Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “VIGO”

Page 1 de 1

L’AUBEPINE DORSALE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

 

Amis de la phylogénétique et du rougail saucisses réunis, bonjour !

 

Vous voudrez bien noter, chers lecteurs, que nous sommes le samedi 23 avril, autrement dit le 4è jour de floréal dédié à l’aubépine.

Ah l’aubépine, outre le fait qu’elle vient souvent au secours du contrepèteur de base, c’est une fleur qui illumine nos talus de la plus belle façon. Que n’a t-on raconté sur cet arbuste si décoratif…Son bois était parait-il le mieux adapté pour fabriquer les pieux qui convenaient pour se débarrasser des vampires. Sa facilité d’hybridation fait qu’on en recense plus de 1200 espèces. D’ailleurs, un jardinier espagnol, Miguel Sulcudor, de la ville de Vigo, s’était passionné pour les greffes sur les aubépines. il greffait de l’aubépine rose, du poirier, du néflier, en mélangeant sur un même arbre ces variétés. Il produisait ainsi des arbres qui donnaient des fruits d’un côté et des fleurs de l’autre. Il réalisait aussi des greffes en écusson sur un même tronc en panachant aubépine rose, poirier, néflier, ce qui donnait des arbres où chaque branche était différente. Il donna à ces créations le nom de Sulcudus et plusieurs dizaines de ce type d’arbres furent plantées dans les différents parcs et jardins de la ville. Faute d’entretien, beaucoup de ces arbres ont dégénéré et seul subsiste le greffon d’aubépine rose qui a supplanté le reste ; néanmoins, on peut encore admirer quelques magnifiques spécimens de Sulcudus dans le parc de Pontevedra où chaque année au mois de mai, ces arbres se couvrent de fleurs roses et blanches (aubépine et poirier) et qui dès août produisent profusions de belles poires pour le bonheur des promeneurs. En France, des greffeurs amateurs se sont inspirés des créations de Miguel Sulcudor et l’on peut trouver, notamment en Bretagne, sous le nom de « Soulcoudus » des aubépines donnant plusieurs sortes de fleurs et de fruits sur un même arbre.

Voilà pour la petite histoire de l’aubépine qui a séduit Marcel Proust lui même dans «  A la recherche du temps perdu »: « je revenais devant les aubépines comme devant ces chefs-d’oeuvre dont on croit qu’on saura mieux les voir quand on a cessé un moment de les regarder … ». Et puis, si le coeur vous en dit, vous pouvez vous lancez dans la culture de l’aubépine bonsaï, c’est très zen !

 

Tout à fait autre chose.

 

Patibulaire…Mais presque !

Cela n’a strictement rien à voir avec ce qui précède mais ce sont des photos qui m’ont intrigué d’une espèce que l’on n’aimerait pas rencontrer au coin d’un bois, enfin, au coin de la mer si l’on peut dire ainsi… Ce sont des prédateurs qui vivent cachés comme les assujettis à l’impôt sur les grandes fortunes et qui ne supportent pas qu’on observe leur train de vie.


 

 


Il s’agit de l’Uranoscope qui vit dissimulé sous le sable et ne sort que la nuit pour faire la fête. Un drôle de paroissien !

Décidément, ce blogue ça devient n’importe quoi…Faudrait peut-être que notre cénobite se mette à l’infusion d’aubépine en lieu et place de son Signatory vintage de l’Isle of Jura.

Allez, merci bras pour votre visite toujours très appréciée. Portez vous bien et à demain peut-être.

Aujourd’hui, une pensée émue, et néanmoins cinéphile, pour Jean VIGO disparu trop jeune pour avoir pu donner toute la mesure de son talent..

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

LE COURRIER DES LECTEURS.


Cest vrai, je vous parle souvent des lapins de Keramoal et des deux derniers que j’ai baptisé Sacco et Vanzetti. Je crois qu’une sérieuse idylle s’est nouée entre eux, ils passent le plus clair de leur temps à faire des cochoncetés au fond du jardin. Dans quelques semaines, nous devrions avoir une flopée de lapinous dans le coin. C’est donc avec plaisir que j’accède au désir d’un lecteur concernant les têtes à claques et le sketch sur les lapins, voici un voeu rapidement exaucé.


Mercredi 21, une litho de STEINLEN illustrait le billet sur le « guillotinage » des membres de la bande à Bonnot. Une lectrice me demande s’il s’agit du même Steinlen que celui à qui l’on doit les affiches « du Chat noir » célèbre cabaret Montmartrois. Et bien oui c’est le même. Ce dessinateur, peintre, graveur d’origine Suisse, ami de Toulouse-Lautrec et d’Aristide Bruant, vouait une véritable passion à ce noble animal et l’a dessiné sous toutes les coutures, si j’ose écrire.

Adversaire de l’injustice, compatissant envers les déshérités, qui alors ne manquaient pas à Montmartre, il décrivit des scènes de la rue, des usines, de la mine, mettant en scène les malheureux de toute espèce, mendiants, ouvriers dans la misère, gamins dépenaillés et prostituées. Mais ces personnages semblent plus souvent écrasés par leur triste condition que révoltés. Par ailleurs il fut aussi le spécialiste des chats qu’il décrivit sans se lasser, dans toute leur fantaisie, joueurs, endormis ou en colère. Comme tous les autres artistes picturaux, il ne dédaigna pas non plus la représentation des femmes nues, à la différence de Léautaud qui aimait bien les chats mais pas trop les femmes… Il faudrait interroger Geluck sur cette relation au chat.

…………………………………………………………………….

Aujourd’hui, une pensée émue, et néanmoins cinéphile, pour Jean VIGO disparu trop jeune pour avoir pu donner toute la mesure de son talent..

Le 24 avril 1905, naissance de Jean VIGO à Paris. Cinéaste libertaire, (fils de l’anarchiste Eugène VIGO dit Miguel ALMEREYDA). Son enfance, misérable, est durement marquée par les activités de son père et ses fréquents séjours en prison. A la mort « mystérieuse » de celui-ci dans sa cellule, en 1917, (et le scandale politique qui s’en suit), Jean n’a que 12 ans, et est déjà atteint de tuberculose. C’est grâce à sa rencontre avec Lydou, fille d’un industriel polonais, qu’il peut entamer sa courte vie de cinéaste engagé.


E
n 1930 son premier film voit le jour : « A propos de Nice ». Il s’agit d’une virulente satyre sociale. En 1933, il tourne « Zéro de conduite ». Ce film est immédiatement interdit par la censure pour « Eloge de l’indiscipline et atteinte au prestige du corps enseignant ». Un autre film « Evadé du bagne », censé retracé la vie d’Eugène Dieudonné, restera en projet, et ne pourra être tourné, et c’est « L’Atalante », tournée début 1934, qui voit le jour. Jean VIGO est déjà très malade. Mais, sous des prétextes commerciaux et par peur de la censure, le film ne sortira pas dans sa version intégrale. Ah, le géantissime Michel SIMON ! La Gaumont ira même jusqu’à remplacer la musique du film que l’on devait à Maurice Jaubert par une chanson à succès de Lys Gauty « le chaland qui passe ». C’est Henri Langlois de la Cinémathèque Française qui, dans les années 50 tentera de restaurer ce qu’il restait du film.

Jean VIGO est membre de l’association des écrivains et artistes révolutionnaires à partir de 1932, il continua à fréquenter les libertaires (et notamment Jeanne Humbert qui était sa « marraine laïque »).
Sa carrière de cinéaste sera stoppée par la maladie, il meurt le 5 octobre 1934, âgé seulement de 29 ans.

Et voila, aujourd’hui c’est samedi ce qui, il faut bien l’avouer, pour un retraité ne change pas grand chose…Je vous remercie de cette visite, toujours sympathique, portez vous bien et, une fois que vous aurez accompli votre devoir électoral, colonne de droite en haut, vous pourrez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Ah oui, j’oubliais…A demain peut-être.

.