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100% Saint-Pourçain…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la méthode Coué et du risotto de praires réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 24 novembre 2015. Vous n’allez pas me croire mais, dans certains calendriers, ce quatrième jour de frimaire, qui est comme chacun le sait désormais, dédié à la nèfle, est lui, consacré à Pourçain; saint homme qui a légué son nom à une commune qui à son vin-blanc-saint-pourcain-cuisinetour l’a donné à un vin. J’ai une tendresse particulière pour ce vin de pays qui mériterait une meilleure réputation, notamment le rouge. Voilà un vin dont le rapport qualité/prix est imbattable. Le vignoble de St-Pourçain-sur-Sioule est un des plus vieux de France. On dit que les Papes en Avignon en raffolaient déjà. Promu au rang d’AOC, il couvre une vingtaine de communes dans l’Allier. Pour les rouges, ce sont des cépages Gamay et Pinot noir et pour les blancs, Chardonnay et Sauvignon. Il y a aussi le Tressallier, c’est une variété locale qui, à ma connaissance, n’est exploitée nulle part ailleurs qu’à St-Pourçain. On trouve, y compris en grandes surfaces, quelques St-Pourçain VDQS qui font d’excellents vins de table pour trois ou quatre euros. Avec ça et une fourme d’Ambert, vous faites un repas à damner tous les saints.

Pourçain, pour sa part, fut ermite bien entendu. C’est à partir du VIe siècle que l’on trouve des traces de la ville dans l’histoire lorsque Porcianus ou Purcianus ou encore Portien, un ancien porcher dit-on, devint abbé d’un monastère établi à une date inconnue sur cette petite hauteur dominant la rivière. Et puisque nous sommes en période des vins nouveaux, voici l’histoire de «La ficelle».  En l’an 1487, Gaultier, tavernier à Saint-Pourçain, fût à l’origine de la Ficelle. Dans son Ficelleestaminet enfumé et fort sombre, Gaultier servait le vin dans des pichet en terre et en étain. Mais ceux-ci ne lui permettaient pas d’évaluer avec précision la consommation de ses clients, ce qui lui valait toujours des discussions interminables. C’est alors qu’il eut l’idée de plonger un bout de ficelle dans les pichets, en faisant un nœud correspondant aux mesures de l’époque, la demi et la pinte. Ainsi, naissait la légende de la Ficelle. Chaque année, à l’heure de la nouvelle récolte, une illustration inédite, réalisée par une bande de joyeux dessinateurs, habille avec humour l’ensemble des bouteilles. Autre chose que le Beaujolais nouveau sauf celui de Marcel Lapierre recommandé par Siné.

Allez, merci encore de vos visites, mais c’est pas tout, faut qu’y va, madame Michu. Portez vous bien et vive la République.