

En 1923, Barbé fonde Le Semeur de Normandie, organe de libre discussion, qui est alors l’un des rares journaux à prendre parti pour les objecteurs de conscience, qui commencent à s’organiser en France à cette époque. Rebaptisé en 1925 Le Semeur contre tous les tyrans, organe bi-mensuel de culture individuelle, il paraîtra jusqu’en novembre 1936. Il fera paraître un appel en faveur de la réhabilitation de VAN DER LUBBE qui incendia le Reichstag et que vous pouvez lire en cliquant sur le lien.

Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

DE LA NON-VIOLENCE EN GENERAL…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’amitié retrouvée et du pain perdu réunis, bonjour!

Nous sommes le vendredi 16 décembre, 26è jour de frimaire dédié au Pignon. Le pignon de Pin, évidemment.

J‘avais envisagé aujourd’hui de vous parler de Remedios Varo, peintre surréaliste, anarchiste et espagnole, autant dire quelqu’un qui avait tout pour me plaire, mais je m’aperçois que je lui ai déjà consacré un billet que vous pouvez retrouver en fouillant dans les archives des « cénobites tranquilles » ici :http://erwandekeramoal.canalblog.com/archives/2010/12/16/19869331.html

Elle disait régulièrement que vers ses soixante ans, elle aimerait se retirer de la vie publique, et finir ses jours dans un cloître Carmélite près de Cordoba fondé par un de ses ancêtres. Mais ce n’était qu’un fantasme, car il est très peu probable qu’ils auraient accueilli à bras ouverts une artiste telle que Varo. On ne le saura jamais, le 8 octobre 1963, alors que personne ne s’y attendait, elle meurt d’un infarctus à 54 ans.

 

Donc, Tout à fait autre chose, quoique…

C‘est aujourd’hui l’anniversaire de la naissance d’un militaire pas comme les autres. Un général qui fait honneur à l’uniforme qu’il a longtemps porté. J’ai eu l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises et j’en ai gardé un souvenir très fort, il se trouve que sa fille et moi étions amis et il nous arrivait d’évoquer la figure de ce grand bonhomme qu’était son père.

Jacques Pâris de Bollardière, né le 16 décembre 1907 à Châteaubriant en Loire-Atlantique et mort le 22 février 1986 au Vieux-Talhouët, dans le Morbihan, était un officier général de l’armée française, combattant de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre d’Indochine et de la guerre d’Algérie. C’est également (et peut-être, surtout) une des figures de la non-violence en France.

 

Jacques de Bollardière est le seul officier supérieur à avoir condamné ouvertement l’usage de la torture pendant la guerre d’Algérie : il dénonce « certains procédés » pratiqués par une partie de l’armée française dans la recherche du renseignement lors de la guerre d’Algérie .

Sa prise de position publique lui vaut une sanction de soixante jours d’arrêt de forteresse.

 

Le 30 janvier 2009, le Conseil municipal de Rezé (Message perso : les rezéens qui sont attendus à Keramoal ce week-end sont prié de ne pas oublier les bottes et le ciré…) a adopté une délibération baptisant une rue au nom du Général Jacques Pâris de Bollardière (photo de droite). Cette décision faisait suite à une démarche pédagogique engagée par une classe de BEP électrotechnique du lycée professionnel Louis-Jacques Goussier de Rezé, dont les élèves s’étaient émus du fait qu’aucune commune de l’agglomération nantaise n’avait immortalisé le nom de ce grand humaniste pourtant natif du département. Décédé dans sa résidence du Vieux-Talhouët le 22 février 1986, il est inhumé à Vannes.

Allez, que maudite soit la guerre, portez vous bien et à demain peut-être.

IL JOUAIT DU PIANO DEBOUT…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la litote et du baechoffe réunis, bonjour !

Nous sommes le 15 décembre, il vous reste 15 jours pour préparer le réveillon, et c’est le 25è jour de frimaire dédié au grillon…

Vous vous souvenez de ce conte de Dickens le grillon du foyer ? J’ai en mémoire un maître d’école, oui, c’est comme cela que l’on disait à l’époque, qui ne jurait que par cet auteur. Je crois bien avoir fait des dictées de tous les contes de Noël que Dickens écrivait chaque année pour ses enfants.

 

Tout à fait autre chose.

Les cénobites tranquilles ne pouvaient passer sous silence le jour anniversaire de la disparition de FATS WALLER l’un des plus grands pianistes de jazz que la Virginie est connu. Thomas Wright Waller naît le 21 mai 1904 dans le quartier de  Harlem à New York (États-Unis). Son père, le prêcheur baptiste Edward Waller, lui enseigne dans sa jeunesse, dès six ans, quelques rudiments d’orgue à l’église et de piano à la maison. Il pense alors faire du garçon son successeur à la chaire dominicale. Mais, Fats préfère le swing des pianos bars à celui du gospel. Tout en jouant avec un sens du swing et une dextérité incroyable, « Fats » Waller régale le public de ses histoires ; ses performances qui le distinguent des autres pianistes attirent les foules qui le considèrent davantage comme un amuseur que le musicien surdoué qu’il est vraiment. Ecoutez « All That Meat And No Potatoes« 


Boulimique de la vie (enregistrements, tournées, bouffe, boisson), Thomas « Fats » Waller est au fond de lui désabusé de n’être pas pris au sérieux et de ne pas être considéré comme un vrai jazzman. La tournée californienne de 1943 est la dernière. Tombé malade durant un concert au club Zanzibar Room à Hollywood, le pianiste meurt d’une pneumonie dans le train qui le ramène de Santa Fé à New York, en gare de Kansas City, le 15 décembre. Ce jour là, le jazz perd l’un de ses premiers maîtres et l’un de ses meilleurs compositeurs et performers, dont la carrière aurait été toute autre sans les barrières raciales de l’époque.

On raconte qu’un jour, Fats Waller fut kidnappé par quatre  gangsters sous la menace de leurs armes et jeté dans une limousine. Étant noir et ses ravisseurs blancs, Fats était terrorisé. On l’emmena à une réception où on le fit s’asseoir au piano. Fats Waller était le cadeau d’anniversaire fait à AL CAPONE par ses hommes. Capone lui servit du champagne et remplissait ses poches de billets à chaque fois qu’il lui jouait un air à sa demande. Fats rentra chez lui au bout de 3 jours avec une gueule de bois et les poches remplies de billets… Quelle époque madame Michu!

 

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

UN PEU D’HISTOIRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du patrimoine et des ormeaux poêlés réunis, bonjour !

Nous sommes le 14 décembre, 24è jour de frimaire dédié à l’Oseille

 

Savez vous qu’aujourd’hui, le prénom qui est à la fête est celui d’AUDIERNE… Certes il n’est plus guère usité mais, il fut un temps… Notre petit port de pêche du Sud-Finistère tient en effet son nom d’un prénom. Oyez donc son histoire.

Au Haut Moyen-age débarquent les Bretons d’ Angleterre : en témoignent encore les « plou » et les « tre » si nombreux de nos toponymes actuels.
Au XI e siècle, la tempête normande passée, un terme nouveau se répand en Bretagne : le « Ker » ou « Kar » venus du Gallois « Kaer », la forteresse. Il désigne une petite agglomération. A la même époque, un prénom féminin fait un véritable succès : Audierne (primitivement Hodierna). En l’an 1050, la première abbesse de Locmaria porte le nom d’ Hodiern.(A gauche, le marché aux poissons du temps de mon aïeule)


« Kaer Hodiern » apparaît par écrit à Esquibien en 1294. Désormais le « Treff an Goezien » du VII è siècle affronte la nouvelle appellation « Audierne ».
C’est là le signe d’une certaine mésentente entre agriculteurs de la paroisse mère d’Esquibien et tréviens tenants de la vie et de l’activité portuaire.
En 1410, Dom Morice écrit  « Enquête faite sur les chartes de coutume ou d’imposition du port de Goezian que d’aucuns appellent Odierne ».
Et parmi ces derniers on relève avec surprise dans l’Atlas du Vénitien Pétrus Vesconte ‘’Odierna’’ – 1321 – et sur une carte hollandaise de 1580 ‘’Odjern’’.
Les voyageurs étrangers semblent ignorer le terme « Goazien ».
La Révolution mettra un terme aux difficultés en 1793 en séparant Audierne de sa mère, Esquibien, comme Tréboul de Poullan ou bien d’autres trêves encore de leur paroisse-mère. Sources: Amédée GUIARD http://www.audierne.info/pages/histoire/histoireaudierne.htm

L‘étymologie est la même pour ALDERNEY (Aurigny) ile anglo-normande. A Audierne s’achève les méandres du GOYEN qui donna son nom à la ville en breton GWAIEN et sa magnifique ria, fameuse pour ses huitres, aussi goûtées que celles du Belon. En breton stêr Gwaien, c’est à dire, la rivière d’AUDIERNE.Photo de droite.

Or donc, si vous ne partez pas au ski, faites un détour par le Cap-Sizun qui mérite largement votre visite. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


Amis du réchauffé et du c’est-bon-quand-même réunis, bonjour!

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du réchauffé et du c’est-bon-quand-même réunis, bonjour!

Nous sommes le 13 décembre 2011, 23è jour de frimaire dédié au roseau-qui-plie-mais-ne-rompt-pas… Depuis hier soir il souffle sur le Nord-Finistère un Noroit à décorner les boeufs. je ne sais pas si il y a un rapport, en tous cas, mon ordi s’est inscrit aux abonnés absents. Du coup, je vous propose un billet que j’ai écrit il y a deux ans déjà, en hommage à un anar brestois.

JULES LE GALL, NE UN 13 DECEMBRE.

Je reprends quelques notes des archives de Ouest-France de l’époque où le conseil municipal de Brest votait pour dédier un lieu public à ce militant. Certains d’entre vous, brestois ou anciens de l’arsenal en ont peut-être entendu parler.

Ouvrier chaudronnier à l’Arsenal de Brest dans le même atelier que le militant libertaire Victor Pengam, Jules Le Gall fondait avec ce dernier en 1903 le groupe local de la Jeunesse Syndicaliste, l’un des premiers à être formé en France, un groupe qui allait compter rapidement une soixantaine de jeunes ouvriers de l’Arsenal. L’année suivante, suite aux importantes grèves de mai-juin, était créée le 4 juillet 1904 la Bourse du Travail de Brest dont Le Gall était nommé secrétaire . Début janvier 1921, Jules Legall était initié à la loge maçonnique des Amis de Sully du Grand Orient de France.

Les 30-31 mai 1936 il présidait en tant que vénérable de la loge « Les Amis de Sully » le congrès des loges de l’ouest. A droite, une cérémonie en faveur de la laïcité par des Maçons brestois au jardin Jules le Gall.

Jules Le Gall occupe une place conséquente dans l’histoire du mouvement anarcho-syndicaliste brestois, de la fin du XIXe au début du XXe siècle. Il fit venir à Brest le chef du mouvement anarchiste ukrainien, Makhno, dont je vous ai déjà parlé, persécuté par le pouvoir soviétique. La création de la Maison du peuple, c’est encore lui. Anarcho-syndicaliste, franc-maçon, il fut bien évidemment la cible du régime de Vichy. La police française l’arrête en 1941. Il est interné à Compiègne, puis déporté en Allemagne, au camp de concentration de Buchenwald. Il y est mort le 14 juin 1944.

Voila pour aujourd’hui, allez, portez vous bien et à demain peut-être si l’ermitage résiste à la tempète.

LIBEREZ RAZAN GHAZZAWI…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la liberté d’expression et de la saucisse de Molène réunies, bonjour !

Nous sommes le 12 décembre, 22è jour de frimaire dédié à la Bruyère. On célèbre la saint Kaourintin (Corentin), patron de la ville de Quimper…Il est un des septs saints fondateurs de la Bretagne et trône déjà en la fameuse vallée de Carnoët.

Voici ce qu’en disait Albert Le Grand en 1636 dans son blog.

« Saint Corentin, premier Evesque de Cornoüaille, en la Bretagne Armorique, nasquit au même Diocese, environ l’an 375, treize ans avant que le tyran Maxime passast és Gaules, & fut, dés son enfance, instruit par ses parents en la Religion Chrestienne; ayant esté preservé pendant les guerres que le Roy Conan Meriadec fit aux garnisons Romaines, qu’il chassa entierément de Bretagne, il s’adonna tout de bon au service de Dieu; &, pour mieux y vacquer, & faire un perpétuel divorce avec le monde, il se retira en une solitude, dans une forest en la Paroisse de Plou-Vodiern, au pied de la montagne de S. Cosme (Plomodiern, au pied du Menez-Hom) où il bastit un petit Hermitage près d’une fontaine, &, tout joignant un petit Oratoire; passant en ce lieu les nuits & les jours en prieres & Oraisons, inconnu & retiré de toute conversation humaine. Pour sa nourriture & sustentation en cette solitude, Dieu faisoit un miracle admirable & continuel; car, encore qu’il se contentast de quelques morceaux de gros pain, qu’il mendioit quelques fois és villages prochains, & quelques herbes & racines sauvages, que la terre produisait d’elle-mesme, sans travail ny industrie humaine, Dieu luy envoya un petit poisson en sa fontaine, lequel, tous les matins, se presentoit au Saint, qui le prenoit & en coupoit une piece pour sa pitance, & le rejetoit dans l’eau, &, tout à l’instant, il se trouvoit tout entier, sans lesion ny blesseure, & ne manquoit, tous les matins, à se présenter à S. Corentin, qui faisoit toûjours de mesme.» Pour lire la suite, rendez vous sur: http://fr.wikisource.org/wiki/La_Vie_de_saint_Corentin

Tout à fait autre chose.

« Les cénobites tranquilles » s’associent pleinement à l’appel en faveur de la libération de Razan GHAZZAWI avocate et blogueuse Syrienne qui vit à Damas et est une fervente militante des droits de l’homme, blogueuse et utilisatrice quotidienne de twitter, c’est également l’une des rares en Syrie à bloguer sous son vrai nom, elle s’est engagée dans la défense des droits des blogueurs et militants arrêtés par le régime syrien, ainsi que de ceux des homosexuels et des minorités.

Elle est en outre coordinatrice du Centre Syrien d’information et du droit d’expression. Elle a été arrêtée par les autorités Syriennes le 04 décembre à la frontière syro-jordanienne. En route pour Amman, elle devait participer à un atelier sur la liberté de la presse dans le monde arabe quand les services de sécurité l’ont arrêtée et ont saisi son ordinateur.

Puisque nous sommes (pour l’instant) dans un pays où l’on peut bloguer librement profitons en pour relayer cet appel et nous associer à ceux qui risque leur liberté et quelquefois leur vie pour la liberté d’expression.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.