LA RENOMMEE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la libre expression et du p’tit maquereau à la bretonne réunis,
bonjour !


Alors
que j’hésite sur le thème de ma chronique quotidienne, me  remonte
à la mémoire ce texte de Stendhal:

« Pourvu
qu’on ne plaisantât ni de Dieu, ni des prêtres, ni du roi, ni des
gens en place, ni des artistes protégés par la cour, ni de tout ce
qui est établi, pourvu qu’on ne dît du bien ni de Béranger, ni
des journaux de l’opposition, ni de Voltaire, ni de Rousseau, ni de
tout ce qui permet un peu de franc-parler ; pourvu qu’on ne
parlât jamais de politique, on pouvait raisonner librement de tout
»

(Stendhal
).

En
cherchant plus loin, je trouve celui-ci de Beaumarchais:

« Pourvu
que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni
de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps
en crédit, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, ni de
personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement
sous l’inspection de deux ou trois censeurs
»
 

Force
est de constater que l’on a rien inventé. Nos illustres ainés
savaient déjà que pour la tranquillité d’esprit et les gros
tirages, il est préférable de parler de tout et de rien, surtout de
rien, de la pluie et du beau temps, des amours tarifées des
footballeurs, du dernier lauréat de la « star’ac », et
de l’ascension dantesque du col du Tourmalet…

Ainsi
un blogue qui s’entête chaque jour à vous parler de l’anarchisme,
des valeurs Républicaines, des luttes ouvrières, de justice sociale
et autres billevesées a peu de chance de créer le buzz sur le Net
et à se retrouver dans le top 10.

Mon
adorable filleule, adolescente dans la fleur de l’âge, me disait
l’autre jour, en essayant de ne pas trop me vexer que: « Oui,
si, c’est bien mais…Je comprends rien !
». La vérité
sors de la bouche des enfants…

Voici
donc bientôt un an que je me suis lancé dans l’aventure et que
j’essaye vaille que vaille, jour après jour, avec humeur souvent,
avec humour quelquefois, de parfaire une galerie de portraits de ceux
qui ont lutté avant nous pour qu’aujourd’hui nous puissions
continuer à espérer en des jours meilleurs. Ces rêveurs
magnifiques qui ont inventé le concept de la chose publique et des
droits de l’homme.

Voilà
pourquoi, chers lecteurs, votre fidélité m’est chère et vos
commentaires toujours appréciés.

Laissons
à Brassens le soin de conclure:

Après
c’tour d’horizon des mille et un’ recettes
Qui vous val’nt à
coup sûr les honneurs des gazettes,
J’aime mieux m’en tenir à
ma premièr’ façon
Et me gratter le ventre en chantant des
chansons.
Si le public en veut, je les sors dare-dare,
S’il
n’en veut pas je les remets dans ma guitare.
Refusant d’acquitter
la rançon de la gloir’,
Sur mon brin de laurier je m’endors
comme un loir.


Allez,
merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain
peut-être.

2 commentaires

  1. La bavarde

    Cela me rappelle un devoir de philo : « peut-on parler pour ne rien dire ? ». Pierre Dac aurait répondu :  » Par les temps qui courent, parler de rien, c’est déjà quelque chose. »
    Raymond Devos aurait renchéri : « Une fois rien, c’est rien ; deux fois rien, ce n’est pas beaucoup, mais pour trois fois rien, on peut déjà s’acheter quelque chose, et pour pas cher. »
    etc…

  2. Stéphanie

    991ce77435fb646dbd8d296856fcaa75? « > Moi j’ai du Brassens aussi dans ma besace : »
    Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on
    Est plus de quatre on est une bande de cons.
    Bande à part, sacrebleu! c’est ma règle et j’y tiens.
    Dans les noms des partants on ne verra pas le mien. »

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