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Tout va très bien madame la banquise…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis du crétacé supérieur et de la lutte des glaces réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 19 décembre 2017, 29è jour de frimaire dédié à l’olive. Le 19 décembre 1915 à vu mourir Aloïs Alzheimer; il est très connu mais je ne me souviens plus pourquoi, j’ai la mémoire qui flanche…

Puisque on vous dit que ça s’réchauffe.

Au dehors, un rouge-gorge ventru et une élégante mésange se disputent l’accès à un petit peu de graisse déposée là pour leur permettre d’affronter les rigueurs hivernales. Maître Jeannot, lapin autochtone, reste à couvert sous les feuillages de la haie, le merle à l'ermitagebec jaune sautille dans la gelée matutinale, laissant derrière lui l’empreinte de son passage. Une vraie carte postale quoi ! A l’extérieur de l’ermitage, dans le reste du monde, la grande comédie continue. De sommet en sommet, d’assemblée générale en assemblée générale et de réunion extraordinaire en séminaire de la dernière chance, on a fini par se mettre d’accord sur le fait qu’on n’était pas d’accord. Je ne résiste pas au plaisir de faire appel, une fois encore à ce cher vieux Victor Hugo: « Un jour, espérons-le, le globe sera civilisé. Tous les points de la demeure humaine seront éclairés, et alors sera accompli le magnifique rêve de l’intelligence : avoir pour patrie le Monde et pour nation l’Humanité. » C’est tiré des Burgraves et ça date de 1843… Plus de 170 ans plus tard, on a guère avancé de ce point de vue.

Mais à part ça, Madame la banquise, tout va très bien, tout va très bien…Je suis surpris qu’il ne se soit pas trouvé un humoriste pour nous la faire, celle là. Il est vrai que n’est pas Ventura qui veut ! Allez, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Pour ma part, c’est ce que je vais faire. Portez vous bien et à demain, peut-être.

Le révolté (poil au nez)…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la bande dessinée et de la bande à Siné réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 09 décembre, 19è jour de Frimaire dédié à la Sabine (la sabine de bain comme disait l’autre). On en profite pour se souvenir de la naissance, le 9 décembre 1842, de Pierre Alexeiévitch KROPOTKINE à Moscou.

Descendant du grand-prince de Kiev Vladimir II Monomaque, donc issu de la haute noblesse moscovite, il intègre l’armée impériale russe à partir de 1857. Il est alors affecté comme 49644920_pofficier de Cosaques en Sibérie. À partir de 1867, il quitte l’armée pour faire des études de mathématiques et de géographie à l’université de Saint-Pétersbourg. Il publie plusieurs travaux sur l’Asie septentrionale et explore la péninsule scandinave. Il repart à Saint-Pétersbourg où il mène une activité de militant clandestin. Il est emprisonné en 1874 et s’évade deux ans plus tard. Réfugié en Grande-Bretagne, il revient en Suisse, reprend son activité militante et publie plusieurs ouvrages politiques. Il fonde en 1879 le journal Le Révolté. Il est détenu à Lyon et amnistié en 1886, grâce à l’intervention, en particulier, de Victor Hugo. Il s’installe alors en Angleterre et publie différents ouvrages de géographie et de politique. Il collabore notamment à la Géographie Universelle d’Élisée Reclus. Il retourne en Russie en 1917 et refuse un poste de ministre, proposé par Aleksandr Kerenski. Il prend une attitude critique vis-à-vis du pouvoir bolchévique, notamment de la personnalité de Lénine, et des méthodes autoritaires de la nouvelle URSS.(ici, une photo de Kropotkine que l’on doit à Nadar. Jaime bien le côté père Noël.)

En 1919, l’insurrection anarchiste menée par Nestor Makhno (qui se réfugia en France et fit escale à Brest) à travers l’Ukraine revendiquera l’application effective des principes exposés dans l’Entraide. Le 13 février 1921, à Moscou. Les kropot_cortege-300x215funérailles de Pierre KROPOTKINE sont le théâtre de la dernière manifestation libre et de masse  en Russie bolchévique. On sait ce qu’il en est advenu par la suite. Sous la pression des libertaires, des prisonniers anarchistes sont relâchés pour leur permettre d’assister aux obsèques. Une foule de cent mille personnes suit le cercueil jusqu’au cimetière. Des drapeaux noirs sont déployés, mais aussi des banderoles proclamant : Où il y a de l’autorité, il n’y a pas de liberté. Sources:

Allez, merci à vous de suivre les tribulations du cénobite; portez vous bien et à demain peut-être.

LE FAKE SIMILE…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de l’instruction pour tous et de la poule-au-pot réunies, bonjour !

Nous sommes le vendredi 02 mars, douzième jour de ventôse, dédié à l’Orme.

 

Entre 1500 et 2000 classes en moins dans les écoles a la rentrée 2012. 24000 places de plus dans les prisons d’ici 2014. Cette situation d’actualité qui fait la Une de certains journaux a vu fleurir ici et là, en guise d’illustration, une citation que d’aucun attribue à Victor HUGO.

« L’homme a un tyran, l’ignorance (…) ouvrez une école et vous fermerez une prison »

Si la première partie de la citation ne laisse aucune place au doute (elle est présente dans un dialogue de « Les Misérables ») la deuxième partie, devenue slogan, a suscité tout au long du XXe siècle l’interrogation des hugoliens, et pour cause, car elle ne se trouve nulle part dans l’œuvre de Victor Hugo. Citée sous diverses formes, à l’infinitif, à l’impératif au présent de l’indicatif, avec des variantes, elle est la plupart du temps attribuée à Hugo par ses partisans comme par ses adversaire.


Or, plus on remonte dans le temps, plus les sources de cette formule diffèrent : le ministre de l’Instruction publique Victor Duruy en 1865, le médiéviste et député des Hautes-Pyrénées Achille Jubinal en 1868, une expression à la mode et sans auteur particulier en 1869, l’écrivain et homme politique britannique Thomas Macaulay en 1886.
En réalité, la solution de ce problème se trouve sans doute dans le Grand dictionnaire universel du XIXe siècle de
Pierre Larousse, qui, aux tomes VII (article « ECOLE », 1870) et XIII (article « PRISON », 1875), donne cette citation de Louis Jourdan : « Ouvrir une école aujourd’hui, c’est fermer une prison dans vingt ans. » Larousse n’étant guère avare en citations hugoliennes, il semble bien que Louis-Charles Jourdan (1810-1881), rédacteur au Siècle, soit l’auteur véritable de la formule. Sources:Armand Erchadi

Ainsi vont les choses, vite, très vite, on cite Machin qui a « retweetez » le billet de Truc qui lui même l’a copié sur le mur FB de Untel qui le tenait de Chose et bien sur, de source sûre… «Répétez un mensonge mille fois, il restera un mensonge, répétez le dix mille fois, il deviendra une vérité» Il faut dire que celui à qui l’on doit cette citation en connaissait un rayon : Joseph Goebbels – ministre de la propagande du Reich…

 

Ceci étant, et toute chose égale par ailleurs, madame Michu, vous connaissez le caractère iconoclaste de ce blog, voilà pourquoi, à propos de citation et d’école, je préfère nettement celle de Alphonse Allais : « on devrait pouvoir ouvrir des écoles pour professeurs inadaptés. »

Allez, je vois que vous vous habituez au nouveau site, merci de diffuser la nouvelle adresse autour de vous, portez vous bien et à demain peut-être.

STUPEUR ET TREMBLEMENTS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la lutte finale et de la quiche au thon réunies, bonjour !

 

Ce 14 mars est célébré un peu partout dans le monde par les matheux comme étant le jour du PI (3.14).Ça ressemble davantage au jour du pire si vous voulez mon avis. Entre la Marine qui caracole en tête des sondages et les japonais qui font trembler leurs centrales nucléaires, y ’a vraiment pas de quoi se réjouir. Les républicains eux, avaient dédié ce jour à la Pâquerette, c’est autrement plus bucolique.

La pâquerette semble être passée à peu près inaperçue des médecins de l’Antiquité et du Moyen-Âge, même si elle mentionnée pour la première fois au X° siècle, et ne s’être fait une place en thérapeutique qu’à partir des XV° et XVI° siècles. Durant la Renaissance, elle a joui d’une excellente réputation : expectorante, sudorifique et dépurative, les gens de la campagne ne disaient-ils pas jadis d’elle qu’elle « nettoie le sang » au sortir de l’hiver .(à droite un joli tableau que l’on doit à William-Adolphe Bouguereau. Fin du XIXè). « Elle effeuillait une pâquerette. Elle maniait cette fleur, d’instinct, innocemment, sans se douter qu’effeuiller une pâquerette, c’est éplucher un coeur  »: Victor Hugo, Les misérables .

De nos jours, elle semble un peu retombée dans l’oubli. C’est surtout l’homéopathie qui recourt encore à elle en préconisant la teinture de bellis perennis pour nettoyer et guérir les plaies, contre les luxations, les panaris, la furonculose, les vertiges et les courbatures. Avec l’arnica et le calendula [souci], elles forment le trio des plantes cicatrisantes souvent utilisées autrefois sous forme d’huile et d’emplâtre.

Tout à fait autre chose (quoique).

Et cet extrait d’un poème qui me revient en mémoire comme un écho à ce tremblement de terre:

   O malheureux mortels ! ô terre déplorable !
O de tous les mortels assemblage effroyable !
D’inutiles douleurs éternel entretien !
Philosophes trompés qui criez : « Tout est bien » ;
Accourez, contemplez ces ruines affreuses,
Ces débris, ces lambeaux, ces cendres malheureuses,
Ces femmes, ces enfants l’un sur l’autre entassés,
Sous ces marbres rompus ces membres dispersés ;
Cent mille infortunés que la terre dévore,
Qui, sanglants, déchirés, et palpitants encore,
Enterrés sous leurs toits, terminent sans secours
Dans l’horreur des tourments leurs lamentables jours !

On le doit à Voltaire après le tremblement de terre et le tsunami qui ravagèrent Lisbonne en 1755.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

En février 1600, mort de Giordano BRUNO, à Rome, torturé et brûlé vif par l’inquisition pour avoir refusé d’abjurer ses idées antidogmatiques et rationalistes.Né à Nola (Italie) en 1548, d’abord moine dominicain, il écrit de nombreux ouvrages philosophique qui lui valent un procès en hérésie. Il s’exile à Genève, puis parcourt l’Europe, enseignant ses idées. Mais l’Église le poursuivra sans relâche. Il sera extradé de Venise et livré au Saint Office, qui en le condamnant à être brûlé vif en fera un martyr de la libre pensée. Rt pourtant, sur cette gravure, on lui donnerait le bon dieu sans confession…Parmi les livres de Giordano Bruno, on peut citer « De la cause, du principe et de l’unité » (1584), « Sonnets, dialogues », etc.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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En février 1600, mort de Giordano BRUNO, à Rome, torturé et brûlé vif par l’inquisition pour avoir refusé d’abjurer ses idées antidogmatiques et rationalistes.
Né à Nola (Italie) en 1548, d’abord moine dominicain, il écrit de nombreux ouvrages philosophique qui lui valent un procès en hérésie. Il s’exile à Genève, puis parcourt l’Europe, enseignant ses idées. Mais l’Église le poursuivra sans relâche. Il sera extradé de Venise et livré au Saint Office, qui en le condamnant à être brûlé vif en fera un martyr de la libre pensée. Rt pourtant, sur cette gravure, on lui donnerait le bon dieu sans confession…
Parmi les livres de Giordano Bruno, on peut citer « De la cause, du principe et de l’unité » (1584), « Sonnets, dialogues », etc.

Ça me rappelle une citation de Victor HUGO que je trouve très appropriée:

« Enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan, du feu. Enfer hindou, des flammes. À en croire les religions, Dieu est né rôtisseur. »

Il faudra que je retrouve les références.

TOUT A FAIT THIERRY.

On n’a pas encore aperçu l’ombre d’une chaussure de foot sponsorisée pour le Mondial d’Afrique du sud, que déja on nous parle de l’Euro 2012…Et pendant ce temps là, comme disait Robert Lamoureux, le canard est toujours vivant. Je veux dire que Domenech, nech, nech, est toujours sélectionneur de l’équipe nationale. On pourra se consoler en regardant les Jeux Olympiques d’hiver à la télé. Enfin, comme ils se déroulent à Vancouver, les directs auront lieu…La nuit. Heureux retraités qui ne sont pas tenus par des horaires de forçat, la récupération de la force de travail et les cadences infernales. Ils pourront regarder le slalom géant à 3h du mat’ avant d’aller se coucher.

Allez, je ne le répèterai jamais assez, c’est très gentil à vous de faire un détour par « Les cénobites tranquilles » billet d’humeur et d’humour. Portez vous bien (le froid revient) et, à demain peut-être.

JUSTE UN PETIT MOT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Pour ce 100ème billet posté depuis le début de ce blog, j’avais imaginé un feu d’artifice de jeux de mots, une explosion de calembours, une ventrée de contrepèteries, une orgie d’humeur et d’humour mais… Le blanc manteau qui recouvre Keramoal a refroidi mes ardeurs. Au dehors, un rouge-gorge ventru et une élégante mésange se disputent l’accès à un petit peu de graisse déposée là pour leur permettre d’affronter les rigueurs hivernales. Maître Jeannot, lapin autochtone, reste à couvert sous les feuillages de la haie, le merle à bec jaune sautille dans la neige, laissant derrière lui l’empreinte de son passage. Une vraie carte postale quoi !

A l’extérieur de l’ermitage, dans le reste du monde quoi, la grande comédie continue. A Copenhague bien sûr où on a fini par se mettre d’accord sur le fait qu’on n’était pas d’accord. Je ne résiste pas au plaisir de faire appel, une fois encore à ce cher vieux Victor Hugo: « Un jour, espérons-le, le globe sera civilisé. Tous les points de la demeure humaine seront éclairés, et alors sera accompli le magnifique rêve de l’intelligence : avoir pour patrie le Monde et pour nation l’Humanité. » C’est tiré des Burgraves et ça date de 1843… Près de 170 ans plus tard, on a guère avancé de ce point de vue.

Mais à part ça, Madame la banquise, tout va très bien, tout va très bien…Je suis surpris qu’il ne se soit pas trouvé un humoriste pour nous la faire, celle là. Il est vrai que n’est pas Ventura qui veut ! Allez, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Pour ma part, c’est ce que je vais faire. Portez vous bien et à demain, peut-être.