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EN AVANT LA MUSIQUE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la métaphore et du Sèvre et Maine réunis, bonjour !

Nous sommes le 09 août 2011, autant dire que les jours raccourcissent, celui ci correspond au 22 de thermidor et était dédié au câprier.

C‘est cet arbuste méditerranéen dont les boutons floraux, confits dans le vinaigre, donnent les fameuses câpres. En Crête, les feuilles du câprier commun sont utilisées en salade. Par ailleurs, les racines et l’écorce trouvent leur utilité dans la pharmacopée naturelle. On dit que ses grandes et belles fleurs très odorantes ne vivent qu’une seule journée. Avant de préparer votre tartare soyez vigilant, les vraies câpres sont vendues sous l’appellation « câpres surfines » sinon, il s’agit souvent de boutons de capucine préparés de la même façon mais beaucoup moins chers évidemment.

 

En Bretagne, le 9 août on fête les Herlé, nom d’un petit saint de seconde catégorie qui a laissé son nom à la commune de Ploaré (plo Erlé) dans le Finistère. C’est d’ailleurs, à ma connaissance, la seule trace que l’on trouve de ce saint. Quimperlé par exemple n’a rien à y voir et vient de Kemper (confluent) et Ellé, une des rivières qui traversent la ville. La commune de Ploaré est considérée comme le berceau rural de Douarnenez. Les deux ne forment plus qu’une seule et même commune depuis l’après guerre. Herlé est représenté en diacre portant la dalmatique dans l’église paroissiale, un livre dans une main et la palme du martyre dans l’autre. Mais, Herlé évoque pour moi l’harmonie municipale qui portait son nom, on disait « la Cipale ». Elle était dirigée par François Cuadrat puis par son fils Fernando, famille de réfugiés républicains espagnols qui trouvèrent asile en terre bretonne. J’en ai retrouvé une photo amusante où l’on voit sous le porche de l’église de Ploaré, les retrouvailles d’un républicain espagnol et d’un représentant de la sainte église. Alleluhia !!!

 

Tout à fait autre chose.

Les États-unis ne produisent pas que des va-t-en-guerre et, pendant que Obama prépare une intervention militaire en Somalie, il y a des chercheurs qui méritent qu’on leur prête une oreille attentive :

L’avertissement que la NASA vient d’émettre est très rare. Il y aura une immense tempête dans l’espace comme on en voit une seule fois dans une vie. Quelque part en 2013, le soleil va se réveiller d’un profond sommeil et provoquer des dégâts au moins équivalent à vingt fois ce qu’a produit l’ouragan Katrina d’un point de vue économique. L’agence spatiale américaine averti que cette super tempête solaire va endommager dramatiquement les systèmes de services d’urgence, les équipements hospitaliers, les systèmes bancaires et les dispositifs de contrôle aérien, sans oublier les archives des ordinateurs domestiques. Si les gouvernements ne prennent pas des mesures dans les mois qui viendront, les scientifiques américains annoncent des dégâts irréversibles et la paralysie de l’ensemble de tous les systèmes fonctionnant à partir de l’informatique.
Aveu du Dr Richard Fisher à un journaliste qui l’a interviewé pour le Daily Telegraph : « Nous savons que cela va se produire avec certitude, mais nous ignorons quelles en seront toutes les conséquences ». Le Dr Richard Fisher est directeur de la division héliophysique à la NASA. Il a expliqué que cela s’était déjà produit à une époque où notre monde n’était absolument pas dépendant du télégraphe. A notre époque, c’est différent ! « Le problème aujourd’hui est que toute notre société moderne est totalement dépendante de l’électronique, des téléphones mobiles et des satellites… »

 

Je ne suis pas certain que ce blog soit encore en activité mais, en attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

 

MON MAITRE C’EST MOI..!

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la littérature romanesque et du Picon-bière réunis, bonjour !

Ce matin du 8 août semble à peu près aussi grisailleux que l’était le soir du 7 sur cette pointe du Finistère offerte aux vents de la mer d’Iroise. Dans le calendrier républicain, c’est le jour de la carline, ne cherchez pas, c’est une espèce de sorte de genre de chardon qui n’a guère d’autre utilité que d’occuper le temps du préposé aux écritures du jardin des plantes. Aussi vais-je en profiter pour vous parler de Michel Zévaco… Qui ça ?

Le 8 août 1918, mort de Michel ZEVACO, à Eaubonne (Seine-et-Oise).
Romancier, socialiste révolutionnaire puis anarchiste et anticlérical (pléonasme).
Il est né le 1er février 1860 à Ajaccio (Corse). Après de brillantes études, il est nommé professeur au collège de Vienne (Isère) en 1881, mais il en démissionne pour s’engager pour cinq ans dans l’armée (drôle d’idée). En 1889, il devient un collaborateur de Jules Roques et de son journal « l’
Égalité » autour duquel se crée une « Ligue socialiste-révolutionnaire ».
En 1890, il apporte son aide aux ouvriers en participant à la création de plusieurs Chambres syndicales, ce qui l’amène à côtoyer les groupes anarchistes de la capitale. Condamné une première fois en avril 1890 à quatre mois de prison pour délit de presse, il publie, le 27 mars 1892, un hebdomadaire anarchiste « Le Gueux » et fait, un mois plus tard, un éloge de Pini et de Ravachol, ce qui lui vaut une nouvelle condamnation à 6 mois de prison et 1500 F d’amende.
Par la suite il collabore au « Libertaire » de Sébastien Faure, ainsi qu’au journal anarchiste « La Renaissance ». En 1898, il dirige « l’Anticlérical » (organe de la Ligue anticléricale de France), et soutien
Dreyfus. A partir de 1900, il commence à publier sous la forme de feuilletons, dans plusieurs quotidiens, ses romans de cape et d’épée qui auront un succès populaire comme « Le Chevalier de Pardaillan ». Durant toutes les dernières années du XIXe siècle, Zévaco est l’un des journalistes les plus actifs et les plus fameux de la presse d’extrême gauche. Il tente de fonder un journal, Le Gueux, participe au Journal du peuple et à la Petite République socialiste (journal dirigé par Jaurès). C’est dans ce périodique qu’il fait paraître ses premiers feuilletons d’importance, débutant en 1900 par Borgia et Triboulet, suivis rapidement par Pardaillan (publié d’abord en 1902 sous le titre éloquent de Par le fer et par l’amour), puis par Le Pont des soupirs, Fleurs de Paris, Fausta, Buridan

 

En réalité, Zévaco oppose l’individu seul à l’État dans toutes ses manifestations. Pardaillan comme le Capitan refusent systématiquement de se lier à un pouvoir, et ils le font à travers des mots qui les apparentent à des anarchistes avant la lettre: « Mon maître c’est moi! » rétorque Pardaillan à Saint-Mégrin; et plus tard: « Je désire n’être que d’une seule maison [...] la mienne! » Car la raison d’État, commandée par les passions les plus tortueuses, n’est plus que déraison à laquelle l’auteur oppose le grand cœur de ses personnages. De fait, par un processus d’inversion carnavalesque, derrière les Princes et les moines, ce sont les passions les plus viles que l’on devine. A l’inverse, le peuple des sans grade reçoit les sympathies de l’auteur, toujours prompt à lire en eux de la noblesse. On comprend alors que l’individualisme des Pardaillan s’affirme toujours contre les figures de pouvoir, quelles qu’elles soient, puisque la pureté chevaleresque ne peut plus dès lors se penser qu’en dehors de la corruption de l’État. Michel Zévaco fait partie de la lignée des Eugène Sue (« Les mystères de Paris »), Paul Féval (« Le Bossu ») et autre Ponson du Terrail (« Rocambole »), dont les feuilletons firent le succès des journaux de l’époque. Tous n’ont pas connu la gloire littéraire, en particulier Zévaco qui est le seul des quatre à n’avoir pas eu droit à la reconnaissance du « Petit Larousse », même encore de nos jours.

 

En cherchant bien sur les étagères du haut vous allez retrouver un des livres de Zévaco, relisez le avec un oeil nouveau. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

 


 

Le 7 août 1927, alors que les menaces d’exécution de Sacco et Vanzetti se font plus précises, d’immenses manifestations ont lieu dans le monde entier, contre la barbarie Etatsunienne. A Paris, un cortège auquel s’était joint Luigia Vanzetti (sœur du condamné) rassemble plus de 100 000 personnes, fortement encadrées par d’imposantes forces de police. Photo de gauche. Un appel est lancé pour une grève de 24 heures pour le lendemain (lundi). Presque un siècle plus tard, les États-Unis continuent toujours d’exécuter des détenus, innocents ou coupables; le plus souvent pauvres ou révoltés et de préférence, noirs.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’indignation et du boulou pok réunis, bonjour !

Aujourd’hui nous sommes le sept du mois d’août, jour béni qui vit naître ma fiancée, je ne vous dirai pas en quelle année…Le républicain Fabre d’Eglantine dédia ce jour à l’écluse dans son calendrier ; allez savoir ce qui lui passa par la tête…

 

Le 7 août 1927, alors que les menaces d’exécution de Sacco et Vanzetti se font plus précises, d’immenses manifestations ont lieu dans le monde entier, contre la barbarie Etatsunienne. A Paris, un cortège auquel s’était joint Luigia Vanzetti (sœur du condamné) rassemble plus de 100 000 personnes, fortement encadrées par d’imposantes forces de police. Photo de gauche. Un appel est lancé pour une grève de 24 heures pour le lendemain (lundi).
Presque un siècle plus tard, les
États-Unis continuent toujours d’exécuter des détenus, innocents ou coupables; le plus souvent pauvres ou révoltés et de préférence, noirs.

le 28 août de la même année, avaient lieu les funérailles et l’incinération 

de Nicola SACCO et Bartoloméo VANZETTI au cimetière Forest Hill de Charleston au USA.(Photo de droite)

Ecoutons Joan Baez pendant quelques secondes et souvenons nous que le pouvoir, tous les pouvoirs, n’ont jamais mis plus de force et de rage qu’à vouloir éradiquer l’anarchisme.

Il doit y avoir une bonne raison ! Réfléchit petit scarabée…

Pendant ce temps, à la pointe bretonne, le soleil tente désespérément de se frayer un passage entre les gouttes. Beaucoup de blogueurs ont pris leurs quartiers d’été mais le cénobite reste attelé à sa tâche quotidienne. Il farfouille dans les décombres de l’histoire comme un sanglier dans les algues vertes pour vous remettre en mémoire quelques pages glorieuses des combats de nos anciens.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le 6 août 1936, mort de Ramón ACIN AQUILUE, assassiné par les franquistes à Huesca. Militant anarcho-syndicaliste, pédagogue, écrivain et artiste d’avant-garde.Né le 30 août 1888, à Huesca (Aragon), il commence en 1908, à Zaragoza, des études de sciences, mais les abandonne un an plus tard pour se consacrer à sa vocation artistique. Dès 1913, il s’intéresse aux idées anarchistes et prend part à Barcelone à la création de la revue La Colère.

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Amis de phytothérapie et des pom-pom girls réunies, bonjour !

Nous sommes le 6 août soit le 19è jour de thermidor dédié à la gentiane. Magnifique fleur au demeurant que l’on retrouve dans quelques breuvages des plus euphorisants. Je vous conseille, par ces rudes chaleurs, l’Antidote, une bière ambrée à base de châtaignes et de gentiane. Mais le Picon n’est pas mal non plus…Savez vous, bande de veinards, que vous êtes en train de lire le 700è billet des « cénobites tranquilles » sans vous souvenir de celui qui disait que la retraite était un long fleuve tranquille…Eu égard à votre fidélité, je vous pardonne et je m ’en vais vous conter une autre histoire.

 

Tout à fait autre chose.

Le 6 août 1936, mort de Ramón ACIN AQUILUE, assassiné par les franquistes à Huesca.
Militant anarcho-syndicaliste, pédagogue, écrivain et artiste d’avant-garde.
Né le 30 août 1888, à Huesca (Aragon), il commence en 1908, à Zaragoza, des études de sciences, mais les abandonne un an plus tard pour se consacrer à sa vocation artistique. Dès 1913, il s’intéresse aux idées anarchistes et prend part à Barcelone à la création de la revue
La Colère.

A Madrid entre 1916 et 1917, il devient l’ami de Garcia Lorca, puis il est nommé professeur de dessin à l’école normale de Huesca. En 1918, il participera aux divers congrès en tant que représentant de sa ville (Huesca) où il jouit d’une grande popularité. En 1922, il crée une académie de dessin à son domicile où il s’inspire de la pédagogie rationaliste de Francisco Ferrer, puis plus tard des réalisations de Célestin Freinet, deux pédagogues à qui j’ai consacré un billet. Il milite également pour créer un mouvement de jeunes, et donne des cours du soir aux ouvriers et des conférences en faveur des prisonniers politiques. Vas-y Leo.

Un article de soutien à l’anarchiste Juan ACHER (condamné à mort après un attentat) lui vaudra d’être emprisonné en 1924. Sa participation à des soulèvements l’obligent ensuite à s’exiler un temps à Paris. Il donne de nombreux articles à la presse libertaire où, outre des critiques d’art ou idéologiques, il manifeste un intérêt pour l’écologie, le végétarisme, le naturisme ou bien encore la défense animale. Son œuvre artistique est très variée : dessins, caricatures, toiles peintes, mais aussi sculptures et collages surréalistes. A droite une magnifique sculpture qui évoque le garrot de sinistre mémoire tant utilisé par la « justice » Franquiste. Ami de Buñuel, il va produire (grâce à un gros lot de loterie) son film « Terre sans pain ».
En 1936, à Huesca, l’armée et la garde civile prennent part au coup d’
État et organisent la répression. Parmi les nombreux fusillés se trouvent Ramón ACIN et sa compagne Conchita MONRAS.

Voilà pourquoi, en écho à l’excellent billet de Marco sur son site Alter-Oueb, des hommes et des femmes du temps présent continuent à se dire de gauche et à croire que la justice sociale n’est pas une utopie.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

« Je suis le vieux   Père Lapurge,Pharmacien de l’Humanité;Contre sa bile je m’insurgeAvec ma fille Egalité.J’ai ce qu’il faut dans ma boutiqueSans le tonnerre et les éclairsPour bien purger toute la cliqueDes affameurs de L’Univers… »

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la pédagogie active et du coco Boer réunis, bonjour !

Nous voici donc le vendredi 5 août et vous êtes encore devant votre ordinateur. C’est aujourd’hui le 18è jour de thermidor dédié à l’amande. Le gouvernement dans sa grande générosité en a profité pour augmenter les PV de 50%. (amande-PV, oui bon d’accord, elle est pas terrible.) Si je vous dis que l’amande est incontournable dans la fabrication des coucougnettes, je vois déjà votre sourire en demi teinte, et pourtant. Une coucougnette est une confiserie faite avec des amandes, de la pâte d’amande et du chocolat. La coucougnette est fabriquée à base d’amandes fraîches broyées au sucre de canne, mélangée à des amandes grillées caramélisées avec quelques gouttes d’eau-de-vie de gingembre et une rasade d’armagnac. Le cœur de la coucougnette est une amande douce entière grillée et enrobée de chocolat noir grand cru. Elle est roulée à la main et trempée dans du jus de framboise pour lui donner cette couleur rosée. Les plus célèbres sont sans doute « les coucougnettes du vert galant » que les mauvais esprits se sont empressé de traduire par « les roubignoles d’Henri IV ».

 

Tout à fait autre chose.

Connaissez vous le père Lapurge ? Le 5 août 1910, il y a un siècle quoi,  mort de Constant MARIE dit « Le Père Lapurge ».
Communard, militant et chansonnier anarchiste.
Il est né le 27 août 1838, à Ste-Houvrince (Calvados). Ouvrier maçon, il participe à la Commune de Paris et sera blessé durant les combats au fort de Vanves. Blessure qui l’aurait contraint par la suite à se faire cordonnier   (profession semble-t-il propice au développement des idées libertaires,allez savoir pourquoi). Auteur-compositeur de chansons révolutionnaires dont les plus connues sont « Dame Dynamite », « le Père Lapurge » (à laquelle il devra son surnom) et « La Muse Rouge »; ce chant de révolte donnera son nom à   partir de 1901 à un célèbre groupe de poètes et chansonniers révolutionnaires à qui l’on doit nombre de chansons faisant partie de notre patrimoine.  

Propagandiste actif, Constant Marie participe à de multiples fêtes de groupes anarchistes où il réjouit   l’auditoire, mais la virulence de ces propos attire l’attention de la police qui ne cessera de le surveiller. Le 1er juillet 1894, son domicile est perquisitionné; des livres et les textes de ses chansons sont saisis; arrêté, il est inculpé « d’affiliation à une association de malfaiteur », il passera plusieurs semaines à la prison de Mazas. Tiens, écoutons les 4 barbus, ça mange pas de pain…

« Je suis le vieux   Père Lapurge,
Pharmacien de l’Humanité;
Contre sa bile je m’insurge
Avec ma fille Egalité.
J’ai ce qu’il faut dans ma boutique
Sans le tonnerre et les éclairs
Pour bien purger toute la clique
Des affameurs de L’Univers… »

On ne s’ennuyait pas à cette époque là. Les chansonniers jouaient leur rôle et philippe Val,lui, ne jouait pas encore des ciseaux d’Anasthasie. On brocardait allègrement les puissants, les curés, les gendarmes sans risquer d’être déchu de sa nationalité. Bon d’accord, c’était souvent la prison ou la relégation mais les idées des lumières faisaient leur chemin et on pouvait rêver à des lendemains qui chantent.

Aujourd’hui, c’est le règne du père fouettard et vous vous retrouvez en caleçon pour avoir chanté du Brassens devant des représentants de la maréchaussée. Triste époque madame Michu.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

DIEU ET LA GALETTE-SAUCISSE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tradition et de la galette au lait ribot réunies, bonjour !

En ce 17è jour de thermidor, dédié au Lin, comment ne pas évoquer la Bretagne.

Ces jours derniers je vilipendais les fondamentalistes de tous poils qui n’ont de cesse de vouloir imposer leurs dogmes à tout un chacun y compris par des moyens violents. Il existe en Bretagne une cérémonie tout à fait unique dont ces va-t-en-guerre feraient bien de s’inspirer.

Dans les années 1950, Louis MASSIGNON, célèbre orientaliste, se mit à rechercher en France les signes qui balisent les voies d’évangélisation dans les premiers siècles de notre ère. Il releva notamment le long de la rivière de Lannion, le Léguer, escale sur la route maritime entre Irlande et Proche Orient :
Le Pardon des Sept Dormants d’Ephèse au hameau du Stiffel en Vieux Marché. A droite, Louis Massignon au Caire.

Venu au Pardon des Sept Saints en 1953 pour la première fois, Louis Massignon fut touché par la ferveur des participants et intrigué par les paroles de la vieille gwerz* chantée en breton pendant le Pardon. En effet, les versets 6 à 31 de cette gwerz sont très voisins des récits des Sept Dormants d’Ephèse chez les Chrétiens d’Orient et des versets 9 à 26 de la sourate 18 du Coran, « Gens de la Caverne ».

*François-marie Luzel en donne la définition suivante :« chants sombres, fantastiques, tragiques, racontant des apparitions surnaturelles, des assassinats, des infanticides, des duels à mort, des trahisons, des enlèvements et des violences de toute sorte ; mœurs féodales et à demi-barbares qui rappellent généralement les XIe, XIIe et XIIIe siècles, et qui se sont continuées en Bretagne jusqu’au XVIIIe siècle. » Yan-fanch Kemener s’en est fait un ardent défenseur tout comme Denez Prigent.

Sans doute, ce culte a pu parvenir en Bretagne par l’intermédiaire de commerçants orientaux, qui suivaient la route maritime de l’étain, et de missionnaires grecs. Ayant un jour accosté en baie de Lannion, ils auraient transformé le village de Stivel et son dolmen en un lieu de culte des Sept Dormants martyrs. Des moines de l’église celte, alors indépendante de Rome, auraient pris le relais. Durant la procession du Pardon des Sept Saints à Vieux Marché, un chant est psalmodié en breton, la « Gwerz des sept saints » qui conte l’histoire de 7 frères chrétiens sous l’empereur Dèce en 250, qui s’étaient réfugiés dans une grotte pour fuir la persécution romaine. Ils y furent emmurés, puis réveillés deux siècles plus tard par un berger, et enfin rendormis pour l’éternité. Ce chant évoque ces martyrs de la foi, ces témoins de la résurrection promise aux serviteurs de Dieu ainsi que les miracles qui ont eu lieu par leur  intercession à la fontaine des 7 sources proche. Il faudra attendre la fin du 19e siècle pour que le lien soit fait entre ce chant et les « Gens de la caverne » évoqués dans la 18e sourate du Coran. A droite: le tombeau des 7 saints d’Ephèse.

Ainsi, chrétiens et musulmans se retrouvent ils sur la vieille terre bretonne sans leur kalachnikov pour partager la galette-saucisse (heu, non peut-être pas la saucisse…)

 

Pour le mécréant que je suis l’idée est originale quand bien même je serai tenté d’y ajouter quelques sans-culottes chantant la carmagnole afin que l’œcuménisme soit total. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Libre penseur, et humaniste français, il naît à Orléans en 1509, après des études à Paris puis une tournée dans les universités de Padou (Italie) et de Toulouse, il se fixe à Lyon où il travaille comme linguiste et philologue érudit pour le célèbre imprimeur Sébastien Gryphe. En 1536, il tue accidentellement un agresseur. D’abord jeté en prison, il est ensuite gracié. Il s’installe alors à son compte comme imprimeur, et publie des almanachs populaires, des satyres sociales et religieuses mais aussi Rabelais, Érasme, etc.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’herboristerie et du bar de ligne réunis, bonjour !

Si j’en crois mon calendrier républicain, nous sommes le seizième jour de thermidor, dédié à la guimauve. Autrefois on utilisait la racine de cette plante pour produire la fameuse pâte à guimauve. Aujourd’hui tout cela est remplacé par du collagène à base de peau et d’os d’animaux…Beurk ! Mon aïeule, qui ne reculait devant aucune expérience, surtout quand nous en étions les cobayes, nous faisait mâchouiller de la racine de guimauve épluchée (photo de droite); c’est bon pour les dents, disait elle…Nous on préférait le bâton de réglisse.

Tout à fait autre chose.

Vous ai-je déjà entretenu de Étienne Dolet ? On le disait fils illégitime de François 1er. Il consacra sa courte vie à faire valoir la raison. La ville de Brest avait imaginé donner son nom à une station de son futur tramway ; hélas, pas plus que celui de Nathalie LEMEL, son nom n’a été retenu…Vox populi, vox Dei.

 

Le 3 août 1546, mort d’Étienne DOLET, brûlé vif sur la place Maubert à Paris. C’était là le bûcher réservé aux imprimeurs. A noter qu’il était aussi né un 3 août en 1509.

Libre penseur, et humaniste français, il naît à Orléans en 1509, après des études à Paris puis une tournée dans les universités de Padou (Italie) et de Toulouse, il se fixe à Lyon où il travaille comme linguiste et philologue érudit pour le célèbre imprimeur Sébastien Gryphe. En 1536, il tue accidentellement un agresseur. D’abord jeté en prison, il est ensuite gracié. Il s’installe alors à son compte comme imprimeur, et publie des almanachs populaires, des satyres sociales et religieuses mais aussi Rabelais, Érasme, etc.


En 1538, les ouvriers d’imprimerie se mettent en grève pour réclamer un meilleur salaire et une meilleure nourriture,
Étienne Dolet se rallie à leurs justes revendications et lutte à leurs côtés. Ce qui suscite la haine de ses confrères qui le dénoncent à l’Inquisition. Arrêté, autant pour son soutien aux compagnons imprimeurs que pour ses écrits et publications contre les dogmes de l’Église, il est emprisonné de 1542 à 1546. Repris après une évasion, il est enfermé à la Conciergerie avant d’être brûlé vif avec ses livres, place Maubert.
 » Non dolet ipse Dolet, sed pro ratione dolet » (Dolet ne s’afflige pas sur lui-même, mais s’afflige pour la raison).Sources :Éphéméride anarchiste.A droite sa statue (place Maubert) avant qu’elle ne soit fondue pour en faire des canons…

Cela se déroulait il y a cinq cents ans et  pourtant… Aujourd’hui les fondamentalistes relèvent la tête, les Salafistes, les créationnistes, les barbus de là bas, les grands blonds aux yeux bleus d’ici, édictent des fatwas, décrètent des interdits, bâtissent des mûrs de séparation, de haine et de mépris. Les sikhs incendient les mosquées, les musulmans font sauter leurs bombes, les juifs bombardent Gaza, les chrétiens assassinent des jeunes norvégiens, les bouddhistes boudent dans un Tibet sinisé, les scientologues nous les brise menu, et les rahéliens attendent des nouvelles des élohims lointains.

Madame Michu, répétez après moi : vive la République et à bas la calotte !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

JOLI COUCOU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la Breizattitude et du bigorneau poivré réunis, bonjour!

Nous voici rendu au 2 août et c’est le jour de la brebis… Le monde des blogueurs humanistes est à la peine, en effet, le coucou de Claviers nous a quitté. Chacun appréciait ses billets, ses rébus, ses analyses et ses appréciations toujours pleines de sagesse et de subtilité. La blogosphère est trop souvent emplie de néant et de médiocrité pour ne pas regretter ce billetiste de talent. Salut à toi l’artiste. En guise de te Deum, « joli coucou » interprété par les frères Morvan accompagnés par Red Cardell.

Tout à fait autre chose. Quoique…

Les anarchistes ont toujours fait flipper le bourgeois. La police de sa très gracieuse majesté n’y va pas avec le dos de la cuiller. Voici un article paru dans « Le guardian » et repris par « Les inrocks »:

« Que faire si vous découvrez que votre voisin est anarchiste? Selon une note de la police antiterroriste anglaise, le dénoncer immédiatement aux autorités. « L’anarchisme est une philosophie politique qui voit l’Etat comme indésirable et nuisible, et promeut une société sans Etat. Toute information sur les anarchistes doit être fournie à la police« , d’après ce document. Les militants concernés ont protesté, se disant criminalisés sur la seule base de leurs idées politiques. »

 

 

 

Nouveauté.

Dans la colonne de droite pour pouvez dorénavant trouver un bouton qui vous permettra de vous abonner directement au compte Twitter des cénobites. Merci à l’agence Magik studio qui m’a permis de réaliser ce montage qui reste pour moi de l’ordre de l’hébreu technique.

Tiens, c’est les grandes marées, et j’ai en commande un plateau de fruits de mer pour marquer l’anniversaire de ma fiancée, faut que j’me dépêche (à pied).

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.