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Solstice, de Strasbourg !

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la tradition et du vin chaud réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 21 Décembre 2016. C’était généralement le 1er jour du mois de Nivôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la neige. Mais c’est surtout le jour du solstice d’hiver: Le phénomène marque le début de l’hiver astronomique. Comme tous les autres solstices d’hiver passés et à venir, le solstice d’hiver 2016 ob_82991f_spirit-of-yulemarquera à la fois, cette semaine et toujours dans l’hémisphère nord, le jour le plus court et la plus longue nuit de l’année. Mais aussi le moment précis où les jours vont recommencer à rallonger jusqu’au printemps. L’évènement aura donc lieu ce Mercredi 21 décembre à 11h44 (heure de Paris) ! A ce moment-là, les jours commenceront d’ores et déjà à rallonger dans toute la France jusqu’au solstice d’été, le 21 juin, quand aura lieu le jour le plus long. En attendant, et pour la petite histoire, le jour du solstice d’hiver a été choisi pour célébrer la journée mondiale de l’orgasme… Depuis 2006, on célèbre la journée mondiale de l’orgasme lancée à l’initiative d’une association anglo-saxonne, la « global orgasm ». Selon ses deux fondateurs, si nous faisions tous l’amour en même temps, une vague d’ondes positives envahirait le monde. Non mais, vous y croyez vous !
 
La fête païenne dont se sont inspirés les chrétiens correspond aux Saturnales, ces célébrations en l’honneur du dieu romain des semailles et de la fertilité : Saturne. Pratiquées dans la Rome Antique, les festivités s’étalent alors sur sept jours, du 17 au 24 décembre. Les romains se rassemblent en famille ou entre amis, parmi la végétation et stonehenge-soleilles guirlandes, et se font mutuellement cadeau de figurines faites de pain ou de terre cuite. Les Chrétiens ont pris beaucoup de temps pour s’accaparer cette fête. La tradition était établie que Marie avait donné naissance le 25 du mois, mais personne ne s’accordait pour savoir de quel mois il s’agissait. Finalement, en 320 de notre ère, les pères catholiques de Rome décidèrent de placer la fête en décembre, dans un effort pour éradiquer la célébration Mithraïque des romains et la célébration de Yule des celtes et saxons. Et voila pourquoi, cette année encore vous allez vous taper de la bûche et sa crème au beurre…

Allez, joyeuses fêtes.

Solstice aux lentilles…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la nature naturante et du riz pilaf réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 22 décembre 2014, deuxième jour de nivôse dédié à la houille et puisque nous sommes en période de solstice (le solstice d’hiver a eu lieu très tôt ce matin, à 00h03mn01 très exactement.), accordons quelques instants à la très vieille et très ancienne tradition celtique.
Le solstice d’hiver marque le triomphe de la lumière sur les druideténèbres. C’est le temps de la renaissance après la mort. Au cœur de la nuit la plus longue, dans le silence de la terre, les graines commencent à germer, répondant à l’appel de la vie. Cela me rappelle que j’ai 125 pieds d’hortensia à tailler…
Chez les Romains c’étaient les saturniales en l’honneur de Saturne protecteur des graines enfouies. Jusqu’au IIIè siècle on rendait aussi un culte à Mithra le dieu soleil, né dans une grotte et surgissant sous la forme d’un nouveau né. Ça vous rappelle quelque chose. C’est l’époque où fleurit le gui qui est cueilli et partagé entre les participants lors de la cérémonie druidique du solstice. C’est le symbole du retour à la lumière solaire. Le mot « Noël » semble bien venir du germanique « Neue helle », nouvelle clarté.

Le solstice d’hiver, est probablement la fête la plus ancienne et la plus universelle qui soit. Elle a été célébrée par de nombreuses peuplades et civilisations de l’Antiquité. En Scandinavie,on nommait ces fêtes Yule. Yule est dérivé du mot « Jul » de l’ancienne langue norse (norvégienne) et qui veut dire littéralement roue, fête ou bière ! La roue est l’image de Yulel’année qui tourne vers le printemps et l’été; quant à la bière, on sait que les fêtes du solstice d’hiver étaient l’occasion d’immenses beuveries nocturnes chez tous les peuples nordiques. Il est intéressant de noter que, malgré le christianisme, Noël se nomme encore Yule dans les pays nordiques. Plus tard, différents personnages reprendront les attributs des dieux bienfaiteurs des mythologies païennes: Le Gargan en pays celtique, fils du dieu celte Bel qui portait déjà une hotte et distribuait des cadeaux aux enfants, et qui sera repris par Rabelais pour son Gargantua. On pourrait consacrer des dizaines de billets à ce thème tant l’histoire est riche. Mais à partir du IVè siècle l’église Catholique, romaine et apostolique a imposé le petit Jésus, la crèche, le père Noël et tout le saint-Frusquin…

Il n’est jamais trop tôt pour bien faire, disait mon aïeule, qui n’en ratait pas une. Je vous souhaite donc de finir l’année dans la félicité comme dit ma fiancée, qui n’est pas à la traine non plus. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le plus beau de saint Jean…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis des confessions de saint Augustin et de la casquette du père Bugeaud réunies, bonjour ! Nous sommes le samedi 21 décembre 2013, c’est vous dire si Noël approche. Quand au calendrier républicain, il est dédié ce jour, premier de Nivôse, à la tourbe (voir 71207089_pmon billet du 21/12/2009). Nivôse qui nous vient tout droit du latin Nivosus, riche en neige… C’est bien tout ce qu’il reste de riche par les temps qui courent ; mis à part quelques spéculateurs véreux qui se repaissent sur le dos des peuples qui n’en peuvent mais. Quelques évadés fiscaux qui trouvent que l’herbe est plus verte chez le voisin. Quelques patrons du CAC 40 qui continuent de se verser des salaires indécents. Quelques prévaricateurs de basse extraction. Quelques golden boys endimanchés. Quelques concussionnaires avides. Quelques traders perfides et quelques gougnafiers sans étiquettes… Merde, ça commence à faire du monde !

C‘est aussi le Solstice d’hiver qu’évoquait Paul l’autre jour dans son commentaire. L’année celto-druidique commence au solstice d’hiver avec la cérémonie de la Modra Necht, fête quiimages12 est marquée par la « cueillette du gui ». A chaque fois que le druide officiant coupe une touffe de gui, il s’écrie : « O Gehl an Heu ! » qui signifie « Le Blé lève ! ». Cet usage maintenu tout le Moyen-âge fut mal compris de la foule qui traduisit par « Au Gui l’An neuf ! », amusant, non ? Enfin bon, c’est ce que l’on m’a raconté hein… Lors du solstice d’hiver, les druides contemporains ne fêtent pas Yule comme dans les pays nordiques, mais Alban Arthan (la lumière de l’ours). C’est une fête solaire majeure qui a été célébrée de toute antiquité. Il y a un paradoxe et une grande sagesse sans doute à invoquer la nouvelle lumière lors de la nuit la plus longue du cycle annuel. Ce nom est tiré des écrits de Iolo Morganwg qui produisit plusieurs textes néo-druidiques au 18ème siècle et les fit passer pour des textes ayant une origine authentique. Les Francs-Maçons aussi fêtent les Solstices notamment celui d’hiver (21 décembre) ou Saint Jean d’hiver (l’évangéliste). Dans La franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes , Oswald Wirth note : « Jean l’Evangéliste personnifie la lumière crépusculaire du soir, celle qui embrase le ciel lorsque le soleil vient de disparaître sous l’horizon (…)  On lui attribue l’Apocalypse, qui, sous prétexte de dévoiler les janus1mystères chrétiens, les masque sous des énigmes calculées pour entraîner les esprits perspicaces au delà des étroitesses du dogme. Aussi est-ce de la tradition johannite que se sont prévalues toutes les écoles mystiques, qui, sous le voile de l’ésotérisme, ont visé à l’émancipation de la pensée. N’oublions pas, enfin, que le quatrième évangile débute par un texte d’une haute portée initiatique, sur lequel s’est longtemps prêté le serment maçonnique. Au début était le verbe… » Dans sa grande volonté de récupération, l’église chrétienne apostolique et romaine a remplacé le culte romain de Janus par celui des deux saints Jean en choisissant ces personnages parce qu’ils ont le même nom, et en plaçant leurs fêtes aux dates des solstices. Jean le Baptiste ouvre la porte estivale et annonce le cycle d’obscuration. Jean l’Évangéliste ouvre la porte hivernale et annonce le cycle d’illumination. Et les feux d’Alban Arthan ont été remplacé par les guirlandes de l’union des commerçants et la bûche de Noël… Quelle misère madame Michu.

Bon, c’est l’occasion ou jamais de vous dire, portez vous bien et à demain… Peut-être.

LE SOLSTICE…DE STRASBOURG!

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la nature naturante et du riz pilaf réunis, bonjour !

Nous sommes le 22 décembre, deuxième jour de nivôse dédié à la houille.

Puisque nous sommes en période de solstice, accordons quelques instants à la très vieille et très ancienne tradition celtique.
Le solstice d’hiver marque le triomphe de la lumière sur les ténèbres. C’est le temps de la renaissance après la mort. Au coeur de la nuit la plus longue, dans le silence de la terre, les graines commencent à germer, répondant à l’appel de la vie. Cela me rappelle que j’ai 125 pieds d’hortensia à tailler…
Chez les Romains c’étaient les saturniales en l’honneur de Saturne protecteur des graines enfouies. Jusqu’au IIIè siècle on rendait aussi un culte à Mithra le dieu soleil, né dans une grotte et surgissant sous la forme d’un nouveau né. Ca vous rappelle quelque chose. C’est l’époque où fleurit le gui qui est cueilli et partagé entre les participants lors de la cérémonie druidique du solstice. C’est le symbole du retour à la lumière solaire. Le mot « Noël » semble bien venir du germanique « Neue helle », nouvelle clarté.

Le solstice d’hiver, est probablement la fête la plus ancienne et la plus universelle qui soit. Elle a été célébrée par de nombreuses peuplades et civilisations de l’Antiquité.

 

En Scandinavie,on nommait ces fêtes Yule. Yule est dérivé du mot « Jul » de l’ancienne langue norse (norvégienne) et qui veut dire littéralement roue, fête ou bière ! La roue est l’image de l’année qui tourne vers le printemps et l’été; quant à la bière, on sait que les fêtes du solstice d’hiver étaient l’occasion d’immenses beuveries nocturnes chez tous les peuples nordiques. Il est intéressant de noter que, malgré le christianisme, Noël se nomme encore Yule dans les pays nordiques. Plus tard, différents personnages reprendront les attributs des dieux bienfaiteurs des mythologies païennes: Le Gargan en pays celtique, fils du dieu celte Bel qui portait déjà une hotte et distribuait des cadeaux aux enfants, et qui sera repris par Rabelais pour son Gargantua. On pourrait consacrer des dizaines de billets à ce thème tant l’histoire est riche. Mais à partir du IVè siècle l’église Catholique, romaine et apostolique a imposé le petit Jésus, la crèche, le père Noël et tout le saint frusquin…

Il n’est jamais trop tôt pour bien faire, disait mon aïeule, qui n’en ratait pas une. Je vous souhaite donc de finir l’année dans la félicité comme dit ma fiancée, qui n’est pas à la traine non plus. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

PÂQUES AU BALCON, NOËL EN DECEMBRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la Celtidude et du chouchenn chaud réunis, bonjour !

Puisque nous sommes en période de solstice, accordons quelques instants à la très vieille et très ancienne tradition celtique.
Le solstice d’hiver marque le triomphe de la lumière sur les ténèbres. C’est le temps de la renaissance après la mort. Au coeur de la nuit la plus longue, dans le silence de la terre, les graines commencent à germer, répondant à l’appel de la vie.
Chez les Romains c’étaient les saturniales en l’honneur de Saturne protecteur des graines enfouies. Jusqu’au IIIè siècle on rendait aussi un culte à Mithra le dieu soleil, né dans une grotte et surgissant sous la forme d’un nouveau né. Ca vous rappelle quelque chose. C’est l’époque où fleurit le gui qui est cueilli et partagé entre les participants lors de la cérémonie druidique du solstice. C’est le symbole du retour à la lumière solaire originaire. Le mot « Noël » semble bien venir du germanique « Neue helle », nouvelle clarté. Quand à la bûche, elle a été prélevée dans le brasier du solstice d’été et, jetée au feu de l’hiver, elle restitue l’énergie solaire qu’elle a emmagasinée.

Le
solstice d’hiver
, est
probablement la fête la plus ancienne et la plus universelle qui
soit. Elle a été célébrée par de nombreuses peuplades et
civilisations de l’Antiquité. Nous savons aujourd’hui que le soleil
sera de retour parce que sa course ainsi que celles des autres
planètes de notre système solaire ont été étudiées
scientifiquement. Mais pour nos ancêtres, le retour du soleil
n’était absolument pas une certitude. ils souffraient beaucoup plus
que nous des rigueurs de l’hiver, nous qui bénéficions aujourd’hui
d’un confort qui nous semble naturel. Pour une société agricole,
dont la survie dépend principalement des cultures et des récoltes,
le retour du Soleil n’est pas seulement une question de célébration
occasionnelle, c’est avant tout une question de vie ou de mort.

Le
monument mégalithique de Newgrange
(ci-dessous en photo) est un exemple de la conception
métaphysique du monde qui prévalait en ce temps anciens. Newgrange est
un vaste ensemble néolithique funéraire et cultuel qui se situe
dans la vallée de la rivière Boyne en Irlande. Il est actuellement
daté d’environ 5200 ans, ce qui fait de Newgrange un monument plus
ancien que les Pyramides de Gizeh, ainsi que Stonehenge. Newgrange
est aligné vers le lever du soleil du solstice d’hiver. Quand le
soleil atteint un certain angle, la lumière brille à travers une
fenêtre aménagée au-dessus du linteau de l’entrée du monument.

 

En Scandinavie,on
nommait ces fêtes Yule. Yule est dérivé du mot « Jul » de
l’ancienne langue norse (norvégienne) et qui veut dire
littéralement roue, fête ou bière ! La roue est l’image de
l’année qui tourne vers le printemps et l’été; quant à la
bière, on sait que les fêtes du solstice d’hiver étaient
l’occasion d’immenses beuveries nocturnes chez tous les peuples
nordiques. Il est intéressant de noter que, malgré le
christianisme, Noël se nomme encore Yule dans les pays nordiques. Plus
tard, différents personnages reprendront les attributs des dieux
bienfaiteurs des mythologies païennes: Le Gargan en pays celtique,
fils du dieu celte Bel qui portait déjà une hotte et distribuait
des cadeaux aux enfants, et qui sera repris par Rabelais pour son
Gargantua. On pourrait consacrer des dizaines de billets à ce thème tant l’histoire est riche. Mais à partir du IVè siècle l’église  Catholique, Romaine et apostolique a imposé le petit Jésus, la crèche, le père Noël et tout le saint frusquin…

Voila, j’espère que malgré les rigueurs sociales et climatiques, votre Noël à vous sera comme vous l’aimez. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.