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QUI A DIT: LA CRISE ?…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du bas de laine et de l’armoire normande réunis, bonjour !

Mon p’tit calendrier républicain m’indique que le 21 mai, deuxième jour de prairial, est généralement dédié à l’hémérocalle

Avouez que c’est une chance, Fabre d’Eglantine, l’un des inspirateurs, aurait pu choisir le pissenlit ou le coquelicot et bien non. Le choix s’est porté sur l’hémérocalle mais je serai bien ennuyé s’il fallait vous dire pourquoi. Outre le fait qu’il s’agit d’une très jolie fleur et que certains cuisiniers téméraires la mélangent à leurs salades, je n’ai pas la moindre idée de ce qui a présidé à un tel choix. A la vérité, il me manquait une dizaine de lignes pour complèter ce billet, voilà qui est chose faite.

 

A l’heure où, à l’instar des mouvements dans les pays arabes, des milliers d’européens descendent dans la rue en Espagne, au Portugal, en Grèce pour refuser d’être les dindons de la farce ; les banquiers eux continuent de s’en mettre plein les fouilles.

LA CRISE, QUELLE CRISE ?

 

Les banques françaises ont versé près de deux milliards d’euros de bonus à leurs traders en 2010. Alors qu’au plus fort de la crise, elles s’étaient engagées à réduire les rémunérations de leurs collaborateurs, les quatres principales banques françaises ayant une activité sur les marchés financiers – BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole et Natixis – ont versé à leurs traders des bonus équivalents à ceux de l’année 2009.

 

Au Crédit agricole et à la BNP Paribas, ces chiffres sont similaires à ceux versés en 2009, soit respectivement un bonus moyen de 150 000 euros et 291 000 euros par collaborateur. La Société générale a versé un bonus moyen de 198 000 euros, soit 34 000 euros de moins que l’année précédente. Chez Natixis, les primes sont en nette hausse, puisqu’elles s’élèvent en moyenne à 187 000 euros en 2010, contre 142 000 euros en 2009.

Si le montant global des bonus distribués en 2010 reste constant par rapport à l’année précédente, la partie fixe de la rémunération des traders a elle augmenté de plus de 40%. Elle passe de 729 millions d’euros en 2009 à plus d’un milliard d’euros en 2010. Le député européen Pascal Canfin a mis en cause l’application française de la directive européenne. Cette directive prévoit que les parts fixes et variables de la rémunération totale doivent être « équilibrées ». Or, « cette notion a disparu de l’arrêté du 13 décembre qui transpose le droit européen », a déclaré le député européen dans un communiqué.

A part ça, tout va très bien madame la marquise. Les puissants de ce monde vont remplacer DSK à la tête du FMI par un autre marionnettiste et the show must go on.

Allez, ne vous laissez pas abattre, éteignez votre ordinateur, rejoignez la cuisine et préparez vous des muffins aux myrtilles, la recette est sur le blog de Stéphanie. Portez vous bien et à demain peut-être.

JE PENSE A TOI NAFISSATOU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la gent féminine et de la dinde au four réunies, bonjour !

Dans le calendrier républicain, le premier jour de prairial (20 mai) est dédié à la luzerne. Avouez que l’actualité n’a pourtant rien de buccolique. Je pense à cette femme de chambre qui s’est plaint des agissements d’un des hommes les plus puissants de la planète.

Je pense à nos médias franchouillards et à nos pseudos journalistes qui ont mis plusieurs jours à se rendre compte de son existence.

Je pense à cet homonyme malfaisant, Jean-François Kahn, qui considère qu’il n’y a pas eu viol, tout au plus « un troussage de domestique » (lundi matin sur France-culture).

Je pense à ces hommes qui se disent de gauche et qui ne sont que les tristes représentants d’une bourgeoisie arrogante.

Je pense à cette femme africaine, on dit qu’elle est d’origine Peule et à cette chanson de Pierre Perret Lili.

Je pense à André LEO qui, il y a plus d’un siècle se battait déjà pour la cause des femmes.

Le 20 mai 1900, mort d’André LEO (pseudonyme de Léodile BERA, veuve CHAMPSEIX), à St-Maurice.
Ecrivaine, journaliste, militante féministe, membre de l’Internationale et bien sûr, communarde.
Elle naît le 18 août 1824, à Lusignan (dép. de la Vienne) dans un milieu bourgeois. Vers 1849, elle se lie avec Grégoire Champseix, un brillant journaliste qui, condamné à plusieurs mois de prison en 1849, vit en exil en Suisse. Le mariage a lieu à Lausanne en 1851 et en 1853 Léodile donne naissance à des jumeaux : André et Léo. C’est vers 1860 qu’elle commence sa carrière littéraire avec son roman « La vieille fille » puis « Un mariage scandaleux » qu’elle auto-éditera à Paris. Après la mort de son mari le 4 décembre 1863, elle s’engage plus avant dans la littérature et la lutte sociale, éducative et féministe. En 1868, elle intervient aux côtés de Paule Mink pour défendre la condition féminine dans les assemblées ouvrières, rencontre Benoît Malon avec qui elle va vivre à partir de 1872, en union libre, et adhère à « Ligue de la Paix et de la Liberté ».
Très liée à Noémie Reclus, c’est chez elle, en 1869, qu’est créée la « Société (mixte) de revendication des droits de la femme ». En compagnie de
Maria Deraisme, créatrice de l’ordre maçonnique « Le droit Humain ». En mai 1870, elle soutient Malon emprisonné à Mazas et, le 4 septembre, elle est dans la rue avec Louise Michel lorsque la République est proclamée. Elle s’occupe ensuite de l’aide aux déshérités, notamment les femmes, puis devient début 1871 rédactrice à « La République des travailleurs », organe de l’Internationale. Elle rentre à Paris début avril pour prendre part à la Commune. Elle collabore à divers journaux, en particulier au « Cri du peuple ». Après son appel « Au Travailleur des campagnes » puis « Toutes avec tous », où elle tente de faire accepter les femmes parmi les révolutionnaires, elle s’investit dans divers Comités de vigilance d’arrondissements puis à la Commission organisant l’enseignement dans les écoles de filles aux côtés notamment de Noémie Reclus et d’Anna Jaclard. Après la semaine sanglante, elle parvient à quitter la France et à rejoindre Malon en Suisse.
Par testament, elle lèguera une petite rente à la première commune de France qui voudra tenter une expérience collectiviste.
« Il faudrait cependant raisonner un peu : croit-on pouvoir faire la Révolution sans les femmes ? « 

Je pense à toutes celles là qui doivent espérer que la voix d’une immigrée africaine au pays d’Emma Goldman pèsera autant que celle d’un représentant de l’Empire.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Il est né le19 mai 1904, à Paris.Militant libertaire et homosexuel, historien et écrivain.Issu de la bourgeoisie (son père était un riche collectionneur d’art) il devient socialiste révolutionnaire, et anticolonialiste à la suite de séjours en Syrie et en Indochine en 1930. Exclu de la SFIO, on le disait proche de Trotsky, il va d’ailleurs créer ce qui deviendra plus tard Lutte Ouvrière. En 1933, il voyage dans l’Allemagne nazie dont il tirera le livre « Fascisme et grand capital ». Durant le front populaire, il est un membre actif des occupations d’usines, et aussi co-fondateur des Auberges de jeunesse. En 1937, il dénonce les agissements des staliniens en Espagne. Envoyé à Oslo pour créer un secrétariat international contre la guerre, il est arrêté en avril 40 par l’armée allemande et interné civil jusqu’en 1942. Aux U.S.A en 1946, il prend part aux luttes des ouvriers et des noirs, avant d’être expulsé en 1949.L’écrasement des conseils ouvriers hongrois en 1956 confirme son orientation libertaire. En 1960, il signe « l’appel des 121″ pour le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie. Il est inculpé. Il soutient ensuite l’indépendance algérienne. Il prend part aux événements de mai 68 puis crée, avec Georges Fontenis, en 1969, le Mouvement communiste libertaire, avant de rejoindre l’U.T.C.L en 1980.Puis il participera aux actions des antimilitaristes, et militera également au F.H.A.R (Front homosexuel d’Action Révolutionnaire).Historien, il est l’auteur de « Ni Dieu, ni Maître, anthologie du mouvement libertaire » (1965), mais aussi de plusieurs essais traitant de politique ou de sexualité.Il meurt le 14 avril 1988. C’est ce que l’on appelle une ligne de conduite. Je lui dédie ce poème d’un autre combattant Armand ROBIN.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la basse-Bretagne et de l’artichaut vinaigrette réunis, bonjour !

C‘était hier ou avant-hier la journée internationale contre l’homophobie (rien à voir avec la peur de la grande lessive). Belle occasion pour se souvenir de ce militant infatigable qu’était Daniel GUERIN et qui ne s’est jamais trompé de combat.

Il est né le19 mai 1904, à Paris.
Militant libertaire et homosexuel, historien et écrivain.
Issu de la bourgeoisie (son père était un riche collectionneur d’art) il devient socialiste révolutionnaire, et anticolonialiste à la suite de séjours en Syrie et en Indochine en 1930. Exclu de la SFIO, on le disait proche de Trotsky, il va d’ailleurs créer ce qui deviendra plus tard Lutte Ouvrière. En 1933, il voyage dans l’Allemagne nazie dont il tirera le livre « Fascisme et grand capital ». Durant le front populaire, il est un membre actif des occupations d’usines, et aussi co-fondateur des Auberges de jeunesse. En 1937, il dénonce les agissements des staliniens en Espagne. Envoyé à Oslo pour créer un secrétariat international contre la guerre, il est arrêté en avril 40 par l’armée allemande et interné civil jusqu’en 1942. Aux U.S.A en 1946, il prend part aux luttes des ouvriers et des noirs, avant d’être expulsé en 1949.
L‘écrasement des conseils ouvriers hongrois en 1956 confirme son orientation libertaire. En 1960, il signe « l’appel des 121″ pour le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie. Il est inculpé. Il soutient ensuite l’indépendance algérienne. Il prend part aux événements de mai 68 puis crée, avec Georges Fontenis, en 1969, le Mouvement communiste libertaire, avant de rejoindre l’U.T.C.L en 1980.
Puis il participera aux actions des antimilitaristes, et militera également au F.H.A.R (Front homosexuel d’Action Révolutionnaire).
Historien, il est l’auteur de « Ni Dieu, ni Maître, anthologie du mouvement libertaire » (1965), mais aussi de plusieurs essais traitant de politique ou de sexualité.
Il meurt le 14 avril 1988. C’est ce que l’on appelle une ligne de conduite. Je lui dédie ce poème d’un autre combattant Armand ROBIN.

Je ne suis qu’apparemment ici.
Loin de ces jours que je vous donne est projetée ma vie.
Malhabile conquérant par mes cris gouverné,
Où vous m’apercevez je ne suis qu’un étranger.
Gestes d’amour partout éparpillés
Je me fraye une voie isolée, désertée.
D’une science à l’autre j’ai pris terrier,
Lièvre apeuré sentant sur lui braqué
Le fusil savant et sûr de la destinée.
Aucune terreur ne m’a manqué.

Allez, voilà pour aujourd’hui, jour « historique » pour les cénobites tranquilles puisque cette nuit, le 20 000è visiteur de votre blog favori a poussé les portes de l’hermitage. Portez vous bien et à demain peut-être.

MON ONCLE D’AMERIQUE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’Eutonologie et du boudin aux pommes réunis, bonjour !

 

Le 29è jour de floréal, dans le calendrier républicain, était généralement dédié à la sénevé. Cette plante que l’on voit de plus en plus souvent en bordure de champ et que l’on nomme aussi la moutarde blanche sert aussi de fourrage.

Ce sont ses graines qui sont utilisées pour confectionner le condiment qui est à la galette-saucisse ce que le ketchup est au hamburger…

 

Or donc, nous sommes le 18 mai, jour anniversaire de la mort de Henri Laborit, décédé en 1995 et né à Hanoi en 1914. J’ai une tendresse particulière pour cet anticonformiste et son regard auguisé sur le comportement humain. J’ai encore dans l’oreille plusieurs des émissions auxquelles il participa sur radio-libertaire.

Suivant les traces de son père, il devient chirurgien de la Marine. Il développe ses propres méthodes et se met bientôt a dos sa hiérarchie. Son audace lui fermera la porte d’une brillante carrière au service de l’Etat, mais lui permettra de s’engager à fond dans la recherche.

Ces observations l’amèneront à développer des théories extrêmement importantes relativement au comportement humain. Refusant d’entrer dans le jeu protocolaire de ses confrères français, il sera tenu à l’écart du monde scientifique hexagonal, tandis que les Américains lui décerneront leur plus haute distinction scientifique, le prix Albert LASKER.

Fuyant diktat et « tradition » de la France scientifique « officielle » engoncée dans ses certitudes, il monte, en 1958, son propre laboratoire de recherches et parvient à le financer à travers la vente de brevets relatifs aux travaux qu’il mène avec son équipe. C’est le laboratoire d’Eutonologie (science de l’agression, du stress, de l’inhibition. Voir les expériences de Milgram sur l’autorité et de Laborit sur l’inhibition de l’action) à l’hôpital Boussicaut. On ne lui pardonnera jamais cette indépendance d’esprit et son décès, le 18 mai 1995, n’a suscité quasi aucun commentaire du monde scientifique et de l’Etat français.

Le grand public ne le découvre réellement qu’en 1980, lors de sa prestation dans le film d’Alain Resnais Mon oncle d’Amérique film dont il est par ailleurs l’instigateur involontaire. Tout au long de ce film, il donne des « clés » biologiques expliquant le pourquoi du comportement des protagonistes.

Bien qu’assez difficiles d’accès, ses livres sont autant de révolutions et de mises en pièces de l’argutie traditionnelle relative à la « nature humaine » et ses déviances. Au fond, le message est simple : Avant de juger ou d’expliquer ou d’excuser, il faut d’abord tenter de comprendre comment l’Homme fonctionne. Avant d’assommer l’enfant avec des lois, des règlements, des contraintes hiérarchiques, il faut lui donner les « clés » de sa propre conscience.

Bref, de nos jours, on dirait qu’il faut responsabiliser l’individu. Ce qui selon Laborit signifie lui expliquer ce qu’il est AVANT TOUTE CHOSE : Un être vivant ayant pour unique but la sauvegarde de sa structure biologique dans son environnement. Je vous conseille particulièrement « Dieu ne joue pas aux dés »1987 chez Grasset.

Loin des honneurs, loin du pouvoir et des feux de la rampe, il a avancé, inexorablement le long du chemin qu’il s’était fixé, jusqu’à son dernier souffle. Une vie vouée à la compréhension de lui-même et de ses semblables. Un bel exemple de dévouement et de désintéressement. Combien de fois a-t-il refusé des ponts d’or qu’on lui proposait (surtout aux USA), préférant l’indépendance de pensée et de travail, au mirage de la fortune. « Ce n’est pas l’Utopie qui est dangereuse, car elle est indispensable à l’évolution. C’est le dogmatisme, que certains utilisent pour maintenir leur pouvoir, leurs prérogatives et leur dominance. »

A noter que l’actrice Emmanuelle Laborit est sa petite fille.

Allez, je m’aperçois que c’est un peu long comme billet ; portez vous bien et à demain peut-être.

SUPPLEMENT AU BILLET DU JOUR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

 

 

Dialogue pour Les Vamps…

- Et alors madame Michu, comment ksè?

- Ohlala, madame Boulic, ce pauvre monsieur déesska, c’est-y pas pitié de voir ça ! Traité comme un voleur de mobylette, un homme comme lui ! Et sa dame qu’est si gentille… Même monsieur Béhachèle il a prit sa défense. Présumé innocent qu’il a dit. Bon, c’est vrai il a rien dit sur la présumée victime. Une femme de chambre, vous pensez, et noire, non ? Dans Gacivoila ils disent que tout ça c’est complot et compagnie. Ah, c’est pas chez nous qu’on verrait des choses comme ça. En France on cuisine à l’étouffée, faut qu’ça mijote, qu’ça accroche au fond de la marmite, plus c’est long plus c’est bon.

- P’tet ben madame Michu mais, vous savez c’qu’on dit, y’a pas de fumée sans feu hein !


- Oui, bon, y’a pas non plus de castor sans pollux ni de Tintin sans Milou ni de Dupond sans Dupont. Allez, c’est pas tout ça, j’ai mon lait qu’est su’l'feu.

- N’empêche qu’y'a pas de fumée sans …Et puis j’en ai marre d’entendre parler de présumé ceci et cela. Il y a une plaignante et un accusé, point barre, que les dieux me tripotent mais les mots ont un sens.

- Oh mais il a des bons avocats, c’est les ceusses qui on fait acquitté Maiequelle Jacqueson. Y z’y ont même proposé un bracelet électronique de chez Cartier.

- Ah oui, un Cartier de haute sécurité !

- Enfin, ça nous fait des faits divers pour le printemps. Mon fiston, qui a fait les grandes écoles m’a rappelé un mot de …Comment c’est-y qui s’appelle déjà, ah oui, Bourdieu  Les faits divers c’est surtout des faits de diversion…J’vois pas ben ce que ça veut dire mais c’est sûrement vrai…

- Autrement, ça va chez vous ?

- Ben, j’attends les primaires.

- Dites donc, vous êtes pas en avance. Chez nous, dans le Léon, les primeurs sont déjà sur le marché. Elles vont être un peu amères, vos primaires.

- Z’en faites pas madame Boulic, c’est des légumes de Hollande.

FISHING BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la sérénitude et du lapsang souchong réunis, bonjour !

 

Ce 17 mai correspond au 28è jour de floréal dédié à la buglosse, ce qui, j’en suis persuadé, vous fait une belle jambe.

Une fois encore, l’actualité nous confronte à cette nouvelle caste télévisuelle que sont les commentateurs. Ces éditocrates qui n’ont plus rien de commun avec le journalisme se succèdent sur les plateaux pour nous assèner leur vérité. Il est très difficile d’y échapper car ils occupent aussi les ondes de nos radios et les colonnes des journaux. Ils forment entre eux une sorte de secte qui a réussi à occuper l’espace médiatique jusqu’à plus soif. Leur crédo c’est le commentaire et ils commentent avec autant d’aplomb aussi bien sur Itélé que sur Canal, à Libé ou au Figaro, sur RTL ou sur Inter. Je ne supporte plus ces olibrius qui me serinent à longueur de journée « ce qu’il convient de penser » sur tel ou tel fait d’actualité. Vive le journalisme anglo-saxon…

 

Allez, tiens, aujourd’hui petit portrait.

 

Voici Henry Saint Clair Fredericks plus connu sous le nom de TAJ MAHAL. Evidemment il s’agit d’un joueur de blues.

Il est né à New-York le 17 mai 1942. Son père était arrangeur de jazz et il fonde dans les années 60 les Rising sons en compagnie de Ry Cooder et Ed Cassidy. Excellent guitariste et harmoniciste il va participer à de nombreux festivals notamment le Fillmore West. Il va par la suite s’employer à enrichir sa musique en assimilant des rythmes des Caraïbes, de Salsa et d’amérique latine. Il enregistre the Real thing au milieu des Pointer Sisters avec John Lee Kooker et le griot malien Ali Farka Touré.

Il a joué le rôle du mythique bluesman dans le superbe film de Martin Ritt, Sounder. Sans doute le meilleur film jamais réalisé sur le blues.

Il est amusant de noter qu’il est le propre frère de Carole Fredericks que l’on a beaucoup vu comme choriste aussi bien auprès de Polnareff que de Halliday et même Mireille Mathieu ou Céline Dion.

 

Allez, merci de votre visite, n’hésitez pas à repasser, portez vous bien et à demain peut-être.

 


DOMINIQUE-NIQUE-NIQUE…

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Amis de l’axiologie et de la perdrix aux choux réunies, bonjour !

 

A l’heure où paraîtra ce billet, nous serons le lundi 16 mai 2011, Lille aura gagné la coupe de France de fouteballe, la France n’aura pas gagné le concours de l’eurovision, et DSK sera peut-être sorti du commissariat de Harlem où il était en garde à vue pour agression sexuelle…Loin de moi l’idée de bafouer la présomption d’innocence et/ou de négliger l’éventualité d’une grosse manipulation. Mais, très franchement, je ne pouvais pas passer à côté…

Sacré Dominique-nique-nique, champion de l’érection présidentielle, voilà t-y pas qu’il s’en prend à une femme de chambre qui ne s’en laisse pas conter et rameute les experts , NYPD, Kojack et l’inspecteur Colombo. Notre candidat à la candidature est prié de descendre de l’avion qui devait le ramener vers la vieille Europe et de répondre à quelques questions embarrassantes. Un vrai bonobo ce DSK, il saute sur tout ce qui bouge, une vraie decticelle côtière (c’est une sauterelle dont les testicules représentent 14% de la masse corporelle).

Et cet agité de la braguette, après avoir imposé à la Grèce un régime de spartiate macrobiotique aurait la prétention de présider aux destinées de notre douce-France-cher-pays-de-notre-enfance… Que l’on ne compte pas sur moi pour joindre ma voix au concert de réprobations qui va faire la une de nos gazettes dès ce matin. Très franchement, les pratiques sexuelles des saigneurs qui nous gouvernent me laissent aussi froid que le marbre qui décore leurs riads marocaines (un ou une riad, je ne sais plus). Mais alors, qu’ils ne se mettent pas en tête de venir me dicter ma conduite, qu’ils réservent leurs leçons moralisatrices à leurs chargés de com. Ceux de Martine Aubry, qui venait de fêter la victoire de son équipe de foot, ont dut la réveiller pour lui chanter viens min p’tit Quinquin, tu peux sortir du bois, le gars Dominique y s’est fait choper à réécrire le journal d’une femme de chambre version XXX.

Je vous explique pas le regard moqueur de sœur Marie Ségolène des béatitudes et l’indifférence affichée du parrain de Corrèze qui se voit déjà en haut de l’affiche. Bref, tous les amis de trente ans se gondolent à chaque fois qu’on fait sauter un boulon de la statue du commandeur. Mais depuis que le monde marche sur la tête il ne faut s’étonner de rien ; vous allez voir que les premiers soutiens vont venir du château Elyséen…Douze longs mois nous séparent encore de l’élection présidentielle mais j’ai dans l’idée que la campagne devrait être des plus animées.

 

Ah, madame Michu, on vit une drôle d’époque. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

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Amis de l’anarchisme éclairé et du foie de veau au vinaigre réunis, bonjour !

Peut-être l’ignorez vous mais depuis de longs mois maintenant, la ville de Brest (29) est en plein chantier pour raison d’implantation d’un tramway. Les responsables du projet ont eu la bonne (?) idée de faire appel à la population pour la dénomination des futures stations. L’une d’entre elles pourrait porter le nom d’une combattante qui s’illustra notamment pendant la commune et accompagna Louise Michel dans sa déportation en Nouvelle Calédonie. Les internautes ont jusqu’au 5 juin pour effectuer leur choix. Il suffit de se rendre sur le site du TRAM. Je vous invite donc à voter en masse pour que Brest n’oublie pas cette communarde. Faites passer l’info, tweetez, facebookez, embrassez qui vous voulez… Du coup, histoire de vous rafraichir la mémoire à propos de cette pétroleuse, je vous recopie le billet que je lui avais consacré l’année dernière.

Le 8 mai 1921, mort de Nathalie LEMEL à l’hospice d’Ivry, elle était née à Brest où ses parents, les époux Duval, tenaient un bistro..

 

Révolutionnaire, internationaliste, communarde et féministe; voilà ce que l’on pourrait écrire sur sa carte de visite. Étonnante histoire que celle de ce petit bout de femme, elle mesurait moins de un mètre cinquante, qui fut une des meneuses de la Commune de Paris. (elle a pas l’air commode, la bougresse…)
Elle est née, le 26 août 1827. Après avoir fondé une librairie à Quimper, elle vient s’installer à Paris et trouve un emploi d’ouvrière dans un atelier de reliure. En 1866, elle adhère à la première Internationale fondée par Marx, Engels et Bakounine et fonde avec Eugène Varlin « La marmite », c’était un peu les restos du coeur de l’époque, on appelait cela:coopérative alimentaire. Pendant la Commune de Paris, des centaines de repas seront ainsi servis aux plus démunis.
En compagnie d’Élisabeth DMITRIEFF, une russe noble devenue socialiste, elle organise « L’union des femmes pour la Défense de Paris et les soins aux blessés ». On la retrouve également, un drapeau rouge à la main, sur la barricade de la place Pigalle qu’elle a elle-même érigée, exhortant les gardes nationaux à plus de courage.
Arrêtée le 21 juin 1871 et désespérée par l’échec de la Commune, elle tente de se suicider (à l’absinthe!), sans succès. Lorsque ses amies réclament sa grâce, elle envoie elle-même une lettre au préfet, expliquant qu’elle refuse tout recours en grâce et réfute toute action qui pourrait être menée en sa faveur. Elle est donc déportée en Nouvelle Calédonie le 24 août, en compagnie de Louise Michel. Embarquées toutes les deux sur « le Virginie » elles partageront la même baraque sur la presqu’ile Ducos.
Graciée en 1879, elle revient à Paris et trouve un travail à « L’intransigeant ». Devenue aveugle, elle mourra dans la misère. Brest, Quimper et Paris ont rendu hommage à cette combattante en donnant son nom à une rue, mais je doute que quelques passants se souviennent de Nathalie Lemel née Duval. Alors, donnons son nom à une station du futur tramway à défaut de le nommer désir…

Eugène Kerbaul lui a consacré une étude sous le titre « Une Bretonne, révolutionnaire et féministe » aux éditions Le temps des cerises.

Portez vous bien et à demain peut-être.

 

CARPE DIEM…

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Amis de l’ichtyologie et du sandre au beurre blanc réunis, bonjour !

Puisque nous sommes le 14 mai, 25 de floréal, célébrons la carpe puisque les républicains lui ont dédié ce jour.

 

Selon une légende chinoise, les carpes du fleuve jaune, après avoir remonté le fleuve, s’envoleraient vers le ciel en se transformant en dragons. Cette légende serait à l’origine des koi nobori, qui représentent plus généralement la force et la persévérance des carpes qui remontent à contre-courant les rivières et cascades. Koinobori signifiant comme chacun le sait, « banderole de carpe » en japonais, sont des manches à air en forme de carpe Koï hissées au Japon pour célébrer Tango no sekku , évènement traditionnel qui est désormais une fête nationale, le Kodomo no hi (jour des enfants).

Ces bannières sont accrochées le long de perches en bambou, La première et la plus large, magoi, est noire et représente le père ; la deuxième, higoi , est rouge et représente la mère, puis l’on ajoute une carpe pour chaque enfant de la famille. Parfois, on suspend aussi des rubans rouges et blancs ou une manche à air multicolore symbolisant les flots des rivières.

Après Fukushima et avant la prochaine catastrophe, les japonais doivent surtout se dire aujourd’hui, CARPE DIEM en relisant le célèbre poème d’Horace:

Tremble, Leuconoé, de chercher à connaître
L’heure de notre mort; fuis les calculs pervers
De Babylone. À tout il vaut mieux se soumettre
Que Jovis te concède encor d’autres hivers,
Qu’il les borne au présent, dont mugit l’onde étrusque,
Sois sage, emplis ta cave, et d’un si court chemin
Ôte le long espoir. Je parle, et le temps brusque
S’enfuit. Cueille le jour, sans croire au lendemain.

 

Tout à fait autre chose.

 

Rapidement, quelques mots sur un musicien de jazz qui a poussé l’harmonie jusqu’à naître (1897) et mourir (1959) un 14 mai. Prodige musical, né au sein d’une famille créole (la famille serait originaire de Haute-Savoie, et plus précisément de Féternes), il a étudié auprès de Louis dit « Papa » Tio à la Nouvelle-Orléans. Je veux parler de Sidney BECHET .

 

Sacré bonhomme qui se fit connaître en participant au groupe de Duke Ellington mais aussi comme un bagarreur impénitent, expulsé de Grande Bretagne, et de France après avoir passé plusieurs mois en prison à Fresnes, nous sommes en 1928. Il venait de passer plusieurs années dans la revue nègre de Joséphine Baker.

En 1949 il revient s’installer définitivement en France. Il va imposer au monde entier son thème Petite fleur. A la fin de sa vie, en 56, au cours d’une grande tournée en Belgique, il adapte le doudou, cette fameuse musique traditionnelle qui anime les jeux de la non moins fameuse Ducasse de Mons (Belgique), procession rituelle et cérémonie multiséculaire qui est assez déjantée pour vous faire oublier la grande soirée des gras à Douarnenez (Finistère-France). Ma fiancée et moi même ne ratons jamais une occasion de nous arrêter sur la grand’place de Mons pour y savourer une de leurs merveilleuses bières. N’hésitez pas si vous êtes dans le coin, c’est actuellement la foire aux bières sur cette place de Mons.

Bon, je vois que je digresse un maximum, signe qu’il est temps de mettre un terme à ce billet. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Amis de la cartomancie et du canard à l’orange réunis, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la cartomancie et du canard à l’orange réunis, bonjour !

Ce jour est le 24è de floréal dédié à la Valériane bien connue pour ses propriétés antispasmodiques et encore nommée, l’herbe aux chats. En langage courant nous sommes le vendredi 13 mai 2011, quatrième anniversaire du règne de Nicolas 1er.

Oui, nous sommes un vendredi 13, de triste mémoire, et qui doit sa réputation à ce jour d’octobre 1307 où, dès l’aube, toutes les polices et les gens d’armes de France et de Navarre, ont investi près de trois mille demeures sur l’ensemble du territoire, pour en arrêter tous les occupants. En fin de journée, l’opération est terminée et il est encore impossible de connaître le nombre exact de ces arrestations. Nous sommes le vendredi 13 octobre 1307. C’est bien ce vendredi 13 qui sera à l’origine d’une croyance populaire, de bon ou de mauvais présage, qui persiste encore aujourd’hui, 700 ans après.

Jaloux de leur puissance et de leur richesse, inquiet de leur pouvoir auprès du pape, ou bien mal informé par une campagne délétère, le roi de France, Philippe IV Le Bel, fait arrêter tous les Templiers du royaume, pour apostasie et mauvaises mœurs. L’Affaire est menée par Guillaume de Nogaret, qui fait adresser, dans le plus grand secret, dés le 14 septembre, des « lettres closes » à tous les Baillis et Sénéchaux du royaume, à n’ouvrir « qu’à jour dit ». Ce matin du vendredi 13, de Nogaret lui-même, dirige l’arrestation de près de 140 Templiers de la Maison Centrale de Paris. Sur tout le territoire, ils sont incarcérés, puis interrogés et torturés. Ceux qui réussissent à s’échapper sont repris le jour même. On leur propose le pardon ou la mort. Très peu abjureront. Peu de temps après, ils sont condamnés au bûcher, et dés le 12 mai 1310, 54 Templiers sont brûlés à Paris.

Voilà pour les âmes damnées… Fort heureusement pour l’humanité elle couve aussi en son sein de doux illuminés comme celui-ci qui viennent régulièrement s’accrocher aux cimaises de notre galerie de portraits.

Le 13 mai 1885, naissance de Clovis POIRIER (CLOVYS de son nom d’artiste), à Paris.
Chanteur (auteur, compositeur, interprète) anarchiste et pacifiste.
Fils d’un cuisinier devenu marchand de vin, il devient ouvrier peintre et s’intéresse très jeune à la chanson sociale. Devenu anarchiste vers ses 25 ans, il ne cessera plus, durant près d’un demi-siècle, de consacrer son talent à la propagande par la chanson. Après avoir interprèté les morceaux de ses aînés : Pottier, Rictus, Couté, il chantera son propre répertoire qui deviendra très populaire. Exempté en 1914, il ne sera pas mobilisé, mais tentera malgré la censure de faire vivre à travers ses chansons l’idéal pacifiste. De 1917 à 1926, il dirigera et animera « 
La Muse Rouge » société chantante composée de poètes et de chansonniers révolutionnaires. A la mort de Sébastien Faure (14 juillet 1942), il lui dédie quelques sonnets d’adieu. Extrait:

« Par delà ton sépulcre, une vie enrichie
D’amour universel et d’infini savoir
Unit l’homme à l’humain, dans l’ordre et l’anarchie. »

Après une active collaboration à la presse libertaire, il participe encore, le 14 mars 1953, à un gala de soutien au bénéfice du journal de Louis Louvet « Contre-courant ». Mais il est alors dans le dénuement, un comité d’entr’aide publiera une plaquette de ses meilleurs poèmes et chansons et organisera un gala en sa faveur en février 1955, mais il ne se rétablit pas et meurt à l’hôpital le 25 avril 1955.

 » Les jours de manifestations
Nous avons un peu plus d’ouvrage
Mais contre un’foul’ sans munitions
Je sais me battre avec courage;
Parfois en rev’nant triomphant,
Sur mon sabre j’essuie un’tache
De sang d’un’femme ou d’un enfant…
J’suis vache! « 

Couplet de je suis vache, réquisistoire contre la police.

 

Bon, ben dites moi, madame Michu, c’est copieux ça pour un vendredi (jour des crèpes faut-il le rappeler). Allez, portez vous bien et à demain peut-être.