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DE L’AVEUGLEMENT DES MASSES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

 

Amis de la gauloiserie et du piment d’Espelette réunis, bonjour !

 

Hier nous étions le 1er mai et les prolétaires du monde entier, répondant au voeux du grand père Karl, s’étaient unis devant leurs petits écrans pour suivre les avatars d’un prince de la perfide Albion. Demain ils auront les yeux de Chimène pour la béatification d’un prince de l’église…Alors que les anciens Celtes fêtaient Beltan (le feu de Bel), saluant la lumière et la connaissance, leurs descendants décérébrés du XXIè siècle se pâment devant les noces cathodiques d’un richissime propriétaire terrien et l’aller simple d’un polonais vers l’Olympe éthéré, là où festoient les saints, les anges et tous les élus.

 

Faut-il que les capacités intellectuelles et spirituelles de notre pauvre humanité en soient réduites à leurs plus simples expressions pour que nous soyons condamnés à de telles extrémités. Ce spectacle des foules apoplexiques devant les contes de fées aurait tendance à me renforcer dans mes certitudes, au risque d’y perdre mes illusions, ces gens là ont ce qu’ils méritent !!! Pendant que les requins de la finance les spolient, qu’ils regardent, résignés, diminuer leur pouvoir d’achat, qu’ils assistent, stoïques, à la dégradation de leurs services publics, qu’ils participent au retour sur le devant de la scène de toutes les extrèmes droites européennes, ils essuient une larme sur la robe de Kate, sur la mise altière de William et sur sur la tonsure de Jean-Paul le deuxième.

 

Faut-il que les médias, publics et privés, soient définitivement aux ordres de l’oligarchie régnante pour que par milliards, oui, par milliards, la gent humaine s’ébaubisse de la sorte devant le faste de la royauté, l’apparat de la papauté, les prétentieux falbalas des puissants de ce monde.

 

Faut-il que notre éducation, en laquelle Jules Ferry voyait le creuset de l’émancipation, ait échoué dans ses missions, pour que l’aveuglement des masses atteigne un tel niveau himalayesque. Alors que dans quelques mois, notre « démocratie » va confier à ses citoyens le soin de choisir ceux qui vont conduire son destin, on peut s’interroger sur les capacités de ceux-ci, dont le niveau de réflexion est à peu près égal à celui d’un buffet de cuisine, à exercer leur droit.

 

J‘en étais là de mes réflexions lorsque j’ai aperçu le petit marchand de muguet sur son coin de trottoir…Ah, tradition, quand tu nous tiens !

 

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Tout a débuté le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste « The Alarm » afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière internationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA.Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les « briseurs de grève ». La police appelée en renfort tire sur la foule, provoquant la mort de deux ouvriers.Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. Malgré la mobilisation internationale, quatre seront pendus le 11 novembre 1887(Louis Lingg s’étant suicidé la veille, dans sa cellule).Trois ans plus tard, en juillet 1889, le congrès de l’Internationale Socialiste réuni à Paris, décidera de consacrer chaque année la date du 1er mai : journée de lutte à travers le monde.Le « 1er mai » sera d’abord récupéré par les bolchéviques, puis par les nazis, et enfin par le régime de Vichy (en France), qui le transformera en « Fête du travail », sans jamais réussir totalement à lui enlever son origine libertaire.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la démocratie directe et des moules frites réunies, bonjour !

 

Sans doute en ai-je déjà parlé dans ces colonnes mais, la pédagogie étant l’art de la répétition, autorisez moi à en remettre une couche. Il importe que les jeunes générations ne s’imaginent pas que le 1er mai est un héritage de Vichy ou des serristes nantais producteurs de muguet.

Tout a débuté le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste « The Alarm » afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière internationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA.
Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les « briseurs de grève ». La police appelée en renfort tire sur la foule, provoquant la mort de deux ouvriers.
Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. Malgré la mobilisation internationale, quatre seront pendus le 11 novembre 1887(Louis Lingg s’étant suicidé la veille, dans sa cellule).
Trois ans plus tard, en juillet 1889, le congrès de l’Internationale Socialiste réuni à Paris, décidera de consacrer chaque année la date du 1er mai : journée de lutte à travers le monde.
Le « 1er mai » sera d’abord récupéré par les bolchéviques, puis par les nazis, et enfin par le régime de Vichy (en France), qui le transformera en « Fête du travail », sans jamais réussir totalement à lui enlever son origine libertaire.

Pour terminer sur un air de fête, voici le dernier couplet de la célèbre chanson de Mac-Nab le grand métingue du Métropolitain:

Peuple français, la Bastille est détruite,
Et y ‘a z’ encore des cachots pour tes fils !
Souviens-toi des géants de quarante-huit,
Qu’étaient plus grands qu’ceuss’ d’au jour d’aujourd’hui !
Car c’est toujours l’pauvre ouvrier qui trinque ;
Même qu’on le fourre au violon pour un rien !
C’était tout d’même un bien chouette métingue
Que le métingue du Métropolitain ! (bis)

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.