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Monsieur William…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’underground et du cri de l’ormeau réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 25 août 2014, huitième jour de Fructidor dédié à l’Apocyn… Et comme dirait mon aïeule, qui aurait vendu sa mère pour un bon mot: à l’Apocyn, nul n’est tenu ! Les savants l’appellent l’asclépiade de Syrie et le petit peuple la nomme l’herbe aux perruches. C’est une plante toxique, consommée par la chenille du papillon Monarque qui devient lui-même toxique grâce à elle (chenille et adulte), ce qui lui permet d’échapper à de nombreux prédateurs.

Le 25 août 1861, naissance de Joseph (dit William) BARBOTIN à Ars-en-Ré (Île de Ré, Charente-maritime) Peintre et graveur libertaire lié au géographe anarchiste Elisée Reclus. Fils d’un marin pêcheur, il partage la vie simple et rude des habitants barbotin_williamrétais, mais il se fait remarquer, encore enfant, par ses dessins sur les murs de la mairie d’Ars et rencontre le peintre rochelais William Bouguereau qui l’introduira dans le milieu artistique. Admis au concours de l’école normale d’instituteurs, il est nommé instituteur suppléant en novembre 1880, à Paris, où il fréquente l’Atelier de Bouguereau, l’Académie Julian et l’Académie des Beaux-Arts. Dès 1881, il illustre un premier ouvrage. Encouragé par son mentor Bouguereau, il apprend la gravure au burin et obtient le premier grand prix au Concours de Rome en 1884, prix réconpensé par un séjour de deux ans (1885-1886) dans le cadre enchanteur de la Villa Médicis à Rome.

C‘est vraisemblablement vers la fin de l’année 1886 où, retournant à Paris, il fait un détour par la Suisse pour rendre visite à son concitoyen arsais, le communard Jules Perrier. C’est là qu’il fait la connaissance d’Elisée Reclus qui réside à Clarens. Il tombe alors amoureux de Sophie Guériteau, jeune fille qui est la protégée de la famille Reclus et en particulier d’Ermance Trigant (compagne d’Elisée). En 1889, Sophie Guériteau qui est d’origine charentaise se lie en union libre avec William Barbotin sous les bons auspices d’Elisée. Barbotin, devenu anarchiste sous son influence, commence à Elisée Reclusfréquenter le milieu anarchiste parisien et apporte son soutien et sa collaboration à « La Révolte » et aux « Temps Nouveaux » de Jean Grave . Il réalisera également les portraits de Proudhon, Bakounine, Kropotkine, Carfiero, Pierre Leroux, Auguste Comte, et bien entendu d’Elisée Reclus (que l’on voit ci-contre), ainsi qu’un médaillon de ce dernier, en 1894 (qui sera primé). Il collaborera également à la « Géographie universelle » de Reclus. Le couple, qui aura trois enfants, vit à Paris où William poursuit sa carrière artistique collectionnant les prix et médailles, tout en séjournant régulièrement à Ars-en-Ré, où il achète en octobre 1890 une vaste maison « La Villa des Tilleuls » qui deviendra un lieu de villégiature pour les amis anarchistes, dont Elisée Reclus.

S‘étant enrichi, et peut-être pour mettre sa compagne à l’abri du besoin, il finit par légaliser officiellement sa relation avec Sophie en l’épousant le 15 mai 1901. Mais le mariage ne leur réussit pas, et le couple divorce en 1909. Consécration officielle (pourtant honnis des anarchistes), Barbotin est fait William_Barbotin_photochevalier de la Légion d’Honneur en avril 1903 (il sera promu officier en 1913). Désirant participer à l’éducation artistique de ses concitoyens rétais, il crée en 1903 un musée près du phare des Baleines (Île de Ré). En 1904, il est nommé inspecteur de l’enseignement du dessin pour les écoles primaires publiques de garçons de Sceaux. En 1906, il est choisi pour réaliser le portrait du nouveau président Fallières. Il est ensuite nommé inspecteur de l’éducation nationale. Après la première guerre mondiale, la photographie s’impose, la gravure au burin passe de mode, et Barbotin tombe peu à peu dans l’oubli. Il meurt à Paris le 12 novembre 1931. Sources:

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt. En effet, le cénobite abandonne son clavier pour quelques jours. Reprise des hostilités, début septembre.

STUPEUR ET TREMBLEMENTS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la lutte finale et de la quiche au thon réunies, bonjour !

 

Ce 14 mars est célébré un peu partout dans le monde par les matheux comme étant le jour du PI (3.14).Ça ressemble davantage au jour du pire si vous voulez mon avis. Entre la Marine qui caracole en tête des sondages et les japonais qui font trembler leurs centrales nucléaires, y ’a vraiment pas de quoi se réjouir. Les républicains eux, avaient dédié ce jour à la Pâquerette, c’est autrement plus bucolique.

La pâquerette semble être passée à peu près inaperçue des médecins de l’Antiquité et du Moyen-Âge, même si elle mentionnée pour la première fois au X° siècle, et ne s’être fait une place en thérapeutique qu’à partir des XV° et XVI° siècles. Durant la Renaissance, elle a joui d’une excellente réputation : expectorante, sudorifique et dépurative, les gens de la campagne ne disaient-ils pas jadis d’elle qu’elle « nettoie le sang » au sortir de l’hiver .(à droite un joli tableau que l’on doit à William-Adolphe Bouguereau. Fin du XIXè). « Elle effeuillait une pâquerette. Elle maniait cette fleur, d’instinct, innocemment, sans se douter qu’effeuiller une pâquerette, c’est éplucher un coeur  »: Victor Hugo, Les misérables .

De nos jours, elle semble un peu retombée dans l’oubli. C’est surtout l’homéopathie qui recourt encore à elle en préconisant la teinture de bellis perennis pour nettoyer et guérir les plaies, contre les luxations, les panaris, la furonculose, les vertiges et les courbatures. Avec l’arnica et le calendula [souci], elles forment le trio des plantes cicatrisantes souvent utilisées autrefois sous forme d’huile et d’emplâtre.

Tout à fait autre chose (quoique).

Et cet extrait d’un poème qui me revient en mémoire comme un écho à ce tremblement de terre:

   O malheureux mortels ! ô terre déplorable !
O de tous les mortels assemblage effroyable !
D’inutiles douleurs éternel entretien !
Philosophes trompés qui criez : « Tout est bien » ;
Accourez, contemplez ces ruines affreuses,
Ces débris, ces lambeaux, ces cendres malheureuses,
Ces femmes, ces enfants l’un sur l’autre entassés,
Sous ces marbres rompus ces membres dispersés ;
Cent mille infortunés que la terre dévore,
Qui, sanglants, déchirés, et palpitants encore,
Enterrés sous leurs toits, terminent sans secours
Dans l’horreur des tourments leurs lamentables jours !

On le doit à Voltaire après le tremblement de terre et le tsunami qui ravagèrent Lisbonne en 1755.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.