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NI BLANC NI ROUGE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du néo-Malthusianisme et des demoiselles* du Guilvinec réunis, bonjour !

Nous sommes le 26 octobre, toujours en brumaire et, c’est le jour de l’oie…Oyez donc ceci.

A plusieurs reprises, j’ai évoqué ici la figure de ce grand anarchiste révolutionnaire, à moins que ce ne soit l’inverse, je veux parler de Nestor Makhno. Et puisque le 26 octobre est le jour anniversaire de sa naissance, petite piqure de rappel.

Il a vu le jour en effet le 26 octobre 1889 à Houliaïpole en Ukraine. Issu d’une famille d’anciens serfs, il a connu une enfance très miséreuse.. C’est sans doute cette condition qui va l’amener à se révolter très jeune. C’est en 1906, période de grande répression tsariste, qu’il fait la rencontre de paysans anarchistes de Goulaï Polié. A la suite des attentats contre le gouverneur de la province, il est arrêté mais échappe à la peine de mort grâce à son jeune âge. Il ne sortira de prison que neuf ans plus tard au moment de la révolution et va découvrir les idées de Kropotkine.
Le 6 janvier 1918, l’assemblée constituante Russe est dissoute. La situation est si confuse que les armées austro-allemandes en profitent pour pénétrer en Russie et menacer le régime bolchevique. Le 3 mars 1918, par l’accord de Brest-Litovsk, Lénine accepte le démantèlement de l’ex-Empire russe.
L‘Ukraine, sous protectorat austro-allemand, est de nouveau confrontée aux exactions commises et au retour des Allemands et des propriétaires terriens.
Septembre 1918 voit donc la naissance de la fameuse « Makhnovchtchina » (en vidéo la chanson écrite par Etienne Roda-Gil en 1961 et interprétée par Les Béruriers noirs) et de ses drapeaux noirs. En moins de 3 mois, les makhnovistes libèrent une importante partie de l’Ukraine orientale.
La réaction ne tarde pas à se réorganiser et le Général Dénékine compose une nouvelle armée que l’on appellera « les blancs » en opposition à l’armée rouge de Trotsky. Makhno est pris entre le marteau et l’enclume, il se soulève contre les blancs mais les rouges se méfient des anarchistes et ne tardent pas à les laisser tomber.

Makhno mène la lutte jusqu’en 1919, contre les forces blanches et les troupes d’occupation allemandes et autrichiennes. Puis, les makhnovistes, déclarés hors-la-loi par les bolcheviques, prennent les armes contre les rouges . En août 1920, Makhno est blessé lors d’un combat contre l’armée bolchevique. Craignant pour sa vie, le Conseil décide de lui faire quitter l’Ukraine. On le retrouve à Paris où il reprend ses activités sous une forme plus théorique.
Dans ses mémoires, « mes compagnons de Brest et d’ailleurs », préfacées par Léo Ferré, René Lochu dit avoir rencontré Makhno à Brest (Finistère) en 1927. Contre la tyrannie des possédants, contre la dictature – fusse t-elle du prolétariat – contre le fascisme, contre le stalinisme, le Franquisme…Les anarchistes n’ont jamais hésité à se mobiliser.
Peut-être un jour comprendra t-on que, quelle que soit la langue employée, Anarchisme, ça veut pas forcément dire « bordel ».
En attendant, des petits blogueurs sur leur petit clavier continuent d’entretenir la mémoire.
Allez, je vous remercie d’être passé par ici, vous savez que vous pouvez revenir quand ça vous chante, c’est ouvert tous les jours. Vous avez même la possibilité de voter pour ce blogue (colonne de droite en bas). Portez vous bien et à demain peut-être.

*je parle des langoustines bien entendu.

Attention, ceci n’est pas de l’anticommunisme primaire mais bon, ça va pas faire plaisir à Besancenot, en général les Trotskistes n’aiment pas beaucoup qu’on leur rappelle l’épisode de KRONSTADT, commune située au large de Saint Pétersbourg en face de la Finlande.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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LES MARINS DE KRONSTADT.

Attention, ceci n’est pas de l’anticommunisme primaire mais bon, ça va pas faire plaisir à Besancenot, en général les Trotskistes n’aiment pas beaucoup qu’on leur rappelle l’épisode de KRONSTADT, commune située au large de Saint Pétersbourg en face de la Finlande.

Le 28 février 1921, début de la révolte des marins de Kronstadt qui s’insurgent contre le pouvoir des commissaires bolchéviques et contre la pénurie de nourriture et de denrées diverses. Les marins, fers de lance de la révolution russe, se prononcent pour des « Soviets libres », dégagés de la tutelle politique des commissaires. Dès janvier 1921, 5000 marins avaient démissionné du parti communiste. Au mouvement pour de meilleures conditions de vie, se mêleront de fortes aspirations libertaires.

Le 7 mars 1921: A 18 heures 45. L’armée rouge (commandée par le feld-maréchal Trotski) ouvre le feu sur les forts de Kronstadt ; ceux-ci ripostent et réduisent les batteries au silence. On voit sur cette photo, l’armée rouge franchissant la glace pour atteindre Kronstadt.

Le 8 mars 1921: Les communistes commencent un bombardement aérien sur la population pacifique de Kronstadt.
Le Comité Révolutionnaire Provisoire de Kronstadt, via radiotélégramme :
« Kronstadt libérée parle aux ouvrières du monde entier : Nous, ceux de Kronstadt, sous le feu des armes, sous les mugissements des obus qui déferlent sur nous (…) adressons notre salut fraternel aux travailleuses du monde. »

Le 11 mars 1921: Izvestia n°9 du comité révolutionnaire provisoire des Matelots, Soldats rouges et Ouvriers de la ville de Kronstadt:
« Nous avons lancé un appel à tous les travailleurs de Russie afin qu’ils luttent pour des soviets librement élus. Notre cri a été entendu. Déjà, les matelots, soldats rouges et ouvriers révolutionnaires de Petrograd viennent nous prêter main-forte. » La résolution du Petropavlosk (c’est le nom d’un cuirassé) est adoptée à Cronstadt au cours d’un meeting qui réunit 12.000 personnes (photo ci contre). Un comité révolutionnaire présidé par Petritchenko prend le commandement de la ville. Cette «Commune» va durer seize jours.

Le 17 et 18 mars 1921: La commune de Kronstadt succombe sous les coups de l’armée rouge bolchévique qui s’empare de la ville et des forts après de sanglants combats. Les communistes, maîtres de la ville, continueront à exécuter des centaines de prisonniers ou de blessés. Les autres survivants qui n’ont pas fuit en Finlande seront internés dans des camps, où beaucoup mourront de malnutrition ou bien fusillés par la Tchéka.

La droite conservatrice et réactionnaire avait écrasé dans le sang la Commune de Paris en 1871, la gauche révolutionnaire et communiste fait la même chose cinquante ans plus tard avec celle de Kronstadt. Mes très chers frères, méditons cette phrase de Michel JOBERT (c’est lui qui avait fait arrêter les magnétoscopes japonais à poitiers. Pour les jeunes générations, je précise que les Sarrazins c’était Charles Martel, pas Jobert.): « Ni à droite, ni à gauche…Je suis ailleurs. »

Voila, merci d’être passé par ici, vous pouvez reprendre vos activités dominicales. La tempête annoncée n’est pas venue jusqu’à Keramoal, j’espère que c’est la même chose près de chez vous. Portez vous bien et à demain peut-être.