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Des idées de sorties…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des saintes écritures et des romans de gare réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 10 avril, 21è jour de germinal dédié au Gainier. Rien à voir avec le bon culottier de la chanson ; c’est un arbuste encore nommé arbre de Judée au motif que le traitre Judas l’aurait choisit pour s’y pendre… Si tous les renégats l’imitaient, les promenades au bois de Keroual ressembleraient vite à la ballade des pendus que j’évoquais il y a quelques jours à propos de François Villon…

Puisque l’on parle des saints, des anges et de tous les élus… Vous vous souvenez que dans très bientôt il y a des élections pour désigner celui (ou celle) qui succédera à Nicolas 1er. Premier tour le 22 avril, jour où l’on célèbre les Konvarc’h. On sait peu de choses sur lui sinon qu’il serait le fils de Meirchion Gul et père du roi Urien de Rheged. Le saint est l’éponyme de Saint-Gonvarc’h en Landunvez (29), attesté sous la forme Conmarch, comme témoins de plusieurs chartes de l’abbaye Saint-Sauveur de Redon, le nom se compose des termes vieux bretons con « guerrier » et march « cheval ». Si je vous raconte cela c’est pour vous donner des nouvelles de la fameuses vallée des saints de Carnoët. Les vingt sculptures déjà taillées trouveront leur emplacement définitif ce mois-ci et huit autres composeront le prochain chantier dont : Conogan, Tujen, Millau, Derrien, Efflam,Trémeur, Coupaïa et Brigitte. Voilà une idée de sortie pendant les vacances.

Tiens, à propos de sortie, ne ratez pas le festival de BD de Perros-Guirec (22) qui va célébrer sa 19è édition. Cette année l’invité d’honneur est BARU : Honoré d’un Grand Prix de la Ville pour l’ensemble de son oeuvre au dernier festival d’Angoulème, Hervé Barulea (dit « Baru ») fait dorénavant partie des incontournables de la BD francophone. Pour les Lorrains, il reste l’artiste qui a le mieux raconté la classe ouvrière et la vie du Pays-Haut des années 50-60, un univers qu’il a bien connu…

Si vous préférez le vélo à la BD et que vous avez raté le Paris-Roubaix, vous pourrez vous consoler avec le Tro-Bro Léon qui aura lieu dimanche prochain sur les « ribinou » du Nord-Finistère.

Bon, j’ai fait ma B.A. pour l’office du tourisme, je peux reprendre une activité normale. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

L’EMBROUILLEUR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Si votre téléphone semble perdre le nord d’un seul coup, si vous n’avez plus de réseau, si il n’y a plus d’abonné au numéro que vous demandez, si tout s’arrête brutalement…Regardez bien autour de vous et essayez de repérer le papy brouilleur d’ondes.

Je suis persuadé que l’histoire l’aurait beaucoup fait rire; l’homme du jour c’est Boby LAPOINTE.

« Élevé par mes parents. Études au collège. Fort en maths. », comme il le raconte lui-même dans ses mémoires, son côté fantasque et farceur se révèle très tôt. Dès son adolescence, avec quelques camarades de jeu, il prend plaisir à narguer le bourgeois et à ridiculiser la société bien-pensante et le clergé.

Cependant, son rêve est de voler : il ambitionne de devenir pilote d’essai, et se montre bon en sciences (notamment en mathématiques) à l’école tout en se révélant casse-cou avec des engins (plus ou moins) volants qu’il conçoit, réalise et essaie, sans se soucier des fractures qu’il accumule ni des hospitalisations subséquentes.

Après avoir obtenu son baccalauréat, il commence à préparer le concours d’entrée à deux grandes écoles françaises : l’École centrale et Supaéro pour assouvir sa passion de l’aviation et des maths. Son génie technique le conduit aussi à inventer dans cette même décennie un système d’embrayage automatique pour automobile qu’il présente aux principaux constructeurs, mais ceux-ci estiment cette invention sans avenir. Louis Leprince-Ringuet, à qui Boby Lapointe présenta un traité de mathématiques, fut impressionné par sa rigueur de raisonnement et lui confia qu’il aurait pu se lancer dans la recherche. Il créa par la suite un mode de calcul basé sur le binaire, appelé la numération Bibi.

Puis c’est la guerre, il a 20 ans, il est envoyé en Autriche au titre du STO, il s’évade et rejoint sa région natale. Une anecdote veut qu’il ait utilisé le pseudonyme de Robert Foulcan pendant son périple qui le voit revenir à La Ciotat comme scaphandrier.

Il fait ses grands débuts au « Cheval d’or » célèbre cabaret parisien dans lequel il croisera Brassens, Anne Sylvestre ou Raymond Devos.

A partir de 1960, il se produit « aux trois baudets » et c’est le début du succès. Souvenez vous de: Ta Katie t’as quitté – La maman des poissons – Marcelle – Framboise… Plus tard on le retrouvera au cinéma dans « Max et les ferrailleurs » ou « Les choses de la vie ». Enfin, il repart en tournée pour promouvoir son dernier album, le fameux « comprend qui peut ». Vous voyez la pochette, pull marin et le nez dans les pâquerettes…Un portrait naïf que l’on doit au peintre Maurice Green. Sa dernière apparition en public se fera en première partie d’un concert de Pierre Perret à Bobino.

Boby Lapointe est décédé au mois de juin 1972 à Pézenas. (c’est moins loin que Caracas…)

Allez, ça sent la fin de semaine, dimanche c’est la « Tro bro Léon » le Paris-Roubaix Breton, il va y avoir du monde dans les ribinous (petits chemins) du coin, l’aber Benoist est en émoi ! En attendant le podium, portez vous bien et à demain peut-être.