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Ca vient du blues…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la marine à voile et des pommes vapeur réunies, bonjour ! Nous sommes le samedi 28 mars 2015, huitième jour de Germinal, dédié à la jonquille dans le calendrier républicain, mais en réalité pour les pataphysiciens, le Vendredi 6 Clinamen 141 – St Ganymède, professionnel. Bien entendu, ce qui suit n’a rien à voir avec ce qui précède, quoique…

Puisque ce 28 mars est dédié aux jonquilles, célébrons le printemps en rendant un petit hommage à celui qui s’est autoproclamé « le père du blues ». William Christopher HANDY. Il est le créateur des célèbres Memphis blues et Saint Louis blues que l’on entend ici sur cette vidéo qui gratte comme wc handy statueun vieux bourbon. Il est décédé un 28 mars ce qui me donne l’occasion d’en dire quelques mots. Il était né dans l’Alabama, d’esclaves affranchis dit-on, et son père était pasteur. Comme beaucoup de bluesmen c’est dans l’église qu’il fit ses premiers pas de chanteur et de musicien. Copropriétaire d’une maison d’édition musicale à Memphis au début du XXè siècle, il a surtout eu l’idée de transcrire en partitions les blues qu’il entendait dans les quartiers noirs populaires et de les publier sous son nom.

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Ce rôle de diffuseur n’est pas à négliger même si sa légende dépasse la réalité. En 1958, un film s’empare de sa vie et son rôle est tenu par Nat King Cole lui même. La publication en 1912 de la partition de Memphis Blues introduit son style de blues en douze mesures dans de nombreux foyers. En même temps, on le cite comme ayant inspiré l’invention du pas dewc-handy-memphis-blues danse Fox Trot par Vernon et Irene Castle, un groupe de danse de new-York. Cette chanson est également considérée par beaucoup comme la toute première chanson de blues. La ville de Memphis , berceau du blues, a immortalisé Handy en donnant son nom à un parc et en lui érigeant une statue (que l’on voit ci-dessus à gauche) en 1980 ainsi qu’en décernant chaque année les W.C. Handy awards du blues.
Bien que lui même ait très peu enregistré, ses blues sont devenus des standards. Allez, on l’ajoute sans remords à notre galerie de portraits.(Il semblerait qu’au singulier comme au pluriel, on mette toujours un « S » à remords… Je n’en suis pas sûr.) Sources: La grande encyclopédie du blues de Gérard Herzhaft.

Allez, le bonjour vous va, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.