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Cassoulet blues…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du swing éternel et de la soupe à l’oseille réunis, bonjour ! En ce Samedi 20 Avril 2019,  premier jour de floréal, dédié à la rose, je ne peux faire autrement qu ‘évoquer ce musicien flamboyant au swing incomparable et qui a su donner au vibraphone ses lettres de noblesse. 

Lionel HAMPTON, surnommé  » Hamp « , joue un rôle éminent dans l’histoire du jazz. Il est né à Louisville, Kentucky, le 20 avril 1908. Lionel est entré dans la légende grâce à ses interprétations d’une virtuosité époustouflante. «  Mon oncle travaillait avec le célèbre gangster Al Capone, qui se montrait fort bon avec les Noirs, en particulier les Hampton Dmusiciens de jazz « . Avec de telles relations, il était normal que Lionel s’installe avec sa famille à Chicago pour tambouriner, non pas sur la tête d’Eliot Ness, mais sur la grosse caisse de l’orchestre d’enfants du Chicago Defender Newsboys Band qui l’accueille à partir de 1920. 1930 marque une étape importante puisqu’il rencontre Louis Armstrong avec lequel il enregistre le premier solo de vibraphone jamais effectué en jazz :  » Louis a été comme un esprit descendu du ciel ! Lorsque je me produisais avec lui, j’étais au paradis « . En 1936 il se fait engager dans le quartette du célèbre clarinettiste Benny Goodman, entouré des meilleurs jazzmen de l’époque tels Duke Ellington ou Count Basie. Cher lecteur, entends-tu les clochettes tintinabuler ? Cela s’appelle Flying Home et c’est daté de 1957.

Sa carrière explose en 1940 il fonde sa propre formation qui connaît un succès immédiat et devient un des plus célèbres big bands de l’époque, où se produisent des héros du jazz tels Quincy Jones, Art Farmer, Dexter Gordon et Charles Mingus. A partir de 1953, il part à la conquête de l’Europe et enregistre à Paris avec Mezz Mezzrow, Claude 33T HamptonBolling, Alix Combelle, Jean-Claude Pelletier et Guy Lafitte… En 1992, alors âgé de 83 ans, il donne un show à Bobino au cours duquel il est atteint d’une attaque cardiaque. Emmené sur une civière, il hurle à ses musiciens de continuer à jouer…  » Je ne peux pas décrocher…  » dit  » Hamp  » qui continue à swinguer à travers la planète jazz. Retour en France du jeune homme de 90 ans en avril 1999, avec une série de concerts à l’hôtel Méridien. Car  » Hamp  » aime profondément la France où il a d’ailleurs créé le Jazz Club Lionel Hampton à Paris.  » Dans votre pays, j’ai été intronisé par la Confrérie du cassoulet… Ca ne s’oublie pas « . D’ailleurs n’a-t-il pas composé un succulent  » Cassoulet Blues  » ? Car  » Hamp  » est aussi glouton de bonne chère que de rythmes endiablés…

Virtuose inégalable du swing à outrance qu’il manie avec des techniques insensées, il est aussi l’un des pionniers du rock and roll avec certains de ses tubes comme  » Hey-ba-be-re-bop « . Mais HAMPTON n’est pas seulement un jazzman génialement exubérant. C’est avant tout un artiste conscient de ses responsabilités, créateur d’une fondation destinée à la construction d’immeubles dans Harlem. C’est aussi le premier jazzman noir à avoir intégré le quartette non racial de Benny Goodman. Car  » Hamp  » s’est engagé courageusement contre la ségrégation et a défendu Nelson MANDELA et Malcolm X :  » J’ai toujours eu de l’amour pour ces hommes qui ont combattu pour la liberté. Nous nous devions de les soutenir « .

Allez, merci à vous pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Je hais le nouvel an…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis des années bissextiles et de la pizza trois fromages réunies, bonjour ! Nous nous retrouvons donc en ce Mardi 1er janvier 2019 dans les vapeurs à peine dissipées de cette nuit d’ivresse pour un nouveau parcours. Après moult hésitations, le cénobite a décidé de poursuivre cette aventure à laquelle vous êtes forcément associés. Pas de lecteur, pas de blogueur, aurait dit mon aïeule qui ne voulait jamais s’en laisser compter… Nous sommes le 12è jour du mois de nivôse dédié à l’argile. Plutôt que de vous enquiquiner avec mes états d’âme, je cède la parole à Antonio gramsci.

Chaque matin, à me réveiller encore sous la voûte céleste, je sens que c’est pour moi la nouvelle année. C’est pourquoi je hais ces nouvel an à échéance fixe qui font de la vie et de l’esprit humain une entreprise commerciale avec ses entrées et sorties en bonne et due forme, son bilan et son budget pour l’exercice à venir. Ils font perdre le sens de la continuité de la vie et de l’esprit. On finit par croire sérieusement que gramsci-533x421d’une année à l’autre existe une solution de continuité et que commence une nouvelle histoire, on fait des résolutions et l’on regrette ses erreurs etc. etc. C’est un travers des dates en général. On dit que la chronologie est l’ossature de l’Histoire; on peut l’admettre. Mais il faut admettre aussi qu’il y a quatre ou cinq dates fondamentales que toute personne bien élevée conserve fichée dans un coin de son cerveau et qui ont joué de vilains tours à l’Histoire. Elles aussi sont des nouvel an. Le nouvel an de l’Histoire romaine, ou du Moyen Âge, ou de l’Époque moderne. Et elles sont devenues tellement envahissantes et fossilisantes que nous nous surprenons nous-mêmes à penser quelquefois que la vie en Italie a commencé en 752, et que 1490 ou 1492 sont comme des montagnes que l’humanité a franchies d’un seul coup en se retrouvant dans un nouveau monde, en entrant dans une nouvelle vie. Ainsi la  date devient un obstacle, un parapet qui empêche de voir que l’histoire continue de se dérouler avec la même ligne fondamentale et inchangée, sans arrêts brusques, comme lorsque au cinéma la pellicule se déchire et laisse place à un intervalle de lumière éblouissante. Voilà Gramsci_tombepourquoi je déteste le nouvel an. Je veux que chaque matin soit pour moi une année nouvelle. Chaque jour je veux faire les comptes avec moi-même, et me renouveler chaque jour. Aucun jour prévu pour le repos. Les pauses je les choisis moi-même, quand je me sens ivre de vie intense et que je veux faire un plongeon dans l’animalité pour en retirer une vigueur nouvelle. Pas de ronds-de-cuir spirituels. Chaque heure de ma vie je la voudrais neuve, fût-ce en la rattachant à celles déjà parcourues. Pas de jour de jubilation aux rimes obligées collectives, à partager avec des étrangers qui ne m’intéressent pas. Parce qu’ont jubilé les grands-parents de nos grands parents etc., nous devrions nous aussi ressentir le besoin de la jubilation. Tout cela est écœurant.
(Antonio Gramsci, 1er janvier 1916 sur l’Avanti!, édition de Turin, rubrique « Sotto la Mole ») Traduit par Olivier Favier.

Allez, c’est reparti pour un tour, pour une nouvelle année, dix ans après le début de l’aventure. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

CASSOULET BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du swing éternel et de la soupe à l’oseille réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 20 avril 2014, premier jour de Floréal dédié à la rose, et, je ne peux faire autrement qu ‘évoquer ce musicien flamboyant au swing incomparable et qui a su donner au vibraphone ses lettres de noblesse. Cher lecteur, entends-tu les clochettes tintinabuler ? Cela s’appelle Flying Home et c’est daté de 1957.

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Lionel HAMPTON, surnommé  » Hamp « , joue un rôle éminent dans l’histoire du jazz. Il est né à Louisville, Kentucky, le 20 avril 1908. Lionel est entré dans la légende grâce à ses interprétations d’une virtuosité époustouflante.  » Mon oncle travaillait avec le célèbre gangster Al Capone, qui se montrait fort bon avec les Noirs, en particulier les musiciens de jazz « . Avec de telles relations, il était normal que Lionel s’installe avec sa famille à Chicago pour tambouriner, non pas Lionel 2sur la tête d’Eliot Ness, mais sur la grosse caisse de l’orchestre d’enfants du Chicago Defender Newsboys Band qui l’accueille à partir de 1920.1930 marque une étape importante puisqu’il rencontre Louis Armstrong avec lequel il enregistre le premier solo de vibraphone jamais effectué en jazz :  » Louis a été comme un esprit descendu du ciel ! Lorsque je me produisais avec lui, j’étais au paradis « .En 1936 il se fait engager dans le quartette du célèbre clarinettiste Benny Goodman, entouré des meilleurs jazzmen de l’époque tels Duke Ellington ou Count Basie.Sa carrière explose en 1940 il fonde sa propre formation qui connaît un succès immédiat et devient un des plus célèbres big bands de l’époque, où se produisent des héros du jazz tels Quincy Jones, Art Farmer, Dexter Gordon et Charles Mingus. A partir de 1953, il part à la conquête de l’Europe et enregistre à Paris avec Mezz Mezzrow, Claude Bolling, Alix Combelle, Jean-Claude Pelletier et Guy Lafitte…

En 1992, alors âgé de 83 ans, il donne un show à Bobino au cours duquel il est atteint d’une attaque cardiaque. Emmené sur une civière, il hurle à ses musiciens de continuer à jouer… » Je ne peux pas décrocher…  » dit Hamp qui continue à swinguer à travers la planète jazz. Retour en France du jeune homme de 90 ans en avril 1999, avec une série de concerts à l’hôtel Méridien. Car  » Hamp  » aime profondément la France où Lionel 1il a d’ailleurs créé le Jazz Club Lionel Hampton à Paris.  » Dans votre pays, j’ai été intronisé par la Confrérie du cassoulet… Ça ne s’oublie pas « . D’ailleurs n’a-t-il pas composé un succulent  » Cassoulet Blues  » ? Car  » Hamp  » est aussi glouton de bonne chère que de rythmes endiablés…Virtuose inégalable du swing à outrance qu’il manie avec des techniques insensées, il est aussi l’un des pionniers du rock and roll avec certains de ses tubes comme  » Hey-ba-be-re-bop « . Mais HAMPTON n’est pas seulement un jazzman génialement exubérant. C’est avant tout un artiste conscient de ses responsabilités, créateur d’une fondation destinée à la construction d’immeubles dans Harlem. C’est aussi le premier jazzman noir à avoir intégré le quartette non racial de Benny Goodman. Car  » Hamp  » s’est engagé courageusement contre la ségrégation et a défendu Nelson MANDELA et Malcolm X :  » J’ai toujours eu de l’amour pour ces hommes qui ont combattu pour la liberté. Nous nous devions de les soutenir « 

Allez, merci à vous pour la visite, portez vous bien et à demain peut-être.