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ON CONNAIT LA CHANSON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’amour libre et de la soupe de pois cassés réunis, bonjour !

 

Le 28 février, 10è jour de ventôse était généralement dédié à la bêche, y’a pas de quoi crâner.

 

Tiens, petite pensée pour un des derniers grands chansonniers montmartrois, Paul Ambroise PAILLETTE. Il nait à Paris le 16 avril 1844. Ouvrier ciseleur, il fréquente les réunions anarchistes dès 1887 et fait partie de divers groupes parisiens. En 1888, il prend part au mouvement entrepris contre les bureaux de placement et, selon la police, se déclare partisan d’actions violentes contre ces établissements. Paul Paillette devient par la suite chansonnier à Montmartre, auteur de poésies où il exprime ses idées libertaires, appelant de ses vœux une société plus juste comme dans Temps d’anarchie ou Heureux Temps, chanté sur l’air du Temps des cerises.

 

Quand nous en serons au temps d’anarchie,
Nature sera paradis d’amour.
Femme souveraine !
Esclave aujourd’hui, demain notre reine,
Nous rechercherons tes « ordres du jour ».
Quand nous en serons au temps d’anarchie,
Nature sera paradis d’amour.

 

Il publie et vend lui-même ses vers sous forme de brochures qu’il réunira ensuite dans l’ouvrage Les Tablettes d’un lézard et anime par ses chansons révolutionnaires de nombreuses fêtes libertaires. Végétarien et partisan de l’amour libre, l’idée lui vient d’organiser en 1891 des déjeuners végétariens dans la salle d’un restaurant parisien qui devient alors un lieu de rencontres pour les amour-libristes, sous la devise : « Tout le bonheur a son nid dans le bonheur commun. Femme libre, amour libre. » Il collabore durant la Première Guerre mondiale aux journaux d’E. Armand, Pendant la mêlée puis Par-delà la mêlée (son poème Civilisation est censuré par les autorités), ainsi qu’à La Bataille et à CQFD. Sans ressources, vivant dans un foyer depuis 1910, plusieurs fêtes sont organisées à son profit, notamment le 9 novembre 1913 par l’Université populaire, ou encore en novembre 1916 avec le concours de Xavier Privas et la participation de Sébastien Faure. Il est alors considéré comme le doyen des chansonniers montmartrois. Sa mort est annoncée dans Le Libertaire du 29 février 1920.
(D’après L’Ephéméride anarchiste.)

 

Paul Paillette fait partie de ses illustres inconnus qui ont contribué à semer la graine d’ananar chez de nombreux libres penseurs. On lui réserve une place dans notre galerie de portraits.

A propos de galerie de portraits, voici donc le nouveau gouvernement en ordre de marche pour les présidentielles. Et, ça se droitise encore un peu plus avec l’arrivée de Gérard Longuet qui fut avec ses accolytes Madelin et Devedjian, animateur du mouvement d’extrème droite « Occident ». Il seront d’ailleurs condamnés en 1967 pour  complicité de « violence et voies de fait avec armes et préméditation». Il traine tellement de casseroles que ses « amis » l’appellent la quincaillerie lorraine. Pour le reste, c’est blanc bonnet et bonnet blanc. Guéant qui était déjà le « vrai » ministre de tout devient tout à fait ministre. MAM  va patienter quelques semaines avant de connaître le lot de consolation qu’on lui a réservé.

Allez, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.