Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “vendredi 13”

Page 1 de 1

Tout sur le 13…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

, ,

Amis de la  paraskevidékatriaphobie et du miel de pissenlit réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 13 février 2015, 25è jour de Pluviôse dédié au lièvre.  Ah, le vendredi 13… Il en fait couler de l’encre, et il augmente spectaculairement les paris sur les jeux de hasard, en particulier pour le Loto (trois fois plus de joueurs). Date à bénir ou date à honnir ? Signe de chance ou de malchance ? Il faut faire appel à un bon génie, nommé «mathématiques», pour être en mesure d’apporter des éléments et tenter de clarifier cette question.

Tout d’abord, le vendredi 13, en faisant abstraction des superstitions, est-il particulier ? La réponse est oui. Car les mathématiques appliquées au calendrier indiquent que le 13 vendredi-13_0006du mois tombe un tout petit peu plus fréquemment un vendredi que n’importe quel jour de la semaine. Sur 4 000 ans, il y a 6 880 vendredis 13 contre 6 840 jeudis 13 (ou 6 850 lundis ou mardis 13). Il est vrai que notre calendrier grégorien («lancé» en 1582 par le pape Grégoire XIII, tiens donc) réserve bien des surprises. Ainsi, toujours grâce aux mathématiques, il a été possible de démontrer qu’il y avait forcément au moins un vendredi 13 par an, et qu’il ne pouvait pas y en avoir plus de trois. Et il y a en trois si, et seulement si, le premier jour de l’année est un jeudi pour une année non bissextile (comme 2015) et un dimanche pour une année bissextile. Les ceusses qui redoutent les vendredis treize sont nommés paraskevidékatriaphobiques… La liste des compositeurs catalogués comme « malades » est longue. Nous y trouvons le lunatique Forqueray, le souffreteux Chopin, Paganini l’artiste diabolique et maladif, Schubert et son apparence fragile, Salieri et sa jalousie pathologique à l’égard de Mozart ou encore Schönberg, qui toute sa vie souffrit de paraskevidékatriaphobie, peur phobique des vendredis 13. — (Allegaert, Ziek, tussen lichaam en geest, 2008.

Il y a mille explications pour la superstition depuis la Cène jusqu’à l’arrestation des templiers en passant par la destruction du temple… Mais moi j’aime bien celle de Frigga la blonde quand elle devint Margot. Dans la mythologie nordique, Frigga (ou Freya) était la reine des dieux, déesse de l’amour et de la fertilité. Elle était célébrée par ses adorateurs le Frig1vendredi. Le mot « friday », viendrait d’ailleurs de cette célébration et signifierait « Freya’s day ». Mais aux Xe et XIe siècles, les pays du nord sont progressivement convertis au christianisme. On se met alors à raconter que Frigga est en réalité une sorcière et qu’elle a été bannie au sommet d’une montagne. Pour se venger, elle inviterait, tous les vendredis, le diable et 11 sorcières pour maudire les hommes et leur jeter des mauvais sorts. Bon, je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout cela d’autant plus que je suis drôlement en retard pour remplir ma grille de Loto.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Amis de la cartomancie et du canard à l’orange réunis, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

 

 

Amis de la cartomancie et du canard à l’orange réunis, bonjour !

Ce jour est le 24è de floréal dédié à la Valériane bien connue pour ses propriétés antispasmodiques et encore nommée, l’herbe aux chats. En langage courant nous sommes le vendredi 13 mai 2011, quatrième anniversaire du règne de Nicolas 1er.

Oui, nous sommes un vendredi 13, de triste mémoire, et qui doit sa réputation à ce jour d’octobre 1307 où, dès l’aube, toutes les polices et les gens d’armes de France et de Navarre, ont investi près de trois mille demeures sur l’ensemble du territoire, pour en arrêter tous les occupants. En fin de journée, l’opération est terminée et il est encore impossible de connaître le nombre exact de ces arrestations. Nous sommes le vendredi 13 octobre 1307. C’est bien ce vendredi 13 qui sera à l’origine d’une croyance populaire, de bon ou de mauvais présage, qui persiste encore aujourd’hui, 700 ans après.

Jaloux de leur puissance et de leur richesse, inquiet de leur pouvoir auprès du pape, ou bien mal informé par une campagne délétère, le roi de France, Philippe IV Le Bel, fait arrêter tous les Templiers du royaume, pour apostasie et mauvaises mœurs. L’Affaire est menée par Guillaume de Nogaret, qui fait adresser, dans le plus grand secret, dés le 14 septembre, des « lettres closes » à tous les Baillis et Sénéchaux du royaume, à n’ouvrir « qu’à jour dit ». Ce matin du vendredi 13, de Nogaret lui-même, dirige l’arrestation de près de 140 Templiers de la Maison Centrale de Paris. Sur tout le territoire, ils sont incarcérés, puis interrogés et torturés. Ceux qui réussissent à s’échapper sont repris le jour même. On leur propose le pardon ou la mort. Très peu abjureront. Peu de temps après, ils sont condamnés au bûcher, et dés le 12 mai 1310, 54 Templiers sont brûlés à Paris.

Voilà pour les âmes damnées… Fort heureusement pour l’humanité elle couve aussi en son sein de doux illuminés comme celui-ci qui viennent régulièrement s’accrocher aux cimaises de notre galerie de portraits.

Le 13 mai 1885, naissance de Clovis POIRIER (CLOVYS de son nom d’artiste), à Paris.
Chanteur (auteur, compositeur, interprète) anarchiste et pacifiste.
Fils d’un cuisinier devenu marchand de vin, il devient ouvrier peintre et s’intéresse très jeune à la chanson sociale. Devenu anarchiste vers ses 25 ans, il ne cessera plus, durant près d’un demi-siècle, de consacrer son talent à la propagande par la chanson. Après avoir interprèté les morceaux de ses aînés : Pottier, Rictus, Couté, il chantera son propre répertoire qui deviendra très populaire. Exempté en 1914, il ne sera pas mobilisé, mais tentera malgré la censure de faire vivre à travers ses chansons l’idéal pacifiste. De 1917 à 1926, il dirigera et animera « 
La Muse Rouge » société chantante composée de poètes et de chansonniers révolutionnaires. A la mort de Sébastien Faure (14 juillet 1942), il lui dédie quelques sonnets d’adieu. Extrait:

« Par delà ton sépulcre, une vie enrichie
D’amour universel et d’infini savoir
Unit l’homme à l’humain, dans l’ordre et l’anarchie. »

Après une active collaboration à la presse libertaire, il participe encore, le 14 mars 1953, à un gala de soutien au bénéfice du journal de Louis Louvet « Contre-courant ». Mais il est alors dans le dénuement, un comité d’entr’aide publiera une plaquette de ses meilleurs poèmes et chansons et organisera un gala en sa faveur en février 1955, mais il ne se rétablit pas et meurt à l’hôpital le 25 avril 1955.

 » Les jours de manifestations
Nous avons un peu plus d’ouvrage
Mais contre un’foul’ sans munitions
Je sais me battre avec courage;
Parfois en rev’nant triomphant,
Sur mon sabre j’essuie un’tache
De sang d’un’femme ou d’un enfant…
J’suis vache! « 

Couplet de je suis vache, réquisistoire contre la police.

 

Bon, ben dites moi, madame Michu, c’est copieux ça pour un vendredi (jour des crèpes faut-il le rappeler). Allez, portez vous bien et à demain peut-être.