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Quand on n’a que l’amour…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la liberté d’opinion et du gratin de courgettes réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 16 septembre 2012 et c’est la date qui correspond au 30è et dernier jour de fructidor, dédié au panier.

Le 16 septembre 1973 est aussi la date à laquelle les sbires de Pinochet ont assassiné Victor Jara non sans lui avoir au préalable coupé les doigts à la hache.

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Auteur compositeur, il fut l’un des principaux soutiens de l’Unité Populaire et du président Allende. Arrêté lors du coup d’Etat du 11 septembre, il fut emprisonné au stade national qui se nomme aujourd’hui Estadio Victor Jara.

Après avoir été enterré semi-clandestinement, il a eu droit à des obsèques le 5 décembre 2009 dans le cimetière Général de Santiago lors d’une cérémonie à laquelle assistaient sa veuve, ses filles et la présidente du Chili Michelle Bachelet ainsi que plus de 5000 personnes.

 

Les pouvoirs totalitaires (mais existent-ils des pouvoirs qui ne le soient point) ont toujours tenté de museler les voix de la révolte. Alors, laissons le mot de la fin à Jacques BREL:

Quand on n’a que l’amour
Pour parler aux canons
Et rien qu’une chanson
Pour convaincre un tambour
Alors sans avoir rien
Que la force d’aimer
Nous aurons dans nos mains,
Le monde entier

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 


SOLEIL LEVANT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du soleil levant et des sushis de thon réunis, bonjour !

Le 16 septembre 1923 fut une date fatale pour Itö NOE, féministe et anarchiste Japonaise, puisque c’est le jour de son assassinat par un escadron de la police militaire. Le responsable militaire, un certain Amakasu, fut condamné à 10 ans de prison mais très vite remis en liberté.
Itô Noe est une pionnière du mouvement féministe au Japon. A 16 ans elle est diplômée de l’école de filles Ueno à Tokyo. Elle était née en Janvier 1895 sur l’île de Kukuoka. Très jeune elle est contrainte à un mariage forcé qu’elle finit par fuir. Elle trouve refuge chez son professeur d’anglais, le poète Dadaïste et libertaire Jun Tsuji qui fut le premier à traduire les travaux de Stirner en japonais. Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants (2). Elle sera la rédactrice en chef de la revue culturelle Seito-sha qui, comme chacun le sait, signifie « Le bas bleu ».
Elle devient romancière et publie des textes de critique sociale et traduira les écrits d’Emma Goldman; c’est en 1914 qu’elle va rencontrer Sakae Osugi. Lorsque le journal de ce dernier est interdit par la police, elle prend sa défense dans Seito-sha. Sa véritable histoire d’amour avec Osugi commence en 1916, mais celui-ci sera victime de la jalousie d’une ancienne maitresse qui le poignardera. L’épisode va provoquer un vrai scandale dans ce Japon traditionaliste qui va dénoncer leur immoralité. Elle va vivre avec Osugi avec qui elle aura quatre filles et travaillera à développer le mouvement anarchiste tout en continuant à traduire Emma Goldman et Kropotkine.
Dans la confusion qui suivit le tremblement de terre du 1er septembre 1923, elle est arrêtée avec Osugi et un neveu âgé de six ans. Tous trois seront massacrés par la police. Itô NOE avait 28 ans.

VICTOR JARA…

Décidément, l’inomable n’a pas de nationalité. Le 16 septembre 1973 est aussi la date à laquelle les sbires de Pinochet ont assassiné Victor Jara non sans lui avoir au préalable coupé les doigts à la hache.

Auteur compositeur, il fut l’un des principaux soutiens de l’Unité Populaire et du président Allende dont je vous parlais samedi dernier. Arrêté lors du coup d’Etat du 11 septembre, il fut emprisonné au stade national qui se nomme aujourd’hui Estadio Victor Jara. Après avoir été enterré semi-clandestinement, il a eu droit à des obsèques le 5 décembre 2009 dans le cimetière Général de Santiago lors d’une cérémonie à laquelle assistaient sa veuve, ses filles et la présidente du Chili Michelle Bachelet ainsi que plus de 5000 personnes.

Et bien voila, tout cela n’est pas très gai mais nous rappelle combien le chemin vers la liberté, l’égalité et la fraternité est semé d’embûches. Quelques soient l’époque, le pays, les hommes au pouvoir, ou ceux qui le voudraient,les réactionnaires ont toujours usé de la violence la plus ignominieuse pour faire taire les voix discordantes.

Allez, portez vous bien malgré tout et à demain peut-être.