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100/% des perdants ont tenté leur chance…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de l’épanaphore* et de la rotisserie française réunies, bonjour ! *exemple: le fameux « Ni dieu, ni maître » cher à ce vieux Blanqui est une épanaphore; à ne pas confondre avec l’anaphore remis au goût du jour par François Hollande lors de son débat face à Sarkozy (moi Président…). Nous sommes le Dimanche 22 mai 2016, c’est dire si Juin trèflearrive à grand pas, troisième jour de Prairial dédié au trèfle. On dit que celui qui possède quatre feuilles est censé porté bonheur… Pour les puristes, il convient de préciser qu’en fait il s’agit de la même feuille qui présente quatre folioles; ceci étant dû à une mutation relativement rare du trèfle blanc. C’est aussi un symbole courant pour représenter l’Irlande : la tradition veut que saint Patrick, le patron de l’île, se soit servi de la feuille de trèfle pour illustrer le mystère de la Trinité. On peut aussi remarquer que les folioles de la plante évoquent le symbole celte à trois branches spiralées appelé triskell.

Le triskell est le symbole celte par définition. Son nom vient du grec « triskelés » qui veut dire à trois jambes. Le symbolisme du triskell a été interprété de plusieurs manières. C’est avant tout un porte bonheur mais à l’origine ce devait être un symbole solaire. Ses trois branches réunies représente la triplicité dans l’unité. Chez les celtes cette triplicité peut être matérialisée de diverses façons. Le panthéon des dieux celtiques au nombre de trois: Lug, Daghda, Ogme. La déesse unique sous ses trois aspects: fille, mère, épouse. On dit souvent que le triskell représente les trois éléments dynamique: eau, air, feu. La terre ori-autocollant-triskell-multicolore-673en serait le centre . La courbure des branches serait symbole de la vie. Le sens bénéfique, c’est à dire dextrogyre qui tourne vers la droite. Le sens maléfique en serait donc son contraire on le dit sénestrogyre à l’exemple de la swastika. Quand les cercles du triskel tournent vers la gauche, sens dépressionnaire, c’est un symbole belliqueux et maléfique, annonçant troubles et chaos. Quand les cercles tournent vers la droite,  sens anticyclonique, c’est un symbole de paix. On trouve ici la symbolique des danses de guerre celtes qui commencent toujours par tourner vers la gauche, manifestation de défi et d’hostilité mais qui se terminent toujours vers la droite, signe de victoire. De la même façon, les danses bretonnes tournent toujours vers la droite pour symboliser la joie, l’allégresse. On retrouve le triskell sur le drapeau de l’Ile de Man.

Le triskel laténien est caractérisé par sa partie centrale en forme de triangle aux côtés concaves. On en retrouve des traces sur de nombreux monnaies et bijoux datant parfois de 450 à 200 ans avant JC. En réalité, il est apparu bien avant cette date. Les hommes du mégalithique l’utilisaient déjà (la plus ancienne empreinte est gravée newgrangedans la pierre sur le site de New-Grange, en Irlande; photo de gauche). Après avoir été oublié, le triskell réapparaît à la fin du VIème siècle dans l’art mérovingien, puis replonge de nouveau dans l’oubli au Moyen-Âge, sauf en Irlande où il décore de nombreuses enluminures. Vers les années 1920, on le redécouvre en Bretagne. Depuis, il n’est pas rare de le trouver un peu partout, sur des bijoux, des vêtements ou encore…des plaquettes de beurre ! Et oui, malheureusement, le triskell est accommodé à toutes les sauces pour faire vendre. Lorsqu’il possède quatre jambes, quadriskèle, en Bretagne, il est dit Hevoud et il est proche d’autres symboles de ce type, comme le lauburu basque ou le swastika indien. Hevoud est, grosso modo, la traduction du mot sanscrit Swastika qui signifie Bien-être (sauf pour quelques nazillons décérébrés).

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.