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A st Jean, au musette…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la tradition et de la poule au pot réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 24 juin 2016 qui est effectivement le jour de la saint Jean, quand bien même nos amis républicains l’avaient dédié au romarin. Je me souviens qu’enfant, le feu de St Jean Feux mobilisait tantadtout le quartier. Jeunes et moins jeunes se démenaient des jours et des jours avant l’événement pour réaliser le tas de bois le plus grand qui soit. Et puis il fallait assurer sa surveillance car, une tradition tenace voulait que les bandes des autres quartiers tentent de s’emparer du butin ainsi stocké. Il y avait une expression intraduisible, on disait; faire « an hi erez », c’est du parler breton/douarneniste qui vient du verbe « jalouser » je crois. Le quartier du Port Rhu qui était le théâtre de nos exploits voyait s’affronter les bandes de l’Enfer, du Treiz et de l’usine à gaz (la seule à revendiquer l’appellation d’origine port-Rhu).

On n’étonnera personne en déclarant que fêter la Saint Jean n’a pas grand chose de catholique (!) ni même de très chrétien. Une fois de plus, un vernis chrétien est venu s’ajouter à une tradition particulièrement ancienne et qui fleure bon le paganisme. Mais si puissant était le culte du feu que l’église se garda bien d’y toucher. Au pire elle tenta de l’apprivoiser et les fêtes du solstice furent dédié à danses nocturnesJean-Baptiste (y-a pas de petit profit). Mais la Saint-Jean n’avait pas que ses feux : elle avait aussi ses herbes, ses fameuses herbes de la Saint-Jean qui, cueillies le matin, pieds nus, en état de grâce et avec un couteau d’or, donnaient pouvoir de chasser les démons et de guérir la fièvre. On sait que, parmi ces fleurs mystérieuses, se trouvait la verveine, la plante sacrée des celtes. On la cueille encore sur les dunes de Saintonge en murmurant une formule ésotérique, nommée la verven-Dieu mais que je ne peux dévoiler…

De quelqu’un qui se couchait tard, on disait jadis : « Il est allé ramasser un charbon de Saint-Jean ». Le fait est que ces charbons passaient en Bretagne pour avoir toutes sortes de propriétés merveilleuses. Il en suffit d’un recueilli dans les cendres du tantad (les feux) et dévotement placé, au retour, dans un coin du foyer, pour petit journalpréserver la maison de l’incendie et de la foudre. On disait encore qu’en balançant les nouveau-nés devant la flamme de trois tantads, on les gardait à tout jamais contre le mal de la peur… En quelques paroisses de la Haute-Cornouaille, la cérémonie avait d’ailleurs une conclusion assez funèbre : quand les danses avaient cessé et que le feu était près de s’éteindre, on l’entourait de grandes pierres plates destinées, à servir de siège aux anaon, aux esprits grelottants des pauvres morts de l’année, avides de se reposer quelques heures en se rapprochant des cendres… Oui, car l’au-delà est froid, très froid.

Aujourd’hui, le Port-Rhu s’est transformé en marina et les cendres de nos feux sont à jamais dispersées. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

100/% des perdants ont tenté leur chance…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de l’épanaphore* et de la rotisserie française réunies, bonjour ! *exemple: le fameux « Ni dieu, ni maître » cher à ce vieux Blanqui est une épanaphore; à ne pas confondre avec l’anaphore remis au goût du jour par François Hollande lors de son débat face à Sarkozy (moi Président…). Nous sommes le Dimanche 22 mai 2016, c’est dire si Juin trèflearrive à grand pas, troisième jour de Prairial dédié au trèfle. On dit que celui qui possède quatre feuilles est censé porté bonheur… Pour les puristes, il convient de préciser qu’en fait il s’agit de la même feuille qui présente quatre folioles; ceci étant dû à une mutation relativement rare du trèfle blanc. C’est aussi un symbole courant pour représenter l’Irlande : la tradition veut que saint Patrick, le patron de l’île, se soit servi de la feuille de trèfle pour illustrer le mystère de la Trinité. On peut aussi remarquer que les folioles de la plante évoquent le symbole celte à trois branches spiralées appelé triskell.

Le triskell est le symbole celte par définition. Son nom vient du grec « triskelés » qui veut dire à trois jambes. Le symbolisme du triskell a été interprété de plusieurs manières. C’est avant tout un porte bonheur mais à l’origine ce devait être un symbole solaire. Ses trois branches réunies représente la triplicité dans l’unité. Chez les celtes cette triplicité peut être matérialisée de diverses façons. Le panthéon des dieux celtiques au nombre de trois: Lug, Daghda, Ogme. La déesse unique sous ses trois aspects: fille, mère, épouse. On dit souvent que le triskell représente les trois éléments dynamique: eau, air, feu. La terre ori-autocollant-triskell-multicolore-673en serait le centre . La courbure des branches serait symbole de la vie. Le sens bénéfique, c’est à dire dextrogyre qui tourne vers la droite. Le sens maléfique en serait donc son contraire on le dit sénestrogyre à l’exemple de la swastika. Quand les cercles du triskel tournent vers la gauche, sens dépressionnaire, c’est un symbole belliqueux et maléfique, annonçant troubles et chaos. Quand les cercles tournent vers la droite,  sens anticyclonique, c’est un symbole de paix. On trouve ici la symbolique des danses de guerre celtes qui commencent toujours par tourner vers la gauche, manifestation de défi et d’hostilité mais qui se terminent toujours vers la droite, signe de victoire. De la même façon, les danses bretonnes tournent toujours vers la droite pour symboliser la joie, l’allégresse. On retrouve le triskell sur le drapeau de l’Ile de Man.

Le triskel laténien est caractérisé par sa partie centrale en forme de triangle aux côtés concaves. On en retrouve des traces sur de nombreux monnaies et bijoux datant parfois de 450 à 200 ans avant JC. En réalité, il est apparu bien avant cette date. Les hommes du mégalithique l’utilisaient déjà (la plus ancienne empreinte est gravée newgrangedans la pierre sur le site de New-Grange, en Irlande; photo de gauche). Après avoir été oublié, le triskell réapparaît à la fin du VIème siècle dans l’art mérovingien, puis replonge de nouveau dans l’oubli au Moyen-Âge, sauf en Irlande où il décore de nombreuses enluminures. Vers les années 1920, on le redécouvre en Bretagne. Depuis, il n’est pas rare de le trouver un peu partout, sur des bijoux, des vêtements ou encore…des plaquettes de beurre ! Et oui, malheureusement, le triskell est accommodé à toutes les sauces pour faire vendre. Lorsqu’il possède quatre jambes, quadriskèle, en Bretagne, il est dit Hevoud et il est proche d’autres symboles de ce type, comme le lauburu basque ou le swastika indien. Hevoud est, grosso modo, la traduction du mot sanscrit Swastika qui signifie Bien-être (sauf pour quelques nazillons décérébrés).

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

And the winner is…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la lutte finale et du corned-beef réunis, bonjour ! Nous stguire3-240x300sommes le Jeudi 18 février 2016 qui est le trentième et dernier jour de pluviôse, dédié au traîneau. Chez nous aujourd’hui dans certains calendriers, on fête les Kireg qui laissa son nom à la station de Perros-Guirec. Sur la côte de granit rose, à Ploumanac’h,( ce nom de commune vient du breton Poul-Manach, le marais du moine; peut-être un cénobite) on trouve l’oratoire de Saint Kireg.

Et puis tiens, je sais que vous êtes des milliers à attendre l’info avec fébrilité: cette année se sont les Nordistes qui sont champions du monde de Bouloù Pok. Petit rappel; ce jeu se pratique depuis plus de cinq siècles à Guerlesquin (29). La compétition ayant été créée par un prêtre désirant meubler les loisirs de ses ouailles avant la période du Carême, un registre des cotisations datant de 1856, avec report d’un volume précédent, prouve le sérieux et la prospérité de cette véritable xboulou-pok2.jpg,q1391769694.pagespeed.ic.ZKxpsSPv-3institution. Ce championnat est devenu pour certains Guerlesquinais désireux de perpétuer la tradition un rendez-vous incontournable. Deux équipes exclusivement masculines s’affrontent : les Nordistes – ayant leur façade de maison orientée au sud – et les Sudistes dont l’entrée de maison se trouve au nord. Munis de leurs deux « bouloù », des demi boules de buis lestées de plomb (savoir-faire connu de quelques Guerlesquinais seulement ) les joueurs, suivant les instructions de leurs capitaines, tentent de remporter le point en approchant leurs boules au plus près du « maestr » pendant que quelques collègues détournent l’attention de leurs adversaires d’un jour en les invitant à se désaltérer. Sachez enfin que le muche (mètre) n’est pas autorisé. « Les morceaux de bois, si possible un peu de travers, font l’affaire », vous expliquera t-on, il y a peu de temps, un joueur avait utilisé une application de son smartphone pour mesurer qui avait le point. Trop geek, il s’est fait viré sur le champ…

Comme l’exige la tradition, le vainqueur est proclamé par le Tambour et chaque équipier se voit offrir des mains de son capitaine une feuille de laurier. L’équipe se retrouve alors autour du buste de Prosper Proux, autour du bustebarde Guerlesquinais du 19ème siècle, pour la photo finale. Cette partie capitale terminée, c’est au tour des cafetiers de s’affronter autour d’un simple lancer de boules afin de définir celui qui aura l’honneur de servir le « GWIN BIAN » (petit vin), apéritif réunissant joyeusement champions du monde et perdants revanchards. La journée se termine autour du « GWIN BRAS » (grand vin) qui est devenu un banquet fort animé.

Et bien voilà, vous savez tout. C’est quand même autre chose que les états d’âme des décérébrés du P.S.G… Allez, merci encore de passer par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Coup de vent à Tronoën…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS, Non classé, TRADITION

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Amis de l’analyse concrète et du pâté Hénaff réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 04 janvier 2016, quinzième jour de Nivôse dédié au Lapin. Les vacances sont terminées, il faut songer à reprendre le collier…  Le Président nous a présenté ses vœux et, l’avenir est devant nous qu’il a dit. J’ajoute, comme disait Pierre DAC que si on se retourne, on l’aura dans le dos ! Je crains fort qu’effectivement on l’ait dans le dos mais, bien plus profondément qu’espéré…

Tiens, les habitants de Penmar’ch qui viennent d’essuyer un coup de tabac de Sud-Ouest (140 Kh) vont célébrer St Rumon, un de ces mystérieux saints bretons  dont on ne sait s’ils ont véritablement existé ou s’ils sont nés de l’imagination des évangélisateurs. Je m’en vais donc vous conter quelques histoires pour honorer mon contrat avec l’office du tourisme… Il a laissé son nom à la commune de Saint-Jean-Trolimon (29). Saint-Jean-Trolimon vient du breton « treff » (village) et de saint Rumon. A noter que saint Rumon est le frère de saint Tudi. Saint-Jean-Trolimon était appelé jadis Kerillis-Tref Rumon (village de l’église RUMONtréviale de Saint-Rumon). Au Moyen-Âge, Saint-Jean-Tromelin a d’abord été un hameau, puis une trève. Cette trève dépendait autrefois de la paroisse de Beuzec-Cap-Caval (aujourd’hui en Plomeur) qui elle même dépendait primitivement de l’ancienne paroisse primitive de Plomeur. La création de la commune et de la paroisse date de la Révolution. Village gaulois d’abord, Tronoën (du breton Tro-an-aon, signifiant trève ou sous-paroisse), devient ensuite une place-forte gallo-romaine destinée à défendre l’arrière-pays contre toute invasion venant de la mer. Le culte païen qui y était célébré disparaît avec l’arrivée des bretons de Grande-Bretagne, à partir du VIème siècle.

Au XIVème et XVème siècles, arrivent en ce lieu des moines-soldats, les Hospitaliers de Saint-Jean, qui auront pour mission de défendre la côte entre Penmarc’h et la Pointe du Raz. On rencontre les appellations suivantes : Treff Rumon (en 1389), Trolymon ou Saint Jean Rumon (en 1536), Saint Jean Rumon ou Sant Yann, en breton (en 1690), puis st-jean-trolimon-300x194Saint-Jean-Trolimon. On peut y visiter la chapelle de Tronoën et son célèbre calvaire, considéré comme un des plus anciens de Bretagne. « La fontaine placée sous le vocable de Notre Dame de Tronoën, luttait contre la stérilité des femmes. Il fallait pour cela boire de son eau car, de par son caractère fécond, l’eau est fécondante. » De petits morceaux de porcelaine encore visibles au fond ou autour du bassin indiquent que l’on pratiquait ici la tradition des  « bravigou » (jolies petites choses. Du breton bravig, bijou). Les pauvres ou les enfants qui ne pouvaient donner quelque menue monnaie en offrande les remplaçaient par de petits morceaux de porcelaine. Et voilà pourquoi votre fille est muette !

Allez, ravi de débuter l’année en votre compagnie, portez vous bien et à demain peut-être.

Un brin vaut mieux que deux tu l’auras…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la criticature et du maquereau vin blanc réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 1er mai 2015, douzième jour de Floréal dédié au sainfoin; et le 1er mai c’est, rappelons le, la fête des travailleurs et non pas, la fête du travail. Mais 1er Maic’est aussi, ancrée dans la mémoire collective, la fête de la nature, du renouveau, de la renaissance. Chez les Celtes, c’est Beltan. Or donc, ce 1er mai  les prolétaires du monde entier, répondant aux vœux du grand père Karl et du grand oncle Vladimir Oulianov, ignorant souvent les martyrs de Haymarket, s’unissent religieusement devant leurs petits écrans pour suivre les avatars d’un prince de la perfide Albion ou se pâmer devant vingt et deux bonhommes en short à moins qu’ils n’aient les yeux de Chimène pour la gagnante endimanchée d’un télé-crochet à deux balles…

Alors que les anciens Celtes fêtaient Beltan (le feu de Bel), saluant la lumière et la connaissance, leurs descendants décérébrés du XXIè siècle se complaisent devant les atermoiement des millionnaires en culottes courtes du PSG ou l’insoutenable spectacle du dernier voyage de mystiques népalais quand ce n’est pas celui de ces étranges étrangers, migrants vers nos eldorados comme on s’embarque pour l’Olympe éthéré, là où festoient les saints, les anges et tous les élus. Dans les siècles passés, cette frénésie de la feux-de-beltan-300x202célébration de l’énergie vitale donnait lieu, parmi les jeunes gens, à des rites champêtres et à des jeux propres à leur âge… Sous prétexte de cueillir l’aubépine, on les envoyait dans les bois et les prés où ils passaient la nuit en jeux amoureux. On appelait ça « Faire le Mai », et comme le disait fort à propos mon aïeule: « y-a pas d’mal à faire le mai !» .  L’église chrétienne, surtout catholique, qui n’aime pas beaucoup que les garçons et les filles s’aperçoivent très tôt qu’ils sont faits les unes pour les autres, jugeant ces pratiques scandaleuses tenta de les éradiquer en faisant du mois de Mai le mois de Marie, obligeant ainsi à remplacer un hymne à la vie par une célébration de la virginité et de la chasteté… C’est-y pas malheureux !  
Faut-il que les capacités intellectuelles et spirituelles de notre pauvre humanité en soient réduites à leurs plus simples expressions pour que nous soyons condamnés à de telles extrémités. Ce spectacle des foules apoplexiques devant les contes de fées aurait tendance à me renforcer dans mes vérité & mensongescertitudes, au risque d’y perdre mes illusions: ces gens là ont ce qu’ils méritent !!! Faut-il que les médias, publics et privés, soient définitivement aux ordres de l’oligarchie régnante pour que par milliards, oui, par milliards, la gent humaine s’ébaubisse de la sorte devant les fastes de la royauté, l’apparat de la papauté, les prétentieux falbalas des puissants de ce monde. Faut-il que notre éducation, en laquelle Jules Ferry voyait le creuset de l’émancipation, ait échoué dans ses missions, pour que l’aveuglement des masses atteigne un tel niveau himalayesque. Alors que très bientôt, notre « démocratie » va de nouveau se poser la question de l’opportunité d’obliger le petit peuple à exercer son droit de vote, on peut s’interroger sur les capacités de celui-ci, dont le niveau de réflexion est à peu près égal à celui d’un buffet de cuisine, à exercer ce droit.

J‘en étais là de mes réflexions lorsque j’ai aperçu le petit marchand de muguet sur son coin de trottoir… Ah, tradition, quand tu nous tiens ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

L’acacia m’est connu…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis du matérialisme dialectique et de la crêpe Suzette réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 02 juin 2014, 14è jour de Prairial que les républicains avaient dédié à l’acacia sur leur calendrier. On compte plus de 1 500 espèces d’acacias à travers le monde dont près de 1 000 uniquement en Australie. C’est d’ailleurs un acacia ou mimosa, le mimosa doré (Acacia pycnantha) qui est la fleur nationale de l’Australie. L’Arbre du Ténéré était un acacia solitaire,  raddiana ou un Acacia tortilis, arbre Ténéréqui fut à une époque considéré comme l’arbre le plus isolé de la Terre, aucun autre arbre ne se situant à moins de 400 km. Il faisait office de repère pour les bédouins des caravanes qui traversaient le désert du Ténéré au nord-est du Niger mais aussi pour les sagouins du paris-Dakar.  Il s’agissait du dernier survivant d’un groupe d’arbres qui avait poussé lorsque le désert était moins aride que maintenant et il s’est élevé, seul, pendant des décennies. Pendant l’hiver 1938-1939, un puits fut foré à côté de l’arbre par les militaires français pour faciliter le transit des convois militaires dans la région et on découvrit que ses racines atteignaient la nappe phréatique, plus de 30 mètres en dessous de la surface.
En 1973, l’arbre fut renversé par un camionneur libyen, sans doute ivre. Le 8 novembre 1973, l’arbre mort fut transporté au musée national Boubou-Hama à Niamey et remplacé par une simple sculpture métallique représentant un arbre. Nous Acacia_SC_Logoévoquons ici, le vrai acacia, le shittim, qui est un arbre du désert, au tronc tourmenté et noueux, d’un bois très serré et extrêmement dur et dont les branches sont recouvertes d’épines de trois à cinq centimètres. Dans le Sinaï, on raconte que l’acacia représente la mort… parce que rien ne pousse aux alentours tant ses longues racines sont avides de la moindre trace d’humidité (Plus de cinq mètres parfois). On dit aussi que c’est un symbole d’immortalité, de pureté, car il est réputé imputrescible. Et c’est avec ses branches que fut tressée la couronne d’épines du Christ … Plante, ô combien symbolique, qui renvoie à la légende d’Hiram, base de toutes initiations aux différentes maçonneries. Pour les anciens égyptiens, l’Acacia est la représentation du culte solaire, de la renaissance du jour, de l’immortalité. L’Acacia est la fleur de l’Initiation et de l’innocence, l’emblème de Nith que les anciens grecs associaient à Athena. Pour les hébreux, le Shittah est le bois sacré du Tabernacle. Il est dit qu’Abraham en planta un bosquet (‘e-shel ) à Beer-Sheba ( Gen. 21 ; 33 ).  Dans le Mythe d’Hiram, celui qui ôte la branche marquant l’emplacement du corps prononcera les mots indiquant que la moelle est dans l’os (M:.B:.).
Dans le Coran: « Les gens de la droite, mais que sont les gens de la droite? seront parmi des jujubiers sans épines et des acacias alignés, sous d’amples ombrages, près d’une eau vive, avec une abondance de fruits, non encore cueillis mais non défendus. » Sourate 56:27-33

Bon, on pourrait multiplier les exemples, ainsi, dans son « Histoire comparée des anciennes religions », Cornélius Tiele décrit une arche portée par quatre prêtres égyptiens sur laquelle on lisait « Osiris s’élance » et d’où émergeait un acacia. C’était la représentation de la vie éternelle symbolisée initiationpar la semence enfouie en terre et qui revit dans l’arbre. Dans de nombreuses traditions l’acacia est associé à l’immortalité ou aux symboles divins : en inde par exemple la louche sacrificielle attribuée à Brahmâ (sruk) est en bois d’acacia, pour les Bambaras, le premier rhombe fut fabriqué dans le même bois. Dans le Pentateuque, on nous apprend que l’Arche d’Alliance a été créé avec ce même matériau. Dans la pensée judéo-chrétienne cet arbuste en bois dur, imputrescible est un symbole solaire de renaissance et d’immortalité.
« Il faut savoir mourir pour naître à l’immortalité » a écrit Gérard de Nerval dans le Voyage en Orient. C’est donc un symbole universel, transmis dans toutes les Traditions avant de se trouver dans ce que René Guenon appelait une des seules voie Initiatique occidentale (avec le Compagnonnage) : La Franc-Maçonnerie. Mais là, il faut que je m’arrête, je vais pas non plus en faire une thèse hein ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

A la tienne, Etienne…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la celtitude et de la Smithwick’s réunies, bonjour ! Nous sommes le jeudi 26 décembre 2013, sixième jour de Nivôse dédié à la lave. C’est aussi le jour de la St Etienne, « Stephen’s day » pour les ultra-manchots. Aux alentours de l’ermitage de Keramoal, en ce lendemain de Noël, les éléments se sont calmés en attendant le prochain coup de tabac.

Tiens, à ce propos, le lendemain de Noël chez nos cousins d’Irlande, du Pays de Galles ou de l’île de Man subsiste encore la tradition de la «Chasse au Wran» ou le «Roitelet». Faut-il DownloadedFile-13rappeler que le roitelet est l’oiseau sacré des druides avec qui il partage le nom d’origine Dryw en Gallois et Drew en breton. Les irlandais lui ont donné le nom de « druide des oiseaux » Dreoilin; d’où le nom de cette fête: là an dreoilin. Les gens se déguisent avec des vieux vêtements et se peignent le visage, portent des chapeaux de paille et voyagent de maison en maison avec des chants, de la musique et en dansant. Naguère en Irlande, les jeunes garçons et les hommes connus sous le nom de «The Boys Wren» allaient dans les bois. Ils chassaient et tuaient un roitelet, puis faisaient un défilé avec l’oiseau mort à travers la ville au sommet d’un mât décoré. C’était d’une délicatesse désarmante, non ?

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L‘origine ce cette tradition est bien entendu très controversée. Il semblerait (c’est ainsi qu’on me l’a contée dans un pub de images15Dublin) que dans un lointain passé, des soldats irlandais tentèrent d’attaquer un camp Viking mais leur plan fut déjoué grâce ou à cause de roitelets (l’oiseau) qui en piquetant du bec sur les tambours alertèrent les Vikings. Dès lors, le roitelet fut connu sous le nom de l’oiseau du diable. Les garçons roitelet chantaient cette chanson traditionnelle à chaque maison:

Le wran, le wran
le roi de tous les oiseaux
le jour de la saint Etienne
il a été capturé dans les ajoncs
avec la bouilloire et vers le bas avec la casserole
me donner un sou pour enterrer le wran.

Cette tradition, quoique en voie de disparition et surtout, de folklorisation, peut encore être vue dans certaines villes et villages en Irlande. Les garçons Wren marchent dans les rues vêtus de costumes traditionnels (généralement quelque chose fabriqué à partir de paille) au rythme des tambours et ils s’arrêtent devant les bars en jouant de la musique traditionnelle. (cela me rappelle le Mardi Gras à Douarnenez; sauf que nous on s’arrête dans les bars même quand c’est pas la fête…). L’argent qui est perçu est reversé aux œuvres de charité et bien sûr le roitelet n’est plus tué, les garçons Wren marchent avec un oiseau factice. Et voilà pour ce lendemain de fête. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

La « couille du Pape »

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la Zététique et du mignon de porc réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 28 octobre 2013, 7è jour de brumaire dédié à la figue… 69532527_pSavez vous que Platon était un grand amateur de figue à tel point qu’il fut surnommé philosicos, celui qui aime les figues. On dit que la figue est sans doute le plus vieux fruit cultivé par l’homme, après la découverte en 2006, dans la vallée du Jourdain de neuf figues parthénocarpiques, c’est-à-dire ne produisant pas de graines et dont la culture nécessitait l’intervention de l’homme, en recourant à des boutures. Ces figues seraient vieilles de 11 400 ans.

Il existe à Vaison-la-romaine dans le Vaucluse une collection nationale de près de trois cents figuiers de toutes variétés. Mais le plus drôle c’est ceci : La couille du pape, est une confiture popularisée par le 69532593_pmaître confiturier Francis Miot et réalisée avec une variété de figue de Provence. La couille du pape, dite aussi marseillaise, était offerte aux mendiants à la sortie de la messe de minuit le soir de Noël. On en fait maintenant des confitures. On prétend que son nom vient de l’époque où les papes séjournaient en Avignon et dont on vérifiait, lors de leur élection, la virilité vraie. Ceci en raison de la légende de la papesse Jeanne, qui aurait contraint depuis l’Église à procéder à une vérification rituelle de la virilité des papes nouvellement élus. Un ecclésiastique doit examiner manuellement les organes génitaux, au travers d’une chaise percée. L’inspection terminée, il peut s’exclamer « Duos habet et bene pendentes » (« il en a deux, et bien pendantes »), ce à quoi le chœur des cardinaux répond : « Deo gratias » (« rendons grâce à Dieu »). C’est Francis Miot, fondateur à Uzos, de « La maison Francis Miot. Féerie gourmande », qui a lancé cette production dont il a déposé la marque au même titre que deux autres de ses productions phares Cucu la praline et les fameuses Coucougnettes du Vert Galant dont j’ai déjà parlé ici. L’homme ne manque pas d’humour, outre ses marques déposées, il a créé aussi les tétons de la Reine Margot et les Galipettes. A mon avis, on ne doit pas s’ennuyer dans sa cuisine.

Allez bonne semaine à tous, portez vous bien et à demain peut-être.

A LA St QUENTIN, LA CHALEUR A SA FIN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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HALLOWEEN: Et voila, c’est reparti pour un tour. Les marchands du temple ne désespèrent pas de nous refiler leur camelote. Messieurs les vendeurs de citrouilles, nous n’avons que faire de vos zombis de pacotille, vos Freddys ensanglantés et autres fantômes hollywoodiens…,Nous, nous arrivons en ligne droite des Thuatha De Danann, nos épopées sont celles de Cûchulain et nous avançons vers Avalon. Chez nous, la Samain est celle des druides, bardes et ovates. La Celtie n’a pas attendu l’évangélisation, fusse celle de St Patrick, pour ouvrir, une fois l’an, la porte entre la saison claire et la saison noire, entre le jour et la nuit, entre le monde des vivants et celui des morts. Si vous passez du coté de l’ile de Sein, le mercredi après midi, vous y verrez peut-être de vieilles Sénanes, tout de noir vétues, penchées sur la tombe de leurs disparus et, si vous approchez avec discrétion, vous les entendrez parler. Elles racontent aux défunts les évènements de la semaine. Pourquoi ne pas profiter de cette période de l’année et de cette tradition que les immigrants Irlandais et Ecossais ont emporté dans leurs bagages vers le nouveau monde (all hallow even: le soir de tous les saints et la légende de Jack o lantern) pour raconter aux enfants la très vieille et très ancienne tradition Celtique. Son panthéon n’a pas à rougir de celui des Grecs ou des Egyptiens. Ses sagas n’ont rien à envier à l’Illiade, à l’Odyssée, aux milles et une nuits ni même à la bible. Oui mais voila, ça ne se vend pas ça, coco ! Alors, de grâce, épargnez nous vos orgies de cucurbitacées.

Tout à fait autre chose et qui n’a rien à voir comme on dit dans le nouvel Ob’s. Je n’ai jamais cru que la musique adoucissait les moeurs ni que la culture évitait la barbarie. Les nazis allaient aux concerts et collectionnaient les oeuvres d’art. Mais, pendant que je rédige ce « post » s’élèvent derrière moi, les premières notes de la « suite en fa dièse mineur de Haendel « sous les doigts magiques de Anne Queffelec. C’est une idée de ma fiancée qui est férue de pianotement artistique et c’est magique. Voila de quoi vous réconcilier avec ce temps de toussaint. Allez, portez vous bien et, à demain peut-être.