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Embraceable you…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la propédeutique et des œufs mollets réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 26 juin 2020, huitième jour de Messidor dédié à l’échalote. Parce que c’est après avoir enlevé Jérusalem aux musulmans; que le chef des croisés Godefroy de Bouillon complète son succès en écrasant l’armée égyptienne à Ashkelon (ou Ascalon). De cette ville, les croisés ramèneront en Occident… l’échalote (du latin ascolonia cepa, qui signifie oignon d’Ascalon). Ascalon, au pays des Phillistins, aujourd’hui Israël. Autant vous dire qu’ici, dans le Léon (Nord-Finistère, 60% de la les-johnniesproduction française) où réside votre serviteur, on en connait un rayon sur l’échalote… Je me souviens des fameux Johnnies qui s’en allaient vendre leur production outre-Manche. J’ai retrouvé, pour illustré ce billet, cette jolie expression: War pont Landerne e vezer ar penn e Leon hag ar revr e Kerne. Sur le pont de Landerneau, on a la tête en Léon et le cul en Cornouaille. Or donc, nous fêtons les Gwenvred; ce prénom féminin breton nous vient tout droit… du pays gallois. Gwenvred était une jeune fille vierge vivant au Pays de Galles et qui comme bon nombre de ses consœurs féminines et martyres, s’était refusée à un homme, un prince nommé Karadog qui lui fit alors trancher la tête. Encore couramment employé au 15ème siècle, ce prénom porte en lui une valeur toute particulière car il fut le prénom de la dernière reine de Bretagne, épouse du Roi Salaun qui régna sur la région, de l’an de Grâce 857 à  874. Issu des mots bretons Gwenn, qui signifie blanc et Bred qui pourrait être traduit par esprit.

Tiens, c’est l’anniversaire de la disparition de Brownie: Clifford Benjamin Brown est un trompettiste de jazz et compositeur américain né à Wilmington dans l’ État de Delaware le 30 octobre 1930 et mort lors d’un accident de la route le 26 juin 1956. Clifford Brown était apprécié clifford-brown-300x300pour son jeu lyrique, fait de longues phrases mélodieuses et d’une virtuosité extrême. On peut rapprocher son jeu de celui de Fats Navarro. Il jouait à l’oreille, comme le lui avait appris son mentor Robert Lowery. Il a inspiré de nombreux disciples, lets Freddie Hubbard, Lee Morgan ou Wynton Marsalis. Il ne reste malheureusement que peu de traces de ses nombreuses représentations (concerts, jams, studios…), Clifford Brown étant tellement modeste qu’il a cherché tout au long de sa courte carrière à se faire oublier. Dans la vidéo, il interprète embraceable you mis à l’honneur aussi bien par Sinatra que par Ella Fitzgerald. Il est évoqué dans le 187e des 480 souvenirs cités par Georges Perec, dans son texte Je me souviens.

Bon, c’est pas tout, je dois encore faire les courses et trouver un bel onglet de bœuf pour accompagner mes échalotes. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ca vient du blues…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la marine à voile et des pommes vapeur réunies, bonjour ! Nous sommes le samedi 28 mars 2015, huitième jour de Germinal, dédié à la jonquille dans le calendrier républicain, mais en réalité pour les pataphysiciens, le Vendredi 6 Clinamen 141 – St Ganymède, professionnel. Bien entendu, ce qui suit n’a rien à voir avec ce qui précède, quoique…

Puisque ce 28 mars est dédié aux jonquilles, célébrons le printemps en rendant un petit hommage à celui qui s’est autoproclamé « le père du blues ». William Christopher HANDY. Il est le créateur des célèbres Memphis blues et Saint Louis blues que l’on entend ici sur cette vidéo qui gratte comme wc handy statueun vieux bourbon. Il est décédé un 28 mars ce qui me donne l’occasion d’en dire quelques mots. Il était né dans l’Alabama, d’esclaves affranchis dit-on, et son père était pasteur. Comme beaucoup de bluesmen c’est dans l’église qu’il fit ses premiers pas de chanteur et de musicien. Copropriétaire d’une maison d’édition musicale à Memphis au début du XXè siècle, il a surtout eu l’idée de transcrire en partitions les blues qu’il entendait dans les quartiers noirs populaires et de les publier sous son nom.

Ce rôle de diffuseur n’est pas à négliger même si sa légende dépasse la réalité. En 1958, un film s’empare de sa vie et son rôle est tenu par Nat King Cole lui même. La publication en 1912 de la partition de Memphis Blues introduit son style de blues en douze mesures dans de nombreux foyers. En même temps, on le cite comme ayant inspiré l’invention du pas dewc-handy-memphis-blues danse Fox Trot par Vernon et Irene Castle, un groupe de danse de new-York. Cette chanson est également considérée par beaucoup comme la toute première chanson de blues. La ville de Memphis , berceau du blues, a immortalisé Handy en donnant son nom à un parc et en lui érigeant une statue (que l’on voit ci-dessus à gauche) en 1980 ainsi qu’en décernant chaque année les W.C. Handy awards du blues.
Bien que lui même ait très peu enregistré, ses blues sont devenus des standards. Allez, on l’ajoute sans remords à notre galerie de portraits.(Il semblerait qu’au singulier comme au pluriel, on mette toujours un « S » à remords… Je n’en suis pas sûr.) Sources: La grande encyclopédie du blues de Gérard Herzhaft.

Allez, le bonjour vous va, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.